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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 11:32

Un refroidissement pas seulement dû à la baisse de température qui nous fit nous couvrir à partir de la moitié de la novillada. La qualité du spectacle entraîna aussi la chute de confiance que l'on pouvait accorder à l'arène vicoise, qui avait le courage (ou l'humour?) d'afficher "La nuit du Toro"... En effet, on vit sortir un lot de présentation juste correcte pour la moitié d'entre eux et parmi ceux-là , un animal bizco à un point tel qu'on ne comprend pas que le Club taurin ait accepté de l'embarquer !

Au moral, il y a un sérieux ménage à faire dans la ganaderia de VALDELLAN et de nombreuses vaches peuvent prendre tout de suite la direction de l'abattoir. Car cinq de leurs rejetons déshonorèrent la devise par des comportements de mansos décastés traversant le ruedo en tout sens, fuyant les piques, refusant la cape, s'échappant de la muleta pour prendre querencia aux barrières, quasi-impossibles à aligner pour l'estocade, bref un florilège de tous les défauts rendant la lidia sinon impossible, du moins êxtrèmement compliquée. Le dernier, sans doute consterné par la production de ses cinq prédecesseurs, se montra enfin digne des qualités de sa race. Il était temps, sinon l'on faisait saluer le mayoral avec du goudron et des plumes !

David ESTEVE a du se demander s'il n'aurait pas mieux fait de prolonger sa convalescence. Pour commencer, un manso distrait et violent, fort inquiétant sur la corne gauche, face auquel il administre des séries brouillonnes à droite. Une éternité pour pouvoir le placer , un pinchazo et une entière très en arrière.

Le quatrième distrait, aux charges brusques, réserve ses charges à la cape et abuse les naïfs à la pique, faisant illusion et provoquant la chute du cheval en contournant et poussant avec rouerie plus qu'avec bravoure. On espère avec deux séries de derechazos initiaux mais le novillo juge qu'il en assez fait et manifeste le désir de sortir des passes vers les barrières, se défend à gauche. Encore un alignement fastidieux pour deux pinchazos et une entière basse et en arrière. Avis.

Joselito ADAME se résoud à montrer sa technique pour parvenir à capter le deuxième novillo, abanto. Une pique poussée correctement par distraction sans doute puis le naturel revient avec deux autres contacts dont il sort aussitôt. Dans la faena, un comportement pénible : andarin, distrait, ne se fixant pas dans la muleta, et finissant aux barrières. Epée horrible. Puntillero désastreux.

Le cinquième novillo ne permettra rien à la cape jusqu'après les piques, prises avec coups de tête. Un joli quite, ADAME confirmant qu'il est un capeador fin et varié. Là aussi, un début de faena illusoire mais après deux ou trois séries, le novillo décide de faire dans le genre de la maison, s'arrête à mi-passe et ne met plus la tête dans la muleta. Une estocade en forme de pin's, quatre pinchazos, un tiers d'épée et un descabello.

EL SANTO hérite de l'affreux bizco, faiblard et remportant la palme du plus manso de la soirée (pourtant la concurrence était rude !). Il renonce même à le banderiller. Rien à la muleta. Une demi-épée et un bajonazo du landais très circonspect devant l'ampleur de la difficulté.

C'est lui qui gagne le lot-surprise, à savoir le seul novillo de qualité. Il lui donne de très bonnes véroniques, et des chicuelinas très vulgaires. Le novillo prend deux piques avec style pour faire honte à ses frères. Ensuite, il se montre noble et mobile dans la muleta. On sortira une série à droite, un redondo inversé et deux pechos d'une faena où le SANTO donne l'impression de vouloir faire un maximum de passes dans un minimum de temps. Cette méthode étourdit le novillo et le public. Trois-quart d'épée ressortant vite, un pinchazo, trois-quart d'épée en travers .

ADAME et le SANTO bandérillèrent sans trop de peine ni de gloire. Un bon violin de fin pour le pontois.

 

Un public moins nombreux ( la fraîcheur ? le manque de notoriété de la ganaderia ?) et franchement peu pertinent dans ses réactions .)

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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