Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 20:30

Aire-sur-Adour. Dimanche 1er Mai 2010. Temps couvert puis éclaircies. Température agréable. 2/5ème d’arène. Durée 2.30H.

 

Six novillos de LOS GALOS

 

Pour :

 

Thomas DUFAU (Oreille ; Oreille et Oreille)

 

Antonio LOPEZ SIMON (Vuelta et Silence)

 

Matéo JULIAN( Silence au seul novillo qu’il tua)

 

 

Lot tristement présenté hormis le cinquième, seul novillo digne de ce qualificatif. Les autres faibles et de peu de race ne suscitant pratiquement aucune émotion.

 

Thomas a construit un succès tranquille et aisé devant un public dans l’ensemble bien peu exigeant. Antonio LOPEZ SIMON m’a fait bien meilleure impression qu’à Garlin. Il fit preuve d’aguante et d’un bon poignet face au très noble deuxième et fit front devant l’avisé cinquième. Matéo JULIAN tira des lignes devant le troisième distrait et mansote. Beaucoup de passes sans toréer. La conclusion fut longue. On frisa le troisième avis et il reçut un coup de corne plus grave qu'il ne paraissait. L’accrochage subi au descabello l’empêcha néanmoins de revenir de l’infirmerie.

 

Plus de précisions demain.

 

 

Par Bronco - Publié dans : Compte-rendus
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 19:09

 

 

 

N’étant pas à Mugron (huit novillos, c’est bien trop long pour le cochon de payant qui, là comme ailleurs, à l’impression d’être élevé en batterie !), je prends le temps de revenir sur l’annonce des cartels montois.

 

La sémillante porte-parole a donc présenté la troisième mouture de la Madeleine version Casas. Qu’en dire ? Pas grand-chose et c’est là le plus terrible. Cette Feria parait se cacher derrière une affiche rutilante, à savoir Castella face à un lot de Margé que la rumeur annonce très respectable. Derrière ce cache-sexe, pas grand-chose, sinon un habillage habile pour tenter de remplir les arènes avec le Juli, l’alternative du torero local Thomas Dufau. Et comme garnissage les toreros de la casa Casas, re-Dufau pour conclure, avec des ganaderias dont nos voisins se régalent : Nuñez del Cuvillo, Samuel Flores et les désormais très civilisés La Quinta.

 

Et notre maire de s’esbaudir. Et le Président de la commission taurine d’avaler des couleuvres pour voler au secours d’une programmation si médiocre. L’identité montoise que se faisait fort de défendre le coûteux duo est définitivement enterrée. Les pancartes brandies au fond de la salle et les protestations peu audibles de quelques peñas seront emportées par les désarmants sourires de Marie : « Que voulez-vous, on ne peut pas prendre tous les toreros ! » Certes non, mais, hormis pour le public le moins averti, le choix parait pour le moins orienté. Quant à la présentation des lots, hormis les Margé susdits, on peut faire toute confiance…aux veedors du Juli et de Castella.

 

Depuis, les cartels dacquois sont parus et deux d’entre eux ; les Dolores Aguirre et les Victorinos correspondent à l’idée que l’on se faisait de la Fiesta brava à Mont-de-Marsan avant que l’affairiste et son égérie ne viennent faire de notre Plumaçon une quelconque placita où la profusion de trophées dévalués cache, pour les naïfs, la perte d’authenticité. Trois ans de toc et de com.

 

N’existe-t-il personne, dans l’entourage de nos édiles, pour leur faire prendre conscience de cette triste dérive ?

Par Bronco - Publié dans : Éditos
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 20:34

 

 

Cela débute par un défilé mi-béarnais mi-andalou avec danseurs folkloriques et toreros en calèche. L’intérieur de la placita est joliment décoré et, pendant que les cuadrillas préparent le paseo, le maire évoque les deux cents ans d’aficion garlinoise. Une pensée me vient : quid de la Fiesta Brava dans deux cents ans ? Poser la question, c’est y répondre.

