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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 13:22

 

 

 

 

Que les organisateurs roquefortois, très méritants, ne prennent pas en mal ce qui va suivre.Très vieil habitué de la « Monumental des pins », je regrette de dire que depuis quelques temporadas, je ne retrouve plus les émotions, extraordinaires il est vrai, vécues auparavant, les dernières étant celles de la novillada envoyée par Yonnet en 2005.

 

Depuis, il flotte comme une impression gênante. Ce rendez-vous n’est plus aussi religieux, les novillos moins impressionnants, les toreros moins décidés, l’ambiance moins enthousiaste. En bref, «notre» 15 août à Roquefort s’est édulcoré. Manque de considération des taurins, négligence ganadera,conséquence de l’évolution générale de la tauromachie moderne ? Peut-être un peu de tout cela. Mais lorsque cela atteint nos repères les plus solides, on le ressent plus mal. Roquefort, ce n'était pas une novillada de plus, c'était un rendez-vous à part.

 

 

=-=-=-=-=-=-=-=

 

 

Il faisait une chaleur véritablement étouffante autour des arènes. Et on pouvait redouter que ce soit pire à l’intérieur. D’où l’achat d’un 10ème rang à l’ombre (30€). Heureuse surprise, il y a un peu de courant d’air à cette hauteur du fait des ouvertures du dernier rang et des écarts entre les planches. De plus à mi-spectacle, un petit vent se leva et finalement, la chaleur sera très supportable. Au soleil, ce ne devait pas être la même chose et seul quelques courageux descendirent aux premiers rangs dont les trois-quarts restèrent désertés.

 

 

Après un nouvel épisode de la despedida de Roger Lamarque, (52 ans dans le couloir, il aurait du écrire des mémoires !), la porte s’ouvre sur un  cardeño armé vers le haut qui trahit un peu de faiblesse dans la cape de Javier CORTES. Une pique où le novillo fait d’abord tourner le cheval puis pousse ensuite avec style. Tiers de banderilles anodin. Le LA QUINTA sera assez collaborateur dans une faena qui manquera de relief du fait du manque de forces l’empêchant de se livrer complètement, et pour le torero de baisser la main et de lier. Trois bonnes naturelles à distinguer de l’ouvrage. Malgré cela, Javier CORTES paraissait en mesure de couper une oreille jusqu’au moment de prendre l’épée. Deux pinchazos, le second étant bousculé avant une épée en travers et …18 descabellos. Désastre ponctué de deux avis. Silence pour le torero. Applaudissements au novillo.

 

 

Un negro bragado fin de type et d’armures  pour Ignacio.GONZALEZ. Il tourne le sabot avant droit lors des passes de capes. Une pique prise avec beaucoup de codicia, attaquant le cheval d’abord par l’avant, puis par l’arrière avec force coups de tête. Comme il s’affale lors du quite, on change le tiers. Il se montre mobile mais fade aux banderilles. Ensuite, il présentera les séquelles de cette faiblesse à la muleta, charge courte et en protestant à gauche. I.GONZALEZ se montre sans personnalité torera dans une faena décousue sans intérêt, s’attirant des sifflets par des desplantes déplacés (de toutes façons, dans nos contrées, même les desplantes bienvenus ne plaisent pas !) . Il en termine par une entière contraire suffisante. Silence.

 

 

 

 

Très brève vie publique pour le troisième LA QUINTA qui sort « barbero », c'est-à-dire faisant le tour du rond en rasant les barrières. Lors des premières passes de cape, tout le monde s’aperçoit que son sabot arrière gauche se déchausse. Mouchoir vert.

