Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

www.basta-ya.net

Accédez directement à ce blog grâce à l'URL :
http://www.basta-ya.net

Recherche

Réagissez !

Vous pouvez réagir à tous les articles de Bronco en cliquant sur le lien commentaire (x)présent sous chaque article.

Articles Récents

15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 21:01

6 novillos de SAN ROMAN pour E. HUERTAS (Salut au tiers et Silence); J. JIMENEZ ( Silence et Silence ); R. CERRO ( Vuelta et Silence).  Les banderilleros de E.HUERTAS saluérent aux premier  et quatrième novillos.

 

Superbe présentation du lot de SAN ROMAN avec deux novillos-toros. Comportement divers et variés au cheval et à la muleta . Bon premier et excellent troisiéme. E.HUERTAS décevant, J.JIMENEZ sans options, R.CERRO  plus intéressant donnant envie de le revoir.

 

Deux-tiers d'aréne. Temps couvert . Température trés agréable.

 

 

Repost 0
Published by Bronco
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:29

 

 

Lu dans le S-O du mardi 14 août , à la rubrique Fêtes de Dax, » les Echos du callejon » :

 

«  Pascal Lavigne, membre de la commission taurine dacquoise, tient à préciser que les toros de Jandilla combattus samedi étaient bien plus lourds que la novillada piquée de José Cruz de dimanche matin.

L’anecdote révélée dans notre compte-rendu d’hier est donc erronée : une fois dépecés  2O kg séparaient les novillos de 3 ans des toros de 4 ans. »

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Informations
commenter cet article
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 18:36

 

 

 

Voici deux mois, le directeur des arènes nîmoises adressait un doigt d’honneur à ceux qui protestaient contre l’oreille accordée (après son intervention auprès du Palco) à Daniel Luque.

 

J’écoutais, par intermittence, la retransmission radiophonique de la corrida dacquoise du onze août, on en terminait avec le sixième taureau. Le commentateur de RFBG, pourtant d’ordinaire plutôt bienveillant, avait eu des propos désabusés sur cette corrida. Voyant Simon Casas passer devant lui dans le callejon, il lui tend le micro pour avoir son sentiment sur la tarde.

 

Je rapporte ici ses propos, peut-être pas au mot près mais en tout cas au plus près de sa pensée. Ce ne fut pas un nouveau geste à la nîmoise (nous sommes à Dax, cité plus policée !) mais de la même veine. Mr Casas, très en colère : « Une infime partie du public, peut être vingt personnes qui se croient aficionados, ont gâché, faussé cette corrida ! Le Juli a réalisé une extraordinaire faena et, à cause de ceux-ci, le public a été privé d’un succès. Ces types se croient aficionados mais ne comprennent rien. Sur la piste et dans le callejon, il y a des professionnels qui savent et qui ont compris ce qui s’est passé, eux ! "

 

Où il se confirme l’estime dans laquelle ce personnage tient le public. Le mépris affiché, cynique de ceux qui participent à le faire vivre des taureaux.

Simon Casas cautionne cette déviance de la Fiesta Brava, ces pratiques douteuses dont la presse écrite et parlée fait à présent état après les avoir longtemps tues.

 

Même les publics les plus aimables rechignent à présent à se faire abuser par ces parodies de corridas où des animaux sans force et sans caste servent de faire valoir à des vedettes plus soucieuses d’ajouter des millions à leur compte en banque que de l’avenir de notre passion.

 

Et devant cette évidence, voici la parole ex-catedra de celui qui sait face aux mécréants, celui qui détient la vérité révélée face aux hérétiques : payez et taisez vous, nous seuls sommes capables de discerner le vrai du faux.

