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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 15:52

Voilà près d’une année que je ne me suis plus assis sur le ciment ni le bois d’une arène.

Cette rupture d’une passion de plus de quarante ans, subite dans sa réalisation, ne l’est pas, en réalité, dans son processus de décision.

Lorsque l’on commence, puis que l’on continue à réfléchir au coût d’une temporada pour un aficionado, à l’étroitesse des places, à la réussite des plus aléatoires de ces soirées, le ver est déjà dans le fruit.

Mais ces doutes n’auraient pas suffit à rompre avec les illusions qui m’ont porté pendant si longtemps si je n’étais pas convaincu que la Fiesta Brava va désormais, de manière inéluctable, à sa perte. Ou du moins, que je suis désormais perdu pour ce qu’elle est devenue.

Ces dernières saisons, je comptais sur les doigts d’une main les toros qui répondaient à ce qui, à mes yeux, représente l’élément central et indispensable de la corrida. C'est-à-dire le contraire du « toro-artiste », un qualificatif désolant.

Or, force est de constater que je m’ennuyais de plus en plus à voir sortir des clones aux forces que l’on devait ménager et aux comportements très mièvres.

Et je me désespérais à assister à des triomphes de pacotilles ratifiés par des publics dont l’indulgence le disputait à la méconnaissance.

Et j’enrageais à lire ou à entendre des critiques si complaisants, si enclins à s’enthousiasmer pour peu de choses.

J’évoquerais ici le souvenir d’un toro à la sauvagerie et à la puissance telle qu’il vous reste gravé dans la mémoire quand des palanquées de faenas « magnifiques » sont tombées dans les oubliettes de ma mémoire.

Je revois ce CRIADO HOGADO, sorti en sobrero en 2004 pour la Pentecôte Vicoise. Et le sang-froid associé à un courage extraordinaire qu’il fallut à Robleño pour en venir à bout. Des combats de cette intensité sont (étaient ?) le fondement de la véritable aficion et clouaient le bec aux arguments misérabilistes des quarterons d’ anti-corridas.

Hélas, je crains que ce genre de spectacles n’ait plus le goût d’un public auquel on fait prendre des « sœurs de charité » pour des animaux de grande classe, qui se pâme pour un changement de mains et s’agace devant du torèo de châtiment.

Bref, je me sens à présent souvent en décalage avec mes voisins, en colère contre des toreros qui prenne le « respectable » pour des niais, contre des organisateurs qui se moquent des aficionados, contre ce mundillo cupide qui tuera plus sûrement la Fiesta Brava que les abolitionnistes.

J’ai choisi pour illustrer ce dernier édito une photo de Jacques Cathalaa intitulée « La mala suerte ». Ce novillero inconnu (du moins pour moi) revient vers le burladero sans succès malgré un combat éprouvant qui a laissé des traces.

J’espère de tout cœur que la Fiesta Brava sortira de l’impasse vers laquelle elle se dirige. Mais j’en doute et, pour l’heure, je l’observe…de loin.

Bronco

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:17

Six novillos de MALABAT pour Mario DIEGUEZ (Silence et Silence ) ; Miguel Angel SILVA (Silence et Oreille ); Juan DE CASTILLA ( Silence et Oreille).

 

Temps frais devenant froid en fin de soirée. Gros tiers d'aréne.

 

Les novillos de MALABAT présentés diversement : trois premiers de gabarit d'erales, les trois suivants de novillos , faibles dans l'ensemble, peu piqués de ce fait . Seul le dernier se comporta bien au cheval . Comportements sans danger mais avec des complications pour les trois premiers, noble à trés noble pour les trois suivants , le dernier étant andarin.

 

Les novilleros furent trés décevants . Aucun engagement , des "pegapases" pénibles à souhait .  Mario DIEGUEZ  fut transparent .Oreille ridicule (et demandée par environ six mouchoirs ...) pour Miguel Angel SILVA . Celle pour DE CASTILLA était éxagérée mais lui au moins est élégant à la cape et s'engage à l'épée.

 

Vu de la delantera "soleil" avec une entrée générale : 20€. 2.15 H

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 14:15

Les "anti", même absents , nous pourrissent nos aprés-midi. Ou du moins, ils les gênent en mobilisant forces de l'ordre et pose de barrières d'où détours en conséquences. Ne pourrait on être plus directifs avec cette engeance plutôt que si précautionneux ..?    

