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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 20:34

 

Retour sur les novilladas d’Hagetmau et de Villeneuve

 

Désormais, les vueltas des toreros sont l’occasion de voir atterrir sur le sable un inventaire à la Prévert. On connaissait les fleurs, les couvre-chefs de toute sorte. Lundi, puis mardi, ce sont des baskets, des tongs, des coussins (il faudra expliquer à certains que le jet cet accessoire est plutôt lié aux broncas) des bonbons, une bouteille de bière allemande de deux mètres de haut et, pour conclure mardi, une pintade vivante portant un foulard de festayre.

En dehors de ces fantaisies et du gag qui vit une oreille lancée dans les gradins finir sa course sur le toit des arènes, quels enseignements peut-on retirer de ces deux novilladas ?

Sur le public d’abord. Les gradins d’Hagetmau étaient bien garnis lundi, plus qu’il y a deux ou trois ans d’après mes souvenirs. Mardi, il restait fort peu de places vides dans la placita villeneuvoise.

Avec cette assistance supplémentaire, on constate (lien de cause à effet ?) une bienveillante indulgence qui laisse pantois. Une kyrielle d’entrées (façon de parler…) à matar suscite à peine quelques sifflets, moins en tout cas qu’un puntillero maladroit. Six paires de banderilles posées à 45° après avoir passé le berceau n’empêchent pas un salut du torero. Ne parlons même pas des estocades. Qu'elle soit assez enfoncée et peu importe sa position. Les « enteradores » entament aussitôt une sarabande infernale sans qu’il se trouve un spectateur pour y trouver à redire.

Faut-il revenir sur les oreilles coupées ? J’ai dit combien les deux de Mathieu GUILLON en Chalosse relevaient d’un enthousiasme naïf du public devant deux prestations d’un novillero aussi malin qu’un camelot.

A Villeneuve, scénario un peu différent. Les novilleros landais jouaient chez eux et le public leur était acquis avant le paseo. Que dire de leur prestation ? Thomas DUFAU a maîtrisé la situation. Les mains en haut du guidon dirons-nous car cette expression traduit, voire trahit une facilité qui m’a semblée un peu gênante. Avec le meilleur lot : son premier possédant une charge de classe à gauche, son second servant le plus ; il construisit deux faenas proprettes, avec parfois de bons moments mais sans faire le pas de plus dans le terrain du novillo. Ce geste aurait été pourtant conforme à ce que l’on pourrait  attendre à présent d’un novillero en tête de l’escalafon. S’il ne le fait pas avec ces adversaires, et chez lui, quand et où le fera-t-il ?

Il serait peut-être aussi temps de sortir des faenas stéréotypées. Être sérieux c’est bien, être austère l’est moins. Depuis des décennies d’aficion, j’ai vu défiler des cohortes de novilleros « punteros » aussi à l’aise que Thomas. Ils ont ensuite pris l’alternative et ont plongé très rapidement dans la fosse abyssale des toreros oubliés. J’aimerais tant voir, après Julien, un torero d’ici parvenir à bâtir une carrière. Qu'il évite de perde ses chances en chemin. L'illusionner avec complaisance, ne pas être exigeant avec lui, serait le plus mauvais service à lui rendre.

Parlons de Mathieu. Un charisme évident. Un don pour se mettre le public dans la poche. De la décision aux bons moments. Des qualités artistiques indéniables. Et, à coté de cela, des recours techniques très limités pour l’heure. Et une propension à céder à la facilité. Est-il possible avec ces atouts de se frayer sa place ? Difficile de le dire. Son abattage souriant plaide pour lui et l’on vient à songer qu’il pourrait ainsi suivre la voie de son mentor.

Ces quelques pensées pour remplacer deux comptes-rendus que je n’avais ni trop le temps ni trop le goût de faire, tant ces spectacles étaient, dans des registres différents, imparfaits. 

 

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 21:50

19 H . Temps nuageux avec une brève averse lors du troisième novillo. Température agréable. Quasi-plein. Présidence de J-J Gloria.

 

6 novillos de MARTINEZ GALLARDO

 

pour :

 

JIMENEZ FORTES (Salut et Oreille)

 

Thomas DUFAU (Oreille et Deux oreilles)

 

Mathieu GUILLON (Oreille et Oreille)

 

 

Un lot de novillos d'un gabarit moyen mais fins de type avec des armures supérieures à la moyenne. Comportements divers mais servant dans l'ensemble hormis le premier, manso querencioso et le quatriéme noble mais faible.

