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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:24

Comme on pouvait le craindre, le Moun a accouché d'une souris et le tandem nîmois a été reconduit. La prime à l'insultant en quelqu sorte. Et la mairesse insiste si lourdement sur l'unanimité de ce choix que l'on sent bien qu'un certain malaise aura du mal à être dissipé.

 

Une chose est sûre : pour ce qui est de la communication , les meilleurs ont été retenus. Premières déclarations de Marie Sara qui veut faire (S-O du 10.11) :" La Feria de référence du Sud-Ouest" et qui va être désormais "...à 100% disponible pour être à l'écoute des désirs des peñas, ce que je n'ai pas fait jusqu'alors parce que l'on ne m'a pas laissé faire."

 

Nous voilà donc passé à une version taurine de démocratie participative...

 

 

En attendant, allez prendre ce jour un bol d'air frais sous le soleil d'automne en vous rendant à Saint-Sever :  onze encastes et le retour de Fernando Cruz . Merci aux organisateurs de Saint-Sever de réaliser une journée taurine aussi vivifiante. 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 11:53

 

 

 

Après plusieurs années de morosité résignée, cet automne voit enfin se manifester, de manière organisée, l’insatisfaction et le désir de changement de l’aficion montoise.

 

Les édiles montois avaient compris qu’il ne serait pas possible de reconduire, du moins en apparence, le duo qui, sous prétexte de modernité, a réussi à faire de la Madeleine, un ersatz nîmois, c'est-à-dire une feria de spectacles médiocres survendus par un discours triomphaliste frôlant le ridicule.

 

L’appel d’offres auquel ont répondu plusieurs candidats et l’irruption du Collectif Madeleine 2012 vont rendre la tâche plus ardue pour les décideurs.

Parmi les candidatures, il existe des personnes moins médiatiques mais au moins aussi sérieuses que les derniers prestataires. Les projets de chacun devront être exposés et comparés. On espère que ce comparatif pourra se réaliser sous l’œil d’une représentation d’aficionados.

 

Déjà, on constate que le discours change. Dans le S-0 du 28-10-2011, le Président de la commission taurine montoise indique : «C’est la commission taurine qui dira ce qu’elle souhaite comme matadors et ganaderias, et le prestataire l’assistera dans ces démarches… » et plus loin «Au final, c’est quand même bien celui qui achète qui se réserve le droit de refuser des toros qui ne lui conviendraient pas. »  Ce qui relève de l’évidence est enfin formalisé, et, en creux, confirme dans quelle estime la commission taurine a été tenue par les derniers prestataires. Souhaitons que l’on ne l’oublie pas au moment du choix.

 

Attendons donc la suite du processus qui intervient dans un climat où l’Union des toreros se manifeste pour protester contre la baisse des salaires décidée par les plus grandes arènes françaises. Raison de plus pour signifier aux figures responsables des pseudos-ferias que nous subissons depuis trop longtemps que le « respectable » mérite de l’être.

 

Guillaume François conclut, dans l’article précité, qu’il désire élaborer, par consultation, une feria correspondant au goût de l’aficion montoise. Il dit déplorer : « ...un sentiment de césure .»  La coupure, monsieur le Président, n’est que la conséquence d’un mépris affiché depuis trois ans par les prestataires tournant en dérision les rares manifestations de mécontentement qui s’affichaient dans l’enceinte du Plumaçon. Elles n’étaient que la partie  émergée de l’iceberg d’une colère muette d’une grande partie d’aficionados. Cette frange qui veut croire à un sursaut indispensable de nature à redonner une dignité à notre Madeleine.

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:29

 

Compte-rendu de la corrida d’Aire-sur-Adour du 23 octobre 2011

 

 

 

 

Le temps était pourtant beau, la température douce. Les palombes ne constituent pas une féroce concurrence. Et pourtant, en regardant bien, en rassemblant mentalement les spectateurs éparpillés, je n’évalue l’assistance qu’à un tiers d’arène.

 

A l’heure où l’on évoque la « véritable » aficion, force est de constater qu’une affiche plutôt « torista » ne déplace pas, hors feria, les foules. Constat dont on se doutait bien un peu mais qu’il n’est guère réjouissant de vérifier.

