André VIARD
Juan Bautista
Julien LESCARRET
Patrick OLIVER
Thomas DUFAUN'oubliez pas le dernier rendez vous de la temporada Samedi 28/11/09 à 15h30 aux arènes de St Sever !!!!

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André VIARD
Juan Bautista
Julien LESCARRET
Patrick OLIVER
Thomas DUFAU
Succès populaire (presque deux tiers d’arène) malgré un temps humide devenant très agréable au fur et à mesure du déroulement du spectacle qui commença avec un certain retard. Pour patienter, une capéa permettait de se souvenir combien l’aficion pratica est méritoire.
Les novillos de JALABERT étaient plus ou moins costauds, le tout dans une note de bon aloi, seul le cinquième détonait un peu.
Le premier pour André VIARD démontra combien le toreo reste un art physiquement exigeant surtout lorsque l’adversaire fait dans le brutal. Bonne prestation à la cape et de bons derechazos. Plus incommode à gauche. Conclusion un peu malaisée.
On songe en voyant Juan BAUTISTA que c’est plus facile lorsque l’on a trente ans de moins et que l’on est matador en activité. Mais le novillo ne se prête guère au jeu, fade, faiblard et compliqué à gauche.
Julien LESCARRET est habillé comme si on l’avait prévenu une demi-heure avant qu’il participait au spectacle. Il touche un novillo d’un allant et d’une noblesse de rêve. Faena très longue tant le torero se régale. Vuelta au novillo piqué légèrement.
Medhi SAVALLI lui succède. Tel qu’en lui-même. Bouillant, brouillon, puis ennuyeux lorsqu’il prolonge à l’excès une faena encimiste. Il avait invité Mathieu GUILLON à sortir du callejon pour le faire banderiller.
Patrick OLIVER reçoit un novillo très léger et à la charge anémique. Et comme le torero à la tête d’un poète romantique alangui du 19ème siècle et un toreo évanescent, la faena me faisait penser à une représentation de «La dame aux camélias».
Thomas DUFAU ne ressemble en rien au nîmois. Ici, c’est du pragmatique de terroir. Quite avec le mentor R. MILLIAN. Faena correcte à un novillo qui ne transmet guère.
Pour conclure, Juan BAUTISTA, un peu frustré par le peu d’opportunité que lui offrit son premier adversaire, offre un réserve de prestance moyenne qui se met à moitié K.O en tapant un burladero et en finira diminué.
Entrée générale : 22 € avec la « croupionnade » dont je n’ai pas profitée.
...de ce compte-rendu "tronçonné" de la corrida de Victorino dacquoise. Parlons des toreros qui sont à la fois critiquables et défendables sur cette soirée.
Le FUNDI aurait du couper sa saison aprés sa chute de cheval, tout le monde s'en rend compte. Il semble qu'il soit à peu prés le seul à ne pas être de cet avis. A l'issue du quatriéme ,son air
vexé et son refus de sortir du callejon répondre à l'ovation du public traduit cette incompréhension. Or , s'il ne fit rien de mal en cette soirée, on sent bien qu'il ne posséde pas tous les
moyens qui donnaient l'autorité naturelle à son toréo. Première faenita fade dont le toro sans transmission partageait la responsabilité.Efforts un peu tardifs pour extirper des passes au
quatriéme tardo. Bonne estocade.
Antonio AGUILAR n'avait qu'à tuer ( même médiocrement, le public n'étant plus guére exigeant désormais ) pour sortir en triomphe. Las, il fut calamiteux sur ce point : 3 pinchazos et une entière
au deuxiéme; 4 pinchazos, 1 entière trasera et 7 descabellos au cinquiéme. Ce triomphe manqué m'eut paru quelque peu usurpé car le torero fut les deux fois au-dessous de ses adversaires. Il me
semble que sa petite taille le dessert. Pour sa décharge, ajoutons qu'il revient d'une inactivité assez longue du fait de sa blessure. Reconnaissons lui de l'enthousiasme et qu'il fut bien aux
banderilles face au cinquiéme.
David MORA est un ingrat. Je le suis avec bienveillance depuis que je l'avais trouvé excellent novillero et depuis qu'il a pris l'alternative, je l'ai vu franchement mal à Vic et médiocre ici.
Nuançons, il ne pouvait intéresser personne avec son premier toro sans forces, sans transmission et qui ne répétait pas. Engagement limité à l'épée. Le sixiéme était plus que coriace. Aprés un
début de faena autoritaire et élégant, le ton baissa ensuite. Pas un renoncement bien sûr mais l'impression de limiter ses efforts quand même. Conclusion par une entière basse. A noter son
trés bon toréo de cape face au premier.