 

 

JIMENEZ FORTES a été  fort mal servi mais a donné envie de le revoir du fait d'un toreo sérieux et élégant.

 

Thomas DUFAU tranquille, facile, a torée juste et sobrement sans donner peut-être le maximum par rapport à deux adversaires qui permettaient  beaucoup . 

 

Mathieu GUILLON s'est montré moins pueblerino que la veille, plus concentré. Face à un premier adversaire sans relief, il alterna le bon et le moins bon. Face au compliqué dernier, il fit front, banderillant avec volonté et engagement cette fois-ci . Il tua efficacement les deux fois.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 20:38

Hagetmau. Lundi 2 août 2010. Temps nuageux devenant menaçant au deux-tiers du spectacle. Température agréable. Trois-quarts d'arène.

 

 

6 novillos de Miura de présentation médiocre et très inégale.

 

 

Peu de bravoure, peu de forces, peu de caste, peu de présence dans l'ensemble pour ce lot . Seul le sixième présentait du poder et faisait honneur à la devise bien défraichie de nos jours.

 

 

GOMEZ DEL PILAR : limité, plutôt maladroit et sans engagement : Silence et Silence.

 

Mathieu GUILLON: a très bien su toréer la partie naïve du public chalossais . Succès en toc et des questions sérieuses à se poser. Oreille et Oreille.

 

Esau FERNANDEZ : Confirme qu'il possède une personnalité torera et des qualités. Le sixième Miura était cependant un peu trop encasté pour ses capacités actuelles : Oreille et Applaudissements.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 22:42

 

 

 

 

En apprenant le vote catalan contre la corrida, j’ai songé à la phrase de cette vieille  chanson : « Les loups » qu’interprétait Serge Reggiani.

 

S’agit-il, hypothèse optimiste, seulement de querelle nationaliste utilisant la Fiesta Brava comme symbole du rejet de l’identité espagnole ou, hypothèse pessimiste, de l’amorce d’un mouvement pouvant être contagieux.

 

Nous vivions plus ou moins cachés, donc plutôt heureux. Nous voilà sous l’éclairage criard des médias, prompt à saisir un de leurs « marronniers » favoris. Les débats sur la corrida, c’est vendeur Coco !

 

Comme tout aficionado, j’ai entendu, consterné, les pires inepties débitées par ces radios où la démagogie de la parole, pardon du « témoignage » de l’auditeur, l’emporte sur la réflexion ou l’analyse.

 

Plus grave. Europe 1, le 29 juillet, 7.15H, offre cinq minutes à J-P Garrigues, vice-président du CRAC. Celui-ci termine le discours éternel dont on connaît la teneur en déclarant que ceux qui vont aux arènes se contentent de cet «ersatz » faute de ne pouvoir assister aux exécutions en place publique (on voit de quel coté se situe l’abjection). Et l’animateur de laisser tranquillement tenir ces propos sans manifester la moindre remarque.

 

Force est de constater que la balance médiatique nous sera toujours défavorable. L’époque est à la simplification pour tout. Et, s’il est aisé de proférer des énormes imbécillités et de stigmatiser l’ « horreur » de la corrida, comment faire entendre, comprendre la profondeur de ce mystère qui nous attache viscéralement à un spectacle à nul autre pareil ?

 

Quelle est donc notre meilleure défense ? La solidarité entre aficionados d’abord, nous qui sommes si prompts à nous entredéchirer. Une lutte ensuite, pour conserver l’authenticité d’une fête sauvage si souvent dévoyée. Mais pour ce combat, l’ennemi le plus redoutable est à l’intérieur de la citadelle.

 

Que certains taurins qui poussent des cris d’orfraies s’interrogent donc sur leur part de responsabilité sur le discrédit de la corrida. Nous sommes prêts à la défendre. Qu’ils fassent en sorte de ne pas donner des arguments à ses adversaires.

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 19:58

 

 

26 juillet 2010.Corrida d’Orthez : « L’auberge espagnole »

 

 

6 toros de DOLORES AGUIRRE

 

Pour :

 

Julien MILETTO : Silence et Silence

 

  Ivan FANDIÑO : Silence et Silence

 

                             Alberto LAMELAS : Vuelta et Oreille

 

 

Vuelta posthume à « Clavisero » lidié en troisième position. Salut du Mayoral à l’issue de la course.

