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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 20:33

  

Chronique de la corrida du 8 août 2008 à Vic-Fezensac

 

Curiosité quand tu nous tiens ! L’esplanade devant les arènes Joseph Fourniols est copieusement remplie et la file d’attente devant les guichets laisse présager un paseo retardé. Gagné ! L’annonce en est faite à 21.25H mais le retard sera de courte durée puisque, devant des gradins remplis aux deux-tiers, la sortie, historique, de « Tranquilito » premier toro lidié de Jean-Louis Darré survient à 21.39 H. 


Un toro costaud, moyennement armé qui sort de manière somme toute ordinaire et Marc SERRANO, très prudent au départ prend confiance et gagne du terrain avec le capote. Le toro se montre très attentif à tout mouvement dans le ruedo.

Une pique, peu appuyée, prise en se tenant parallèle au cheval. Il faut beaucoup d’appels de Riboulet pour qu’il s’élance, de loin, pour prendre une seconde pique. Parlons plutôt de contact tant le picador est précautionneux, ce qui n’empêche pas le toro de sortir faiblard de l’épreuve.

Aux banderilles, il ne répond que très mal aux cites, d’où la pose de seulement quatre palos. Au premier cite à droite, il fonce sur le matador ! SERRANO rectifiera le tir avec force « toques » et muleta sur l’œil contraire pour mener à bien une petite faena de quatre ou cinq passes dignes de ce nom avec une charge courte et réservée des deux cotés. Porfia pénible pour finir. Un pinchazo très bas précède une estocade à la même hauteur. Salut au tiers discret au milieu des areneros en action. Le toro est parti lui sous les applaudissements de cinq ou six personnes, la famille du ganadero je suppose. 


Confusion gersoise pour parvenir à faire sortir le second toro bien fait et fort armé. Des signes de mansedumbre : jet de pattes avant dans la cape et ruades arrières lorsque les péons sortent les capes des burladeros. Passe et repasse de manière assez fade dans la cape.

Se retrouvant à dix mètres du cheval, il faudra moultes cites pour qu’il consente à charger. Pique de Marc RAYNAUD, forte et bien poussée. Il s’élancera spectaculairement du centre pour la deuxième rencontre pour un léger picotazo.

Plutôt incohérent au tercio de palos : il répond très vivement aux péons qui doivent le placer et se montre très réservé aux cites des banderilleros.

Je veux bien entendre que Julien LESCARRET n’a pas bien compris ce toro, mais j’observe que l’Astarac a chargé tête haute dans la muleta. Il était certes mobile mais embistait sans classe. Une entière aussi basse (très « tendance » cette saison) qu’applaudie.. Petite pétition, petite oreille. Le toro est fortement applaudi, ce qui me laisse dubitatif au vu de ce que j’avais noté sur son comportement. 


Voici le troisième avec du trapio et  très armé que l’on applaudit. Charge en jetant les pattes dans la cape mais avec de l’engagement et se retournant avec vivacité dans la cape vibrante de Alberto AGUILAR.

EL PIMPI l’appelle de belle façon et il s’élance de loin pour une pique peu appuyée mais fléchit au contact du cheval. Autant d’alegria et aussi peu de châtiment lors de la seconde rencontre.

Le matador banderille avec enthousiasme et approximation, le coté gauche du toro étant peu propice. Le petit AGUILAR a brindé au ciel (brassard noir) mais le public l’a pris pour lui. Le torero va se colleter, sans se démonter, avec un adversaire qui, à droite, lui envoie des hachazos en passant à sa hauteur et qui, à gauche, s’intéresse autant à l’homme qu’à la muleta. Ce n’est certes pas très délié mais très vaillant et méritoire, du Vic canal historique en quelque sorte. Un pinchazo et une entière basse (on s’y habitue…) Oreille de valiente pour un combat à l’ancienne devant un adversaire juste de forces mais plein de genio, qui est applaudi.


On annonce la sortie de « Gers », ce qui déclenche des applaudissements identitaires, renforcés à l’apparition d’un toro magnifique superbement armé. L’espoir naît en constatant une charge de qualité, baissant la tête dans la cape.

Ce sera le meilleur tercio de piques, à charge de Joël BARTOLI qui réceptionnera très bien une première charge puissante soulevant le cheval, une deuxième charge spontanée de loin, et encore une troisième avec de l’allant. Excellent comportement du toro et du piquero.

Mais subitement, nuage sur le « Gers » qui devient arrêté au tercio de banderilles. Marc SERRANO veut y croire quand même et Jean-Louis DARRE reçoit le brindis en piste. On ne sait pas encore que la faena est déjà terminée avant d’avoir commencée. Une de ces hideuses sculptures de toros visibles à Dému n’aurait pas été moins mobile. Pas une passe ! La muleta sur le frontal ne déclenche même pas la charge. Le torero s’agite longtemps, en pure perte. Une entière comment... ? Basse bien sûr ! Le torero reprend sa montera sans grand commentaire. Quelques sifflets timides pour ce « Gers » figé. Silence pour celui qui n’en pouvait mais.