 

Fin de l’ouverture de Carmen et voici le premier novillo, aux tendances playeras comme la plupart du lot. Capote facile, une pique à base de coups de tête sans s’engager. Flexion des pattes avant dans le quite et changement. Novillo désordonné aux palos. Juan Del Alamo brinde au public, enchainement de cinq statuaires. La faena sera plus longue que brillante, quelques séries correctes à droite où le novillo se laisse faire. A gauche, l’animal se défend et les naturelles seront heurtées. Quatre manoletinas peu originales pour finir la faena et une entière décidée, légèrement ladeada. Comme l’effet est rapide, on voit sortir une pétition conséquente sans être majoritaire : oreille.

 

Sortie vive du quatrième. Del Alamo brouillon au capote. Une pique sans pousser, une seconde courte, puis correct aux palos. Long discours de brindis à Joselito sorti dans le rond. Le novillero débute avec élégance genou plié. Il est cependant obligé de se replacer entre les premiers derechazos, puis parviendra à canaliser la charge incommode de son adversaire. Tâche encore plus compliquée à gauche. Faena appliquée sans convaincre les tendidos car plus technique que spectaculaire. Mais le novillero sait qu’en tuant les novillos, on rattrape le succès. Deux-tiers de lame d’effet extrêmement rapide. Oreille.

 

 

Mario Dieguez devrait en prendre de la graine. Son premier novillo, un colorado bizco ne remate pas et N. Vergonzanne doit composer avec une charge louvoyante pour se sortir s’en mal de son saut avec la garrocha. A la cape, Mario perd du terrain, le novillo freinant et ne s’engageant guère. Face au cheval, le Joselito confirme sa mansedumbre, faisant tourner le cheval et sortant seul des deux contacts. Début très prudent à la muleta puis, la confiance venant un peu, quelques très jolies naturelles, malheureusement isolées. L’animal devient très réservé et le novillero doit abréger. Façon de parler : un pinchazo se jetant dehors puis trois descabellos décourageant le novillo qui préfère s’agenouiller pour être puntillé.

 

Le cinquième, noir, est un costaud violent. Mario Dieguez va donner de très belles véroniques avec une cape plutôt réduite. Il est devenu si rare de voir de bons capeadors qu’il faut le souligner ! Plus de puissance que de style dans les deux piques où le novillo se colle parallèlement au cheval. Le début de faena est intéressant de par la douceur du style du novillero par rapport à l’impétuosité de la charge. Cette fois encore, on appréciera des naturelles pleine de garbo. Cette fois encore, on regrettera un manque de dominio. Une fois de plus on déplorera une conclusion calamiteuse : trois-quarts d’épée en travers, une entière atravesada et un descabello pas décisif. Prestation bien en dessous d’un novillo exigeant certes mais d’une noblesse encastée qui transmettait.

 

 

Restait Antonio Lopez Simon qui fit beaucoup de choses, de toutes sortes. Anodin à la cape pour recevoir le troisième. Après une pique poussée et un comportement compliqué aux banderilles, on passe à un début de faena au centre : trois cambiadas impavides. Le novillero exploite bien à droite la charge longue et très noble du novillo qui baisse bien la tête. A gauche, c’est beaucoup moins facile et le novillero est dominé. Il passe à un toreo vertical qui plait au public. Redondos inversés, passage à genoux et desplante après avoir jeté la muleta emportent l’enthousiasme de la placita. Mais refroidissement très net après un pinchazo, une entière et six descabellos (deux avis). Salut au tiers bougon.

 

Pour clore l’envoi sort un colorado bizco. Surface de cape gigantesque et capotazos très anodins. Le picador se fait désarçonner sans aucune raison lors d’un contact pourtant peu violent. Brève rencontre ensuite d’où le novillo sort seul. Saut de cabri lors des banderilles.