 

Prix « Roger Dumont » récompensant le meilleur tercio de pique attribué au picador ayant piqué le cinquième toro.

 

 

Arènes emplies au trois-quarts. Temps gris et température très agréable. Présidence technique : Bernard Dussarat.

 

 

__________________

 

 

Pourquoi « L’auberge espagnole » ? Ce titre m’est venu en repensant à ce lot de taureaux de DOLORES AGUIRRE qui présentait à la fois des similitudes et des différences de comportement, avec comme point commun, une présence qui maintient un intérêt constant pour le public indifféremment de son niveau de connaissance taurine. On ressent alors l’essence même de la Fiesta Brava si souvent dévoyée. Dans cette auberge, les plats eurent donc des saveurs diverses mais ne furent jamais fades.

 

 

__________________________

 

 

 

C’est le n° 19 « Burgales », remplaçant un frère qui s’était abîmé au débarquement qui déboule. Il affiche cinq ans et demi, avec un trapio respectable et des armures en rapport.

 

Au dessus du burladero, il allonge le cou comme pour embrasser le péon. Julien MILETTO tente bien de le faire passer à la cape, en vain. Il freine et ne se livre pas, fléchit des pattes avant.

Sortent les chevaux pour une pique bien poussée en deux temps suivie d’une autre où il trouve plus judicieux de contourner le cheval pour le pousser par l’avant. Retour à un comportement plus orthodoxe pour la troisième rencontre où le picador relève la pique aussitôt après le contact.

 

Le tiers des banderilles est anormalement amputé alors que seulement deux banderilles sont sur l’animal qui présente une charge vive et désordonnée.

 

Lors des premières passes, réapparition de signes de faiblesse des pattes avant. La faena de MILETTO se fera donc à mi-hauteur, le D.A raccourcissant très vite une charge ponctuée de retours très prompts et violents sur les pechos. Pas grand-chose de très toreros et surtout pas les redondos en se tenant au flanc de l’animal !

 

Pour conclure ; trois pinchazos prudents et trois-quarts d’épée en avant. Julien MILETTO parût peu à l’aise tout en lui concédant que rien n’était simple devant ce client un peu faiblard mais violent et apprenant vite à se défendre plus qu’à collaborer.

 

 

 

 

Arrive « Cigarrero II », dont on pourrait penser que l’on a versé un bidon de pétrole brut sur le dos. Les armures sont bien dirigées et lui permettent de serrer puis d’arracher la cape d’Ivan FANDIÑO.

 

Il confirme ce caractère ombrageux dans les deux rencontres contre le cheval mais sortira seul de la seconde pique.

 

Balade en tous sens dans le ruedo lors du tercio de palos où les banderilleros démontrent une confiance très limitée.

 

Mme Dolores AGUIRRE reçoit son premier brindis et le torero du nord attaque de manière très élégante par des doblones genou plié. Il ne se dégonfle pas lors d’une première série droitière bagarreuse. Après un bref essai à gauche qui respire le mauvais coup, il y aura deux autres séries à droite genre combat de rue.

 

Hélas pour le kop venu de bizcaye, le bon moment est passé et les difficultés vont venir. De la longueur pour aligner l’adversaire, un désarmé et surtout un final peu brillant  un pinchazo hondo en prenant le boulevard, un tiers d’épée et le second descabello quand sonne l’avis.

 

Oubliés la bonne impression de l’entame de la faena et le fait que le torero ait fait front face à un taureau violent. Pour couper, il faut tuer et la volonté lui a manqué à cet instant.

 

 

 

 

Voici « Clavisero », né en décembre 2004, lourd et fort armé qui sort lui aussi avec grande vivacité. Encore un comportement défensif et brutal au capote.

 

Il met les reins et pousse fort dans la première rencontre. Il  revient avec spontanéité mais beaucoup moins d’acharnement à la deuxième. Toujours de l’allant et à nouveau de l’engagement dans la troisième, poussant par à coups. Enfin, un dernier élan de loin pour un quatrième contact avec le regaton.

 

LAMELAS prend les banderilles pour trois paires dans le terrain où se cantonne le D.A, soit près des barrières. Première pose médiocre, seconde sans temps d’arrêt, violin correct pour finir.

