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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 23:25

Mardi 19 juillet. Cinquiéme corrida de la Madeleine. Quasi-plein. Temps frais avec plusieurs averses de courte durée.

 

1.45 H (!) , c'est quasiment tout dire.

 

6 toros de LA QUINTA pour Curro DIAZ (Silence et Silence) ; El JULI ( Silence et Silence ) et Thomas DUFAU ( Salut au tiers et Oreille).

 

Je ne vais pas dire grand-chose ce  soir, car je préfére raconter demain où nous en sommes arrivés, et il y a à dire !

 

 

 

 

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:42

Mont-de-Marsan. 17 juillet 2011.

 

 

La rumeur annonçait la corrida de MARGE impressionnante, la communication nîmo-montoise vendait le « geste » de CASTELLA acceptant ce lot de « cinqueños » comme un événement.

 

Qu’en est-il au bilan ? Une corrida inégale de présentation et de comportement. Un CASTELLA superficiel et qui ne parut pas vraiment concerné par l’ "événement" vanté.

 

A noter aussi l’évolution notable du public qui garnit (presque complètement ce dimanche) les gradins du Plumaçon. Les rares interventions venant de la frange contestataire de l’arène sont rabrouées par la rumeur de l’ensemble du public. La paire organisatrice a réussi son pari de transformer la Madeleine .Les tendidos ne s’attachent plus à des détails ridicules comme l’état des cornes, le trapio, les piques pour se consacrer à l’essentiel : la longueur des faenas, le nombre de trophées et les sorties en triomphe. Encore un petit effort, il ne nous manque plus qu’un indulto. Pas pour longtemps sans doute.

 

_____________

 

 

 

Le FUNDI reçoit le premier MARGE qui charge avec force en jetant les pattes dans la cape. Petit pas en arrière sur les véroniques du coté gauche, plus centré à droite. Première pique poussée correctement, seconde par à-coups.

Le toro reste mobile aux palos. Le FUNDI brinde au public, ce qui parait a posteriori surprenant devant la charge brusque accompagnée de derrotes en fin de passes, le torero ne sortira pas d’une grande prudence. Epée habile du vieux routier qu’il est.

 

Le quatrième MARGE a beaucoup plus d’allure, montre de l’allant au capote et pousse fort dans deux rencontres au cheval, s’élançant de loin. Il garde son enthousiasme face aux banderilleros. Début sans confiance du FUNDI. A la fin de la deuxième série à droite, le MARGE pose l’arrière-train au sol ! Le reste de la faena sera ennuyeux : deux séries à mi-hauteur, toreo lointain, toro atone. Un pinchazo et une entière. A ainsi prolonger sa carrière, l’image du FUNDI se délite lentement mais sûrement.

 

 

 

Sebastien CASTELLA portait hier un costume d’une teinte ocre qui ne tranchait pas beaucoup avec le sable de l’arène. Il ne fit non plus rien de bien tranchant, sauf, soyons objectifs, d’être terriblement efficace avec l’épée.

Pour le reste, il promena une suffisante superficialité. Il paraissait cependant décidé face au joli deuxième, bien armé. Capotazos d’assujettissement genou ployé et demie élégante pour débuter. Après la première pique, où le taureau donne plus de coups de tête qu’il ne pousse, le matador demande le changement que Marcel Garzelli refuse. Seconde rencontre de pure forme donc. A la demande de CASTELLA, le tercio de banderilles est vite, et plutôt bien, expédié. (Salut des banderilleros). Brindis au public et joli début par le bas, avançant et pliant la jambe. On a vu le meilleur. Le reste, ce seront des séries sans profondeur avec un toro à la charge quelque peu incommode certes mais sans rien d’insurmontable cependant pour un matador de ce niveau. Deux inévitables redondos inversés plus l’efficacité de la conclusion évoquée plus haut suffisent pour couper une oreille. Il est vrai que l’on est devenu très généreux ici.

