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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 20:48

 

 

 

 Relire les propos tenus par l’ineffable Marie Sara dans le journal « S-0 » du 15 juillet 2010 pour y trouver  des perles telles que : « Nos cartels sont dignes des plus grandes arènes mondiales. » Se dire qu’il s’agit d’un humour involontaire ou de la pratique maîtrisée du second degré lorsque l’on examinait l’affiche de cette Miurada du dimanche.

 

Songer que ces bavardages seraient tenus pour négligeables si le lot de toros envoyé confirmait par sa présentation la volonté affichée de mettre « …de l’émotion tous les jours. »  Quoique. De l’émotion il y en eut. Mais pas celle espérée. Car c’est la frustration, voire la colère qui animait la partie du public la moins résignée. Cette dernière se réfugiant, fataliste, dans un silence désabusé.

 

La faute à une corrida de Miura guère impressionnante en volume, consternante dans ses armures, désolante par son manque de forces, agaçante pour deux tiers d’entre-elle dans son comportement. Pour compléter, ou plutôt noircir un peu plus ce tableau déjà bien sombre, on nous refourgua un vieux sobrero aussi lourd que faible qui passa le plus clair de son temps à rouler sur la sable dès que la muleta l’obligeait un tant soit peu.

 

« Mettre la barre trop haut ? » minaudait la blonde créative qui déclare avoir : « encore des idées pour dix ans de ferias. » Après cette entame, le difficile sera plutôt d’arriver à passer sous la barre.

 

 

 

Vendredi 16 juillet. 18heures. Arènes du Plumaçon. Première corrida de la Madeleine. Rempli au 9/10 ème. 2H10 de spectacle.

 

 

6 toros de MIURA (le troisième étant remplacé pour boiterie par un JAVIER VASQUEZ sorti en sixième position)

 

 

Pour :

 

 

J-J PADILLA (Silence et Silence)

 

RAFAELILLO (Salut au tiers et Vuelta)

 

Julien LESCARRET (Silence et Silence)

 

Le picador et les banderilleros de Rafaelillo saluèrent au 5ème toro.

Que dire sur la prestation de PADILLA ? Que l’on aurait du se souvenir de sa grande désinvolture des années passées au moment de songer à l’intégrer dans ce cartel. La mémoire trop courte des organisateurs nous a donc contraints à subir une année encore la vulgarité de ce torero. Depuis les sempiternelles largas de rodillas, suivies de véroniques sans grâce (avec pasito atras à gauche) Tercio de piques anodins avec lidia approximative. Le toro secoue la tête, PADILLA aussi. Deux paires de banderilles lointaines et un violin bien réalisé. Brindis au public pour ne rien faire ensuite, quelques passes isolées fort lointaines puis renoncement très rapide devant le genio du toro. Bajonazo aussi laid que délibéré.

 

Le quatrième déborde le torero à la cape. La lidia se montre aussi sérieuse que précédemment au tercio de piques. Les poses de banderilles sont si médiocres que même les plus naïfs des spectateurs s’en rendent compte. PADILLA brinde à la mairesse mais on ne peut pas dire qu’il aura fait un cadeau de grand prix à la première magistrate, t        ant le brouillon aussi informe que décousu, muleta tenue à bout de bras ne saurait être sérieusement qualifié de faena. Pour être honnête, le triste manso était fort désagréable. L’estocade bien portée et rapide sauva à peine les apparences.

 

 

 

RAFAELILLO aurait pu, en tuant mieux ses deux adversaires, couper deux oreilles, sortir en triomphe et sauver la corrida. C’est dommage pour lui qui l’aurait mérité. C’est tant mieux pour la morale taurine qui n’aurait pas  mérité que l’on  esquive ainsi la réalité d’une corrida aussi mal présentée.

 

Toreo de cape vibrant face à un premier adversaire fort peu piqué (picador curieusement très applaudi ?!) et économisé aux banderilles. La faena, le plus souvent à mi-hauteur du fait des forces limitées, montera progressivement de ton, le point d’orgue étant trois naturelles templées, longues et élégantes, données en citant muleta repliée et déclenchant la charge en la dépliant. Deux pinchazos, une entière verticale et delantera, un descabello pour venir à bout d’un toro à la noblesse partiellement gâchée par des forces très limitées.

 

Les flancs noirs du cinquième sont zébrés de coups de cornes. Sa propre corne droite est vite abîmée. Cape plus vibrante qu’harmonieuse et petit recul de la jambe sur le coté gauche. Deux piques poussées avec les reins et prises avec fixité. Le Miura  montre encore de la mobilité aux banderilles. Le torero brinde au JULI présent dans le callejon. La faena présentera des hauts et des bas, le toro alternant des réactions très avisées et des moments de plus grande noblesse. La faena s’avéra donc plus heurtée mais méritoire. Hélas pour le matador, le tiers d’épée ne fut pas décisif et un descabello le privèrent de l’oreille possible. Peu importe, le salut au tiers laissant monter l’ovation avant d’entamer une vuelta très applaudie démontrait la digne élégance de RAFAELILLO.

 

 

Qu’est venue faire Julien LESCARRET dans cette galère ? Son premier toro boîte bas et est remplacé après son écroulement consécutif à la première pique. On fait sortir le toro prévu en sixième. L’armure de ce Miura est affreuse : cornes comme en possèdent  les animaux de rodéo américain avec des extrémités plus que douteuses, celle de droite vite éclatée. Curieusement, peu de protestations du public que Marie Sara qualifie « connaisseur . »… En sus de ce tableau, une grande faiblesse. La pauvre bête ahane, soit lève la tête, soit s’écroule. Le torero tente quelques attitudes entre les écroulements. Trois pinchazos, une demie ressortant vite, trois-quarts d’épée et un descabello n’améliorent pas la fin.

 

Il hérite d’un JAVIER VASQUEZ de six ans, lourd oublié des corrales que l’empresa si respectueuse de l’aficion montoise n’a pas hésité à nous livrer. Après un pourtant léger châtiment à la pique, les pattes du lourdaud ne résistèrent pas et, au moindre cite, il glissa, s’écroula et fit des  roulades sur le sable du Plumaçon. Totalement désabusé, LESCARRET fut encore long à la mort.

 

 

 

 

 

 

Je n’étais pas (sans d’ailleurs le regretter ) du triomphe de samedi. Ma feria reprend dimanche.

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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