 

Nous voilà installés dans cette enceinte où comme la moitié de cette arène, nous avons nos habitudes une fois par an. Ciel changeant mais majorité de soleil et température idéale. La trentaine de musiciens (record mondial en pourcentage par rapport à l'assistance) donne déjà du décibel avant le paséo . Pas génant, ce le sera plus lors des faenas, le niveau sonore gommant les réactions du public.

 

Le lot de LA QUINTA était trés beau, avec une restriction pour le second  de mine peu avenante . Le sixième , trés haut , déparait un peu par rapport au reste de l'envoi.     

 

Au moral , variable . Deux novillos vraiment intéressants : les troisième et cinquième qui , par leur comportement encasté, suscitèrent  l'attention des gradins  et donnèrent de la valeur à ce que firent les novilleros, tout en redonnant le lustre que cette placita mérite.

 

Les deux  premiers, mous et sans race, se laissèrent toréer sans rien transmettre. Le quatrième était un manso retors ; le sixième afficha un comportement très bizarre, paraissant ne pas voir de près et regardant haut et loin à la sortie des rares passes qu'il voulut bien prendre.

 

Au cheval, châtiment très limité (du fait aussi des novilleros qui réclamaient le changement après la première pique ). Seul le dernier, au gabarit de toro, prit deux piques. Pour les autres (premier, troisième et quatrième), une seule rencontre. Le deuxième et cinquième allèrent deux fois au cheval, le second contact étant symbolique.

 

Comme souvent, la chance n'est pas toujours bien répartie entre les toreros. Ce jour, c'est CABALLERO qui hérite du mauvais lot . Elégant et superficiel devant la guimauve sortie en premier, on s'ennuie poliment. Il brinde ensuite à une jeune personne le manso  codicioso. Alternative : soit il se moque d'elle, soit il se surestime, car il doit abréger rapidement se trouvant sans solution.

 

B. JIMENEZ se montre sans sitio devant le deuxième qui montre de l'allant jusqu'à la faena . Quelques naturelles de face constitueront le plus intéressant d'une faena sans relief du fait de la noblesse très fade de son adversaire.  Deux-tiers d'épée et le tournis des capes font tomber le novillo, sans honte, le novillero laisse le puntillero faire son travail ! Salut au tiers de l'impudent qui voudrait transformer ce geste en vuelta. Il est aussitôt rappelé à l'ordre par le public et rejoint le burladero .

Devant le très bon cinquième, qu'il mène très bien à la cape avec autorité, il se montre ensuite truqueur à la muleta, donnant des passes sans toréer, sans aucun engagement. Il tue en se jetant dehors, d'une entière en travers. Mais comme il sait vendre son bazar auprès de la frange du public la moins avertie... Oreille. Le meilleur moment : deux paires de banderilles exposées du péon qui doit saluer (de même que le picador ).

 

ROCA-REY fut autrement plus intéressant en cette soirée. Un toréo marqué par le sitio et l'élégance des gestes face au troisième . Il tue d'une entière contraire en étant bousculé car il est resté devant le novillo en enfoncant l'épée.  Oreille très fêtée.

Il ne peut confirmer face au bizarre (voir plus haut ) sixième qui ne permet rien ou presque. Il tue néanmoins ce (très haut!) novillo avec une grande détermination d'une entière très efficace . Garçon à revoir avec plaisir .

 

L'espace de deux novillos, nous avons retrouvé "notre" Roquefort.

 

 

Vu du sixième rang ombre , 39 €.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 13:46

 

Orthez. Arènes du Pesqué. 27 juillet 2014. 18 heures

 

6 toros de LOURO FERNANDES DE CASTRO (Portugal)

 

Pour :

 

JOSELILLO (Silence et Sifflets)

 

M.J PEREZ MOTA (Silence et Silence)

 

Imanol SANCHEZ (Silence et Vuelta)

 

(Prix pour la meilleure pique attribué à Pepe AGUADO pour sa prestation face au sixième toro et prix pour le meilleur geste taurin attribué à la cuadrilla de PEREZ MOTA pour sa lidia du cinquième toro)

 

_______________________

 

 

 

Longue, très longue (2.40h) soirée d’ennui par la faute d’un lot de toros décasté ne permettant rien ou presque aux toreros. Le parti pris de l’exotisme dans le choix des élevages a ses limites. Sans s’assurer de certaines garanties sur la qualité des ganaderias retenues, on s’expose à infliger au public (nombreux et bien patient hier !) de pénibles aprés-midi comme celle de ce 27 juillet.