 

D’ordinaire, on siffle le palco lorsqu’il oublie l’heure. Là, Matias Gonzalez, le Président de Vista Alegre, malgré cinq minutes de retard est applaudi au moment de sortir le mouchoir.

 

A l’issue du paseo, une minute de silence pour Antoñete (annoncée mais inaudible) est respectée.

 

Le premier YONNET, respectable negro bragado aux armures relevées, donne des signes de faiblesse des pattes dès son passage dans la cape. Faiblesse confirmée après la vilaine pique en arrière au cours de laquelle le toro cherche à contourner le cheval par l’avant. Le cheval semble être aussi mobile qu’un bloc de marbre lors de la seconde rencontre de pure forme. Javier CASTAÑO brinde aux mânes du maestro disparu. Rien de notable à droite, le toro serrant en fin de passe. Plus de noblesse à gauche, mais sans pouvoir enchaîner les naturelles, ce qui limite l’intérêt de la faena. Lors d’une naturelle en toute fin de faena, le torero reçoit un puntazo surprise à la cuisse gauche. Une entière contraire habile et suffisante permet une vuelta au matador.

 

Il ne me semble pas avoir revu Manuel ESCRIBANO depuis sa carrière de novillero. J’avais le souvenir diffus d’un torero avec de l’abattage mais sans personnalité particulière. Il reçoit le deuxième, semblable au précédent mais avec un berceau plus large. Bonne charge et toreo de cape fort correct. Encore une pique légère et très en arrière. Quite assez exposé du matador car son adversaire se retourne très vivement. Seconde rencontre au cheval se limitant à l’impact contre ce dernier. Picador applaudi ?! Partage des palos et de la médiocrité dans le tiers avec Medhi. A l’exception d’un quiebro très, très serré, entre toro et barrière, d’ESCRIBANO !

 

Brindis au public et début par cambiadas. L’animal affiche caste et mobilité dans la muleta. Le toreo standardisé d’ESCRIBANO ne m’a pas paru à la hauteur de son adversaire. Conclusion laborieuse (Deux pinchazos, une demi-épée et deux descabellos) pour un salut au tiers. Applaudissements nourris à l’arrastre.

 

 

Le YONNET suivant, noir aux armures étroites et relevées à moins d’allure. Au capote, Medhi SAVALLI se montre dominateur. Deux piques peu appuyées et peu poussées. Nouveau partage des banderilles : première pose à cornes nettement passées et violin facile en troisième pour l’arlésien. ESCRIBANO trouve le moyen lors de sa pose de n’en planter qu’une tout en en enlevant une de celle posée par son compañero !

 

Brindis à un jeune becerriste du callejon et début d’une faena à ne pas montrer dans les écoles de tauromachie. En permanence décentré et profilé, tirant des lignes sans jamais vraiment toréer, Medhi se montre à la dérive sans que le toro, sans beaucoup de caste mais clair à gauche, qui défile tête haute à droite, ne paraisse présenter de difficultés majeures. Mise en place très longue pour finir par un pinchazo à la sauvette, une entière contraire en avant et deux descabellos. Silence résigné.

 

 

Retour de CASTAÑO qui accueille un tio massif armé en rapport. Le toro freine et ne passe pas dans la cape. Le matador le maîtrise en vieux routier. Trois rencontres à la pique pour une intéressante démonstration de cites vocaux et gestuels de la part du piquero. Malgré des poussées sans entrain et une application très mesurée du châtiment, le YONNET en sort bien diminué en mobilité. D’où une faena soporifique à droite où le toro ne passe que rarement avec une charge anémique et pas une passe à gauche, des hachazos inquiétants ayant dissuadé CASTAÑO de tenter sa malchance sur ce coté.

 

Final encore habile : entière pasada et un descabello pour une nouvelle vuelta.

 

 

Le cinquième YONNET est applaudi lors de sa sortie pour son superbe trapio. Il freine et cornée nerveusement dans la cape d’ESCRIBANO. Il confirme sa mansedumbre avec une première pique prise avec plus de violence que de bravoure, un second bref contact se dirigeant seul vers le réserve et enfin une troisième rencontre, pique relevée dès le contact.