 

L’averse arrive lorsque sort le cinquième, un castaño aux armures discutables qui s’écrase sur le burladero en voulant sauter dès sa sortie Six parones initiaux précédent une première pique prise avec du genio, puis une seconde très légère. La pluie redouble lorsque CASTELLA entame la faena par des statuaires. Début correct puis, son adversaire baissant, le torero passe à un toreo de porfia, termine par des séries fades dans l’ennui général. Malgré la fin rapide, silence pour le torero, qui joue toujours le bel indifférent.

 

 

 

Heureusement, la corrida fut sauvée par le lot qu'eut la chance de recevoir, et le mérite de bien toréer, Matias TEJELA. Le castaño, à la corne droite en pinceau est accueilli par des véroniques du matador qui gagne du terrain. Le MARGE pousse par à coups faisant tourner le cheval par l’arrière. Il pousse encore dans la seconde mais en sort seul assez rapidement.

Aux banderilles, le taureau est mobile mais se secoue au contact des palos.

Début par cambio légèrement bougé. La faena sera longue, rythmée, exploitant au mieux la charge d’un toro à la fois très noble avec de la transmission. Muleta très grande à droite,   mais détachons deux superbes séries à gauche et un redondo à droite interminable.

Matias TEJELA s’engage et, si l’épée résulte un peu pasada, elle s’avère quand même efficace. Deux oreilles, méritées, et vuelta pour le MARGE.

 

Le sixième est noir, long. A la cape, toreo de cape ordinaire par delantales. On sent que le torero ne veut pas se satisfaire de son succès précédent, il veut en faire beaucoup et se fait désarmer lors de la mise en suerte. Une pique, plus légère que la pose de la devise et changement. Le MARGE se réserve lors des banderilles et accuse la pose des harpons. Brindis à Marie-Sara. Dès l’entame, à droite, la muleta est accrochée par des derrotes. Le torero est à nouveau un peu gêné dans la série suivante, encore à droite. A gauche, première série vibrante du fait de l’agressivité de la charge. Deuxième série de naturelles aussi intéressantes valorisées par la rage du MARGE qui s’exprime par un retour très violent lors du pecho.

Repris à droite, le toro serre en fin de passe. A gauche, quatre naturelles très bien dessinées et une frayeur en fin de série du fait d’un retour très sec.

Un pinchazo et une entière trasera. Oreille pas volée de par un adversaire encasté avec une pointe de sauvagerie qui entretient l’intérêt.

 

 

Durée : 2.05H . Vu du tendido 3 à l'ombre. 73€.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 22:49

 17 juillet 2011. Troisième corrida de la Madeleine.

 

6 toros de Robert MARGE ( Béziers)

 

Pour:

 

EL FUNDI (Silence et Silence)

 

Sébastien CASTELLA(Oreille et Silence)

 

Matias TEJELA(Deux oreilles et Oreille)

 

 

La dépouille du troisième toro fut honorée d'une vuelta et le mayoral invité à saluer à l'issue de la corrida.

 

 

Ainsi présenté, le compte-rendu frise l'après-midi rêvée. Nuancons donc. Le FUNDI, pas trop bien servi, se contenta du minimum. Pour CASTELLA, le gentil public montois lui fêta une oreille de peu de poids. Matias TEJELA profita de la noblesse idéale du troisième et  batailla avec mérite  avec l'âpre dernier.

 

 

Le détail demain...

 

_____________________

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 09:07

 

 

 

 

Toujours plus. Que peut-il faire de plus? Que doit-il faire de plus ? Monter sur le taureau ? Toréer avec un mouchoir ? Une main attachée dans le dos ? Je me posais ces questions en milieu de faena du JULI face à ce triste adversaire décasté qui passait et repassait sans style, sans rien de ce que l’on attend d’un taureau de combat. Donc, Julian LOPEZ en fit beaucoup, avec sa maestria, sa technique, sa science, son expérience, bref, tout ce qui lui vaut, à juste titre, l’admiration de tous.

 

Après de nombreuses séries sur les deux cotés, vinrent des redondos dans un sens, puis dans l’autre, des tourniquets aussi étourdissants pour l’animal que pour nous, toute la panoplie (et elle est vaste !) du savoir de la figura. Le saut du jeune ange pour en finir. Enthousiasme et mouchoirs. Deux oreilles. La routine.