 

Brindis au public et c’est parti pour un premier cambio où le torero avance prudemment d’un pas salvateur au moment de la passe. Un second puis un pecho. Le D.A possède une belle charge longue des deux cotés, baissant la tête et qui transmet. Le torero avance bien la muleta mais le geste brusque empêche des enchaînements qu’autoriserait la classe du taureau.  En bref, une faena de très médiocre qualité avec un desplante mal venu. L’estocade est engagée mais résulte basse et en arrière.

 

La pétition d’oreille est forte mais le Président, geste à l’appui, fait savoir au public qu’il ne l’accordera en aucun cas du fait de l’emplacement de l’épée. Voilà, c’est ainsi. Peut-être (et ce serait intéressant) Mario Tisné pourrait venir ici nous donner son avis sur cette attitude.

 

Péripétie. L’important étant la qualité de ce D.A âgé qui permit un très bon tiers de piques et possédait une vraie classe sans naïveté à la muleta. Alberto LAMELAS m’a paru très en dessous de son adversaire mais ce n’est pas un grand muletero d’une part et le pauvre diable est loin de toréer tous les dimanches d’autre part.

 

 

 

"Carafea" est long et ensellé. Son armure a moins d'allure et l'embout de la corne droite sera rapidement éclaté. Lui non plus ne met guère la tête dans le capote et ne répète pas.

 

Sa charge très rapide provoque un "susto" pour MILETTO surpris au moment de la mise en suerte pour les piques. Note médiocre pour ce D.A qui entame son contact avec violence mais sort seul. Le scénario se répètera à l'identique pour quatre autres brêves rencontres.

 

Confirmation de cette mansedumbre aux banderilles. Il court de manière erratique dans le ruedo et accuse la piqure des harpons.

 

Brindis à la ganadera qui manque de peu d'être décapitée par le jet de la montera ! Un joli début alluré pour le toreo de châtiment. A droite le taureau suit bien la muleta tout en protestant de la tête.  A gauche, le toro va "a mas" dans la première série. On pense à une possible bonne faena mais d'accrochage de muleta en petits signes de doute, cela va se dégrader quelque peu. Une entière très basse noircit le tableau et laisse l'impression diffuse que Julien MILETTO a perdu une occasion de succès.

 

 

 

Survient "Langosto" , un colorado plus léger que le reste du lot. Bizarrement, l'orchestre joue une jota avant de s'interrompre.  Cet exemplaire a plus de charge à la cape mais Fandiño est brouillon.

 

Superbe première pique où le D.A part de loin et pousse avec force, fixité et enthousiasme le (lourd , trop lourd...) cheval le repoussant, le soulevant et le clouant contre la barrière. Lors des deux autres rencontre, il baissera nettement, se contentant de faire tourner le cheval et sortant seul.

 

Aux banderilles, lors de la pose, il jette spectaculairement la tête vers le haut.

 

La faena commencera bien avec une charge noble à gauche. A droite, la muleta est souvent accrochée et le comportement du D.A change. Il s'avise, soulève le torero sans mal, le cherche au sol . A partir de là, rideau ! Il refuse obstinément tout cite.

 

Un pinchazo et une entière basse.

 

 

 

 

Pour conclure, "Cigarrero I" sort. Ressemblance troublante avec le "II", le bidon versé semblant simplement un peu moins rempli.

 

 

Novillero, LAMELAS faisait systématiquement des largas à "porta gayola". A présent, il est passé à la plus commune larga près des barrières. Après celle-ci, on put se désoler que le seul animal qui possédait une belle charge longue à la cape soit aussi mal utilisé par un capote brusque et vulgaire.

 

Le taureau, un peu distrait est mis en suerte pour une pique de mauvais style, se tenant parallèle au cheval, puis deux autres meilleures dans la manière mais poussées médiocrement et sortant seul .

 

 

Le torero prend les banderilles : une paire sur taureau arrêté, une seconde au razet, un violin correct. Tercio long et pénible, cet animal mansote ne se prêtant guère à l'exercice.

 

Brindis à Xavier KLEIN pour une faena qui me ravit par la classe de la charge du D.A et qui me désola par la triste exploitation que LAMELAS en fit. Brouillon, superficiel, brusque, le torero était à un kilomètre en dessous de la qualité de son adversaire.

