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20 août 2005 6 20 /08 /août /2005 00:00

Samedi 20 Août 2005. Rion-des-Landes. Novillada sans chevaux

Temps nuageux et légerement venteux, frais en fin de spectacle

Durée: 2.15 H

3/4 d'aréne d'un public averti dans sa grande majorité

Présidence sérieuse de Philippe Darayan

 

2 erales de FRAILE DE VALDEFRESNO (1 et 3)

et 4 erales de HERMANOS FRAILE MAZAS (2, 4, 5 et 6)

pour:

Juan FERNANDO ( Oreille et  Silence )

Jorge JIMENEZ ( Salut au tiers et Silence )

Fernando DEL TORO ( Salut au tiers et Oreille )

-----------

 

Qu'on se rassure, pas de relents pétainistes dans ce titre ( à ce propos, pour les plus jeunes, rappelons que Vichy fut longtemps la ville la plus septentrionale où l'on organisait des novilladas) . La terre ne ment pas pour perpétuer des styles de toreros dans le paysage de la Fiesta Brava . Juan Fernando, torero complet et excellent banderillero représente ainsi la tradition des toreros venus d'amérique; quant à Fernando DEL TORO, il démontre que, quoi qu'on dise, il existe une expression personnelle  du toréo quand on vient  des  bords du Guadalquivir .

 

 

Parmi les particularités de la novillada sans chevaux figure la différence d'age éventuelle entre les erales . Le spectacle de cet aprés-midi le confirma puisque entre le 5ème né en septembre 2002 ( soit un novillo à un mois près ) et le 3ème né en avril 2003 , il y avait huit mois d'écart . La différence physique et de comportement fut patente . Dans l'ensemble, le lot fut intéressant, générant des combats divers,car conservant de la caste, parfois de la classe, ces qualités étant hélas parfois masquées ou atténuées par de la faiblesse de pattes .

 

 

Juan FERNANDO , très bon capéador , démontre ses qualités avec le premier eral . Difficile aux banderilles de montrer son talent du fait de l'étroitesse de la piste ovale et du caractère désordonné des charges du Fraile .La faena comportera de bonnes séries à droite. Le Fraile, moins clair à gauche, finit par accrocher, soulever et secouer le mexicain, le laissant un peu sonné. Il reprend ses esprits et termine d' une entière bien portée, un peu tombée mais d'effet rapide. Une oreille méritée et le Fraile applaudi.

Il débute par une larga à genoux serrée à gauche, mais il ne pourra ensuite que pratiquer un toréo de cape pour arrêter le Fraile qui ne met pas la tête. Même difficulté pour placer l' eral pour les banderilles mais l'animal possède une charge plus forte et comme le torero n'est pas du genre à biaiser, cela donne de l'émotion. A la troisième paire, la réunion est si serrée que la corne du Fraile accroche la cravate du torero ! Plus exposé, ce n'est pas possible. Le mexicain brinde à André Viard mais le Fraile s'avère manso s'échappant vers les planches à la sortie des passes qu'il veut bien prendre. Désespérant de l'en sortir, il opte pour un toréo de châtiment bien réalisé et l'expédie d'une épée très basse et en avant. Comme la mort du Fraile se produit rapidement, une partie non négligeable du public agite les mouchoirs ! Avec une fermeté louable ( contrairement à beaucoup d'occupants du Palco...) le Président ne cède pas.

 

Jorge JIMENEZ présenté comme "torero confirmé..." a été très décevant. Terne à la cape au premier Fraile qui donnait des coups de tête et de cornes, sa faena sera très superficielle face à l'eral qui finira le combat mieux qu'il ne l'avait commencé, témoignant d'une véritable caste, au contraire du torero bien vugaire qui termine avec une épée très laide, basse et en avant.

Confirmation face au cinquième de la médiocrité du garçon : sans sitio, toréant de maniére extrêmement prudente et sans personnalité un Fraile lourd et violent qui avait un trapio de novillo. Il possédait néanmoins des possibilités mais requérait de la part du torero engagement et sens de la lidia, qualités que le madrilène ne possédaient pas ce jour. Folie meurtrière pour conclure: dans l'ordre, deux pinchazos, une entière en avant, un pinchazo, un pinchazo profond en avant, un autre identique, un descabello...

 

Fernando DEL TORO m'a vraiment beaucoup plu par la finesse de son toréo. Il le démontre d'entrée à la cape avec des véroniques mains basses très allurées. La faena comportera de bonnes séries des deux cotés où le sévillan fait preuve d'un poignet permettant de bien conduire le Fraile avec temple et une réelle "planta torera" . Hélas, une épée vraiment atypique ( contraire, horizontale et en travers vers le coté droit de l'animal !) , suivie d'un pinchazo et de trois descabellos refroidira l'ambiance .

Il débute à la cape dans un style à contre-emploi avec deux largas à genoux et des parones. Le Fraile tombe, voire s'affale à plusieurs reprises. La faena débute donc à mi-hauteur pour éviter d'autres chutes. On craint donc le classique travail d'infirmier que l'on subit dans ces cas là . Ce sera beaucoup mieux pour deux raisons : la caste de l'animal d'une part qui se maintiendra et finira mieux d'une part et la justesse, la douceur du torero d'autre part. On distinguera d'excellentes naturelles longues, lentes et profondes . Un pinchazo et une entière en avant . Une oreille là aussi méritée.

 

 

                                                                                                                           Bronco

     

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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