 

               _________________________

 

En termes de présentation, ce lot donnait satisfaction. Les trois premiers m’ont paru plutôt réduits par rapport aux poids annoncés (520 kgs pour le  premier comparés au 515 kgs des sérieux cinquième et sixième ?!) ; question armures, finesse et largeur étaient au rendez-vous. Les pointes du cinquième (le seul à remater contre les planches) éclatèrent rapidement.

Au moral, un désastre ! Assez mobiles à la cape, de bravoure variable au cheval (le premier peu piqué se tient collé parallèle au cheval à la seconde rencontre ; le deuxième pousse par à-coups ; le troisième pousse avec la tête puis tente de crocheter la patte avant droite et contourne le cheval par l’avant à la seconde rencontre ; le quatrième pousse de manière spectaculaire en trois rencontres mais sort seul des deux premières ; le cinquième pousse avec fixité à la première pique puis sort seul rapidement des deux suivantes ; le sixième prend la première avec style puis balance des coups de tête vers le haut lors des deux autres.

Aux banderilles, comportements disparates  aussi : bien les 2ème, 5ème, peu coopératifs les autres avec la constante de poursuivre les banderilleros jusqu’aux barrières.

A la muleta, un cruel déficit de caste les faisant soit retarder leurs charges, ne pas les enchainer, défiler tête haute, rechercher les barrières, certains cumulant ces tares.

 

____________________

 

JOSELILLO anodin à la cape face au premier, débute bien par le bas genou plié puis la faena devient bien superficielle avec en plus des replacements du torero entre chaque passe. A gauche, un peu plus de sitio mais le toro ne répète pas ses charges. Un pinchazo et une entière dont il sort bousculé.

Un désarmé à la cape face au quatrième puis quelques passes isolées dont le toro s’échappe pour revenir dans sa querencia près des barrières. Le torero prend l’épée et ne la lâche qu’après…un mete y saca, cinq pinchazos, un quart d’épée et un descabello. Prestation désabusée.

 

De PEREZ MOTA, on retiendra son toreo de cape très alluré avec mains basses face à ses deux adversaires. Ce fut à peu près tout. Face au deuxième, il s’efforce d’allonger la charge et y parvient parfois mais cette faenita de passe par passe ne présente aucun intérêt. Il conclue de manière très efficace d’une épée desprendida.

Au cinquième, face auquel ses banderilleros seront appelés à saluer, le torero doit surtout s’efforcer de ne pas se faire accrocher la muleta par ce toro qui défile à mi-hauteur. Le matador finit, comme nous, par en avoir marre. Conclusion par pechos en ligne droite et manoletinas superflus. Une demi-épée méritoire, deux-tiers d’épée, deux descabellos.

 

 

Imanol SANCHEZ a l’aspect des toreros peints par Goya, très peu de technique et aucune élégance. Reste une vaillance qui lui servit face au troisième pour poser des banderilles (médiocrement) face à un toro qui ne répondait pas aux cites. Très peu de sitio et des demie-passes en citant de très près. Une épée en forme de broche suivie d’une entière couchée.

Il débute dans le style bagarreur à la cape face à un adversaire violent qui ne passe pas. Aux palos, le matador demeure dans l’approximatif. Quelques passes à droite et rien à gauche après une tentative avortée sur ce coté. Une estocade entière contraire qui suffit. Le coté brusque du toro ayant quelque peu tiré le public de sa léthargie, le torero fut appelé à saluer et sa cuadrilla le poussa à transformer ce salut en une vuelta que le très bienveillant public orthèzien ne lui contesta pas.

 

Temps nuageux, chaud et lourd. Trois-quarts d’arène.

 

 

P.S : A noter la très originale conception des billets en terre béarnaise : la file est nommée tendido ! On imagine la confusion du public. Et si l'on ajoute que les rares placeurs ne paraissent guère au fait de ces subtilités…

 

Vu du « tendido » 3, ombre, 48 €.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:56

Corrida du 20 juillet 2014 à Mont-de-Marsan

 

 

 

 

Une soirée bien loin des fadaises du genre « toro-artiste », des pamoisons des rombières de barreras devant les «changements de mains divins » ou des naturelles qui « arrêtent le temps ». Ce soir là, cela sentait le brutal, le viril, la sueur à coup sûr, les larmes éventuelles. Pas l’émotion bon-chic bon-genre mais la vraie peur. C’était simplement la « Fiesta brava », authentique.

