On apprend ce jour le départ de deux membres de la Commission Taurine Montoise : Jean Cazaux et Pierre Seris.
On ne doute pas un instant que des propos rassurants vont bientôt mimimiser la portée de ces deux défections...

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On apprend ce jour le départ de deux membres de la Commission Taurine Montoise : Jean Cazaux et Pierre Seris.
On ne doute pas un instant que des propos rassurants vont bientôt mimimiser la portée de ces deux défections...
A noter que le samedi 14 janvier 2012, à la Salle polyvalente de Saint-Perdon, aura lieu une conférence suivie d'un repas et d'une remise de prix.
Le rendez-vous est à 19.30 H. La Peña La Muleta , organisatrice de cette soirée , attend les aficionados impatients de reparler "toros" !
Comme on pouvait le craindre, le Moun a accouché d'une souris et le tandem nîmois a été reconduit. La prime à l'insultant en quelqu sorte. Et la mairesse insiste si lourdement sur l'unanimité de ce choix que l'on sent bien qu'un certain malaise aura du mal à être dissipé.
Une chose est sûre : pour ce qui est de la communication , les meilleurs ont été retenus. Premières déclarations de Marie Sara qui veut faire (S-O du 10.11) :" La Feria de référence du Sud-Ouest" et qui va être désormais "...à 100% disponible pour être à l'écoute des désirs des peñas, ce que je n'ai pas fait jusqu'alors parce que l'on ne m'a pas laissé faire."
Nous voilà donc passé à une version taurine de démocratie participative...
En attendant, allez prendre ce jour un bol d'air frais sous le soleil d'automne en vous rendant à Saint-Sever : onze encastes et le retour de Fernando Cruz . Merci aux organisateurs de Saint-Sever de réaliser une journée taurine aussi vivifiante.
Après plusieurs années de morosité résignée, cet automne voit enfin se manifester, de manière organisée, l’insatisfaction et le désir de changement de l’aficion montoise.
Les édiles montois avaient compris qu’il ne serait pas possible de reconduire, du moins en apparence, le duo qui, sous prétexte de modernité, a réussi à faire de la Madeleine, un ersatz nîmois, c'est-à-dire une feria de spectacles médiocres survendus par un discours triomphaliste frôlant le ridicule.
L’appel d’offres auquel ont répondu plusieurs candidats et l’irruption du Collectif Madeleine 2012 vont rendre la tâche plus ardue pour les décideurs.
Parmi les candidatures, il existe des personnes moins médiatiques mais au moins aussi sérieuses que les derniers prestataires. Les projets de chacun devront être exposés et comparés. On espère que ce comparatif pourra se réaliser sous l’œil d’une représentation d’aficionados.
Déjà, on constate que le discours change. Dans le S-0 du 28-10-2011, le Président de la commission taurine montoise indique : «C’est la commission taurine qui dira ce qu’elle souhaite comme matadors et ganaderias, et le prestataire l’assistera dans ces démarches… » et plus loin «Au final, c’est quand même bien celui qui achète qui se réserve le droit de refuser des toros qui ne lui conviendraient pas. » Ce qui relève de l’évidence est enfin formalisé, et, en creux, confirme dans quelle estime la commission taurine a été tenue par les derniers prestataires. Souhaitons que l’on ne l’oublie pas au moment du choix.
Attendons donc la suite du processus qui intervient dans un climat où l’Union des toreros se manifeste pour protester contre la baisse des salaires décidée par les plus grandes arènes françaises. Raison de plus pour signifier aux figures responsables des pseudos-ferias que nous subissons depuis trop longtemps que le « respectable » mérite de l’être.
Guillaume François conclut, dans l’article précité, qu’il désire élaborer, par consultation, une feria correspondant au goût de l’aficion montoise. Il dit déplorer : « ...un sentiment de césure .» La coupure, monsieur le Président, n’est que la conséquence d’un mépris affiché depuis trois ans par les prestataires tournant en dérision les rares manifestations de mécontentement qui s’affichaient dans l’enceinte du Plumaçon. Elles n’étaient que la partie émergée de l’iceberg d’une colère muette d’une grande partie d’aficionados. Cette frange qui veut croire à un sursaut indispensable de nature à redonner une dignité à notre Madeleine.
Compte-rendu de la corrida d’Aire-sur-Adour du 23 octobre 2011
Le temps était pourtant beau, la température douce. Les palombes ne constituent pas une féroce concurrence. Et pourtant, en regardant bien, en rassemblant mentalement les spectateurs éparpillés, je n’évalue l’assistance qu’à un tiers d’arène.
A l’heure où l’on évoque la « véritable » aficion, force est de constater qu’une affiche plutôt « torista » ne déplace pas, hors feria, les foules. Constat dont on se doutait bien un peu mais qu’il n’est guère réjouissant de vérifier.
D’ordinaire, on siffle le palco lorsqu’il oublie l’heure. Là, Matias Gonzalez, le Président de Vista Alegre, malgré cinq minutes de retard est applaudi au moment de sortir le mouchoir.
A l’issue du paseo, une minute de silence pour Antoñete (annoncée mais inaudible) est respectée.