Le cinquième est aussi lourd et long que son prédécesseur mais moins armé. Une bonne charge à la cape mais la patte avant gauche paraît peu sûre. A la première pique, il part de loin mais se tient ensuite parallèle au cheval. Après de multiples appels du picador, il s’élance de loin, mais le picador ayant manqué sa cible, le châtiment se limitera au contact contre le cheval. Très rétif à s’élancer et cherchant l’abri des barrières, il oblige les banderilleros à s’exposer, ce qui n’empêche pas le CHANO de briller et de saluer.

Dans la faena, il passe d’abord à mi-hauteur et encense à droite puis montre des tendances à vouloir s’échapper de la muleta pour rejoindre les barrières. Julien le récupère une ou deux fois. Sur une tentative à gauche, le toro prend résolument la direction du burladero de lidia qu’il refusera de quitter jusqu’au bout. Histoire de rester dans le ton, on termine par, légère variante, un bajonazo horizontal. Silence pour le landais, sifflets pour le gersois. 


Dernier de l’envoi, un très beau toro aux armures larges ouvertes sur le coté. Charge puissante à la cape, une pique en s’élançant de loin, fort poussée puis une pique légère où il est venu de loin avec spontanéité.

Comme les autres, il baisse beaucoup de ton aux banderilles, AGUILAR s’en voit et cloue une paire vraiment très exposée, entre barrières et toro. Brindis au public pour une faena pleine de culot et d’aguante. Le toro envoie des derrotes très inquiétants à droite, ce qui laisse le torero impavide. Il ne se formalise pas plus d’un ou deux avertissements en forme de coups de tête vers lui au milieu de passe. On craint vraiment le pire. Changeant de coté, le torero donnera plusieurs naturelles sincères. Deux ou trois d’entre elles longues et franchement bonnes face à cet alimaña.

Il reste à tuer, et pour cela passer cette corne droite avisée et si large. Même si l’estocade s’avère desprendida, l’engagement était au rendez-vous et l’oreille méritée.

Sortie en triomphe et sourires partagés entre public et torero également ravis.


A noter une exécution très sérieuse du tercio de piques, le prix allant à Marc RAYNAUD, ses collègues ne déméritant pas.
 

Cette corrida de L’ASTARAC n’a pas été parfaite, loin de là. Pour autant, elle était très bien présentée, s’est comportée avec alegria au cheval et réelle bravoure dans l’ensemble. Ensuite, ce fut généralement compliqué : très peu collaborateurs aux tercio de banderilles, et peu commodes dans la faena. Je trouve le second surestimé. Les troisième et surtout sixième nécessitaient un gros cœur pour supporter leur genio. Par chance, ils tombèrent sur un jeune lion.

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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commentaires

victorino 40 10/08/2008 22:55

Nous ne sommes pas du tout ennuyés par contre j'ai une question à poser et j'attends vos avis :Le fait que la corrida se donnait la nuit. Est ce que cet élément peut joué sur le comportement du toro ??Par contre, je pense que Lescarret s'est foutu un peu de nous lors de sa prestation. A son 1er il a perdu les papiers à partir du moment où la musique a joué NON ?

Bronco 11/08/2008 06:15



Question récurrente à laquelle je suis bien incapable de répondre. Je pense que seuls des professionels pourraient ( sans jeu de mots ) nous éclairer sur ce point.

Julien n'a pas maitrisé la situation, c'est certain. Reste que ce toro ne m'a pas semblé aussi bon que les commentaires entendus ici et là.



PEPE 10/08/2008 18:12

Pour ma part, j'ai été très déçu du comportement de ces toros dénués pour la plupart de caste, distraits et querenciosos.Ces torso avient plus de genio que de véritable bravoure.Certains bichos étaient vraiment légers,efflanqués et d'un trapio de novillos(effet de la chaleur ?).J'ai également été déçu par le public et par la distribution "marbellesque" des oreilles(celle de Lescarret est absolument incompréhensible).

Bronco 10/08/2008 20:04



La corrida est quand même bien présentée avec deux ou trois toros de trapio au-dessus de la moyenne.

En revanche, s'ils ont fait bonne impression aux piques, il n'est pas faux ( je pense que mon commentaire le traduit ) de dire que l'on vit plus d'aspect défensif qu'offensif de ces toros. J'ai
d'ailleurs attendu la fin pour vérifier  qu'ils n'aient pas eu l'impudence de faire saluer le ganadero.

Mais, pour être honnête, on ne s'est pas ennuyé.



bruno 10/08/2008 16:31

Je n'y étais pas mais qui peut revendiquer la perfection à une premiére corrida de toros?