 

Le troisième bis est le sixième prévu, negro bragado, plus lourd que les précédents. Charge puissante et longue à la cape. Il se jette à la tête du cheval manquant lui infliger une cornada au cou. Il pousse ensuite de manière plus orthodoxe. Lors de la seconde rencontre, il réitère son attaque à la tête du cheval. Pique courte. Il se montre mobile aux banderilles du torero. Après, plus de son ni de lumière, le LA QUINTA passe d’abord au pas puis devient rapidement  parado. A. DE ARRIAGA se montre bien à la cape avec des mises en suertes et des quites élégants et variés. Aux banderilles en revanche, style agité « ferreresque » à cornes passées. Faena courte commencée par des cambios bougés au centre puis vite terminée faute de mobilité du novillo. Une entière en avant. Salut au tiers.

 

 

 Le quatrième, un novillo noir, bien fait, bien armé, est plein d’allant à la cape. Légère faiblesse de pattes. Une grosse pique poussée arc-bouté avec les reins, plaquant le cheval contre les planches. La seconde sera encore bien poussée avec style. Très bon tercio grâce aussi au bon travail du picador. Le novillo confirme ses qualités aux banderilles faisant briller la cuadrilla par sa mobilité et son agressivité. A la muleta, charge de qualité à droite, mufle contre le sable. Permettra aussi à gauche par une charge encastée. Un LA QUINTA complet de grande qualité. Javier CORTES avait montré beaucoup de sitio à la cape, réalisé une faena assez longue, un peu décousue mais comportant de bons moments, notamment à gauche. On s’attendait à ce que le torero tue de manière très décidée. Il se jette sur le novillo, le public applaudit avec enthousiasme cinq secondes…avant de s’apercevoir que l’épée fait office d’épingle à nourrice sur le coté gauche du novillo. Deux autres pinchazos et une atravesada finissent de refroidir, on le devine, l’ambiance. Silence pour le torero qui pouvait sortir en triomphe avec son lot en tuant de manière seulement moyenne. Novillo applaudi.

 

 

Le cinquième, un cardeño, d’une présentation autrefois habituelle ici, c'est-à-dire de très fort trapio, déborde le torero à la cape. Première pique poussée avec violence. Il faudra de longues sollicitations pour qu’il charge ensuite dans la seconde pique encore bien poussée. Le palco hésitera longtemps sur la nécessité d’une troisième pique avant d’y renoncer à la demande du torero. Le novillo se montre très rétif aux cites des banderilleros. Il se révèle assez compliqué à la muleta. Du coté droit, passant tête haute, menaçant à la fin des pechos. A gauche, attitude similaire, avec en plus, des sauts en milieu de charge et une tendance à coller au torero. Bref, du genio. En face, prestation transparente et ennui sérieux, Ignacio GONZALEZ ne montrant aucune qualité particulière sinon celle de tuer rapidement. Silence.

 

 

La sono grésillante ne permet pas de saisir le nom de la ganaderia du sobrero. Vu sa qualité, je pense que c’est un ami du ganadero qui a du saboter le micro. J’ai appris le lendemain que ce gros colorado ojo de perdiz appartient à EL QUIÑON, fer qui m’était totalement inconnu. Il démarre distrait avec une tendance à s’échapper de la cape. Il confirme cette mansedumbre dans la première pique même si sa puissance matinée de violence peut faire illusion. Mais il sort seul. Lors du second contact, il s’échappe du cheval aussitôt. Il reste mobile aux banderilles et prend une série de derechazos. Dans la deuxième série, il ne répète pas ses charges. A gauche, un essai où il se défend sans passer. Repris à droite, rideau, ce n’est plus qu’un bloc de marbre.

 

 

Angelino de ARRIAGA fait avec le potentiel de ce triste matériel, à savoir rien à la cape, pas grand-chose aux banderilles où il se montre cependant moins mauvais qu’au troisième et quasiment rien à la muleta. Il conclut façon Javier Cortes : une entière en travers et transperçante, cinq descabellos. Silence.

 

 

Bref, 2.25 H qu’on voit passer…

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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commentaires

el murciélago 22/08/2009 10:50

El Quiñon est le deuxième fer du Raso de Portillo.