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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 19:15

Chronique de la première corrida de la Madeleine

 

 

 

Le Plumaçon était plein (et les places toujours aussi étroites !) à l’heure du paséo où le Juli, pressé, devança ses compagnons de trois bon mètres à l’arrivée sous le palco.

 

 

Traitons d’abord du lot de FUENTE YMBRO, bien présenté en gabarit et armures pour la catégorie de l’arène. Le quatrième était le plus beau mais se fracassa contre un burladero, et fût remplacé par un de ses congénères, d’une prestance un peu moindre. Certains se montrèrent physiquement un peu justes : le deuxième fut protesté par une partie du public, le troisième eut du mal à tenir la distance en raison d’une patte avant droite faiblarde. On ne mettra pas ces limites sur le dos des picadors car, hormis le troisième et le sixième (ce dernier avec plus de force), les toros ne s’employèrent guère au cheval. Le cinquième ne subit que deux piques quasi-symboliques.

Dans le reste du combat, tous affichèrent de la mobilité et de l’allant, les deuxième et cinquième étant les plus collaborateurs, à l’inverse le premier présentant le moins de facilité. On peut regretter cependant un manque de supplément d’âme chez ce lot, ce plus qui transforme une bonne en grande soirée.

 

 

Commençons par Matias TEJELA que je n’avais pas vu depuis longtemps et dont, au vu de sa prestation d’hier, je peux me passer pendant encore un bon moment. Un « pegapase », anodin à la cape, pénible à la muleta, toujours la jambe de sortie en retrait, approximatif dans son placement, avec une fin de faena « pueblerina ». Une estocade en perdant la muleta mais à l’efficacité très rapide qui lui permit de couper une oreille.

Lors de la  seconde faena, la qualité des passes fut à l’inverse de leur quantité. Entretemps, le public avait vu la différence entre le clinquant et le véritable. Malgré une nouvelle épée décisive, la part des naïfs restante n’était pas suffisante pour que la pétition soit majoritaire. Soulagement.

 

 

Et le JULI ? Lui aussi est parti à pied et ce n’est que justice. Face au plus compliqué qui balançait des derrotes à droite et ne se livrait guère, il fit le métier correctement, plus habilement que sincèrement pour conclure à l’épée. Comme il se trouvait bredouille à la sortie du quatrième bis, il fit l’effort, pour tirer la charge d’un toro rétif à démarrer mais qui chargeait ensuite avec force et noblesse. Après les redondos classiques du chef, ceux qui donnent le tournis, la faena atteint son sommet par trois redondos inversés puis un quatrième dans le sens normal, le tout sans rectifier sa position. Mais, à abuser de « porfia », il finit par agacer une partie du public. Et le saut de l’ange à l’épée tout en se jetant de travers me donna l’occasion d’un petit débat avec mon voisin de derrière qui n’avait « jamais vu une aussi belle estocade ! »  La pétition n’était peut-être pas majoritaire en nombre de mouchoirs, mais le niveau de décibels de ses partisans emporta la décision pour une oreille ne suscitant qu’un enthousiasme modéré durant la vuelta.

 

 

FANDIÑO n’est pas étranger à cette nouvelle lucidité du public du jour. En toréant avec une évidente simplicité et sincérité, en tuant avec un engagement admirable, il remit ses compagnons de cartel à leur vraie place.

 

Avec d’abord un aperçu à la cape lors d’un quite reposé au premier toro de TEJELA, puis un début par cambio serré au centre de la piste lors de sa première faena. Il enchaîna par des séries à droite en avançant la muleta loin devant, en chargeant la suerte, le tout avec rythme et temple. Un toréo naturel qui me faisait revenir en mémoire celui du César RINCON de la grande époque. Hélas, l’animal manquait de moteur face à la puissance de la muleta du torero. Une estocade de face d’une rectitude admirable fit tomber deux oreilles ratifiées par un public totalement ravi.

 

Le sixième, manso con casta, qui s’enfuyait de la cape, puis de la muleta, fut contraint d’y revenir et d’y rester par le fait d’un poignet technique et autoritaire. La démonstration de classe et de bon goût se renouvela à droite. A gauche, le toro se défendait et menaçait mais FANDIÑO soutint l’épreuve sans pouvoir toutefois parvenir à lier de véritables séries. Conclusion par ces manoletinas souvent vulgaires mais, en l’espèce, émotionnantes car très ajustées. Estocade à nouveau superbe après un pinchazo initial gardant l’épée.

 

En somme, une après-midi salutaire qui remet les idées en place.

 

Face au cinquième qui venait comme un avion, José Otero de montra magistral en deux paires de banderilles et salua très légitimement.

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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