 

Il y a des personnages que l’on devrait inventer s’ils n’existaient déjà…

Repost 0
Published by Bronco - dans Éditos
commenter cet article
11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 08:28

Vic , 10 août. 21.30 H Corrida-concours d'élevages français .   Un tiers d'aréne, 27°. Six toros de YONNET, FERNAY, GALLON, BLOHORN, JALABERT et DARRE pour Sanchez VARA (Salut des barrières contesté et Vuelta ); Arturo SALDIVAR (Sifflets et ?) et TOMASITO ( Silence et ?)  . Ayant du quitter, pour des raisons indépendantes de ma volonté, le spectacle avant la sortie du cinquiéme , je vous renvoie à d'autres sources pour savoir ce qu'il s'est passé pour les deux derniers. Jusque là, il y eut du bon et du moins bon, aucun toro complet , mais des combats intéressants face à des toreros ( au moins deux ) limités .Compte-rendu détaillé(bien que partiel...) à venir.

Repost 0
Published by Bronco
commenter cet article
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 16:53

 

Hagetmau 2012 005Hagetmau-2012-110.JPG

                                                                                                     Gomez del Pilar

 

Hagetmau-2012-046.JPG

Hagetmau-2012-050.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adrian de Torres

Hagetmau-2012-073.JPG

Hagetmau-2012-142.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Javier Jimenez

 

Hagetmau 2012 097

3ème rencontre du 4ème toro de l'après midi "Al Regaton"

Repost 0
Published by - dans Photos
commenter cet article
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 19:22

 

 

Le soleil bien présent me fait m’orienter vers les places à l’ombre. Comme aux guichets soleil, il n’y a plus de places en dessous des 34 € au soleil, 36€ à l’ombre. Va donc pour un rang 7 à l’’ombre. En rentrant, il me semble que les rangs au dessus ne sont pas totalement remplis mais bon… Comme ils sont encore plus vides en dessous, je descends pour occuper une delantera  proche du burladero de lidia.

 

 

Cette proximité avec la piste n’est pas superflue pour garder de l’intérêt durant toute la soirée, tant les MORENO DE SILVA, dont la réputation avait permis une très belle entrée, se sont avérés décevants. Voici le détail de leur œuvre.

 

Le premier affiche une bonne charge à la cape, ne prend qu’une pique (vite relevée car il n’est pas très gaillard des pattes) sans vraiment s’employer. Mobile aux banderilles, le novillo chargera ensuite lentement, à mi-hauteur, d’une charge noble et lénifiante.

 

Le second ressemble comme un jumeau au précédent, avec quelques kilos supplémentaires. Il ne met pas la tête dans la cape, se contentant de coups de tête. A la pique, des hachazos en direction du picador. Après qu’il se soit promené partout en piste, seconde rencontre en poussant par à-coups successivement latéralement puis derrière puis devant puis sur le coté opposé du cheval. Un petit saut lors de la pose de la première paire de palos.

La faena ? Andarin, et distribuant des coups de tête dans la muleta. Bref, un manso  pur jus qui rejoindra bien sûr les planches pour mourir.

 

Le troisième est mieux armé et d’un trapio supérieur aux deux précédents. Première pique courte mais poussée avec force. Seconde où il répond avec vivacité au cite du picador. Met les banderilleros en difficulté. Dans la muleta, il charge sans humilier, charge d’une noblesse insipide et incommode du fait de coups de tête quasi-permanents.

 

Le quatrième a plus de volume et d’allure. Il refuse la moindre passe de cape, freinant, jetant pattes avant et donne des coups de tête.  Il prend la première pique avec plus de violence que de bravoure Seconde où, cité de loin, il part de manière spectaculaire. Troisième similaire mais avec le regaton.  Mobile et agressif aux banderilles. Ensuite, il se contentera de se défendre par des coups de tête à droite. A gauche, c’eut été pire mais il resta inédit.

 

Le cinquième, beau aussi, vient au trot dans la cape. Conséquence, pas une passe. Il prend une superbe première pique, longue, poussant fort avec les reins. Comportement sans rapport lors de la seconde où il ne pousse que par intermittence avant de sortir seul. Il se montre désordonné au tiers suivant. Comme le troisième, il se déplace dans la muleta avec un fond de noblesse asthmatique agrémentée de rouerie latente.