J'ai pour coutume de donner le prix de ma place. Je n' y dérogerai donc pas donc tout en précisant que si j'en avais connu le montant avant, j'aurais refusé : 85 € pour une delantera ombre ! Cela
nous fait le victorino à plus de 14€ piéce...
...étaient les sentiments à la sortie de cette corrida. Impression bizarre que l'on était passé à coté de quelque chose, que les toreros n'étaient pas non plus,
pour des raisons diverses, adaptés à cette corrida, qu'une partie du public était là sans vouloir vraiment y être, bref, un vague mélancolie de fin de dimanche, de fin de saison.
L'ambiance: dacquoise donc souriante, joyeuse, plutôt chic dans ce tendido sombra que je n'ai pas l'habitude de fréquenter. Plusieurs messieurs avec des chemises blanches élégantes , brodées d'un
"Peña Enrique Ponce". Dax, vous dis-je...
Les toros: Pas de poids excessif. Selon le papier remis : 467, 492, 470, 469,475 et 518 kilos. Cinq jolis animaux cardenos , longs et
ensellés, du même type que les Escolar Gil. Le sixiéme, noir, différent en allure et au moral. Armures correctes.
Le premier, juste de forces, alla deux fois au cheval sans rechigner ni briller, la pique étant juste en opposition. Ne démarre que tard aux cites des banderilles. Quelque peu
défensif en début de faena, le toro s'améliorera ensuite, mais manque de transmission.
Le deuxième sort avec beaucoup de force et de vivacité. Premiére pique peu poussée et peu appuyée. Il part avec grande spontanéité pour une seconde rencontre poussée mais encore légére de la part
du piquero. Trés réservé et défensif aux banderilles. A la muleta,excellent à droite, avec un galop plein d'allant, bien à gauche mais un ton en dessous. Aprés la mort du toro, le public se met à
frapper des mains pour réclamer la vuelta qu'accorde le président !?
Le troisiéme apparait faiblard d'entrée puis est protesté par le public. Palco de marbre. Bonne charge à la cape.Deux rencontres symboliques au cheval. Deux paires de palos expédiées. Noble
mais sans forces ni aucune transmission dans la faena.
Le quatriéme est court de charge et violent, accrocheur à gauche dans la cape. Bonne poussée dans la premiére rencontre. Nettement moins agressif dans la seconde. Ne se livre pas aux banderilles.
A la muleta, du bon , toro humiliant, du moins bon, tardo ayant du mal à répéter.
Le cinquiéme charge dans la cape en jetant les pattes puis s'en échappe. Part de loin et pousse fort dans la premiére pique. Même spontanéité pour la seconde rencontre violente où il manque
désarçonner le piquero sur l'impact. Trés bon aux banderilles avec des poursuites inquiétant beaucoup le matador-banderillero. Lors de la faena, charge vibrante à droite, moins spontanée à gauche
mais un toro de classe. Inexplicablement, le public ne donnera que des applaudissements là où il avait réclamé la vuelta pour un toro moins complet.
Le sixiéme a la tête trés agitée et ne la met pas dans la cape. Il donne des coups de tête lors de la premiére rencontre au cheval. Ne se livre pas, restant à distance du fer dans la seconde.
Beaucoup de genio aux banderilles. Charge avisée et retours trés secs à la muleta. Compliqué et violent.
Bon, je traite des hommes demain...
DAX. 13 août 2009. Seconde corrida de la Feria « Toros y Salsa »
6 toros de Victorino Martin
Pour
EL FUNDI (Salut au tiers et Ovation)
Alberto AGUILAR (Vuelta et Salut au tiers)
David MORA (Silence et Silence)
Arènes pleine d’un gentil public. 2.20 H. Lot de Victorino plutôt légers mais bien faits. Certains justes de forces, nobles avec plus ou moins de transmission et de mobilité. Les meilleurs : le deuxième (gratifié d’une vuelta posthume qui banalise et dévalue ce qui devrait être une distinction exceptionnelle) et le cinquième qui la méritait tout autant si l’on retient les mêmes critères. Le sixième, seul noir de l’envoi, se montra le plus compliqué et avisé.
EL FUNDI ? Professionnel et fatigué. Alberto AGUILAR, chanceux, volontaire et brouillon. David MORA, mal servi, digne dans cette adversité.
Commentaire détaillé à venir.