 

 

 

___________

 

 

 

Saluons les protagonistes de cette soirée, six exemplaires de MIURA superbes d’allure ( un bémol pour le cinquième) hauts, lourds, ensellés, et très armés. Et une remontée des gènes typiques de leurs ancêtres dans cette inquiétante attitude, ce danger sourd de chaque instant, ces hachazos assassins, ces retours diabolique, ce genio permanent. Des animaux qui valorisent tout ce que fait le torero, qui font que l’on ne s’ennuie jamais lorsqu’ils sont en piste.

 

 

 

RAFAELILLO reçoit « Soltero »  par deux largas de rodillas, la seconde laissant bien comprendre qu’il vaudrait mieux pour lui qu’il n’en fasse pas une troisième. Le Miura se montre assez brave en deux rencontres et allègre aux banderilles. Brindis au public. Bien que son adversaire soit déjà plus grand que lui debout, le torero débute  par quatre passes à genoux. Suivra une bataille de trois autres séries où les coups de têtes, les retours aussi vifs qu’un chat, la menace permanente feront peser une ambiance lourde. Du torero sincère où chaque passe représente un risque. Estoconazo époustouflant ! Soltero »  vacille puis s’écroule en moins de trente secondes. Et l’arène explose de soulagement et d’enthousiasme. Enorme pétition de la première puis de la seconde oreille que le président ne concède pas. Double vuelta.

 

 

« Pataslargas »  âgé de cinq ans et demi, aux armures très larges, possède une charge forte à la cape d’où une série de véroniques vibrantes. Trois rencontres au cheval où le picador mesure le châtiment. Charge spontanée et allègre qui permet aux banderilleros de briller et de saluer. Le brindis à Marie Sara amuse le public. La faena débute de manière confuse, le torero est débordé et se fait punir par le Miura, heureusement sans dommage. RAFAELILLO revient à plus de simplicité et de sérieux pour tirer deux séries simples, sincères, exposées, courageuses. Un pinchazo, une demie-épée trasera, un descabello. Forte pétition et oreille méritée. Torero !

 

 

ROBLEÑO n’a plus le supplément d’âme qui renversa cette arène voici deux ans. Avec « Naranjito », un toro andarin en début de faena, compliqué et menaçant, il se montra laborieux et prudent et de plus, tua très laidement.

 

Le cinquième,« Velero » se montre médiocre aux piques mais bien au tercio de palos (salut des banderilleros). Un toro très peu rassurant, un torero digne certes mais très peu rassuré et là encore, une conclusion médiocre.

 

 

Pour Javier CASTAÑO aussi, la soirée fut difficile du fait de ses deux adversaires. « Flamenquillo » avait été protesté, à tort, par une partie du public à sa sortie pour une boiterie imaginaire. Il affiche une charge agressive à la cape et met en échec les banderilleros pourtant d’ordinairement brillants. Il s’était montré correct sans plus dans deux piques. Le torero le cite de loin mais doit rompre à droite comme à gauche face à la tête chercheuse du Miura. Faena de combat et de défense imposée par la rouerie de l’adversaire. Le torero profite de la spontanéité de charge pour tuer  à recibir . Mais l’épée est basse et en travers. Suivent deux descabellos. Silence pour le torero. Applaudissements à l’arrastre.

 

C’est « Aguileño » qui va clore la Madeleine. Très court de charge à la cape, il ne permet rien au torero. Curieux comportement aux piques. Le toro part de très loin, repart du cheval après le contact puis prend une pique bien poussée. Scénario identique ensuite. On note une superbe paire de banderilles. Cité de loin, il vient avec force mais oblige le torero à rompre au troisième derechazo. Viendront ensuite deux séries à droites et deux à gauche, où il ne s’agit pas de composer la figure ni de rechercher l’esthétique mais seulement d’éviter le coup de corne.  L’estocade  parait bonne dans son exécution mais l’épée, contraire, résulte atravesada. Un descabello. Applaudissements.