 

Le sixième, applaudi à sa sortie pour sa prestance et ses armures, défile sans se fixer à la cape. C’est lui qui prendra la plus belle pique de l’après-midi, poussant très fort avec constance et fixité. Mais là encore, lors de la seconde, il baisse beaucoup de ton, ne chargeant que par intermittence en se reculant du cheval avant d’y revenir. Charge bonasse à mi-hauteur sans transmission, avec le moins de scories pénibles parmi les six.

 

 

En face, les novilleros étaient arrivés pleins de préventions, légitimes, sur leurs opposants. Et, de fait, cet état d’esprit provoqua une prudence excessive ne leur permettant pas d’exploiter les bribes de noblesse existantes. Ceci étant dit, la fadeur des charges ne leur aurait pas permis de miracles.

 

GOMEZ DEL PILAR démarre bien à la cape, puis reste très distant à la muleta au premier. Deux désarmés puis mise en place laborieuse. Entière habile.

Ne peut rien au capote au quatrième, esquisse l’amorce d’une série à droite, se garde bien d’un essai à gauche, conclusion d’un tiers d’épée suivis de cinq descabellos.

 

ADRIAN DE TORRES n’a rien fait de bon de la soirée. Totalement absent de la lidia à ses deux novillos, forts indigestes il faut le reconnaître. Il n’y avait pas grand-chose à faire avec le deuxième mais l’horrible estocade dans le flanc était quand même du plus mauvais effet.

Totalement déboussolé devant le cinquième qu’il contribue à décomposer par ses reculades, il termine sa triste prestation par un pinchazo donné en se jetant dehors avant une entière desprendida..

 

JAVIER JIMENEZ donne un toréo de cape plus électrique que centré  au troisième. Faena très lointaine et sans parvenir à lier des passes. Un pinchazo hondo suivi d’une entière contraire.

Brouillon à la cape face au sixième, il va saisir sa chance face au plus praticable du lot. Oh, rien qui ne reste dans le souvenir : faena-foutoir en tirant des lignes sans toréer vraiment. Une estocade décidée résultant ladeada tout en étant contraire ! Succédant à l’absence de volonté des deux autres, cela suffit pour qu’une partie du public demande et obtienne l’oreille.

 

 

Le meilleur de l’après-midi ? Le brillant tercio de banderilles offert par la bonne cuadrilla de GOMEZ DEL PILAR au quatrième novillo.

 

 

 

___________________

 

 

 

 

Prochain déplacement : "Nuit du toro à Vic" ce vendredi...

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:34

6 novillos de MORENO DE SILVA dont trois fort bien présentés.  Âpres et pleins de complications dans l'ensemble, hormis le premier. Avec pour plusieurs, un fond de noblesse restant inexploitée du fait du manque de confiance et de capacité des novilleros.    GOMEZ DEL PILAR (Silence et Silence) ; ADRIAN DE TORRES (Silence et Silence) ; GOMEZ DEL PILAR (Silence et Oreille) . 4/5ème d'arènes. Beau temps et température agréable. Moins de deux heures de spectacle.

Repost 0
Published by Bronco - dans Informations
commenter cet article
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 07:39

....commencera lundi avec les MORENO DE SILVA d'Hagetmau.  Compte-rendu technique le soir même, récit détaillé mardi.

Repost 0
Published by Bronco
commenter cet article
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 22:38

 

 

(Chronique de la cinquième corrida de la Madeleine 2012)

 

 

Malgré toutes les subtilités sémantiques, arabesques oratoires et art consommé de l’euphémisme que pratiquent Marie Sara et Guillaume François ; les leçons de cette Madeleine 2012 apparaissent éclatantes. Le public est sorti satisfait de la corrida de MARGE, enthousiaste de celle de FUENTE YMBRO, ému de celle d’ESCOLAR GIL. A l’inverse, il s’est retiré ennuyé lors de celle de PARLADE et désabusé pour celle de JANDILLA.