 

Deux paires de palos encore très médiocres avant un curieux combiné « Violin-quiebro »pour finir.

 

Faena réduite aux aguets pour le toro qui envoie des coups de tête. Obstination méritoire et ennuyeuse de la part d’ESCRIBANO qui en termine enfin avec une demie-épée trasera.

 

Vuelta un tantinet forcée.

 

 

Le sixième, aux armures inquiétantes, porte une devise de couleur différente des précédents. Charge agressive à la cape provoquant un désarmé de SAVALLI.

 

Première pique prise avec de la codicia allant de la tête à la queue du cheval. Deuxième poussée par à-coups. Le picador maladroit abandonne son arme sur le dos du YONNET avec le succès populaire qu’on imagine…

 

Medhi se montre à nouveau peu brillant aux palos et brinde au public. Passée l’illusion de doblones corrects, la prestation de Medhi se gâte rapidement. Deux séries à droite profilées, buste « cassé » tranchent avec la charge encastée du très intéressant YONNET. Le torero prend la muleta à droite, se voit débordé et désarmé. Un spectateur l’interpelle pour lui faire part de la qualité de sa prestation.

 

La vérité blesse SAVALLI qui foudroie du regard l’auteur de la réflexion, y ajoute des propos peu amènes et donne une série plus rageuse qu’autre chose. Passé ce (petit) éclair, Medhi retombe, faute de pouvoir toréer, dans sa distribution de passes ne démontrant que son absence criante de poder.

 

Conclusion en rapport avec ce qui précède : deux pinchazos, un tiers d’épée ressortant de suite, deux-tiers d’épée en avant, trois descabellos. Où va ce torero ?

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:29

Beau temps. Température agréable. Un gros tiers d'arène.

 

6 toros de YONNET, allant du bien au très bien présentés. Divers au moral, les meilleurs étant les deuxième et sixième.

 

Javier CASTAÑO (Vuelta et Vuelta) appliqué et efficace à l'épée ; Manuel ESCRIBANO (Salut et Vuelta) Enthousiaste et limité. Medhi SAVALLI  (Silence et Silence) toujours sans recours.

 

 

 

Demain retour en détail sur cette après-midi...

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:30

 

 

 

 

C’est Christian Laborde qui narre l’anecdote, ce lundi 12 septembre au micro de RFBG : le ganadero (fan de vitesse on s’en souvient) se précipite vers le patio à l’issue de l’arrastre du dernier exemplaire de la corrida pour récupérer les attributs de ce taureau, afin de transformer en paillettes le sperme en vue de reproduction. A quand l’indulto utilitaire ?

 

Histoire édifiante. A ce que l’on rapporte, l’ensemble du public pestait bruyamment : « Des toros !, des toros ! » après une soirée qui les avait désespérés et pendant ce temps, le ganadero ravi rêvait de cloner un exemplaire du lot envoyé.

 

Cela promet des lendemains qui chantent à cette aficion nouvellement indignée qui a fait quand même preuve d’une patience aussi admirable que dispendieuse quand on connaît le coût d’un abonnement pour une temporada dans la cité thermale.

 

Peut-être cette frange rebelle devrait-elle prendre garde de soigneusement ranger la désormais célèbre banderole. En effet, le Président de la Commission taurine dacquoise déclarait surtout déplorer la faiblesse du lot de Victoriano del Rio qui ne leur avait pas permis d’exprimer leur grande noblesse (sic). Bref, ces spectateurs bougons apprendront qu’ils sont passés près d’une grande corrida.

 

La présentation ? Caprice de l'aréne selon Christian Laborde qui revendique le choix du troisième fort protesté paraît-il, ce qui au vu des photos, semble compréhensible.) Pour justifier son choix, d’après les notes du mayoral, on pressentait en lui un autre « Desgarbado ».(qui ajoute-t-il, n’était pas plus volumineux que celui-ci).

 

Mais, semble-t-il, tout va changer ! On ira voir les toros au campo sans les « fundas », on choisira les lots et les figuras devront se soumettre ou se démettre ! On reste admiratif devant l’étendard brandi de cette future révolution rouge et blanche. Et on attend avec intérêt l’annonce des futurs cartels 2012.