 

Mais, à moyen terme, l’écueil réside dans le principe du dressage. Le public se lasse du numéro et en veut toujours plus. Le JULI se devra donc d’inventer encore et encore pour parvenir à masquer la fadeur, la médiocrité, l’indigence de ses sparring-partenaires. On mesure toute la limite de cet exercice lorsque les cinquante ou soixante passes face au second GARCIGRANDE ne suscitèrent qu’un silence poli du fait de quelques scories dont deux désarmés

La Fiesta Brava n’a perduré jusqu’à nos jours que par l’émotion que procure la caste de son protagoniste essentiel. Si on le remplace par un faire-valoir, la fin est proche.

 

 

 

Restent, pour retarder l’échéance, des artifices comme ceux de Daniel LUQUE. Avec deux taureaux présentant le meilleur équilibre de l’alchimie de la ganaderia commerciale : noblesse docile avec un zeste de piquant, le garçon m’a paru franchement très bien. Toreo de cape mains basse très rythmé. Muleta allurée utilisant au mieux la longueur de la charge. Inspiration très torera pour remater ses faenas par des séries de passes d’une élégance originale.

 

Deux estocades engagées. Le Président lui ayant curieusement refusé la seconde oreille qu’il avait accordée au stakhanoviste chef de lidia. Donc LUQUE sortit de la plaza à pied mais à la hauteur, sur cette soirée, du triomphateur.

 

 

 

Parlons de Thomas DUFAU. Entre la puissance scientifique du monstre et l’exquise délicatesse de l’artiste, il ne lui restait que très peu de place. Il hérite du faiblard et innocent taureau d’alternative. Faena courte et fade qu’une grande épée aurait pu sauver. Mais pas deux estocades médiocres entrecoupées d’un descabello malvenu.

 

Ce ne fut guère plus brillant face au dernier, un manso bonasse. La faena s’étirait en longueur, l’ennui gagnait les tendidos. On se mit à craindre une issue bien terne devant les difficultés du torero pour la mise en place finale.

 

Mais, cette fois, final heureux, pour une conclusion par une estocade décidée qui fit tomber une petite oreille qui ne promet rien pour la suite mais qui suffit au bonheur du jour.

 

 

 

Soleil un peu voilé après un tiers de la corrida. Température de saison. Arènes pleines. Président (Guy Bournac) en retard de cinq minutes, ce qui, sauf raison majeure, est inexcusable. Salut des banderilleros de Daniel Luque au cinquième taureau. Durée de la corrida : 2.25 H.

 

Vu du rang 4 du tendido ombre, hauteur depuis laquelle on peut apprécier l’ « aigu » des pointes…(73€).

 

Voir les photos

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 21:12

Madeleine 2011. 1ère corrida

 

 

6 toros de GARCIGRANDE pour :

 

EL JULI : Deux oreilles et Silence

 

Daniel LUQUE : Oreille et Salut au tiers

 

Thomas DUFAU : Salut au tiers et Oreille

 

 

Un peu de tout : de l’abattage avec le JULI, de la suavité élégante avec LUQUE, de la sympathie pour DUFAU. Et peu d’émotion avec des toros allant de l’atone faible au collaborateur parfois piquant. Bref, comme on s’en doutait, un spectacle, pas un combat.

 

On détaille tout cela demain…

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 16:02

 

 

C’est un grand paradoxe de comparer la grande réserve, voire la résignation des aficionados par rapport aux discours officiels que nous servent pour la troisième année les bateleurs de la Madeleine.

 

La communication, voilà bien le seul triomphe annoncé au Moun. « Un événement chaque jour…Un équilibre parfait torista-torerista... » etc, etc. N’en jetez plus, la coupe est pleine ! Ce discours ridicule à force d’être excessif, fidèlement relayé par une commission taurine qui a pourtant du avaler tant de couleuvres, fait sourire.