 

 

 

2.15 H de spectacle intense. Temps très nuageux et menaçant mais pluie évitée par miracle. Arènes pleines d’un public attentif et intelligent qui salua par des applaudissements les deux toreros qui n’avaient pu que faire face mais dont le mérite était néanmoins grand.

 

P.S A noter le saut en piste d’un anti-taurin avant le paséo enlevant son tee-shirt pour montrer des slogans inscrits sur son torse. Désolé de dire à ce garçon que sa cause n’a pas avancé mais qu’au contraire l’aficion est sortie bien renforcée de cette soirée.

 

 

 

Vu du balconcillo ombre ,   79  €

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 17:54

 

Corrida du 18 juillet 2014 à Mont-de-Marsan

 

Cocktail indigeste

 

 

3 toros d’EL TAJO et 3 toros de FUENTE YMBRO

 

Pour :

 

JJ PADILLA ( Silence et Silence )

 

I. FANDIÑO (Salut au tiers et Silence )

 

J.ADAME (Oreille et Silence)

 

 

______________

 

 

 

Mauvaise pioche que le choix de ce cartel, les lots différents de taureaux, bien présentés, se rejoignant en termes de faiblesse et de manque de caste. En conséquence, nous vécûmes une soirée fort ennuyeuse, seulement égayée par instants par le désir de plaire de Joselito ADAME.

 

 

 

Pas grand-chose à dire sur PADILLA. Face au faiblard premier (TAJO) plutôt noble. Tercio de banderilles médiocre comme souvent avec ce torero (et beaucoup de capotazos pour placer le toro…). Le « cyclone » exécute les affaires courantes lors d’une faena très superficielle (et se fait bousculer lors d’un pecho où il se laisse voir. Conclusion aussi médiocre que ce qui la précède.

 

Le FUENTE YMBRO qui lui échût est un manso que la mauvaise lidia ne risque pas d’améliorer. PADILLA refuse (à raison) de le banderiller. L   a faena sera brève, le toron chargeant à mi-hauteur et s’arrêtant après trois passes. Conclusion prudente. Quand pourra-t-on espérer que cessera la reconduction automatique et injustifiée de ce torero ?

 

 

FANDIÑO n’a rien pu faire avec le plus mauvais lot. LeTAJO freine dans la cape, cherche à rejoindre la zone proche du patio de caballos, confirme son manque de caste au cheval comme aux banderilles. Le torero démontre sa technique pour retenir le manso dans la muleta et le laisser récupérer entre les séries. Mais son adversaire manque de moteur et de transmission. Et comme la conclusion à l’épée s’avère laborieuse, le triomphateur de la veille doit se contenter d’un salut au tiers.

On se prend à espérer quand sort le FUENTE YMBRO car sa mobilité permet un agréable toréo de cape. Mais, bien qu’il soit très ménagé à la pique, sa grande faiblesse de pattes ne laisse rien augurer d’intéressant. On est donc très surpris de voir FANDINO le brinder au public. Logiquement, la faena tourne très vite court, le toro chargeant à mi-hauteur et ne répétant pas ses charges. Devant l’abattement général des gradins, FANDIÑO abrège. Silence pour le matador, bronca à l’arrastre.

 

 

On connaît ADAME pour le coté juvénile (au contraire sa tête !) et son enthousiaste de ses prestations. Ce qui se vérifie face à son adversaire d’EL TAJO, le plus potable de l’après-midi. Dire que la faena  fut excellente serait mentir. Disons qu’elle fut plus élégante que profonde. L’estocade impressionnante et d’effet très rapide emporta l’adhésion. Oreille.

 

Le FUENTE YMBRO qui conclut la soirée était un manso avisé. Des capacités à répondre de loin aux cites pouvaient laisser entrevoir une faena intéressante. Le tableau s’assombrit rapidement, l’adversaire devient défensif et compliqué, trop en tout cas pour notre mexicain qui en termine de manière médiocre. Silence.

 

 

2.10 H de spectacle. Temps assez lourd. Arène pleine. Vu du balconcillo ombre,      79  €.

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 13:49

Avant  que la communication triomphale ne remplisse les médias, arrêtons nous sur les chiffres publiés dans le journal "Sud-Ouest" du 10 juillet.

 

Il s'agit d'un point sur les locations des diverses corridas de la Madeleine qui commence mercredi prochain.