 

Combien faudra-t-il d’autres d’exemples pour faire cesser cette hypocrisie et leur faire admettre publiquement ce dont ils sont, comme nous, convaincus, à savoir que les figuras défigurent la Fiesta Brava ?  Que le public, malgré les discours creux et répétitifs pour nous vanter ces merveilleux artistes, finira par ne plus prendre des vessies pour des lanternes et d’anémiques toritos sans race pour des taureaux de combat.

 

Et si l' amour de la corrida clamé si haut et si fort n’était pas une raison suffisante à ces organisateurs  pour les pousser vers cette révolution, on pourrait leur glisser, qu’en sus de satisfaire le public, leurs marges bénéficiaires n’y perdraient rien, bien au contraire…

 

 

______________

 

 

Six toros d’ESCOLAR GIL (Avila)

 

Pour :

 

Fernando ROBLEÑO (Salut au tiers ; Vuelta et Oreille)

Javier CASTAÑO (Salut au tiers)

Julien LESCARRET (Oreille et Oreille)

 

Le prix pour la meilleure cuadrilla fut attribué à celle de Javier CASTAÑO. Les banderilleros de Julien LESCARRET saluèrent après les poses au troisième et sixième.

 

 

Après que Julien LESCARRET ait été honoré par la ville de Mont-de-Marsan pour sa dernière apparition au Plumaçon, les choses sérieuses commencent.

 

Fernando ROBLEÑO donne quatre bonnes véroniques à Secretario qui se retourne vivement et prend quatre piques en montrant de la codicia.. Le picador est applaudi. Les banderilles n’ont rien d’une formalité, la troisième paire étant très méritoire.

Le matador brinde au public mais sa faena, toute sérieuse et appliquée qu’elle fût, ne passe pas la rampe, le toro restant très terne dans sa charge à mi-hauteur. L’estocade, bien décomposée, résulte contraire et en arrière, deux descabellos pour finir. Salut au tiers.

 

 

Manchero est applaudi à sa sortie. Il se retourne comme un chat sauvage dans la cape de Javier CASTAÑO et remate contre les planches. Avec un seul picador en piste pour permettre de placer au centre et même au-delà du centre, on assiste à un magnifique tercio de quatre piques avec des cites spectaculaires du piquero qui recevra une ovation énorme du public debout jusqu’à sa sortie de la piste !

Il se confirme, lors du tiers suivant, que le torero bénéficie d’une excellente cuadrilla : trois paires de palos exposées.

La muleta du matador est autoritaire pour réaliser une faena technique mais peu spectaculaire face à un toro très rugueux. Un pinchazo prudent précède une entière décidée. Salut.

 

 

Palmitas d’encouragement pour Julien LESCARRET. Tartanero jette les pattes dans sa cape. Un sacré client pour les péons car, lorsqu’il poursuit quelqu’un, c’est jusqu’aux barrières et le coup de corne n’est jamais loin.

Comme le premier, en trois rencontres, il se montre louche au cheval sautant vers le picador, puis tentant de crocheter la patte avant droite.

Manolo de los Reyes fait son effet aux banderilles en marchant à grand pas vers le toro avant de (bien) planter les bâtons. Julien prend la muleta et commence à droite. Charge noble mais exigeante, baissant le mufle. Seconde série où l’exigence de cette charge déborde le torero qui doit rompre. Troisième où il soutient, non sans mal, cette impétuosité. Quatrième où il est désarmé.

A gauche, contraste total, la charge d’une noblesse douce permet de dessiner trois séries de naturelles, la seconde de trois-quarts face, comme la troisième où, de plus, très relâché, le torero a jeté l’épée.