 

Une entière desprendida qui , dans le code du Président, ne justifiait pas de résister à la  pétition populaire.  Oreille donc.

 

 

 

 

 

Et une sortie des arènes en songeant  que l'on avait vu bien plus de toros en une soirée que dans toute une Madeleine...

 

 

 

Vu du Tendido 4 plus sombra que sol en ce jour : 39,90 €

 

 

 

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:45

Temps gris , température agréable. 3/4 d'arène.

 

6 toros de DOLORES AGUIRRE (vuelta posthume pour le troisième, salut du mayoral à l'issue de la corrida)

 

pour:

 

Julien MILETTO    : Silence et Silence

 

Ivan FANDIÑO      : Silence et Silence

 

Alberto LAMELAS  : Vuelta  et Oreille

 

 

Prix Roger Dumont  pour la meilleure pique attribué pour le tiers du 5ème toro.

 

 

Ce sont les toros de DOLORES AGUIRRE qui ont assuré l'essentiel du spectacle. Très bien présentés dans l'ensemble, avec, suivant les six animaux plus ou moins de sauvagerie, de force, de noblesse, mais  avec pour tous cette présence qui donne sa vérité à la corrida.

 

Le trio de toreros parût très pâle et limité face à cette caste. LAMELAS fut débordé par l'allant étonnant du sixième toro dont la charge avait de la classe.

 

 

 

 

Je reviendrai en détail sur cette bonne soirée...

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:58

 

 

 

Après Guillaume François hier, voici la suite des justifications (S-O du 22.7.2010). Morceaux choisis et commentés :

 

-Marie Sara : « Le bilan est négatif, mais pas catastrophique. Je sais assumer échecs comme triomphes. Mon job, c’est d’amener les meilleurs toreros face aux meilleurs élevages. Sur le papier, c’était le cas. Après mon rôle s’arrête à la sortie du toril : si les toros ne servent pas, je le subis aussi. »

 

Assumer peut-être mais pas au point d’être visiblement présente dans le callejon l’après-midi de la dernière corrida. Et si le « job » consistait, en plus de choisir les meilleurs élevages, de vérifier si les toros embarqués étaient bien les toros choisis et, dans la négative, de réagir…

 

 

 -Et Geneviève Darrieussecq de la soutenir : « …Elle n’est pas en cause, il n’y a pas d’erreur de casting, elle a travaillé consciencieusement (…) Je suis simplement déçue de la manière dont les toros sont sortis. »

 

Et en aucune manière de la présentation, Madame le Maire ?

 

 

 

-Geneviève Darrieussecq : «…On va continuer, de plus belle, à privilégier le toro. Avec du trapio et plus de cornes devant. Un éleveur comme Garcigrande l’a compris. »

 

« On va continuer »...Discours volontariste, mais il vaudrait mieux parler de corriger car, au moins pour trois des cinq corridas, le compte n’y était pas. On est au moins heureux de savoir que Garcigrande a compris, mais un peu tard. Dommage que personne ne lui ai dit avant.

 

 

-Geneviève Darrieussecq à propos de Marie Sara : « Que les machos arrêtent de lui chercher des poux sur la tête ! C’est vrai, elle crée une attente supplémentaire, on avait l’eau à la bouche depuis l’an passé. Mais que personne n’oublie ce qu’elle nous apporte en terme d’ images. »

 

On pouvait s’y attendre : voici l’argument du sexisme qui ressort ! On en voudrait d'abord à Marie Sara  d'être une femme  comme on reprochait, mutatis mutandis, à J-P Rives d’être trop visible sur un terrain de rugby. Ce  système de défense n’est guère convainquant car à force de jouer sur la communication, on s'expose à être punie par là où on a péché. Et l’image taurine de Mont-de-Marsan ressort plus ternie par cette Feria que redorée par la blondeur de cette communicante.

 

 

-Marie Sara d’ajouter : « …la guerre interne que se livre le milieu taurin français… »

 

La boucle est ainsi bouclée. Après le machisme, la théorie du complot. Après les grincheux sceptiques, les méchants critiques sont montrés du doigt.

 

Décidément, tout est politique…

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:19

 

 

 

 

Entendre le public qui huait  et  scandait « Des toros, des toros ! » à l’issue de la dernière corrida de cette Madeleine aurait rappelé des souvenirs et fait sourire Chopera, lui qui subit le même traitement lors de sa dernière année où il avait en charge l’arène montoise.