 

On les comparera alors à ceux, sortis quelques temps auparavant, de sa voisine landaise. Car si les affres de la plaza dacquoise peuvent faire sourire, les affairistes taurins du Moun ne sauraient s’en moquer tant notre Madeleine fit aussi mal dans la qualité des spectacles et encore moins bien en capacité d’auto-critique de la part de ses organisateurs.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 20:14

 

 

 

 

On voudrait leur enlever toute sérénité, on ne ferait pas mieux.

 

On Installe trois personnes chargées de réfléchir et de décider de manière lucide pour poursuivre ou faire cesser un tercio de piques (on m’objectera non sans raison que la plupart des présidents s’en remettent à l’avis des professionnels mais il arrive à ces derniers de se tromper) ou pour décider de l’attribution des trophées, on les installe donc au milieu des spectateurs dans le bruit, les cris, les invectives, les sifflets. Sans oublier les élus locaux de tous poils qui agitent leurs mouchoirs quasiment sous leurs nez.

 

A partir de cette situation on assiste à des comportements divers, allant de la démagogie à la provocation suivant la personnalité de celui qui occupe le poste.

 

Prenons l’exemple de cette novillada « Saint-Perdonnaise ». Comme indiqué dans un commentaire, une pétition très limitée en nombre de mouchoirs (alors qu’une distribution de cet accessoire était réalisée dans les escaliers) n’aurait jamais dû entrainer cette décision après le premier novillo. On ne saurait argumenter que le public la voulait sans la demander. Une minorité la réclame bruyamment et l’obtient. Une fois donnée, beaucoup soupirent et quelques uns protestent.

 

Tous ceux qui montent au palco savent cela et pourtant, les mêmes erreurs se reproduisent. Mettons donc le trio plus à l’abri dans les arènes où il est exposé (voir Lachepaillet, un bon exemple) pour plus de sérénité. Si l’inflation demeure, les raisons en seront plus claires à discerner d’une part, et on évitera des plaisanteries comme celle survenue au quatrième novillo d’autre part. Un peu plus de sérieux ne saurait nuire à personne car ces gabegies sont préjudiciables à tout le monde et en premier lieu aux toreros.

 

 

Parlons musique. Elle devient très présente, trop présente. Je n’évoque pas ici le cas des forts sympathiques membres d’El Violin (qui jouent autant  rappelons-le quand même, sur ordre du Président). Comme l’écrit, à raison, Velonero dans l’ « Oeil contraire », l’importance prise par les orchestres, aussi brillants soit-ils (comme au Moun), devient caricatural et les applaudissements en milieu de faena pour un solo de trompette, incongrus. Il semble qu’il s’agisse là d’un signe de l’évolution lente mais sans doute irréversible du public qui garnit les tendidos.

 

 

Traitons enfin des reproches que me fit un lecteur jugeant mon traitement de Guillon bien trop sévère. Rassurons-le : mon opinion émise sur ce modeste blog comparée au lectorat de S-O (où le chroniqueur trouva la prestation Mathieu fort à son goût) ne devrait pas causer beaucoup de tort à la carrière du montois. Quant à le soutenir, je le ferais avec grand plaisir lorsque je jugerais bonnes ses prestations. Ce qui n’est pas le cas pour l’heure. L’aficion, selon ma conception, ce n’est pas supporter mais apprécier chacun en fonction de ses mérites du jour, la vérité d’un jour n’étant pas forcément celle du lendemain.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:26

 

 

« Bleu, bleu, bleu le ciel de Provence, blanc, blanc, blanc le goëland » (Extrait d’une vieille chanson interprétée par Marcel Amont)

 

 

 

Vous trouverez dans le récit de cette novillada l’épisode grand-guignolesque des mouchoirs qui m’a donné l’idée de ce titre.

 

Mais avant, notons en préambule trois sujets de satisfaction.

 

Le premier bien sûr la présentation et le comportement des BALTASAR IBAN. Des novillos mobiles (hormis le troisième et le sixième qui se montrèrent très réservés, voire arrêtés après le tercio de pique. Braves au cheval et avec de la caste d’un bout à l’autre du combat plus ou moins mâtinée de genio.