Un pinchazo puis une entière bien portée, en place et d’effet très rapide. Forte pétition, oreille et vuelta très fêtée.

 

 

Mirlito fait sensation à sa sortie : long, imposant et fortement armé de cornes partant vers le haut et l’extérieur. Avec la cape, ROBLEÑO doit se contenter d’esquiver les coups de corne envoyés sans pouvoir réaliser une véritable passe. Trois piques prises sans véritable bravoure. A l’issue du tiers, il donne des sueurs froides à un péon, complique la tâche des banderilleros en ne répondant pas à leurs cites. Bref, un client ni clair, ni commode, qui confirme d’entrée sa mauvaise volonté en menaçant le matador dès qu’il approche la muleta.

Là, c’est, dans l’immense majorité des cas, quelques coups de torchon, des mouvements de tête du torero pour signifier qu’il n’y a vraiment rien d’autre à faire que d’aller chercher l’épée pour en finir au plus vite d’une estocade le plus souvent hideuse.

Mais en piste, cette fois, nous avons un torero qui, à la surprise générale va s’accrocher, et, à l’ébahissement de tous, va parvenir à voler, au bout d’une bagarre terriblement exigeante, à force d’un acharnement admirable deux séries de passes sur chaque coté. Ovation du public sidéré.

Les deux pinchazos sont applaudis et l’épée un peu basse ne fait pas taire les cris de « Torero, torero ! »  Vuelta émouvante.

 

 

J’attendais avec impatience la sortie de Canario qui m’avait paru le plus impressionnant lors de l’apartado. Au murmure, puis aux applaudissements du public, il se vérifie que mon opinion est partagée. Lors des véroniques, ce superbe animal se retourne très sèchement.

Lorsque Javier CASTAÑO le cite pour la mise en suerte, le toro déboule comme une fusée, envoie le torero en l’air et, alors qu’il n’a pas touché le sol, lui décoche des coups de dague impressionnants de violence et de précision.

On écarte le fauve, on relève le torero, on l’emporte en le soutenant vers l’infirmerie.

ROBLEÑO prend les choses en main et quatre piques fort appuyées n’empêcheront pas « Canario » de semer la panique dans le ruedo. Une partie du public proteste contre la sévérité du châtiment. Une autre, plus lucide et attentive, constate que cela n’altère guère le potentiel du démon en piste. La faena : une reproduction du combat à la vie à la mort du précédent. Avec la même énergie, la même volonté et la même technique. Admirable ! Lorsque le (petit) matador se jette sur le (haut) toro pour une estocade magnifique, l’arène est debout. Mais on a oublié qu’il existe en piste un animal qui ne se rendra jamais, un mort qu’il faut tuer. Sept descabellos pour venir à bout d’une résistance extraordinaire.

Le matador, désolé, mortifié de cette conclusion, traverse la piste pour revenir vers le callejon. Malgré l’énorme soutien du public, il sait que l’oreille est perdue. Puis quelques mouchoirs apparaissent, suivis d’autres, encore d’autres. La pétition croit, l’arène blanchit. Au palco, Marcel Garzelli exhorte par gestes le public à pousser à la demande. Il est exaucé et le mouchoir sort. Seconde vuelta de très forte intensité, de gratitude réciproque. Un grand moment.

 

 

Il reste à Julien LESCARRET à conclure face à Cedido II, un toro d’un tamaño impressionnant. Très décidé, il gagne du terrain avec autorité lors d’une bonne série de véroniques, exploitant la belle charge de son adversaire.

Après trois piques trahissant une bravoure entachée de scories, le tercio de banderilles permet aux banderilleros de répéter leur salut réalisé au troisième.