Entame de faena encore spectaculaire avec huit derechazos enchaînés à genoux ! La charge est vive et noble. A gauche, c’est différent et ALP est projeté en l’air sans mal. Costume largement déchiré à la jambe droite, il poursuit en toréant de près la muleta en arrière. La qualité du novillo est un peu gâchée. Un bajonazo vertical conclut la prestation. Grosse pétition. Oreille. Et, surprise, la pétition continue, enfle. Malgré l’épée horrible, le palco cède et sort un second mouchoir.

 

 

Seul le novillero sévillan sortit à pied.

 

 

Novillada intéressante du fait de trois novilleros à la personnalité torera très différente. Du fait aussi de novillos imparfaits certes mais présentant de la mobilité et du caractère. De plus, pour cette goyesque les costumes des toreros étaient dans l’ensemble, superbes.

 

 

Vu du sixième rang des tendidos ombre : 33 €.

 

Par Bronco - Publié dans : Compte-rendus
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 20:42

Dimanche 17 avril 2011. Arénes de la Porte du Béarn. Temps superbe. 24°. Gradins complets.

 

 

6 novillos de Joselito pour:

 

Juan Del Alamo ( Oreille et Oreille)

 

Mario Dieguez ( Silence et Silence)

 

Alberto Lopez Simon (Silence et Deux oreilles)

 

 

Les novillos de Joselito , de présentation variée, se montrérent médiocres au cheval mais intéressants par la suite. Les meilleurs : troisiéme et cinquiéme .

 

Juan Del Alamo, sérieux , technique et décidé. Mario Dieguez posséde une véritable personnalité artistique qui pourrait lui permettre des succés à condition de comprendre qu'il faut apprendre à estoquer. Alberto Lopez Simon a beaucoup d'abattage et ses deux faenas foutraques comportérent du bon et du moins bon. Un bajonazo vertical n'empêcha pas le généreux public de réclamer une , puis la seconde (!) oreille que le Président Biec ne jugea pas utile de refuser...

 

Je reviendrai demain sur tout cela.

 

 

Par Bronco - Publié dans : Informations
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 19:55

 

Cette fois-ci, c’est fini. Voilà plusieurs années que le processus de saturation s’insinuait. A l’issue du dernier spectacle de l’année dernière, nous avions pris la décision de ne pas assister à la novillada du samedi matin, avant d’apprendre qu’elle disparaissait du programme 2011, remplacée par une corrida, incluse, elle, dans l’abono.

Puisqu’il en est ainsi, voici venue la rupture entre une fidélité ininterrompue entre la Feria vicoise et nous. Pentecôtavic, malgré une tendance à l’auto-satisfaction parfois, malgré aussi quelques programmations curieuses par rapport à l’esprit de l’endroit, restait un rendez-vous incontournable qui nous a procuré des émotions extraordinaires de toutes sortes depuis plus de quarante ans.

Mais comment ne comprenez vous pas que deux corridas par jour, c’est trop. Que suivre avec attention douze combats, c’est usant. Que rester serré près de cinq heures sur une surface de béton étroite et inconfortable, c’est éprouvant. Qu’en vérité, la juste mesure pour un aficionado, c’est six toros par jour, point !

Au-delà, les impressions, les souvenirs se brouillent, la lucidité dans l’analyse en souffre. Cette Feria par trop resserrée en devient indigeste. Même si cette rupture me coûte, ce parcours stakhanoviste d’aficionado m’est devenu insupportable et j’y renonce.

Mon choix se portera donc samedi sur la corrida de Dolores Aguirre pour revoir surtout David Mora. Peu de regret de manquer Padilla dont je trouve sa répétition bien indulgente après une prestation pour le moins désinvolte naguère en ces lieux.

Une grasse matinée me sera permise dimanche. Je préfère de loin l’affiche des Escolar Gil en face duquel se trouvent trois toreros de qualité. Quant à la clôture, elle semble parodier dans cette Feria le jeu de « cherchez l’intrus » et je me satisferai d’en lire le compte-rendu.

 

Avec mes regrets et en toute aficion, suerte pour l’édition 2011 !

Par Bronco - Publié dans : Éditos
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