Le premier YONNET, respectable negro bragado aux armures relevées, donne des signes de faiblesse des pattes dès son passage dans la cape. Faiblesse confirmée après la vilaine pique en arrière au cours de laquelle le toro cherche à contourner le cheval par l’avant. Le cheval semble être aussi mobile qu’un bloc de marbre lors de la seconde rencontre de pure forme. Javier CASTAÑO brinde aux mânes du maestro disparu. Rien de notable à droite, le toro serrant en fin de passe. Plus de noblesse à gauche, mais sans pouvoir enchaîner les naturelles, ce qui limite l’intérêt de la faena. Lors d’une naturelle en toute fin de faena, le torero reçoit un puntazo surprise à la cuisse gauche. Une entière contraire habile et suffisante permet une vuelta au matador.
Il ne me semble pas avoir revu Manuel ESCRIBANO depuis sa carrière de novillero. J’avais le souvenir diffus d’un torero avec de l’abattage mais sans personnalité particulière. Il reçoit le deuxième, semblable au précédent mais avec un berceau plus large. Bonne charge et toreo de cape fort correct. Encore une pique légère et très en arrière. Quite assez exposé du matador car son adversaire se retourne très vivement. Seconde rencontre au cheval se limitant à l’impact contre ce dernier. Picador applaudi ?! Partage des palos et de la médiocrité dans le tiers avec Medhi. A l’exception d’un quiebro très, très serré, entre toro et barrière, d’ESCRIBANO !
Brindis au public et début par cambiadas. L’animal affiche caste et mobilité dans la muleta. Le toreo standardisé d’ESCRIBANO ne m’a pas paru à la hauteur de son adversaire. Conclusion laborieuse (Deux pinchazos, une demi-épée et deux descabellos) pour un salut au tiers. Applaudissements nourris à l’arrastre.
Le YONNET suivant, noir aux armures étroites et relevées à moins d’allure. Au capote, Medhi SAVALLI se montre dominateur. Deux piques peu appuyées et peu poussées. Nouveau partage des banderilles : première pose à cornes nettement passées et violin facile en troisième pour l’arlésien. ESCRIBANO trouve le moyen lors de sa pose de n’en planter qu’une tout en en enlevant une de celle posée par son compañero !
Brindis à un jeune becerriste du callejon et début d’une faena à ne pas montrer dans les écoles de tauromachie. En permanence décentré et profilé, tirant des lignes sans jamais vraiment toréer, Medhi se montre à la dérive sans que le toro, sans beaucoup de caste mais clair à gauche, qui défile tête haute à droite, ne paraisse présenter de difficultés majeures. Mise en place très longue pour finir par un pinchazo à la sauvette, une entière contraire en avant et deux descabellos. Silence résigné.
Retour de CASTAÑO qui accueille un tio massif armé en rapport. Le toro freine et ne passe pas dans la cape. Le matador le maîtrise en vieux routier. Trois rencontres à la pique pour une intéressante démonstration de cites vocaux et gestuels de la part du piquero. Malgré des poussées sans entrain et une application très mesurée du châtiment, le YONNET en sort bien diminué en mobilité. D’où une faena soporifique à droite où le toro ne passe que rarement avec une charge anémique et pas une passe à gauche, des hachazos inquiétants ayant dissuadé CASTAÑO de tenter sa malchance sur ce coté.
Final encore habile : entière pasada et un descabello pour une nouvelle vuelta.
Le cinquième YONNET est applaudi lors de sa sortie pour son superbe trapio. Il freine et cornée nerveusement dans la cape d’ESCRIBANO. Il confirme sa mansedumbre avec une première pique prise avec plus de violence que de bravoure, un second bref contact se dirigeant seul vers le réserve et enfin une troisième rencontre, pique relevée dès le contact.
Deux paires de palos encore très médiocres avant un curieux combiné « Violin-quiebro »pour finir.
Faena réduite aux aguets pour le toro qui envoie des coups de tête. Obstination méritoire et ennuyeuse de la part d’ESCRIBANO qui en termine enfin avec une demie-épée trasera.
Vuelta un tantinet forcée.
Le sixième, aux armures inquiétantes, porte une devise de couleur différente des précédents. Charge agressive à la cape provoquant un désarmé de SAVALLI.
Première pique prise avec de la codicia allant de la tête à la queue du cheval. Deuxième poussée par à-coups. Le picador maladroit abandonne son arme sur le dos du YONNET avec le succès populaire qu’on imagine…
Medhi se montre à nouveau peu brillant aux palos et brinde au public. Passée l’illusion de doblones corrects, la prestation de Medhi se gâte rapidement. Deux séries à droite profilées, buste « cassé » tranchent avec la charge encastée du très intéressant YONNET. Le torero prend la muleta à droite, se voit débordé et désarmé. Un spectateur l’interpelle pour lui faire part de la qualité de sa prestation.
La vérité blesse SAVALLI qui foudroie du regard l’auteur de la réflexion, y ajoute des propos peu amènes et donne une série plus rageuse qu’autre chose. Passé ce (petit) éclair, Medhi retombe, faute de pouvoir toréer, dans sa distribution de passes ne démontrant que son absence criante de poder.
Conclusion en rapport avec ce qui précède : deux pinchazos, un tiers d’épée ressortant de suite, deux-tiers d’épée en avant, trois descabellos. Où va ce torero ?