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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 18:13

Thierry, un habitué de "Basta" y était, vous pouvez lire ci-dessous en commentaire ses impressions sur cette Feria.


En le remerciant, je rappelle à tous ceux qui assistent à des spectacles que ce blog est ouvert à leurs plumes...

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Published by Bronco - dans Informations
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Anonyme 10/09/2008 18:20


RIEUMES (31) - Samedi 6 septembre 2008 17h00
 
6 Novillos de URCOLA (Propriété de Victorino Martin) pour Daniel MARTIN (salut au tiers, 1 Oreille), Ruben PINAR (salut au tiers, 1 Oreille) et Javier CORTES (Silence après avis, 3 avis et sortie par l'infirmerie).
 
Le lot était de présentation correcte allant "a mas" au niveau de la corpulence. On aura toutefois noté les cornes abimées du premier dès sa sortie, des berceaux morphologiquement différents allant du large (troisième) au morphotype plutôt tendance "Samuel Flores" du 6ème. Du côté de la force physique, là encore de la variété : le troisième s'avère rapidement faible (au moins trois fléchissements notés et bouche ouverte dès après la seule pique), le premier également à un moindre degré, le second fléchissant aux banderilles (suite à une chute sur un quite de J. Cortes effectué au seul endroit de la piste boueux et glissant...), alors que les quatrième et sixième montrent davantage de ressources physiques.
Côté moral : des signes de mansedumbre forts chez le second (fuyard dès sa sortie, ayant du mal à aller au cheval et en ressortant seul), un peu plus légers chez le sixième;
A la pique : de une (3ème et 5ème) à trois rations (pour le 6ème). Tercio peu spectaculaire, la plupart peu enthousiastes sous le fer, les autres ne mettant les reins qu'avec parcimonie. Les mises en suerte approximatives n'ont pas contribué à y voir plus clair quant à l'envie d'y aller. On aura pu déceler des zestes de bravoure chez certains. Le 6ème a été intentionnellement assassiné par 3 piques acharnées.
De la noblesse, freinée par le physique chez le troisième, encastée chez le quatrième; le premier chargeant toujours très tardivement, les autres ayant des difficultés à répéter.
Tous diversement toréables mais exigeants, le quatrième le meilleur. Ainsi le "Sorcier" doit voir se profiler devant lui une tâche conséquente pour améliorer les qualités de ses nouveaux pensionnaires. (A la décharge des organisateurs, on se souviendra qu'un lot de Coquillas de Sanchez Arjona - décimé au campo - était initialement prévu).
 
Daniel MARTIN fixe le premier au bout d'une dizaine de capotazos. Le novillo, à la pique et aux banderilles, a montré qu'il se décidait à charger très tardivement. Il en sera de même pour la faena brindée à l'assistance. Ainsi, en lui plaçant la muleta au plus près, mais aux prix de replacements systématiques, le novillero pourra laborieusement tirer 2 séquences de passes peu liées sur chacune des cornes. Une entière et un descabello.
Il bénéficia du bon quatrième, humiliant à souhait dans une charge courte mais exploitable. Il put ainsi produire des séries liées et conclut par un pinchazo et une entière efficace. Le meilleur de la novillada.
 
Ruben PINAR dispose déjà de tous les recours d'un novillero expérimenté. Dans ses deux faenas, il (ab)usa du pico pour des derechazos conduites par une muleta exagérément agrandie. Peu d'émotions dans ses prestations, les toros passant très loin de lui...
Au second, faible, qui ne l'aida pas, il soutira 2 séries heurtées sur chaque corne. Il termina sa faena, étrangement brindée au public, sur une dernière série à droite dans laquelle il fut accroché : le novillo paraissant justement s'être refait un brin de santé. Un pinchazo et 1 entière (laide, sur le côté) efficace.
C'est sous une averse qu'il toréa avec maîtrise le cinquième. Faena conclue par un bajonazo qui n'empêcha pas l'octroi d'un trophée demandé par certains vociférants et sifflé par d'autres...
 
Javier CORTES devrait se souvenir longtemps de cette tarde. Malchanceux au sorteo, il écopa d'un troisième, très faible et très vite arrêté, donc peu toréé et affreusement tué, et d'un sixième, impressionnant de carrure, et au comportement incertain qu'il n'a pu ni toréer ni tuer. Il restera donc quasiment inédit quant à ses qualités de torero... vous aurez compris concernant ses qualités de matador...
Revenons sur la lidia du sixième. Ce toro imprévisible, soupçonné à tort ou à raison de genio, perçu comme dangereux, n'a jamais été respecté par la cuadrilla : des capotazos à outrance, trois piques intentionnellement assassines, un tercio de banderilles saboté...
Après ces moments mouvementés, où le public manifesta son mécontentement, Javier, déjà livide, tente d'entamer une faena. Rien de part et d'autre. L'épée de mort est vite tendue depuis le callejon. Commence alors la déroute avec tout ce qu'elle sous-entend de moments pénibles pour l'homme, l'animal et les spectateurs. Elle va durer de longues minutes. Le novillero sera, suite à une n-ième tentative d'estocade, chargé par le toro. Il traversera le ruedo, entre les cornes, à la façon d'un forcado. Il en sortira avec les testicules à l'air, victime d'une légère blessure. Son pundonor lui a fait poursuivre... était-ce raisonnable ? En pleurs, livide, tremblant, entouré d’un public, on le comprend, surchauffé...
Enfin, un troisième avis a tout libéré...
Surtout à Rieumes, personne n'en n'aurait voulu à la présidence, si, au lieu (de façon complice ?) de prolonger le tercio de piques et de raccourcir celui des banderilles, elle s'était autorisée à raccourcir les durées réglementaires séparant les avis... Tout le monde voyait que Javier était dans l'incapacité de tuer ce novillo, et suivait un long calvaire entrepris une minute après le début du dernier tiers !
Personne n'en aurait voulu à l'entourage du novillero, de le persuader, suite à sa blessure de partir à l'infirmerie et de laisser tuer le toro par ses compañeros (ceux-ci d'ailleurs, aidant - de façon trouvée honteuse par certains - Javier, en tentant depuis le callejon, de sortir, descabellos en main, les successives épées inefficaces).
Le pire de cette novillada.
 
