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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 20:31

 

Sans être tout à fait déçu, le public n’a pas vibré comme l’année dernière. Il est vrai qu’il manquait le jeune cavalier qui ne s’aventura en piste, avec une canne anglaise, que pour recevoir les brindis de Thomas DUFAU et de celui qui profita de son absence :Mateo JULIAN, de l’E.T de Nîmes. Mathieu GUILLON offrit la mort du cinquième au récent matador FERREIRA, présent dans les tendidos.

 

Pour paraphraser Jacques Brel, disons que ce ne fut pas Waterloo, loin de là même, mais ce ne fut pas Arcole non plus. Je ne me formalise pas des distributions généreuses de trophées pour ce type de spectacle mais elles ne doivent pas occulter la réalité.

 

Thomas DUFAU s’est montré très à l’aise avec le petit et faiblard premier, facile à la cape et aux banderilles. La faena ne suscita pas l’enthousiasme : un désarmé due à la tête agitée de l’animal qui par ailleurs ne transmettait guère. Quelques redondos inversés et manoletinas plus une entière bien placée, il fallait tout cela, même ici, pour couper une oreille.

Tout autre musique avec le joli, plus gaillard quatrième qui démontra un allant jamais démenti et une caste piquante très intéressante. A droite, Thomas resta marginal, quelques bons redondos à gauche. Signe d’une perte de confiance, la fin fut difficile quatre entrées sans s’engager. Une prestation nettement en dessous des qualités de son adversaire.

 

Mathieu GUILLON garde son enthousiasme, place parfois des séries allurées, donna une très bonne estocade au cinquième mais je trouve qu’il ne progresse pas techniquement. Il ne parvint pas à s’accorder vraiment avec le deuxième eral malgré un bon début.

J’ai bien aimé son début sérieux devant le bon mais exigeant dernier. Le public resta curieusement froid à cette séquence. Puis il perdit le fil, muleta accrochée, un désarmé, et on versa dans une approximation désabusée. L’épée ranima le public mais là aussi, l’eral avait gagné.

 

Quant au nîmois, il toréa, très joliment, mais de salon, un animal d’une bonté et d’une faiblesse confondante qu’il parvint à faire tenir debout jusqu’à la mort d’ailleurs par le fait d’estocades relevant parfois de «Benny Hill».

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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