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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:59

 

 

 

Et, après tant de jours de météo désespérante, le soleil d’abord voilé puis brillant qui présida à l’après-midi tenait du miracle. La longue file d’attente aux guichets témoignait que la plupart des spectateurs avaient pris la décision de venir le jour même.

 

Sur les gradins, beaucoup de ciment visible, le public présent était très bien disposé avec les toreros et supporta avec stoïcisme les 2.30 H de spectacle qui m’en parurent le double.

 

Si le lot de novillos, nés entre janvier et avril 2009, présentait des armures larges et fines dans l’ensemble, les quatre premiers présentaient un gabarit bien modeste, les deux derniers relevaient le niveau de présentation, le cinquième étant vraiment superbe d’allure.

 

Au moral, rien de notable, premier compliqué et défensif, deuxième noble et fade ; troisième faible et vite arrêté ; quatrième sans caste avec de la brutalité ; cinquième, d’une noblesse confondante gâchée par une grande faiblesse ; sixième : faible et sans moteur.

 

Au cheval, le tableau reste très terne, la bravoure limitée associée au manque de force et aux capacités des piqueros rendit ce tiers bien pénible.

Bref, beaucoup de sujet d’inquiétudes pour les héritiers de Christophe YONNET…

 

Venons-en aux novilleros et d’abord à Mathieu GUILLON. Bien sûr qu’il est gênant de critiquer un garçon obligé de se débrouiller seul avec toutes les difficultés liées à cette situation. Avec de plus une cuadrilla qui ne l’aida pas beaucoup cet après-midi là. On ajoutera qu’il eut en charge les deux novillos les plus désagréables. Doit-on, pour autant, ne pas écrire qu’il rompit quasiment toujours à la cape, qu’il planta quatre paires de banderilles en dehors du berceau (plus deux violins) et qu’il ne s’accrocha guère devant le quatrième qui chargeait de manière intermittente et brutale ? Notons quand même qu’il fut plus rapide à l’épée que ses compagnons de cartel. Ce qui est peu pour Mathieu qui, rappelons-le prend son alternative dans deux mois et demi.

 

Manuel DIAS GOMES, venu en remplacement, reçut deux novillos très nobles et très faibles. D’où deux faenas longues, très longues car ses adversaires nécessitaient de multiples cites (bruyants) pour s’élancer dans la muleta (et …s’écraser en sortie de passe pour le cinquième). Le novillero portugais possède un gestuelle plutôt élégante mais sans personnalité particulière et, le plus souvent, tira des lignes plutôt que de toréer dans les règles. Avec l’épée, un festival : sept pinchazos et une entière en avant pour en finir avec le deuxième ; deux pinchazos et un bajonazo au cinquième. Pénible, très pénible. Et pourtant, il s’autorisa un salut au tiers dans l’indifférence générale !

 

Fabio CASTANEDA n’a rien fait de marquant à la cape, banderilla en sautant à la manière du Fandi, força les attitudes, toréant avec le pico, muleta accrochée, allant jusqu’à des desplantes bien malvenus face à deux novillos sans race et vite éteints. Il eut le culot de lever un bras triomphant après une entière à mi longueur du troisième novillo, suivi de quatre descabellos. Au dernier, le final est pire : un horrible mete y saca, un pinchazo, un tiers d’épée verticale posée en travers et quatre descabellos.

 

 

Deux heures trente d’UV pour 20 €.’

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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