 

A la différence qu’il était alors présent dans le callejon pour recevoir ce traitement quand ses successeurs brillaient hier par leur absence.

 

C’est donc la commission taurine qui fait face aux critiques quand on aimerait entendre les explications de celle qui sut, depuis sa nomination et jusqu’ avant la Feria, se répandre dans la presse pour clamer son amour et son profond respect pour l’aficion montoise.

 

Guillaume François monte donc au créneau pour nuancer le bilan dans S-O » du mercredi 21.7.2010 : « …En termes d’oreilles et donc de contentement du public, cela sort moins bien que les deux années précédentes. Il faut toutefois rappeler que si quelques épées de plus étaient rentrées, le résultat aurait été tout autre. Rappelons-nous que Rafaelillo contre les Miura, d’Enrique Ponce face aux Garcigrande et d’El Juli qui frôle la queue, quelque chose qui n’est pas arrivé depuis plusieurs années. Il ne faut pas tout  balayer du revers de main. Il faut voir le bon et le moins bon. C’est vrai aussi que depuis deux ans, nous avons été habitués à voir des sorties à hombros chaque jour. Ce n’est pas la norme de la tauromachie actuelle. Il faut retomber sur terre. Cela va faire du bien à tout le monde ! »

 

Je ne fais pas partie des esprits éthérés qui voudraient supprimer les trophées mais un tel discours eut paru plus logique s’il avait était tenu par le responsable du comité des fêtes. Entendre Guillaume François qui est aussi aficionado se réfugier seulement derrière la quantité de trophées pour juger de la qualité d’une Feria, voilà qui a de quoi surprendre. Surtout quand l’on  s’est longtemps moqué sur ce thème des largesses d’une cité voisine. Mais puisque nous sommes sur ce terrain, restons-y. Des trophées ont été perdus à l’épée, soit. Mais ne pourrait-on pas non plus s’interroger d’abord sur la généreuse bienveillance de certaines présidences, notamment sur celle de la fameuse corrida-mixte. Curieusement, il n’évoque pas la seule absence de récompense qui soit frustrante, à savoir celle de Sergio AGUILAR.

 

On aurait préféré connaître son ressenti sur la présentation des MIURA, sur celle (je n’y étais pas mais j’en ai beaucoup entendu parler) des GARCIGRANDE, des EL PILAR. On aurait aussi pu entendre son avis sur le choix de cette formule de corrida-mixte, sur la vuelta accordée au cinquième GARCIGRANDE…

 

Mardi soir, vers 20 heures, au Plumaçon, le « respectable » ne réclamait pas des oreilles, simplement des toros !

 

Voir l'album Madeleine 2010


Madeleine-2010 4189-E

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:14

Madeleine 2010. Mardi 20 juillet. Cinquième corrida.

 

 

6 toros de VICTORIANO DEL RIO

 

 

Pour :

 

 

Manolo SANCHEZ (Salut au tiers et Silence)

 

MORANTE DE LA PUEBLA (Silence et Sifflets)

 

Sébastien CASTELLA (Silence et Salut au tiers)

 

 

(Le banderillero Javier Ambel Posada salua au sixième toro)

 

Temps chaud. Soleil voilé. Arènes pleines. Présidence de Didier Godin.

 

 

__________________

 

 

 

 

Pas d’arbre pour cacher la forêt

 

 

 

On se doute que certains dans l’organisation avaient dû prier pour que cette ultime corrida connaissent un succès de nature à atténuer l’aspect très terne de cette Madeleine 2010. Hélas pour eux, ce fut tout le contraire et les deux tiers de taureaux impotents finit même par susciter la colère d’un public du Plumaçon qui avait pourtant fait preuve jusque là d’une indulgence confinant à la passivité.

 

Là, durant les 1.50 H (difficile de faire plus court !) que dura le spectacle, le Plumaçon s’intéressa à la musique de l’orchestre montois, à un joueur de txistu et à deux bonnes paires de banderilles d’un subalterne. Il y eut aussi deux faenas dont on ne souvient déjà plus pour la première et qui démontra surtout la facilité du torero pour l’autre.

