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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 20:41
 
 
 
Il avait paraît-il beaucoup plu en milieu de semaine sur Madrid mais sorti du traditionnel « pot-au-noir » des montagnes basques, le temps s’éclaircit de plus en plus vers la Castille et le samedi, un vrai beau temps nous garantissait au moins une corrida sans poncho.
 
Beaucoup de monde autour et dans les arènes, la présence de PERERA et, dans une moindre mesure de BAUTISTA, suscitant l’intérêt de l’aficion madrilène. Nous voilà installés quatre rangs derrière Moles et Antoñete en pouvant voir distinctement leurs écrans de contrôle.
 
Grand soleil au paséo, avec une température très agréable qui le restera jusqu’au bout. Seule une partie des andanadas n’est pas complètement remplie.
 
Les clarines sonnent pour annoncer « Servilon », gaillard de 614 kilos qui fêtait ses quatre ans ce mois-ci. Morillo proéminent, cornes longues, fines et relevées : pas de doute, nous sommes bien à Madrid. Il ne fait pas grande impression à la cape, jetant les pattes et protestant de la tête dans le capote d’ABELLAN. Il donne une meilleure impression à la mise en suerte. Il me semble un peu faible et le piquero ne va d’ailleurs pas s’arc-bouter sur son arme. Le toro le pousse des lignes jusqu’à la barrière mais sort facilement. Deux chicuelinas du matador dont une à droite très serrée avant une deuxième pique prise de manière plus coléreuse que brave, dont « Servilon » sort seul. Juan BAUTISTA s’avance pour un quite composé de trois chicuelinas et une rebolera, le tout avec élégance. Aux palos : MONTOLIU fait un peu dans le style affecté pour planter deux paires bien meilleures que beaucoup de matadors mais je ne citerai personne…Salut.
Le petit Miguel a compris qu’une opportunité se présente. Trois statuaires et une passe du mépris pour débuter, entame mise en valeur par la charge claire du toro. Le matador, à présent conscient du potentiel de « Servilon », s’en va près des lignes du « 6 » et cite de trente mètres. Murmure d’expectative puis exclamation enthousiaste en voyant le toro démarrer de si loin pour une série de quatre derechazos et un pecho. De vingt mètres, même cite, même réponse, même plaisir d’une série de quatre droitières. Troisième série avec appel de loin mais, cette fois-ci, lors de la réunion, le toro serre beaucoup le torero. Le cri de surprise inquiet venu des tendidos était justifié. A la fin de la série, ABELLAN, qui n’a pas rompu, apparaît avec la taleguilla largement déchirée au niveau de la hanche droite. Heureusement, aucune tâche rouge. No pasa nada ! Et viennent quatre naturelles que la charge agressive du toro rehausse. Le torero enchaîne trois autres naturelles et deux pechos, conscient que sa faena, servie par la caste de son adversaire, peut lui valoir le succès, à condition de bien conclure. Et là, ce matador, transcendé par l’espoir de sortir d’un moment bien gris de sa carrière, s’engage pour une spectaculaire épée entière d’effet très rapide. Grande pétition, oreille méritée faisant plaisir au vu de la joie qu’elle apportait au gentil Miguel. « Servilon »reçoit aussi une ovation justifiée à sa sortie. Et nous, nous croisons les doigts en espérant que ses frères seront du même tonneau.
 
 
La sortie de « Picotero », 575 kilos de noir brillant vêtu et aux cornes veleto, refroidit un peu l’enthousiasme. Après avoir plutôt fui les appels, il se montre court de charge avec coups de tête et jets de pattes dans la cape. On a beau se dire qu’il s’agit là des travers habituels liés à l’origine Atanasio, l’optimisme n’est pas de mise. La cuadrilla de Jean-Baptiste ne s’applique guère, ce qui n’arrange rien. « Picotero » prend deux piques dans un style peu glorieux sans se livrer vraiment. Le tercio de banderilles n’est qu’un long calvaire, le toro parcourant les trois-quarts de la circonférence du ruedo (et à Las Ventas, ce n’est pas rien !) en se recollant aux planches entre chaque pose, ou tentative de pose, des palos. On commencera par le meilleur : une série à droite correcte mais ensuite, le toro ne répétera pas ses charges qui, en outre, deviennent de plus en plus courtes. Après une série à gauche, le manso regagne les planches. BAUTISTA aussi pour en revenir avec l’épée : un pinchazo, une entière en arrière. Et un silence désappointé.
 
 
Voici « Argel », 548 kilos, paraissant plus lourd et fort armé. Sortie sans allant et une tendance évidente à serrer de près tout ce qui se présente sur sa corne droite. PERERA doit donc se contenter de le fixer sans pouvoir briller à la cape, le voyage du toro étant court et sa charge collante, gênant sérieusement la mise en suerte. Le picador, cependant, ne perdait rien pour attendre. Arrivé contre le cheval, « Argel », d’un magistral coup de frontal sous l’étrier, éjecte le piquero hors de sa monture, tel un bouchon de champagne. S’ensuit une courte mais sévère rouste contre le cheval préalablement jeté à terre. On assiste alors à un moment de vrai flottement où le toro se promène un peu partout. Le bouchon est remis sur la bouteille pour une pique pas très appuyée prise dans le style manso par le toro. Sans être transcendant, le tercio de banderilles se déroule mieux qu’on pouvait le craindre. On s’attend donc à une faenita utilitaire quand PERERA vient brinder au centre. (note sur mon carnet : ?!). Début à la « biterroise » avec deux cambios plus un redondo, sur la corne gauche bien sûr. Suivent deux séries à gauche comportant du bon et du moins bon. On est très attentif en le voyant prendre la muleta de la main droite et, ô surprise, voici une série de derechazos autoritaires. « Argel »tente bien de se rebeller en avertissant sèchement PERERA à l’amorce de la série suivante mais il en faut plus pour impressionner ce torero en pleine confiance. Il répond par deux séries de derechazos longs, templés, avec un pecho enchaîné qui provoque l’adhésion admirative de Las Ventas. La faena se termine par quatre naturelles de classe et un pecho sans modifier sa position des pieds. Il ne reste plus qu’à tuer pour recueillir les dividendes d’une telle maestria. L’entrée fulminante semble la conclusion magistrale durant une seconde, le temps de découvrir une épée bien laide : basse et en arrière qui jette un courant d’air glacial sur les tendidos. L’effet est malgré tout rapide, les myopes et les bienveillants agitent leurs mouchoirs en vain. Sous l’ovation nourrie, PERERA sort et salue au tiers. Trompé par l’intensité des palmas ou (et) mal conseillé par sa cuadrilla ; il esquisse deux pas d’entame de vuelta. Il n’en faut pas plus pour le ramener à la raison par une protestation aussi sonore que soudaine. Il repart penaud dans le callejon d’où les bienveillants le feront ressortir pour un nouveau salut consolateur.
 
 
 
 
Deuxième partie demain soir…

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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commentaires

bruno 18/01/2008 17:30

nada je ne puis juger que si j'ai vu ..or c'etait pas le cas ..calla te bruno