 

Surprise , c'est le  cartel torerista qui s'avére le moins prisé  (Morante, Manzanares et Dufau ) . Il reste prés de mille places , ce qui n'est pas rien. Doit-on en conclure que les montois n'aiment que les toros ? Pas vraiment puisque les Victorino et les Miuras ne font pas mieux.

 

Les deux affiches ayant attiré du monde ( resteraient respectivement deux cent et trois cent billets ) sont  celles du cocktail Fuente Ymbro et Tajo de la Reina ) et pour le lot de La Quinta avec le Juli.

 

L'explication réside peut-être, et plus simplement dans la présence , dans ces deux dernières soirées, de Fandiño .

 

De mon coté, je ferai part ici des deux tardes que j'ai choisies , celles des 18 et 20 juillet.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:53

 

 

Chronique de la corrida du 9 juin 2014 à Vic-Fezensac

 

 

 

Encore une de ces soirées vicoises, où lorsque tout semble conduire à une profonde déception, il survient un événement qui transforme le ruedo en un lieu d’expression de toutes les passions.

 

Le sixième AGUIRRE était apparu, cherchant, depuis son entrée en piste, comment en sortir. Il avait failli y parvenir, retombant d’un rien coté arène après un instant en équilibre sur la barrière face au patio des caballos. Lorsque l’on parvint à sortir le picador. Celui-ci fait d’abord preuve d’une tranquille assurance, ne cherchant pas à piquer le puissant manso  venu le soulever à l’improviste. Suivent trois rencontres très courtes où le toro vient au contact pour s’enfuir après le contact du fer.

 

Afin de pouvoir enfin réellement piquer, le picador s’avance vers le milieu de la piste. Chacun a fait l’expérience des sourcilleux qui hurlent déjà lorsque un demi-sabot du cheval mord la raie blanche. Vous imaginez alors le volcan de cris accompagnant l’avancée du picador ! Profitant de l’aubaine, Cantinillo envoie au sol l’ensemble comme un fétu de paille. Le cheval roule sur lui-meme, le picador, à proximité immédiate du toro s’en sort par miracle. Bonijol saute en piste pour sauver son superbe cheval sur qui s’acharne le toro, le tout dans une tension et un chahut intenses.

 

Le picador sort sous les sifflets des uns, qui ne comprennent rien, et les applaudissements des autres, qui savent que tous les toros ne peuvent se lidier de façon identique.

 

Tercio suivant : les banderilleros jettent, plus qu’ils ne posent, quatre banderilles, une seule à la fois.

 

L’AGUIRRE, voyant s’approcher la muleta, repart vers sa querencia dans la zone entre patio de caballos et porte des torils. On pense à cet instant que LAMELAS, après quelques vagues tentatives, en finira avec le couard dangereux. On se trompe. Car, le torero, à l’instar de ses débuts bouillonnants en tant que novillero, va parvenir à arracher trois séries de derechazos à ce Cantinillo. Il n’y eut que trois séries, à l’ancienne, à des années-lumières de l’esthétisme mièvre du toreo de salon qui fait les délices des tendidos ombre du mois d’aout. Là, on était dans le « brutal » d’Audiard, dans le fruste, le mobile pour forcer le sournois à passer et tenter de canaliser la brutalité de sa charge. Tout cela tenait du miracle et, lorsque le torero enfonça une épée entière, tout le public exulta d’une joie soulagée que l’histoire se termine bien.

 

La pétition très largement majoritaire fit sortir le mouchoir au Président. Mais les gradins restèrent blancs et la bronca monta sans faire fléchir le palco. Pour moi ce Président eut raison et fit preuve de courage là où d’autres cèdent à la démagogie. LAMELAS méritait amplement cette oreille pour le courage dont il fit preuve pour réduire ce toro et lui arracher une douzaine de passes. Pour autant, cette faena réduite à si peu et une estocade valaient-t-elles deux oreilles ? Et, au final, une ou deux oreilles, est-ce que cela modifie le souvenir de ce moment ? On gardera l’image de la double vuelta d’un torero modeste et heureux, de ces humbles qui confèrent sa vérité à la Fiesta Brava. Quant au palco, entre laxisme ou trop grande sévérité, il a toujours tort…

 

Face à son premier adversaire (un sobrero), un manso, collaborateur sans caste, LAMELAS avait réalisé une faena sans engagement, se faisant souvent accrocher la muleta. Il termina par une entière d’effet très rapide. Suite à une pétition d’oreille très minoritaire, il crut pouvoir entamer une vuelta. Les protestations de majorité, auparavant silencieuse, la firent avorter immédiatement.

