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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:49

 

 

 

Redisons-le d’abord : la sortie triomphale de Mathieu Guillon par la porte nord (on hiérarchise les triomphes à Rion ) est méritée, le gamin ayant construit son succès en étant présent durant toute la durée de ses deux combats. Cependant, il conviendra que son entourage lui fasse remarquer que sa prestation doit être analysée sans concession pour lui permettre de progresser.

 

Son premier adversaire, playero, possède le gabarit d’un novillo, ce qui est logique vu qu’il est né en août 2005. A la cape, les véroniques sont mieux que les chicuelinas un peu pagailleuses. Deux paires de banderilles un peu rapides. Ensuite la faena m’a paru plus porter sur le public que sur l’animal à la charge franche et forte. Plus d’allure que de domination en somme et des passes d’enjolivement qui gênent un peu du fait de ce qui précède. Les deux pinchazos sont portés loyalement, de même que l’entière trasera qui suffira.

Comme l’organisation distribue opportunément des mouchoirs à l’entrée, la pétition importante d’un public bienveillant et un soupçon chauvin justifiait l’oreille.

 

Le cinquième, costaud aussi mais mieux armé, le met en difficulté en lui déchirant la cape, et en refusant d’y mettre la tête ensuite. Aux palos, Mathieu s’en voit, étant un peu débordé par la vitesse du Vadefresno, d’où deux paires à cornes passées et un violin ne laissant qu’une banderille sur deux. Son opposant se montrera ensuite d’une grande mobilité avec cette noblesse agressive qui donne une plue-value aux passes. Le meilleur de la faena se situant vers la fin avec une série de naturelles longues et joliment dessinées avec ce sens de l’esthétique que possède le montois. Reste que cette faena fut le plus souvent profilée et dans mes notes, j’ai mentionné qu’elle me parut en dessous du niveau de son adversaire. Mais vint une excellente épée traduisant la volonté du torero. Pétition importante se poursuivant après la sortie du premier mouchoir, d’où le deuxième. Tout en étant content pour le gamin au sourire très sympathique, il faudrait, pour son avenir, qu’à présent qu’il s’intéresse de plus près au fond après avoir, fort bien, travaillé la forme.

 

 

Manuel SARRION va, selon les renseignements fournis, passer en piquées le week-end prochain. On lui souhaite de régler certains points pour envisager la suite avec optimisme. Avec son premier adversaire, au gabarit modeste par rapport au standard local, il ne put rien faire à la cape, la charge étant très incertaine. Deux paires de palos correctes et un début de faena plein d’autorité. Ce sera moins brillant ensuite avec des accrochages de muleta à droite où, à sa décharge le Valdefresno était réservé et brusque. De la marginalité sur la bonne corne gauche. De plus, il ne parvient pas à résoudre sa tendance à s’échapper vers sa querencia du toril.

Mais le pire est à venir, dont voici le détail : 1 mete y saca ; 1 entière dont il sort bousculé, l’épée est rejetée tout de suite ; 1 deuxième mete y saca. L’eral traverse la piste pour revenir à sa querencia du toril. 1 troisième mete y saca, contre les planches ; Avis. 1 pinchazo dans le même terrain ; 1 pinchazo hondo ; enfin un bajonazo de gala quand sonne le deuxième avis…

Silence lassé.

 

Le quatrième, très costaud, avec des cornes perpendiculaires à sa tête met du temps à s’intéresser à la cape mais fait ensuite montre d’une charge claire. Le novillero pose une bonne paire, foire un quiebro puis réussit le suivant en se faisant un peu peur. Il ne semble pas survoler ce tiers. A la première série à droite, on comprend qu’il a touché un animal de classe qui fait l’avion dans la muleta. A gauche la charge est moins idéale, un peu désordonnée sans difficulté rédhibitoire toutefois. La faena sera essentiellement droitière, avec des muletazos intéressants et le Valdefresno répétera avec autant d’allant jusqu’à la fin, SARRION devant même s’employer pour ne pas être débordé. Superbe eral ! Le ton baisse du fait de deux désarmés successifs en fin de faena. Et on ne change pas une équipe qui perd : 1 pinchazo bas ; ¾ d’épée aussi tombé, en arrière et en travers. Avis. 3 pinchazos. 2 descabellos. Deuxième avis et l’eral se couche par lassitude et compassion. S’il continue ainsi, le garçon va avoir des week-ends de libre…Quelques sifflets du pourtant placide public.

