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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 19:15

Comme disent les taurins en parlant d'une corrida qui s'est déroulée comme on pouvait le penser. Et , de fait, les choses se sont passées, en bien et en mal , selon ce que je prévoyais .

Récit demain soir d'une escapade madriléne fort agréable. En attendant, voici le résultat technique de la tarde d'hier soir :

 

 Samedi 13 mai, Arénes de Las Ventas, beau temps chaud, 9/10éme d'entrée : Six toros de D.Fco.Javier ARAUZ DE ROBLES pour :

                        Manuel AMADOR : Sifflets et Bronca

     Luis Antonio Gaspar "PAULITA : Silence et Silence

                         Fernando CRUZ :  Oreille et Salut au tiers

 

Départ en milieu d'aprés-midi vendredi, passage brumeux des montagnes basques, soleil brillant en Alava, déclinant dans les plaines de Castille . Halte dans le superbe village de Lerma avant de reprendre la route . La pleine lune rend plus noirs les contours du col de Somosierra avant que , vers minuit, nous ne plongions vers les lumiéres de la banlieue madriléne.

Samedi 9 H , il fait déjà chaud . Direction le Prado pour un rendez-vous ciblé avec Goya pour retrouver sa terrible acuité sur l'âme humaine qu'il exprime dans les visages et son extraordinaire science de la perspective . Toujours autant de japonais photographiant tout ce qui bouge et ne bouge pas...

Caña et pinchos à "La Taurina" , bar taurin proche de la Plaza del Sol, où l'on peut admirer une dizaine de têtes de toros et des photos étonnantes . Repas d'où l'on détachera des "croquetas de jamon iberico" accompagnées de rondelles d'oignons frits inoubliables !

Par un vrai miracle, nous parvenons à nous garer à trois cent métres de Las Ventas . Les camions rutilants de Canal + et la grue géante, collés aux murs prés du patio de caballos, affichent avec impudence cette nouvelle merchandisation de la Fiesta Brava . Le spectacle du temple qui se remplit et le  "rum rum " de la foule avant le paséo nous permettent de patienter , nous sommes heureux d'être là , tout simplement, au tendido 8 de Las Ventas...

 

Comme prévu, les toros d'ARAUZ DE ROBLES ,( de présentation digne de Madrid , 522,533,535,555,572 et 549 kgs , trés bien armés ),de bravoure limitée, n'ont montré que fort peu de caste et se révélérent au mieux compliqués, au pire dangereux.

Aux piques, ils furent sans style, donnant des coups de tête, sortant facilement et seuls du cheval. Aux tercio de banderilles, triste homogénéité de comportement du lot qui posa des problémes toute l'aprés-midi en refusant de démarrer aux cites. Pour les faenas enfin, des charges courtes, des coups de têtes violents en cours de passe, une propension à se retourner rapidement. Les deuxiéme et troisiéme présentaient un danger sourd permanent.

Face à ce type de bétail , il convient d'opposer des toreros volontaires et sûrs d' eux-mêmes. Or, ce soir là , il n'y en avait qu'un de cette trempe , Fernando CRUZ.

Le choix de Manuel AMADOR , torero de soie et ce jour , de papier-crêpon, et celui de PAULITA , plus concerné mais insuffisant , constituaient des erreurs de casting manifestes .Passons donc , sobrement, sous silence , leurs prestations , consternante pour AMADOR , digne mais transparente pour PAULITA.

CRUZ a encore marqué des points dans cette aréne qui lui réussit plutôt bien .Il coupe une oreille trés méritée aprés une faena où il s'exposa beaucoup face à un toro sournois qui le chercha tout le temps et faillit le trouver à plusieurs reprises. Le torero, négligeant le danger , donna plusieurs séries valeureuses avec quelques longs derechazos limpides . Il s'agissait de passes importantes et , à Las Ventas , une grande partie du public sait saisir les choses importantes. Une superbe épée entiére avec beaucoup d'engagement . Mon voisin s'exclame : " Que valiente ! Como ayer Castella  !" Tout etait dit ...

Au sixiéme, que sa faiblesse et peut-être une pique trop appuyée, rendit statique et "infumable", CRUZ fit le maximum et salua sous une grande ovation.

    

                                   

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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