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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 20:19

 

 

Roquefort avait donné satisfaction en terme de bétail mais Rion (y aurait-il une bénédiction pour les arènes en bois ?) a fait mieux car les novillos de qualité ont trouvé en face d’eux des opposants qui pouvaient et qui voulaient.

 

Et si l’affluence était plus mince que d’habitude en quantité, la qualité était au rendez-vous, le public comprit les difficultés des piétons et les soutint.

 

Malgré la chaleur étouffante, il n’y avait aucun signe de somnolence dans les gradins car on ne s’ennuya jamais.

 

 

_______________

 

 

Le premier VALDEFRESNO apparaît en dessous des canons habituels de présentation en ces lieux. Mais au moral, il affiche violence et genio. JIMENEZ doit s’employer pour canaliser la charge. Aux banderilles, le SANTO fait mieux que le SAN GILEN. Faena batailleuse, tête désordonnée et retours très secs contre aguante et technique, JIMENEZ s’en sort et conclut avec ¾ d’épée. Salut au tiers.

 

 

Le deuxième correspond aux critères « rionnesques » et, à l’instar du sixième, aurait fait honte à certaines sardines sorties dans les deux capitales landaises. A la cape, il charge avec puissance et violence. Le métier déjà affirmé de MARTIN n’est pas de trop ! Panique aux palos malgré des vieux routiers des cuadrillas. La faena est brindée au public et le torero doit composer d’abord avec des coups de têtes de son adversaire. Deux séries méritoires car le FRAILE s’avise dès la seconde série. Une série à gauche guère plus rassurante et David reprend à droite et subit une très dure voltereta ! On le relève et on tente de le sortir d’un k-o debout. Après beaucoup d’eau sur la tête, il revient encore un peu sonné et, après trois naturelles bien données, il reprend une rouste sévère. Re-soins et une entière très basse que personne ne siffle vu l’intensité du combat. Silence.

 

 

Le troisième novillo est bien fait et comme les autres, débarque comme un train à grande vitesse. Brandon CAMPOS soutient impavide l’impétueuse charge dessinant de plus un toreo de cape de qualité. Tercio de banderilles encore éprouvant pour les péons. Brindis au public et entame par le bas plein d’autorité et de calme. Deux très bonnes séries à droite. Le mexicain s’éloigne un peu avant de préparer un cite pour une autre série. Pas le temps. Le FRAILE, aux aguets, part sur lui comme une fusée et ne manque pas sa cible. Deux coups de corne au niveau de la ceinture expédient le novillero à l’infirmerie puis à l’hôpital de Dax. Curieusement, c’est David MARTIN qui expédie, non sans danger, le novillo.

 

 

Une annonce au micro nous donne les explications. Un malaise de JIMENEZ après le premier novillo avait laissé seul MARTIN. Encouragé par VICTORINO fils, il va s’envoyer en suivant deux novillos sans avoir donné vraiment l’impression d’être totalement remis de la secouée reçue.

 

Le quatrième FRAILE est encore un dur à cuire dès sa sortie. Confusion une nouvelle fois aux palos. Faena inégale et ambulatoire avec des bons moments à gauche par des naturelles de trois-quarts face fort allurées, moins accomplie à droite. Un pinchazo suivi d’une entière bien portée. Oreille.

 

Le cinquième, sobrero, un jabonero sucio, jette les pattes avant (faiblardes) dans la cape. Le SANTO doit saluer pour deux très bonnes paires de banderilles. Début de faena où le novillo confirme sa faiblesse mais se montre en plus andarin. Une noblesse un peu fade n’empêche pas David MARTIN de faire étalage d’un toreo distingué, fin et précis. Encore une entière décidée et deux oreilles légitimes.

 

 

JIMENEZ sort aussi pâle que décidé de l’infirmerie pour accueillir son très sérieux second adversaire qui serre à droite au capote. Le SAN GILEN est à la brega pour les banderilles. A l’issue du tiers, toujours souriant et décontracté, un peu trop, il amène le novillo vers le burladero situé sous la présidence. Le FRAILE saisit cette seconde de facilité, accélère, rattrape l’imprudent juste au moment ou celui-ci tente de se jeter dans l’abri. Il le crochète pour lui envoyer un sérieux puntazo au mollet gauche. Pour faire bonne mesure, il dégage une, puis deux planches de la barrière, et châtie, sans trop de mal, la jambe d’un autre membre de la cuadrilla.

 

Début très « tomasiste » de JIMENEZ par statuaires et passes du mépris. Ensuite, faena pleine d’enthousiasme communicatif. Certes, il y aurait à redire (pico, toreo avec le buste « cassé » ) mais aussi des qualités de mando permettant de longues naturelles et des pechos superbement enroulés. Deux-tiers d’épée efficace (avec l’aide des enteradores…) pour deux oreilles qu’on ne chicanera pas à un gamin plein d’énergie vitale. Vuelta posthume pour un novillo plein d’allant et de noblesse encastée.

 

 

Sortie en triomphe des deux novilleros. Salut du ganadero qui nous a rappelé, par la qualité de ses erales, que seule la caste peut sauver la Fiesta Brava.

 

 

Entrée générale à l'ombre : 20 €

 

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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