 

Le deuxième venant de deux novilleros qui tranchent avec le défilé de clones transparents qui sévissent généralement. Deux toreros alliant technique et élégance et de plus sachant estoquer, cette dernière caractéristique devenant très rare de nos jours.

 

La troisième raison de se réjouir provient d’une assistance non négligeable pour une novillada de fin de saison, et constituée d’un public concentré de bout en bout sur le spectacle.

 

Merci donc à Saint-Perdon de leur choix pour cette novillada. J’espère que la commission taurine montoise était là…

 

 

_______________________

 

 

 

 

La zone ombragée du Plumaçon était plus occupée que l’autre. Occupée dans une pagaille qui resta joyeuse car de nombreux spectateurs, las de chercher leurs places sans les trouver, passèrent la rambarde des balconcillos pour s’installer dans la moitié supérieure théoriquement fermée.

 

A 17.35 H, la banda « Al Violin »  parfois incertaine, toujours sympathique, accompagne le paseo.

 

 

« Ruiseñor » un castaño bien fait, armé large déboule dans la cape de Mathieu GUILLON qui effectue des parones de bon gout. Le novillo part au pas sur le cheval et se laisse piquer en poussant sans conviction. Sortie en fléchissant des pattes avant. Lors du quite, il gêne le torero en se défendant de la tête.

 

Le montois prend les banderilles, se fait prendre de vitesse et reçoit un léger coup de plat de corne sur la jambe gauche lors de la première pose. La seconde paire, à tête largement passée, est sans risque. Violin facile pour terminer.

 

Début profilé et un désarmé. Les premières séries à droite sont marginales. Le novillo montre d’abord de la noblesse puis se défend de la tête. A gauche, la muleta est souvent accrochée. Repris à droite, Mathieu doit se replacer entre les passes. Cite avec muleta désormais « retrasada », position très marginale, la faena part en quenouille.

 

Une entière tombée d’effet rapide ranime une partie (minoritaire) du public. Le président ne se pose pas la question : oreille. Le novillo dont une partie des défauts semblait liée à sa faiblesse, est applaudi.

 

 

« Sandonguero », castaño oscuro  sort avec vivacité. Sur le recorte  que constitue la second véronique de Sergio FLORES, il s’affale, semble accuser le coup et se calme.

 

Il prend avec style une pique bien donnée. Le châtiment est sérieux mais bref. Le novillo ayant chuté après cette pique, on sonne la fin du tiers. Quite élégant du mexicain.

 

Le tiers des banderilles (dont le novillo, comme les cinq autres, se plaint en se secouant beaucoup) est réduit à deux paires, du fait de la charge fort désordonnée.

 

Début très alluré par statuaires puis début à droite par passes longues dont l’effet est un peu terni par la charge ahanante du novillo. La deuxième série est plus rythmée. Puis viendront deux séries à gauche millimétrées en hauteur, parfaitement accordées à une charge parfois irrégulière. Deux naturelles longues seront superbes !

 

Il prend l’épée et se fait accrocher, sans mal, le mollet droit lors d’un pinchazo. Suit une entière contraire légèrement en avant, d’effet rapide.

 

La pétition est forte cette fois et le palco donne une puis, la clameur montant, deux oreilles. Au vu de la valeur de la précédente, c’est on ne peut plus logique.

 

Le novillo qui a surmonté sa relative faiblesse par la caste, est applaudi.

 

 

« Tomillero », comme tous ceux qui vont suivre, a presque quatre ans (né en octobre 2007) Il est noir et paraît plus haut que les deux précédents.

 

Fernando ADRIAN commence fort avec quatre faroles donnés à genoux. J’insiste : des faroles . Et non la vulgaire larga afarolada genre « padillesque » que l’on a l’habitude de voir. Là, cela passe plus près à chaque fois et la quatrième est bien serrée !

 

Le Baltasar s’élance vivement et pousse fort contre le cheval.

 

 

Quite par véroniques du novillero en chargeant la suerte. Aux banderilles le novillo répond bien à la première sollicitation puis se réserve aux suivantes.

