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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:29

 

 

 

 

Aurions-nous vu la même novillada dans la vieille enceinte de bois de Saint-Perdon ? J’en doute car la mobilité encastée de ces BALTASAR IBAN, dans l’exigü rectangle de la placita aurait ressemblée à une mouche se cognant aux parois d’un verre posé sur elle, d'où, on s'en doute, une probable confusion préjudiciable à la lidia.

 

Comme on pouvait le craindre, deux impressionnantes files d’attente aux guichets dès 16.45h. Et comme d’habitude, paseo retardé d’un quart d’heure pour pouvoir faire rentrer tout ce monde, soit une grande demi-arène. Les escaliers menant à la partie supérieure étaient fermés mais il fut aisé de quitter nos gradins soleil (22 €) pour passer à des balconcillos à l’ombre salutaire.

 

Premier novillo plutôt réduit qui se montre noble et faible dans la cape toujours originale d’Angelino de ARRIAGA. Une pique symbolique tient lieu de châtiment. Festival crescendo de banderilles à cornes, puis toro passé. Il en rajoute une quatrième paire, prime à la médiocrité, que Didier GODIN au palco n’aurait pas dû lui accorder. Faena sans vibration ni liant du fait de la faiblesse du novillo. Fin encimiste sans intérêt. Une bonne entière pasada lui permet de couper une bien petite oreille.

Le quatrième, un liston gaillard, le met sur la défensive avec le capote. Deux piques en soulevant et faisant tourner l’avant du cheval démontrent la force de l’animal, qui sort cependant seul de la seconde rencontre. Meilleur tercio de palos partagés avec DUFAU. La faena débutera prudente et finira décontenancée, la charge encastée et violente ayant vite raison de la fragilité morale du novillero. Vilaine entière en travers en se jetant dehors. Comme elle est entière dans le novillo, une bonne partie du gentil public le fera saluer. J’avais vu ce garçon bien à Saint-Sever mais ses deux sorties ultérieures ont fait beaucoup évoluer mon appréciation…

 

Thomas DUFAU ne sort pas indemne de cette soirée. Il avait pourtant bien débuté, avec calme pour canaliser à la cape la charge désordonnée du second novillo, aux armures abîmées. Un bon quite de trois chicuelinas serrées. Bonne poussée agressive lors de la première pique et un retour spontané et impromptu pour un second contact. Brindis à l’organisation de Saint-Perdon et en route pour une faena aux séries inégales. Une bizarrerie : Thomas réalise trois redondos inversés sur la corne gauche mais ne tentera même pas une naturelle ! Un pinchazo et une entière basse d’effet rapide n’entame pas l’enthousiasme du gentil public qui obtient une oreille et en aurait supporté deux ! Pourtant, Thomas n’a pas paru au-dessus d’un adversaire de qualité, noble qui transmettait.

Les pointes du joli cinquième ne sont pas brillantes. Mais son excellente charge longue et franche à la cape (agréable) le fait oublier. Style imparfait mais engagé du novillo dans deux rencontres sérieuses. Quasi-vuelta de campana à la sortie. Le quite de Thomas laisse penser que le novillo reste mobile. On le pense encore lors du tercio de banderilles. Les tentatives, bien trop longues, de cites pour un cambio nous font déchanter. Le novillo devient parado et les tentatives stéréotypées du torero pour plaquer une faena de porfia fatiguent. Conclusion en deux temps et salut au tiers indulgent.

 

 

 

 

Porta gayola et grosse rouste pour Juan Del Alamo. Pas de cornada mais un quasi-k.o. Le torero est emporté à l’infirmerie et en ressort comme un diable de sa boîte. Une série de véroniques démontre la qualité de charge du novillo. Une pique prise avec force et classe est suivi d’une légère. Le piquero sera fortement et justement applaudi. La faena sera médiocre du fait de nombreux (cinq !) désarmés et d’une absence de tentative à gauche. La caste piquante du novillo méritait mieux. Un pinchazo et une entière habile pour en terminer. Salut au tiers pour le novillero un peu décevant.

Le sixième novillo est le plus beau : un castaño oscuro très long. Dès le capote, sa classe éclate. Il prend une pique poussée mais en se tenant parallèle au cheval à l’entame. Très bon comportement aux palos faisant briller les banderilleros. Ensuite, une charge émotionnante par sa clarté, son caractère infatigable et exigeant, sa noblesse sans naïveté. Le novillero soutient l’épreuve sans faillir ni tricher mais sans la fluidité ni le relâchement dont on aurait rêvé. On espère une conclusion à la hauteur du novillo. Hélas, ce ne sera pas le cas : une entière engagée mais couchée et cinq descabellos nous font de la peine. Vuelta on ne peut plus méritée pour le novillo. Oreille dont Juan Del ALAMO aura l’ élégance de signifier qu'elle ne représentait  que le symbole d'une déception partagée.


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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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