 

 

Cayetano ORTIZ est le malchanceux du jour. Un eral très faible pour commencer qui ressort flageolant d’une semi-vuelta de campana. Grand coup de froid dans les tendidos après trois ou quatre affalements de l’animal durant le tiers des banderilles et l’entame de faena. Après, le biterrois va se montrer habile à trouver la distance, le trajet et la hauteur pour mettre à profit la noblesse du valétudinaire. Mais les charges à mi-hauteur et la faiblesse latente empêchent le public d’accrocher. Et il décroche même complètement ensuite par la faute d’une mise en place longuette, d’une demi-épée et d’un pinchazo marqués par une extrême prudence.

« Con rabia ! » lui crie le San Gillen mais ce sentiment ne semble pas habiter ORTIZ. ¾ d’épée pescuecera et un descabello. Silence déçu.

 

Le sixième Valdefresno est le plus harmonieux de ligne avec des armures respectables. Mais on comprend vite que ce ne sera pas le meilleur. Pour commencer, charge courte et désordonnée à la cape. A la faena, début réservé à droite, freinant en fin de passe, tête haute. A gauche, charges encore plus réfléchies et sans répéter. De plus, l’eral passe à un comportement assez peu fréquent. Il fait une fixation sur le burladero où se trouvent les péons. Cité, il regarde la muleta puis se tourne vers ce burladero, s’intéressant beaucoup plus à cet endroit qu’à la muleta. Ce sera si marqué qu’ORTIZ renonce, avec raison, et va chercher l’épée. Mise en place très laborieuse et conclusion en rapport : Un pinchazo. Avis. Un pinchazo hondo vertical et (Ô surprise, une entière habile !). Salut compatissant.



Vu du tendido sol, 18€.

 

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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commentaires

dondiego 26/08/2008 19:12

Le 3ième s'appelle RIVERA

Anonyme 26/08/2008 18:24

Bonjour,J'avoue avoir eu le même ressenti concernant Mathieu GUILLON lors de sa triomphale prestation boucalaise du 18 août dernier (4 or. et 1 queue). Il ressort dans ses deux faenas cette tendance, (spontanée ou dictée?) à vite se débarrasser du fondamental pour en effet toréer le public à l'aide de passes bien plus spectaculaires que dominatrices; pourtant que son second eral était noble ! Dommage, il y a l'allure, la volonté, l'esthétisme... en plus de la plastique du novillero que ma fille de 11 ans a eu l'air de beaucoup apprécier. Espérons que technique et "fond" ne seront pas négligés pour un avenir qui parait prometteur. Même diagnostic aussi sur Thomas DUFFAU qui officiait également lors de cette nocturne: pas en confiance !J'ai oublié le nom du troisième (aucun intérêt, très insipide à mon goût).Par contre à souligner la noblesse des M.F. MARTIN TABERNERO (vuelta du 5ème) et le beau succès populaire (près de 1500 entrées payantes avec, tout au plus, une centaine de touristes s'étant fourvoyés de catégorie de spectacle et ayant quitté les arènes à l'issue de la première mise à mort pourtant annoncée explicitement sur les affiches...).Thierry

Bronco 26/08/2008 20:43



Merci Thierry de la relation de cette NSP boucalaise. J'encourage d'ailleurs les habitués de "Basta" à donner , à l'exemple de Victorino leur vision des spectacles auquel je n'ai pu assister ( et
leur avis sur mes reseñas bien sûr aussi !) Il conviendrait de dire à ta fille qu'elle va se heurter à une forte concurrence , même si beaucoup de ses rivales ont passé l'age...