 

Cette réserve va se confirmer ensuite. Le novillo raccourcit sa charge, devient tardo, défile au pas puis après trois séries, se fige. On a tout le loisir, pendant un pénible numéro de porfia, la cuisse du novillero contre le mufle du novillo, de profiter du solo de trompette car le président avait jugé utile d’envoyer la musique.

 

Un pinchazo hondo précède une bonne entière qui fait rapidement son œuvre. Le Baltasar, luttant de manière spectaculaire avant de s’écrouler, donne un coup de pouce au novillero. 30 à 40% de mouchoirs…Oreille.

 

 

Noir, imposant, légèrement brocho, « Santanero » fait impression dès qu’il sort. D’autant plus que l’attention est toute à la sortie du toril, Mathieu GUILLON s’étant agenouillé pour une porta gayola. A l’arrivée du train noir, il est contraint de se jeter de coté pour éviter une cogida. Après, c’est très confus et cela se termine par un désarmé.

 

La première pique est prise avec force et fixité. Lors de la seconde, le novillo part de loin et repousse avec vigueur. Applaudissements nourris à Marc Raynaud, qui, par son travail, a mis en valeur la bravoure du novillo.

 

Quite élégant de Sergio Flores. Mathieu reprend les banderilles pour deux paires très médiocres avant un sesgo por dentro  plus sincère. Brindis au public.

 

La belle et bonne charge de loin permet une série à droite qui fait vibrer le public. La seconde me paraît étouffer un peu le novillo. On passe à gauche où le montois, décentré, ne profite plus des qualités du novillo. Mathieu perd le fil, la faena s’étiole. Trois redondos inversés ne parviennent pas à dissiper l’idée que l’on est passé à coté du vrai potentiel du novillo.

 

Enjolivement final par aidées. Trois pinchazos et une entière qui suffit. Et voici la partie tragi-comique de la novillada.

 

Il doit s’agiter entre cinq et dix mouchoirs, ceux des stakhanovistes de la pétition. Mais une autre forme de manifestation monte d’une bonne partie du public qui réclame la vuelta pour le Baltasar. Il n’y a pas un mouchoir de plus qui s’agite mais en revanche, la rumeur bruyante pour obtenir la récompense pour le novillo augmente.

 

Et là, le gag ! On voit le Président sortir, d’un geste excédé, mouchoirs blanc puis bleu ! Stupeur, puis clameurs d’incompréhension sifflets ; confusion…Hommage à la dépouille du Baltasar. Bronca lorsque Mathieu Guillon reçoit l’oreille qu’il rapporte aussitôt au callejon où il rentre sans bien sûr entamer une vuelta. Nouvelle bronca au Président pour sa bourde majuscule.

 

 

La sortie de « Provechoso », joli castano, ramène le calme. Sergio FLORES doit se contenter de canaliser le novillo qui ne met pas la tête dans le capote, se contentant d’envoyer des coups de corne secs.

 

Il prend une pique spectaculaire soulevant l’avant du cheval puis reste collé au peto finissant par provoquer l’effondrement de l’ensemble. Aux banderilles, la cuadrilla est mise en difficulté par le gaz du Baltasar.

 

Joli geste de Sergio Flores qui brinde à Mathieu Guillon. Le début de faena s’avère bien compliqué car le novillo très violent et à la tête très agitée rend les séries heurtées. Le public suit les efforts du torero avec intérêt et en silence. Le Président, jamais en reste d’une initiative incongrue, envoie la musique ! Les deux dernières séries verront Sergio FLORES s’imposer au novillo, démontrant des qualités techniques déjà affirmées.

 

Une entière bien portée et bien placée. Mort en brave du novillo. Oreille bien gagnée. Vuelta fêtée et animée par l’inénarrable banda qui honore Flores du célèbre « Mexico » au cours duquel les trompettistes se battront jusqu’au bout pour triompher finalement des canards, sous l’ovation générale!

 

 

Voici « Rabioso » autre castaño très présentable en trapio et armures. Bon remate de Fernando ADRIAN puis deux piques où le novillo démontre force et bravoure.

 

Dès le quite, on perçoit un changement dans le comportement du novillo qui réfléchit avant de charger puis se retourne vite. Une chicuelina hyper-serrée provoque des murmures sur les tendidos.