 

 

Pour Fernando ROBLENO, peu d’options : un premier toro plein de genio (applaudi à l’arrastre par une partie du public !) qu’il tua laborieusement. Le quatrième, comme la plupart du lot, ne remate pas, fuit la cape et confirme son manque de caste aux banderilles. Curieusement, le matador le brinde au public. La charge, déjà fade, s’éteint rapidement. ROBLENO insiste de manière aussi lourde qu’inutile, dans un climat d’ennui profond. Là encore,  conclusion peu brillante et cette fois encore, une partie du public pour applaudir la dépouille du manso décasté.

 

 

 

Javier CASTANO doit batailler à la cape avec la charge courte de son premier adversaire. Comme attendu, brillante démonstration des banderilleros qui saluent. Faena aussi désordonnée que la charge de l’AGUIRRE qui est mobile. Un tiers d’épée couchée puis une entière. Avis partagés sur le torero et incroyable constat : une partie du public réclame la vuelta pour le toro ! Pour comprendre ma stupéfaction, voici son comportement au cheval : premier rencontre dont il s’échappe au contact du fer ; deuxième où il pousse avec la tete en se collant latéralement au cheval et sortant seul ; au troisième contact, il cherche à contourner le cheval par l’avant et sort à nouveau seul ; quatrième plus poussée sur l’impact mais dégageant du cheval à nouveau sans sollicitation.

 

Le matador subit un désarmé du cinquième et saute la barrière à la cape. Sa mansedumbre aux banderilles parvient à mettre en déroute la « cuadrilla magique ». CASTANO commence par un toreo de chatiment tout à fait pertinent (et sifflé par une frange du public …) puis, au vu des coups de frontal envoyés dans sa direction, abrège sous les sifflets.

 

 

 

2.30 H de spectacle. Entre 2/3 et ¾ d’entrée. Vu du balconcillo ombre : 59€.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 22:29

Vic-Fezensac . Lundi 9 juin 2014.

 

Temps couvert, chaud  et lourd . Entre 2/3 et 3/4 d'aréne.

6 toros de DOLORES AGUIRRE , bien présentés dans l'ensemble, allant du décasté au morucho.

 

pour

 

 Fernando ROBLEñO (Légers applaudissements et Silence ); Javier CASTAÑO (Avis Partagés et Sifflets ); Alberto LAMELAS (Salut au tiers  et Oreille ).

 

Une frange du public déconcertante , un Président courageux , une soirée sauvée par un modeste .

 

 

 

 

Le détail à venir demain...

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 20:37

20 éme Bolsin .Temps superbe , 22° . Belle entrée . Une demi-douzaine de porteurs de pancartes cherchant en vain à nous culpabiliser et une vingtaine de gendarmes pour ce quarteron d'excités...

 

D'abord Tois erales de JOSE CRUZ : une soeur de charité pour EL GALLO (Ecole taurine de Valence ) qui aurait pu toréer jusqu'à lundi matin sans lasser cet eral mais en nous endormant en revanche tant le garçon exécute le toréo sans y mettre de l'âme(oreille ). JUAN DE DIOS (E.T de Salamanque ) fit face avec technique et aguante à un adversaire défensif .(Salut). Daniel GARCIA (E.T de Baza , je ne sais pas où c'est ...) montra déjà qu'il était au dessus du lot , démontrant une grande facilité technique et de la personnalité  devant un eral violent et défensif. (salut)

 

JUAN DE DIOS était éliminé sans démériter. Finale où Daniel GARCIA fut étonnant de sitio, d'aguante, de sens du placement , éxécutant parfaitement le toréo avec goût et vraie personnalité devant un eral intéressant (vuelta pour le JOSE CRUZ ; deux oreilles pour le novillero qu'on à hâte de revoir). Il éclipsa totalement EL GALLO qui fit deux cent passes pour recevoir quelques applaudissements polis.

 

 

Vu des gradins ensoleillés pour 17 €

Published by Bronco - dans Compte-rendus
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