Samedi 14 mai 2005 6 14 /05 /Mai /2005 00:00

Novillada Matinale : Deux-tiers d'aréne , temps nuageux et un peu frais puis agréable.

                                           6 novillos de LA CAMPANA (Salamanque) pour

                                   David MORA :               Silence et Salut au tiers

                                   Alberto AGUILAR :       Salut au tiers aux deux.

                                    Alejandro  MORILLA : Salut au tiers et Silence

 

                            Un torero , un picador et des novillos .

 

 J'ai refait  hier ce que je ne fais que très rarement . Je me suis pressé de sortir dès le dernier novillo tombé pour pouvoir aller saluer David MORA d'un "Enhorabuena Torero !" , dont il me remercia fort modestement, afin de lui témoigner l' estime dans laquelle je tenais sa prestation . Je sais bien le caractére dérisoire de ce geste par rapport à la froideur et l'ingratitude dont fit preuve le public à son égard, mais je m'en serais voulu de ne pas l'avoir fait .

 

En effet , lors du premier novillo, véritable "Soeur de charité", il  démontra la douceur et le bon goût de son toréo mais, de part le volume réduit et la bonté extrême de son adversaire, l'émotion, était absente .

 

Changement radical avec le quatrième novillo : Nectareo, un costaud très sérieusement armé  et qui devint rapidement avisé . Violemment expédié à terre après la troisième véronique, le torero est repris au sol et miraculeusement , seule sa veste , déchirée sur toute sa hauteur , fait les frais du coup de corne .  Que croyez vous qu'il fit ? Simplement  quatre chicuelinas atrocement serrées au fil de la corne !

 

Vint la faena . Avec les coups d'oeil du novillo  vers le torero avant de charger , comme autant de sourdes menaces . Et le torero d'aligner les séries à chaque fois au bord du précipice . Dans un derechazo, Nectareo répond au cite, s'élance et durant un quart de seconde, incline ses cornes en direction du torero. Durant cette éternité, MORA  n'esquisse pas le début d'une amorce de mouvement de recul et Nectareo reprend sa trajectoire vers la muleta .

 

Pour une telle "aguante" impavide , on n'a pas besoin d'autre chose que de qualités hormonales hors normes diront les uns , de "cojones" affirmeront plus prosaïquement les autres  . Quoi d'autre ? Oh rien , sinon une bonne estocade entière après une mise en place très difficile d'un novillo restant aux aguets jusqu'au bout . Une épée presque décisive mais Nectareo ne l'entendait pas ainsi , faisant partie des morts qu'il faut tuer . Feignant une agonie proche , il fit subir un calvaire au puntillero en  le poursuivant aprés s'être relevé ! 

 

Et pour avoir vaincu un tel adversaire, dans une faena où l'art s'ajouta à la lidia et au courage dans des séries de classe, que retint le public ? Le désastre d'un puntillero ! 

      

                   "Quant le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt ."

 

 

 

Le lot de LA CAMPANA  fut un régal pour les yeux : cinq toros de robes dans les gammes de colorado et castaño avec des cercles plus sombres ou clairs autour des yeux et du mufle, des armures fines et larges . Seul le premier était d'un trapio plus modeste . Le sixième, noir et d'armures ouvertes vers l'extérieur, détonait .

 

Au moral, rien d'exceptionnel au cheval . Douze piques, mais de nombreuses deuxièmes rencontres symboliques. Souvent des comportements empreints de rouerie . Le meilleur exemple étant le cinquième qui contourna le cheval d'abord vers l'avant puis vers l'arrière, cherchant avec les cornes le haut de l'équipage .

 

Pour le reste, hormis le premier, véritable "carreton", tous les autres permettaient d'être toréés, à condition de le vouloir, car violence et sentido accompagnaient toujours leurs charges. Bref , un lot passionnant pour l'aficionado  attentif .

 

J'ai exposé plus haut tout le bien que je pensais de David MORA . Ses deux compagnons de cartel souffrirent beaucoup de la comparaison .

 

Il existe des milliers de toreros du calibre d'Alberto AGUILAR , et beaucoup mériteraient plus  de toréer, tant  son toréo manque de personnalité, et trahit  déjà une lassitude que l' on partage avec lui  sur les tendidos .

 

Quant à MORILLA, on dirait qu'il veut mais qu'il ne peut . Il ne consentit jamais à se départir d'un toréo trés marginal , les pieds souvent mobiles . Ne pas s'accrocher devant des adversaires exigeants mais qui permettent le succés  n'augure pas d'une réussite dans cette jungle qu'est la toreria ...