 

ADRIAN prend les banderilles. Méritoire mais malvenu car le Baltasar ne répond quasiment pas aux cites.

 

Le torero brinde malgré tout. Derrotes en fin de passes, course réduite s’arrêtant avant la fin des naturelles, la première partie de la faena est bien compliquée. Après c’est pire, il s’arrête et se défend sur place. Il faut en finir, ce que fait encore bien le novillero. Un pinchazo puis une entière décidée et très efficace. Oreille.

 

On n’a pas utilisé une seule fois le descabello durant cette course !

 

 

 

 

Mathieu GUILLON quitte à pied les arènes, refusant intelligemment les porteurs. Le public adresse une ovation à la ganadera qui se trouvait dans les tendidos. Celle-ci renvoie d’un geste les bravos vers le mayoral qui sort et quittera la plaza en triomphe en compagnie des deux triomphateurs que l’on a, de même que les BALTASAR, hâte de revoir.

 

 

 

 

Vu du rang 5 du tendido ombre, 24 €.

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:52

27 Août 2011. Novillada Saint-Perdonnaise .

 

 

Arènes du Plumaçon remplies d’un bon tiers d’un public attentif. Temps ensoleillé puis voilé. Température idéale.

 

Beau et bon lot de BALTASAR IBAN (Vuelta posthume pour le quatrième novillo et salut du mayoral qui sort à hombros en compagnie des deux triomphateurs.)

 

Mathieu GUILLON (Oreille et Oreille-gag) Plus volontaire mais toujours sans solutions ; Sergio FLORES (Deux oreilles et Oreille) : Excellente impression laissée par ce garçon prometteur : Fernando ADRIAN : (Oreille et Oreille) : mal servi mais décidé et intéressant.

 

Prix de la meilleure pique attribuée à Marc Raynaud (4ème novillo) et de la meilleure lidia à la cuadrilla de Fernando Adrian (6ème novillo).

 

Seule fausse note : La Présidence, totalement à coté de ses mouchoirs !

 

 

 

 

Détail de cette excellente après-midi demain soir…

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 19:56

 

 

Dernier week-end d’août fourni en matière taurine. En marge de Mimizan très médiatisé grâce aux « antis » agités et avant l’axe Saint-Perdon-Moun du dimanche, il convient de rappeler qu’à 18.30 H, la JUNTA des PEÑAS aturine donnera sa 5ème novillada sans chevaux.

 

Juan CORTES (Ecole taurine de Linea de la Concepcion) ; Tomas CAMPOS (Ecole taurine de Badajoz auréolé du titre de vainqueur du concours des novilladas andalouses) et Dorian DEJEAN ( Ecole taurine de Béziers).

 

L’opposition ? 5 novillos de J-L DARRE (3 ASTARAC, branche Guardiola et 2 CAMINO DE SANTIAGO, branche Domecq).

 

Entrée générale 14 € (que les familles nombreuses n’hésitent pas : gratuité au dessous de quinze ans)

 

 

Ensuite, on peut refaire la novillada la bouche pleine au toro à la broche qui suivra (13 € musique de banda comprise)…

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 20:19

 

 

Roquefort avait donné satisfaction en terme de bétail mais Rion (y aurait-il une bénédiction pour les arènes en bois ?) a fait mieux car les novillos de qualité ont trouvé en face d’eux des opposants qui pouvaient et qui voulaient.

 

Et si l’affluence était plus mince que d’habitude en quantité, la qualité était au rendez-vous, le public comprit les difficultés des piétons et les soutint.

 

Malgré la chaleur étouffante, il n’y avait aucun signe de somnolence dans les gradins car on ne s’ennuya jamais.

 

 

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Le premier VALDEFRESNO apparaît en dessous des canons habituels de présentation en ces lieux. Mais au moral, il affiche violence et genio. JIMENEZ doit s’employer pour canaliser la charge. Aux banderilles, le SANTO fait mieux que le SAN GILEN. Faena batailleuse, tête désordonnée et retours très secs contre aguante et technique, JIMENEZ s’en sort et conclut avec ¾ d’épée. Salut au tiers.

