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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 20:14
 
 
 
Il est parfois utile d'en revenir aux bases pour mesurer les dérives. A titre d’exemple, parlons des récompenses :
 
 
-Article 82 :
  1. Les prix ou trophées pour les matadores consisteront en un salut depuis le burladero, un tour du ruedo, l’attribution d’une ou deux oreilles du toro combattu et, de façon exceptionnelle, sur avis du président, on pourra procéder à sectionner la queue de la bête.
 
J’ajouterai que je regrette qu’on ne pratique plus les nuances qu’on a connu du temps où les toreros avaient le sens de la gradation et de la dignité et que le public savait le comprendre. Dans l’ordre, on assistait à des saluts depuis le callejon, ensuite depuis le bord du burladero, du tiers de la piste (le seul qui demeure) et enfin du centre. Tout cela avant de passer à la récompense de la vuelta ! On comprend alors que, sur un compte-rendu : « Vuelta » signifiait quelque chose.
 
 
  1. Les prix ou trophées seront obtenus de la façon suivante : les saluts et le tour du ruedo seront réalisés par le matador qui répondra au désir du public qui se manifestera par ses applaudissements. L’attribution d’une oreille sera accordée par le président à la suite d’une pétition majoritaire dans le public ; la seconde oreille d’une même bête sera entièrement de la compétence du président qui prendra en compte la pétition du public, les conditions de la bête, la bonne conduite de la lidia dans tous ses tercios, le travail effectué tant à la cape qu’à la muleta et principalement à l’estocade.
 
« La pétition majoritaire » Cauchemar de tous les palcos de ce coté-ci des Pyrénéesqui tentent de se faire une opinion pour prendre une décision judicieuse en évaluant la pétition au nombre des mouchoirs et au niveau sonore des gueulards qui n’acceptent pas le simple jeu de la démocratie du carré de tissu blanc.
Il faut dire qu’ils ne sont pas aidés par les élus locaux inconséquents qui sans vergogne manifestent bruyamment et vulgairement sous leur nez pour forcer leur décision.
Ils sont également desservis par des organisateurs peu scrupuleux et des journalistes de radio qui versent dans la bêtise en décrétant qu’un président doit savoir « lancer » une corrida en donnant une oreille et dans l’ignoble démagogie en insultant les occupants d’un palco coupable d’avoir refusé de donner une queue. Le texte du règlement rappelle utilement les règles à ces imbéciles. La deuxième oreille exige un haut niveau dans tous les tiers quand aujourd’hui on se contente de la faena même s’il n’y eut presque rien à la cape, que la pique fût symbolique et que l’estocade soit basse ! Il ne serait pas inutile de faire monter à la présidence des hommes capables de résister à la démagogie ambiante, aux pressions de toutes sortes. Cette race de président existe-t-elle quand on entend certains dire ouvertement qu’ils attendent de voir monter la clameur du public pour accorder le deuxième trophée ? Je rêve de voir des personnes enfin courageuses agir différemment.
 
 
  1. Le président, à la suite d’une demande majoritaire du public, pourra ordonner, en montrant le mouchoir bleu, le tour du ruedo de la bête qui aura mérité ce geste à cause de son exceptionnelle bravoure pendant la lidia. Le salut ou le tour du ruedo par l’éleveur ou son mayoral sera décidé par ces derniers lorsque le public le réclame majoritairement.
 
 
Voilà bien une règle appliquée à l’envers dans la pratique. En général, il n’existe qu’une minorité d’aficionados toristas pour réclamer cette récompense avant l’arrastre et, dans la plupart des cas, le trio présidentiel a pris sa décision avant toute manifestation, le public avalisant par ses applaudissements le tour de piste posthume.
Il en va de même pour le salut, voire la vuelta du mayoral qu’une très faible partie du public réclame et que des subalternes et surtout les organisateurs poussent à sortir du callejon.
En revanche, je juge déplacé qu’un torero invite le mayoral ou l’éleveur à effectuer avec lui la vuelta, surtout avant la fin de la course. Ce n’est pas de son ressort et c’est un abus de pouvoir par rapport au public.
 
 
 
 
 
 
 
P.S. Salut à tous, deux jours de relâche pour cause de déplacement professionnel. Retour dimanche soir pour parler de la N.S.P de VIC…
 

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Published by bronco - dans Éditos
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commentaires

bruno 08/02/2008 19:16

oui,ai rapidement lu ton article car je connais un peu mais il faut faire une education du public afin de respecter l'attribution des trophees et par la meme le respect deu reglement à la presidence car basta les yo soy,redons la corrida propre.

bruno 19/01/2008 16:25

oK ,mais que tous les presidents nombrilistes rebuchent un peu et fassent pas ce que bon leur semble!

zobilamouche 15/09/2007 14:10

chuis pas un torista, encore moins un ayatollah, mais chuis assez d'accord: voir Margé depuis le callejon demander les 2 oreilles pour Miletto à Fenouillet, ou les peones de différentes cuadrillas "chauffer" les tendidos ( cf les Leal sont de grands spécialistes...) çà me gonfle, tout comme Savalli chaque fois qu'il va poser les banderilles: on n'est pas à un concours de saut en hauteur que je sache, quoique...;-)))

TISNE 15/09/2007 08:37

Les gens courageux existent mais ils ne seront jamais au palco car cela n'est pas dans l'intêret de l'organisateur.Quant aux chroniqueurs de radio indélicats,  j'attends encore qu' un média courageux  prenne la parole sur ce qui s'est passé à France Bleue Gascogne le jour des MONTALVO de Dax et de la queue non attribuée au Juli.A moins qu'on attende qu'un ayatollah courageux fasse le boulot .Mario TISNE