 

Terminons avec la superbe pique donnée au retors cinquiéme . Le jeune et léger picador exploita au mieux les qualités de mobilité  de son cheval pour tenir acrobatiquement au bout de sa pique , sans jamais le lâcher, le novillo qui tournait pourtant de l'avant vers l'arrière de sa monture . Il le reçut avec assurance dans la deuxième charge pourtant violente, piquant juste et avec précison .

 

Que dût-t-il  penser ensuite de se voir bien moins applaudi que ses pairs dont le seul  mérite de lever la pique pour préserver le potentiel de leur novillo ?

 

                                                                                               Bronco

 

Par Bronco - Publié dans : Compte-rendus
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Lundi 9 mai 2005 1 09 /05 /Mai /2005 00:00

 Bolsin de Bougue :Un final contesté plus que contestable ...

Dimanche 8 mai : trés beau temps et nombreux public pour la finale .

Restaient donc en lice : Santiago NARANJO , Manuel LARIOS et Marco LEAL confrontés aux novillos de Pedro y Veronica GUTTIEREZ LORENZO ( c'est à dire du Niño de La Capea qui assistait d'ailleurs au spectacle ). Les novillos fournirent d'ailleurs des jeux intéréssants à l'exception du dernier qui s'éteignit assez rapidement. Hormis ce dernier , ils furent tous applaudis à l'arrastre.

Marco LEAL passe le premier face à un novillo encasté mais un peu faible . Facile à la cape , un peu approximatif aux banderilles , il réalise une faena correcte débutée par cambiadas . 1 pinchazo et une entiére pour finir . Vuelta.

Manuel LARIOS reçoit un novillo trés laidement encorné , violent . Faena un peu inégale comportant une bonne série à gauche . Tue d'une horrible épée contraire , passée et tombée , plus un descabello.Vuelta .

Santiago NARANJO . Brusque à la cape et piétre banderillero , il débute de maniére précise et autoritaire sa faena . Mais celle-ci baissera beaucoup de ton et il finit baladé et même bousculé . Cependant , il loge une entiére d'effet trés rapide . Oreille.

On pressentait le résultat  et même s'il n'avait pas vraiment démérité , Manuel LARIOS passait à la trappe .

Marco LEAL  débute sa finale en gagnant du terrain à la cape , banderille avec facilité et réalise une faena fort correcte , débutant  par des doblones genou fléchi puis exécutant de nombreuses séries à un animal qui transmet par la vigueur de sa charge . Le coté "copié-collé" des faenas de LEAL n'engendre pas une adhésion totale du public. Une entiére un peu tombée . Environ six ou huit mouchoirs s'agitent et "Manolo" Gloria accorde l'oreille...

Santago NARANJO se plante à genoux au centre pour accueillir son novillo à la sortie du toril.  Mais l'adversaire n'a guére d'allant . Et comme S.N allongera inutilement un fastidieux tercio de banderilles ( quatre paires sans intérêt ) la faena tournera vite court , le novillo ne passant plus au bout de deux ou trois séries. Le final  s'avére laborieux : deux pinchazos , 2/3 d'épée verticale et deux descabellos .Vuelta.

Logiquement , Marco LEAL était déclaré vainqueur , ce qui indisposa une partie du public et me parût un peu injuste . Certes NARANJO n'eut guére de chance avec le seul  novillo sans charge mais son adversaire français n'y est pour rien . De plus , si le colombien eut des bons moments , il laissa apparaître aussi des faiblesses et s'il n'avait pas tué vite son novillo , LARIOS aurait pu prendre sa place en finale.

Au fait , on pourra donc revoir le vainqueur de ce Bolsin à BAYONNE, DAX, HAGETMAU , PLAISANCE-DU-GERS et VIC-FEZENSAC qui se sont engagées à lui offrir un contrat dans une novillada sans chevaux de la temporada .

C'est curieux , il me semble qu'il manque une aréne proche dans cette liste ...mais laquelle ? C'est bête , je ne trouve pas ...

Par Lafontan - Publié dans : Compte-rendus
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Dimanche 8 mai 2005 7 08 /05 /Mai /2005 00:00

Bougue le samedi 7 Mai . Beau temps et température agréable .

Environ 250 personnes formant un public plus attentif qu'enthousiaste , plus juge que supporter.

Bon niveau d'ensemble des participants à ce Bolsin . Se détachaient du lot deux garçons : Santiago NARANJO ( E.T de Madrid ) à la technique déjà affirmée et avec "planta torera" et Marco LEAL ( E.T d'Arles) , au physique gaillard qui surprit agréablement par un sens du temple et un "mando" étonnant.

Derriére , entre Alfonso OLIVA SOTO de Camas aux gestes trés toreros, Juan JIMENEZ (E.T de Madrid ) lidiador avisé et Manuel LARIOS (E.T de Badajoz ) fin et élégant , le choix était difficile et le jury qualifia ce dernier.