 

 

Le deuxième correspond aux critères « rionnesques » et, à l’instar du sixième, aurait fait honte à certaines sardines sorties dans les deux capitales landaises. A la cape, il charge avec puissance et violence. Le métier déjà affirmé de MARTIN n’est pas de trop ! Panique aux palos malgré des vieux routiers des cuadrillas. La faena est brindée au public et le torero doit composer d’abord avec des coups de têtes de son adversaire. Deux séries méritoires car le FRAILE s’avise dès la seconde série. Une série à gauche guère plus rassurante et David reprend à droite et subit une très dure voltereta ! On le relève et on tente de le sortir d’un k-o debout. Après beaucoup d’eau sur la tête, il revient encore un peu sonné et, après trois naturelles bien données, il reprend une rouste sévère. Re-soins et une entière très basse que personne ne siffle vu l’intensité du combat. Silence.

 

 

Le troisième novillo est bien fait et comme les autres, débarque comme un train à grande vitesse. Brandon CAMPOS soutient impavide l’impétueuse charge dessinant de plus un toreo de cape de qualité. Tercio de banderilles encore éprouvant pour les péons. Brindis au public et entame par le bas plein d’autorité et de calme. Deux très bonnes séries à droite. Le mexicain s’éloigne un peu avant de préparer un cite pour une autre série. Pas le temps. Le FRAILE, aux aguets, part sur lui comme une fusée et ne manque pas sa cible. Deux coups de corne au niveau de la ceinture expédient le novillero à l’infirmerie puis à l’hôpital de Dax. Curieusement, c’est David MARTIN qui expédie, non sans danger, le novillo.

 

 

Une annonce au micro nous donne les explications. Un malaise de JIMENEZ après le premier novillo avait laissé seul MARTIN. Encouragé par VICTORINO fils, il va s’envoyer en suivant deux novillos sans avoir donné vraiment l’impression d’être totalement remis de la secouée reçue.

 

Le quatrième FRAILE est encore un dur à cuire dès sa sortie. Confusion une nouvelle fois aux palos. Faena inégale et ambulatoire avec des bons moments à gauche par des naturelles de trois-quarts face fort allurées, moins accomplie à droite. Un pinchazo suivi d’une entière bien portée. Oreille.

 

Le cinquième, sobrero, un jabonero sucio, jette les pattes avant (faiblardes) dans la cape. Le SANTO doit saluer pour deux très bonnes paires de banderilles. Début de faena où le novillo confirme sa faiblesse mais se montre en plus andarin. Une noblesse un peu fade n’empêche pas David MARTIN de faire étalage d’un toreo distingué, fin et précis. Encore une entière décidée et deux oreilles légitimes.

 

 

JIMENEZ sort aussi pâle que décidé de l’infirmerie pour accueillir son très sérieux second adversaire qui serre à droite au capote. Le SAN GILEN est à la brega pour les banderilles. A l’issue du tiers, toujours souriant et décontracté, un peu trop, il amène le novillo vers le burladero situé sous la présidence. Le FRAILE saisit cette seconde de facilité, accélère, rattrape l’imprudent juste au moment ou celui-ci tente de se jeter dans l’abri. Il le crochète pour lui envoyer un sérieux puntazo au mollet gauche. Pour faire bonne mesure, il dégage une, puis deux planches de la barrière, et châtie, sans trop de mal, la jambe d’un autre membre de la cuadrilla.

 

Début très « tomasiste » de JIMENEZ par statuaires et passes du mépris. Ensuite, faena pleine d’enthousiasme communicatif. Certes, il y aurait à redire (pico, toreo avec le buste « cassé » ) mais aussi des qualités de mando permettant de longues naturelles et des pechos superbement enroulés. Deux-tiers d’épée efficace (avec l’aide des enteradores…) pour deux oreilles qu’on ne chicanera pas à un gamin plein d’énergie vitale. Vuelta posthume pour un novillo plein d’allant et de noblesse encastée.

 

 

Sortie en triomphe des deux novilleros. Salut du ganadero qui nous a rappelé, par la qualité de ses erales, que seule la caste peut sauver la Fiesta Brava.

 

 

Entrée générale à l'ombre : 20 €

 

 

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Published by Bronco - dans Compte-rendus
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