Spectacle ayant débuté par une ronde d'enfants tenant la Banderole des "Cultures Taurines" avant le paseo, tournant au rythme du Vino Griegro. Paseo débuté avec 10 minutes en retard. Un peu moins d'une demi-arène. Ciel nuageux et averse, temps frais. Présidence de Guy TANGUY.
 
 
****
RIEUMES (31) - Dimanche 7 septembre 2008 17h00
 
6 Novillos de ADELAIDA RODRIGUEZ pour Alberto LAMELAS (salut au tiers après avis, Vuelta), Marco LEAL (1 Oreille, 1 Oreille après avis) et Mario AGUILAR (1 Oreille, salut au tiers après avis).
 
Un lot correctement présenté, bien que de corpulences diverses, et assez homogène de comportement. Novillos nés entre octobre 2004 et avril 2005. Tous assez nobles et toréables sans trop de difficultés, mis à part le dernier le moins collaborateur. Faiblesse généralisée et donc… monopique de rigueur. Applaudissements régulièrement écoutés à l’arrastre.
 
Comme souvent, Alberto LAMELAS a accueilli ses deux opposants, respectivement, par une et deux largas de rodillas. Il a pu ensuite enchaîner des véroniques (de haute tenue à son second) pour rapidement les fixer. Il a partagé les banderilles avec Marco LEAL à son premier pour deux bonnes paires. Un très bon quiebro à son second, et un autre tenté avec les banderilles courtes qui échoue sur l’épaule gauche du quatrième. Désireux de triompher et toujours aussi volontaire et, il entame sa première faena à genoux et sa seconde par une cambiada dans le dos. Deux séries à droite, une à gauche au faible premier qui pourtant humilie et répète. Faena terminée par quelques statuaires et conclue par un bajonazo suivi de quatre descabellos. La seconde faena débute par une série à droite, interrompue après la troisième passe, l’animal débordant le novillero. La suite sera quelconque, face à un toro qui pourtant transmettait (trop ?). Une demi estocade plutôt en place et un descabello. Vuelta à son initiative.
A noter, qu’après une première pique prise en poussant, la présidence a refusé le changement de tercio, et signifié son souhait d’en voir se réaliser une seconde mais « légère », geste symbolique de la main à l’appui. Le novillo est mis en suerte, mais alors qu’il s’élance les peones interviennent, sur ordre d’un apoderado courroucé, pour dévier la charge du toro… La présidence, avec sagesse, n’insistera pas… Récurrent conflit des intérêts de chacune des parties (novillero, public, ganadero) !
Le second toro, veloto, n’est fixé à la cape de Marco LEAL qu’à la huitième tentative. Banderilles partagées, puis brindis au public. La faena débute par des doblones assez suaves amenant le novillo au centre. Deux séries à droite, puis une troisième à gauche qui déclenche la musique. La faena se poursuit agréablement et est agrémentée, à la fin, de 2 redondos « arrachés » et conduits par une muleta dominatrice…
Bonne série de véroniques au quatrième. Bonnes poses de banderilles et tercio terminé par un desplante main sur le front de l’animal arrêté après une longue course poursuite. Brindis à Bonnet, puis entame de faena à genoux, suivie de trois séries de passes sur la corne droite, conduite par une muleta tenue assez haute et données la plupart du temps « sur le passage ».. Ensuite quelques naturelles sont guidées par le pico ; le public est toréé à son tour par quelques fioritures …
Les deux faenas se sont conclues à l’identique : par une entière portée efficacement sur le côté… et ont été récompensée par un pavillon chacune.
 
J’ai beaucoup apprécié Mario AGUILAR que je découvrais. Surtout à son premier novillo, meilleur collaborateur que le sixième. Il m’a fait pensé, dans sa tauromachie et ses attitudes, à Joselito. Dans le sitio, le bas du corps bien planté ; le haut, souple, qui se ploie au fur et à mesure de la passe conduite et dominée; le relâchement apparent… et surtout un temple époustouflant ! La muleta basse qui caresse le sable… des changements de main opportuns… bref un régal de faena, avec de nombreuses naturelles de haut vol (au moins 3 séries) et autant de derechazos de qualité. Un toreo à la cape tout aussi a gusto ! Le meilleur de cette novillada.
Le sixième, plus difficile, l’a obligé à se montrer sur un autre jour : celui de la volonté et de la domination. Il m’a semblé « améliorer » un tant soit peu le novillo au fil de la faena.
Une entière efficace à son premier, un tiers de lame sur le côté à son second.
Même début et même retard que la veille. Quasi lleno. Temps beau et doux. Présidence de Marcel GARZELLI. Le prix devant récompenser la meilleure pique n’a évidemment pas été attribué, puisque pique réelle il n’y eut prou…
 
Sangsue de Rieumes depuis dix ans, l’habituelle quinzaine d’anti-corrida était présente aux abords de l’entrée au site. Encadrée par autant de représentants des forces de l’ordre, elle a « accueilli» l’arrivée des aficionados par invectives et pancartes, puis a sifflé, tambouriné et « mégaphoné » pendant la première moitié du spectacle et enfin, très zélée cette année, a accompagné par un silence mortuaire le départ des « barbares »... Le pire de cette novillada.Thierry