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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 09:07

 

 

 

 

Toujours plus. Que peut-il faire de plus? Que doit-il faire de plus ? Monter sur le taureau ? Toréer avec un mouchoir ? Une main attachée dans le dos ? Je me posais ces questions en milieu de faena du JULI face à ce triste adversaire décasté qui passait et repassait sans style, sans rien de ce que l’on attend d’un taureau de combat. Donc, Julian LOPEZ en fit beaucoup, avec sa maestria, sa technique, sa science, son expérience, bref, tout ce qui lui vaut, à juste titre, l’admiration de tous.

 

Après de nombreuses séries sur les deux cotés, vinrent des redondos dans un sens, puis dans l’autre, des tourniquets aussi étourdissants pour l’animal que pour nous, toute la panoplie (et elle est vaste !) du savoir de la figura. Le saut du jeune ange pour en finir. Enthousiasme et mouchoirs. Deux oreilles. La routine.

 

Mais, à moyen terme, l’écueil réside dans le principe du dressage. Le public se lasse du numéro et en veut toujours plus. Le JULI se devra donc d’inventer encore et encore pour parvenir à masquer la fadeur, la médiocrité, l’indigence de ses sparring-partenaires. On mesure toute la limite de cet exercice lorsque les cinquante ou soixante passes face au second GARCIGRANDE ne suscitèrent qu’un silence poli du fait de quelques scories dont deux désarmés

La Fiesta Brava n’a perduré jusqu’à nos jours que par l’émotion que procure la caste de son protagoniste essentiel. Si on le remplace par un faire-valoir, la fin est proche.

 

 

 

Restent, pour retarder l’échéance, des artifices comme ceux de Daniel LUQUE. Avec deux taureaux présentant le meilleur équilibre de l’alchimie de la ganaderia commerciale : noblesse docile avec un zeste de piquant, le garçon m’a paru franchement très bien. Toreo de cape mains basse très rythmé. Muleta allurée utilisant au mieux la longueur de la charge. Inspiration très torera pour remater ses faenas par des séries de passes d’une élégance originale.

 

Deux estocades engagées. Le Président lui ayant curieusement refusé la seconde oreille qu’il avait accordée au stakhanoviste chef de lidia. Donc LUQUE sortit de la plaza à pied mais à la hauteur, sur cette soirée, du triomphateur.

 

 

 

Parlons de Thomas DUFAU. Entre la puissance scientifique du monstre et l’exquise délicatesse de l’artiste, il ne lui restait que très peu de place. Il hérite du faiblard et innocent taureau d’alternative. Faena courte et fade qu’une grande épée aurait pu sauver. Mais pas deux estocades médiocres entrecoupées d’un descabello malvenu.

 

Ce ne fut guère plus brillant face au dernier, un manso bonasse. La faena s’étirait en longueur, l’ennui gagnait les tendidos. On se mit à craindre une issue bien terne devant les difficultés du torero pour la mise en place finale.

 

Mais, cette fois, final heureux, pour une conclusion par une estocade décidée qui fit tomber une petite oreille qui ne promet rien pour la suite mais qui suffit au bonheur du jour.

 

 

 

Soleil un peu voilé après un tiers de la corrida. Température de saison. Arènes pleines. Président (Guy Bournac) en retard de cinq minutes, ce qui, sauf raison majeure, est inexcusable. Salut des banderilleros de Daniel Luque au cinquième taureau. Durée de la corrida : 2.25 H.

 

Vu du rang 4 du tendido ombre, hauteur depuis laquelle on peut apprécier l’ « aigu » des pointes…(73€).

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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