Les autres : Alejandro SANCHEZ (E.T de Malaga ),  Ruben BLANCO  (E.T de Salamanca) , Jesus LOPEZ (E.T de Valencia parurent un ton en dessous . Coté français : Patrick VILLEBRUN (Centre tauromachique de Nîmes) , trés austére d'allure, pratiqua un toréo de verticalité en s'accordant bien à la vache et "notre " EL SANTO est encore bien vert mêlant bons moments et bousculades.

Par Lafontan - Publié dans : Compte-rendus
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Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00

  Mugron le lundi 28 mars . Temps agréable . Un petit trois-quarts d'arénes.

6 novillos de M.ZABALLOS CASADO pour :

Andres PALACIOS  (Silence et Oreille)

Alvaro JUSTO           (Silence et Salut des barrières)

Medhi SAVALLI      ( Deux oreilles et Vuelta)

(Le prix de la meilleure faena a été remis à Medhi Savalli  pour sa prestation devant le troisième novillo)

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Au strict plan comptable , on penserait que nous avons passé une bonne aprés-midi alors que l'on sortit des arénes avec la tête des tardes où l'on murmure , dépité et fataliste: "Una mas..."

Deux raisons  pour cette contradiction  : une présidence délibérément laxiste et une assistance en baisse où prédominaient les autochtones plus enclins à l'enthousiasme qu'au discernement.

Ainsi personne ne protesta à la sortie des deux premiers ( osera-t-on dire "novillos"?) à peine présentables pour des spectacles sans chevaux . Personne ne parût s'offusquer de la faiblesse générale provoquant des génuflexions aprés des mono-piques bien légéres et prises au mieux sans style, souvent en mansos . Le manque de caste, se traduisant par  de la fadeur et de la miévrerie dans leurs charges , n'empêcha pas des toreros désabusés , peu volontaires ou déja truqueurs de sortir cyniquement satisfaits d'une si pauvre tarde.

Andres PALACIOS a multiplié les passes sans toréer ni  intéresser personne devant la premiére sardine. Il toréa sans saveur ni personnalité le quatrième qu'il tua d'une estocade passée , tombée et contraire . Devant la vision de vingt-cinq mouchoirs mollement agités , le Président sortit le sien...par mimétisme je suppose .

Alvaro JUSTO voulait triompher si l'on en croyait le dépliant distribué à l'entrée des arénes. Cette volonté annoncée se traduisit par un silence poli et un salut des barriéres timide pour un "numéro uno " (?!) peu concerné .

Medhi SAVALLI a triomphé et est sorti "a hombros". Doit-on dire tant mieux pour lui tant il apparut "pegapase" plutôt que décidé à toréer sincérement ? J'en doute. Mais le public crédule, les entourages complaisants , les palcos complices et les journalistes obligés vous expliqueront qu'ils l'ont trouvé trés bon . Donc, tout va pour le mieux dans le "Meilleur des mondes" tauromachique...

 

                                                                                                                                  Bronco.

Par Jean-Michel Lafontan - Publié dans : Compte-rendus
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Vendredi 18 février 2005 5 18 /02 /Fév /2005 00:00

C'est ainsi qu'on pourrait surnommer la maladie de la "langue bleue" tant elle empoisonne désormais , non seulement les toros , mais aussi le milieu tauromachique français !

Casas se répandant en propos acerbes contre une UVTF dont on comprend la prudence , des organisateurs que l'on sent prêt à désobéir aux recommandations pour sauver de maniére égoïste "leur" Feria non pour les aficionados eux-mêmes mais pour des considérations bien plus mercantiles, bref , devant une situation trouble et incertaine , tous les défauts des "taurins" éclatent au grand jour !

Tout cela sous l'oeil plus goguenard qu'inquiet des aficionados . Car voir ce marigot s'agiter de maniére désordonné est bien réjouissant quand on se souvient avec quel dédain il a traité le "respectable ".

Peut-être cette crise aura-t-elle un effet de prise de conscience chez les marchands du temple . Si ce but était atteint , une temporada bien amputée ne serait pas un prix trop cher à payer...

                                                                                    

                                                                                        Bronco

 

P.S Derniére minute : Les toros d'EL PILAR lidiés à Dax lors de la "célébre" corrida de "Toro y Salsa" auraient été empoisonnés ( volontairement) avec un pesticide . Le maire porte plainte contre X.  J.P Junca Lamarque paraît dubitatif , les corrales de Dax étant réputés bien gardés .  (A suivre...)

Par Jean-Michel Lafontan - Publié dans : Éditos
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