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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:48

 

Chronique de la corrida du centenaire des Arènes de Villeneuve-de-Marsan

 

 

Thomas Dufau effectue sa vuelta, l’oreille de son second adversaire acquise. Lancées depuis les tendidos, trois poules blanches atterrissent sur le sable. Le torero ne s’en est pas rendu compte et son pied bute contre l’une d’elles. Il considère le gallinacé, se penche vers lui, et d’un geste sûr, attrape une de ses pattes pour se saisir du volatile, au grand plaisir du public.

 

Où il se vérifie que nous sommes bien au pays de la volaille et que le torero, s’il en était besoin, est bien reconnu des siens en démontrant, par cette dextérité, qu’il n’est pas landais pour rien.

 

______________

 

 

Quand à 19 heures, Manolo Gloria sort le mouchoir blanc, de nombreux spectateurs n’ont pu encore trouver place, resteront dans les escaliers et ne pourront s’asseoir qu’après le premier taureau.

 

 

Le premier Sotillo Rodriguez apparaît assez lourd et bas. Dans la cape de Julien Lescarret, les pattes avant qu’il jette ne paraissent guère solide. Le matador gagne du terrain puis le place pour un picotazo fort léger ou le taureau contourne le cheval par l’avant. Joli quite de Julien puis tercio de banderilles correct. Le matador de Pissos brinde à celui du Frêche et au novillero du Moun. La faena de Lescarret sera plaisante et aisément oubliable du fait d’un manque de profondeur d’une part et à cause de la noblesse mollasse de son adversaire d’autre part. Le meilleur moment fut un redondo droitier bien rythmé. Le Sotillo Rodriguez s’éteint et quelques manoletinas lointaines précédent un pinchazo et une entière contraire qui suffit à en finir et à faire sortir les mouchoirs. Oreille.

 

 

On se serre pour permettre à tous de prendre place et sort le deuxième taureau. Au micro, une annonce avait été faite pour prévenir qu’une corne était escobillée suite à un débarquement orageux. Même prévenu, voir débouler deux embouts de cornes aussi aigus que pour une corrida de rejon laisse quand même une drôle d’impression d’autant plus que, de surcroît, le pauvre animal boîte de la patte avant droite. Hormis un quarteron de protestataires, le reste du public ne parait guère choqué par l’imprésentable. Une rencontre symbolique contre le cheval de la cuadra Pimpi et l’on passe aux banderilles que Thomas prend pour honorer « son » public. Hélas, le Sotillo a pris querencia aux planches sous la présidence, d’où un tiers plus laborieux que brillant. La faena aura tendance à faire bailler tant le taureau est court de charge d’abord, arrêté ensuite. Thomas s’efforce et tire tout ce que l’on peut extraire de son triste adversaire. Toreo de porfia un peu pénible pour en terminer. Pinchazo, entière contraire et salut au tiers affectueux du gentil public.

Voici Mathieu Guillon qui reçoit un novillo rond et brocho. Charge vive et cape très, trop rapide. Pique vite relevée, le châtiment consistant surtout pour l’animal dans le soulèvement de l’avant du cheval avec la tête. Eprouvé, il s’affale en sortant.

Mathieu prend les banderilles et demande la musique que le palco avait tardé à lancer ! Première paire : 1 sur 2 ; deuxième rageuse et correcte ; violin classique pour finir. L’animal est faible et fade, d’où une faena sans aucune vibration. Toréant de ceinture, à mi-hauteur, Mathieu est mis en difficulté sur une série à gauche et que fait-il ? Une passe à genoux totalement incongrue ! On passe à deux redondos inversés, le second s’achevant de manière « pagaillous ». Cinq manoletinas vulgaires, une entière couchée. Descabello fulminant. Oreille locale.

 

 

Le quatrième Sotillo, d’un trapio correct, cornée du coté droit et serre un peu à gauche obligeant Julien à céder un peu de terrain à la cape. Courte pique prise avec entrain, mobilité agressive aux palos, cet animal présente de l’intérêt. Hélas, il se blesse lors de la dernière paire de banderilles. Rien à faire, le taureau conserve sa volonté de charger mais ne peut tenir debout. Julien prend l’épée et en finit un peu laborieusement. Applaudissements compatissants.

 

 

Le cinquième est bien fait mais petit. D’abord distrait puis canalisé par Thomas, il pousse et recharge dans une rencontre au cheval où la pique est, une fois de plus, vite levée. Quite serré et varié de Dufau. Le Sotillo se montre désormais intéressant aux banderilles. Début par cambio au centre puis la faena baissera rapidement de ton, la faute à un sabot déficient empêchant le taureau de se livrer. Vraiment dommage. Deux-tiers d’épée en place et d’effet rapide. Oreille logique.

 

 

Le novillo castaño chorreado qui sort ressemble à une carte à jouer ! Efflanqué à faire peur, il ne fera pas les affaires du boucher. Là non plus, personne sur les tendidos ne parait s’en offusquer…

Capote encore une fois électrique, deux paires de banderilles à cornes passées et un violin, Mathieu apparaît bien médiocre sur ce qui constituait ses points  forts.

Son point faible, on le connaissait : la lidia. Rien de nouveau sur ce point. Mathieu donne des passes mais ne torée pas, subit la charge un peu désordonnée mais sans malice de l’animacule. Quelques gestes pour donner le change. Mais après un pinchazo perdant l’épée, une entière d’effet rapide suffit à réveiller des gradins assoupis. Oreille d’illusion.

 

 

 

Arrivé assez tôt donc vu du 4ème rang pour 25 € , tarif de l’entrée générale.

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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commentaires

mathieu 11/08/2011 11:05



Nous avons vu la même chose, mais j’ai trouvé les cornes des toros très douteuses, j’espère que ce n’est qu’un problème d’alimentation au campo,
mais j’ai de gros doute…


Que les organisateurs
villeneuvois se rassurent, j’ai aussi des doutes sur certains lots lidié lors des Madeleine 2010, et 2011.Est ce l’exemple à suivre ?


Les toros qui finissent avec les
cornes en plumeaux, ça sent Afeitado…



Bronco 11/08/2011 13:34



A moi non plus, aucune armure ne m'a paru insoupçonnable.


Mais comme ( l'avertissement au micro ne me parait pas excuser la sortie d'un tel taureau ) le scandale de présentation du deuxiéme ne suscite aucune protestation , les organisateurs peuvent
avoir un sentiment d'impunité .