Julien a compris qu’il a touché le bon lot car ce toro charge avec classe, surtout à gauche, son museau caressant le sable. De plus, comme son précédent adversaire, cet animal donne de l’importance à la faena. Si le torero n’a sûrement pas été à la (grande !) hauteur de son adversaire, il a néanmoins su saisir sa chance avec beaucoup d’aplomb. Et conclure avec habileté. Entière un peu plate et deux descabellos. Oreille et adieux d’un public ravi de cette heureuse fin.

 

 

Conclusion « a hombros »pour les deux toreros (l’émotion générale annihila toute protestation devant cette entorse à la règle) ; les picadors et Bonijol venant saluer en piste. Seul le mayoral, toute en retenue pleine de classe, refusa l’invite à les rejoindre.

 

 

 

Beau temps, température agréable, quasi plein, léger vent.

 

 

Vu  de la file 4 tendido ombre : 73 €

 

 

________________

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 19:05

 

 

 

Contrairement aux craintes des organisateurs, les gradins étaient pleins. Des nuages et une brise rendaient la chaleur très supportable, bref des conditions très agréables pour suivre une soirée animée par un lot de MARGE de gabarit conforme à ce que l’on peut espérer ici et d’armures fort respectables. D’un moral variable suivant les exemplaires mais possédant de la mobilité, des pattes et une dose de caste, des ingrédients qui se font si rares par les temps qui courent.

 

 

Premier destin, celui d’un torero, qu’on a l’impression de connaître depuis la nuit des temps et qu’on imagine qu’il continuera à toréer bien après nous. N’étant pas suspect de bienveillance envers lui, j’e n’en suis que plus à l’aise pour avouer que j’ai apprécié hier sa prestation.

Enrique PONCE a, et c’est heureux, hérité du lot le plus compliqué. Son premier adversaire possède une charge claire à la cape et pousse avec enthousiasme dans la première pique et vient avec vigueur lors de la seconde rencontre. Il garde de l’agressivité lors du tercio de banderilles.

PONCE brinde au public et démontre ensuite l’étendue de sa technique pour corriger la réticence à charger et à répéter les charges de l’animal. Le tout en deux séries qui mettent en confiance son adversaire et ajuster le tempo pour éviter les accrochages de la muleta. Le tout sans les mièvreries agaçantes réalisées face aux « toros artistes » et avec, en point d’orgue, une très allurée série de naturelles.

Estocade habile et efficace. Rien à redire sur l’oreille demandée, accordée et ratifiée par le public lors de la vuelta.

 

Le quatrième MARGE, à la jolie robe et aux armures inquiétantes jette les pattes et freine dans la cape. Il file comme une fusée sur les chevaux à peine sortis du patio. Il pousse avec plus de rage que de bravoure, apparaît distrait lors du quite, agite beaucoup la tête au cours du tercio de banderilles, et va confirmer ces signes de mansedumbre ensuite.

 Surtout à droite, avec une corne chercheuse et très accrocheuse qui menacera à plusieurs reprises le torero. Il fallait une sacrée maîtrise technique pour extirper la faena, forcément peu spectaculaire qui nous vîmes. Final un peu compliqué à l’épée compte-tenu du danger de la corne citée plus haut.

Mais la partie la plus attentive et avertie du public fait saluer PONCE pour le remercier de ses efforts.

 

 

Second destin, celui d’un bretteur genre gueule cassée, figure de pirate depuis la cornada que l’on sait. Le public, ému, le fait sortir du burladero pour répondre à l’ovation avant la sortie du troisième toro. Brusque et vulgaire à la cape. L’animal, noble, part sur le picador sans mise en suerte et manque faire chuter le cheval en le coinçant contre la barrière. Comme il manifeste des signes de faiblesse, on change le tiers après une seconde rencontre peu poussée.

Tercio de banderilles partagé avec Mathieu GUILLON. Médiocre paire avant le classique « violin ».

Brindis au centre, la main sur le cœur, début à genoux près des barrières puis faena facile face à un toro sans difficultés. En allongeant inutilement la faena, le torero subit un désarmé. Final agité pour faire monter l’ambiance. Estocade fulminante qui justifiait l’oreille. Mais la seconde réclamée et obtenue par le public était vraiment de trop.