 

 

 

_______________

 

 

 

 

 

Que dire de la présentation de ce lot ? Ceux (dont je ne faisais heureusement pas partie !) qui avaient assisté à la lumineuse innovation de la veille, les trouvaient beaucoup plus sérieux. On imagine alors que l’on devait se situer au « nîmimun » vital car, sans être ridicules, aucun des six VICTORIANO ne faisait grande impression. Le quatrième, de face était fin comme une carte à jouer. Pour les armures, cela allait du type des taureaux « Osborne » pour le mieux au très banal pour les autres.

 

Au moral, le premier était très bien à droite, très défensif à gauche ; le second décasté et distrait ; le troisième noble avec une longue charge à la cape puis physiquement incapable d’avancer ; le quatrième manso impotent ; le cinquième mansote sans race ni force ; le sixième abanto à sa sortie eut des débuts médiocre puis s’améliora après la pique (symbolique) permit un bon tiers de banderilles. Lors de la faena, il se montra très noble à droite mais fade, quelques légères scories dans son comportement à gauche.

 

 

 

Manolo SANCHEZ se montre élégant à la cape ; double bien, genou plié au début de la faena. Tout en étant alluré, il reste superficiel à droite. A gauche, deux tentatives sans parvenir à réduire les difficultés dues au genio du taureau. Une entière portée avec une grande prudence.

Devant l’infirme quatrième, il fit l’infirmier un moment avant d’en terminer par une entière d’effet rapide.

 

 

MORANTE DE LA PUEBLA m’a semblé injustement traité. Peut-être du fait de son apparente indolence qui ne permet pas qu’il fit tout ce qui était possible devant le second, un animal sans race ni forces. Une partie du public énervée par la pauvreté du spectacle, le siffla alors qu’il ne pouvait pas non plus tirer une seule passe intéressante du triste cinquième. A mon sens, s’échiner avec des infirmes ne présente aucun intérêt.

 

 

Sébastien CASTELLA sembla croire dans quelques possibilités du troisième puis comprit que tout effort était vain pour faire passer un taureau qui avait un mal fou à soulever les pattes avant pour éviter de s’écrouler. Le sixième paraissait plus solide et on le dispensa quasi-totalement de châtiment pour lui garder un potentiel. D’où une faena qui n’atteint pas des hauteurs vertigineuses, le VICTORIANO ne possédant pas de piquant. Cependant aidée par l’ombre venue, une légère brise rafraîchissante et la soyeuse musique de l’orchestre montois, elle laissa une impression agréable de part la maîtrise technique du torero. La conclusion par un pinchazo et trois-quarts d’épée ladeada réduisit le succès à un salut final très applaudi.

 

 

Vu du 4ème rang du tendido supérieur sol y sombra (ombre au 5ème du fait de la brièveté de la corrida !) : 51 €.

 

 

 

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 16:16

11 heures. Temps beau et encore chaud. Demie-aréne d'un public comportant un pourcentage réjouissant d' aficionados en devenir , de la couche-culotte au pré-ado.

 

Présidence de J-J Gloria.

 

 

4 erales du LARTET

 

pour:

 

 

Juan LEAL : Oreille.

 

SOFIAN : Salut au tiers.

 

Juan ORTEGA: Oreille et Deux oreilles.

 

 

Juan ORTEGA tua l'eral de Manuel RODRIGUEZ blessé au mollet droit lors d'un quite réalisé à l'adversaire de SOFIAN.

 

 

Juan LEAL recoit le plus léger des erales du LARTET, animal trés noble avec lequel il effectuera une faena longue comportant de bonnes séries, sans passer totaleme,t la rampe par manque de profondeur d'une part et par la disproportion de taille entre lui, grand, et l'eral, petit, d'autre part. Une entière. Oreille.

 

 

SOFIAN attaque par une larga de rodillas à porta gayola avant de perdre du terrain sur des véroniques et chicuelinas chiffonnées. Faena quasi exclusivement  gauchére et trés prudente avec muleta tenue bras tendue. L'eral était trés noble à gauche, impossible à droite. Une épée et sept descabellos pour le gamin encore loin de maitriser son sujet. Salut au tiers.

 

 

Juan ORTEGA , trés posé, trés alluré face au noble troisiéme tué aprés deux épées ( Oreille) fut logiquement choisi pour remplacer Manuel RODRIGUEZ. On vit alors, face à un adversaire compliqué , qu'il possédait aussi une bonne technique . Il conclut d'une entière d'effet rapide . Deux oreilles pour un novillero bien au-dessus des deux autres.

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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