 

Le cinquième, un colorado rondouillard, passe sans malice dans la cape de PADILLA, déployée d’une surface suffisante pour couvrir les arènes !  A la première rencontre, le Margé contourne le cheval par l’avant et cherche le cou de celui-ci. Il parvient à désarmer le picador. Lors de la seconde rencontre, il pousse avec énergie de manière plus orthodoxe.

Aux banderilles, le matador se montre très médiocre à la première paire, plus centré à la seconde et pose l’éternel violin au deuxième essai. Malgré cet à-peu-près, il est fêté par le public.

La faena sera longue et ennuyeuse, les responsabilités étant partagées entre le Margé tardo, soso et chargeant à mi-hauteur et PADILLA quelconque dans un premier temps puis versant dans une pénible séquence de porfia et desplante pour chauffer la salle.

Entière ladeada moins engagée qu’au toro précédent, la ronde effrayante, (ne suscitant aucune réaction du public) des péons aidant bien à la conclusion.

Salut au tiers très bienveillant.

 

 

Venons-en au triste destin d’un garçon qui s’est voulu et qui est devenu matador dans sa ville. L’objectif est accompli mais il s’agit là du seul point positif d’une soirée que le public et le matador vécurent avec un fatalisme désespéré tant Mathieu GUILLON afficha les lacunes que ses dernières saisons avaient mises  en évidence et qui éclatèrent face aux deux meilleurs toros. Mais la barre était vraiment trop haute pour un torero désormais seul, sous-entrainé, sans technique suffisante ni volonté farouche.

Le toro de la cérémonie, ensellé, armé large, fut applaudi à sa sortie en piste. Mathieu le reçoit à la cape, plutôt joliment mais sans grande confiance. Le Margé pousse en se tenant collé en parallèle au cheval. La seconde rencontre est peu appuyée mais le toro fléchit en sortant.

PADILLA parait surpris que Mathieu l’invite à partager les palos pour son toro d’alternative. Paire anodine et très (trop !) applaudie du « Cyclone », Mathieu se montrant correct dans une paire classique et un violin. A noter une lidia des plus laborieuses d’une cuadrilla bien à la peine…

La faena ? Malgré une charge noble et sans difficulté particulière, Mathieu restera très marginal, tirant des lignes sans toréer vraiment. La muleta souvent accrochée et sans jamais lier les passes.

L’estocade ? Deux entrées (ou plutôt sorties !) à matar pour une épée basse.

Applaudissement épars ne justifiant pas la sortie.

 

Après sa prestation initiale, personne n’imaginait que le nouveau matador sortirait avec une réelle volonté de triompher à son second adversaire. Son attitude prudente au capote le confirme de suite.

Trois rencontres au cheval, la dernière en le plaçant de loin. Aux banderilles, le désastre commence : un interminable tiers avec accumulation de capotazos maladroits, une première paire plantée sur le flanc car Mathieu a été surpris par la vitesse du Margé. Si la seconde est correcte, il n’y en aura pas de troisième suite à deux tentatives de violin se terminant par des banderilles jetées et des poursuites affolées.

Avec la muleta, reprise d’une position très marginale, des passes données une par une, de désarmés, d’une absence de toute maitrise de la charge. Le toro, pourtant sans mauvaise intention, finit par se décomposer devant cette bouillie et prend une querencia près des barrières.

Mathieu tentera donc de jeter quelques épées sur le toro marchant en longeant les barrières. Il avait parcouru la moitié de la circonférence lorsque sonne le troisième avis que chacun pressentait comme inéluctable (malgré les tentatives d’aide du chef de lidia) tant le torero paraissait paniqué et désespéré.

Le public, dans son immense majorité, resta silencieux, conscient d’assister à l’enterrement d’une illusion.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article