 

Mais sourire dans le sens de la formule de Beaumarchais : « Dépêchons nous d’en rire de peur d’avoir à en pleurer ! » On en vient presque à regretter l’époque Chopera, aussi roublarde, moins cynique. Avant le dernier des trois actes, quel est le bilan ? La Madeleine a perdu le peu d’identité qu’elle avait, ou pensait avoir. Une Feria semblable à sa voisine, l’imagination en moins. Des toritos aimables et le JULI, stakhanoviste du succès. Dont on s’extasie dans la presse qu’il « invente » des toros ! Bien. Très bien. Et si l’on déplorait d’abord qu’il fut obligé les inventer, ces toros ! Comment ne se lasse-t-on pas de ces faenas interminables ? A priori, on ne s’en lasse pas et on peut déjà préparer les mouchoirs.

 

Après lui, quoi ? Ah oui, le « geste » de CASTELLA qui va toréer une corrida de Margé. Dont acte. Attendons pour voir si Sébastien va effacer tout ou partie de la triste image qu’il se construit depuis deux ou trois ans.

 

Reste l’alternative luxueuse du torero « de la tierra ». Une de ces affiches rêvées pour beaucoup de ses compañeros moins bien lotis. Souhaitons à Thomas d’en profiter, de faire taire les doutes que l’on pourrait émettre, d’amener un peu de fraîcheur dans une édition 2011.

 

Après ? Viendra l’heure de faire un inventaire de la gestion d’un duo, de s’interroger s’il a servi ou s’il s’est servi.

 

 

P.S. Pour ma part, je jugerai sur place vendredi, dimanche et mardi.

 

 

 

 

 

                                                                                              Bronco

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:37

 

 

 

 

Thierry et Velonero me donnent par leurs commentaires, dont je les remercie, l’opportunité de revenir sur le thème de l’attitude du public envers les toreros.

 

Disons d’abord que, si les tendidos n’étaient occupés que par les aficionados les plus acharnés, l’ambiance serait monacale, voire sépulcrale tant l’attitude générale de cette engeance est beaucoup plus réservée que celle des spectateurs plus occasionnels. On peut vérifier ce fait lors des novilladas de début de saison souvent aussi primesautières que des enterrements.

 

Revenons-en au sujet du débat. Et sur l’exemple précis de Robleño. Qu’a-t-il fait pour mériter des sifflets (voire des gestes beaucoup plus éloquents et c’est surtout ceux-là que j’ai voulu stigmatiser) ?

 

Personne de sérieux, et je pense en avoir rendu compte, ne contestera que Fernando Robleño ait été peu à son aise lors de cette faena. A sa décharge, et cela doit compter dans le jugement, les derrotes permanents du Cebada n’étaient pas de nature à mettre quiconque en confiance et surtout pas ce matador dont on sait que sa carrière ne se trouve pas dans son meilleur moment.

 

On s’acheminait donc dans un final sans peine ni gloire et, comme souvent dans ce cas, à une estocade au mieux habile, au pire à une de ces épées semi-basses qui passent désormais comme une lettre à la poste auprès du public pourvu que les « enteradores » soient efficaces, que le taureau étourdi daigne s’agenouiller rapidement et que le puntillero ne soit pas trop maladroit.

 

Au contraire de cette habitude, Robleño (j’étais bien placé pour le voir) est rentré droit pour cette estocade, pour un risque clairement assumé. Ce geste, assez rare en cette période plutôt faste pour les filous dans cet exercice, méritait d’être reconnu et célébré. Pas par une oreille j’en conviens volontiers.

 

Mais si le Président a commis une erreur, pourquoi la faire payer au matador ? Robleño, dont le profil de carrière  végéte, pouvait être légitimement heureux de ce cadeau inespéré. A Tudela, Ecija ou Colmenar Viejo, cela pouvait lui ouvrir des cartels et, dans cette profession, les places sont chères pour des toreros comme lui. Refuser l’oreille, ne pas faire la vuelta ? Seules des figuras pourraient se permettre ce luxe et on sait bien qu’elles n’ont pas ce genre de scrupules lorsqu'on les voit parader avec des oreilles de bazar face à des adversaires de format et d’armures indignes !

 

 

Voilà pourquoi j’ai très mal supporté la réaction d’une partie du public qui occupait les gradins vicois ce soir là. Que l’on conspue le palco, soit. Cela aurait eu le mérite de faire le distinguo entre l’appréciation du geste d’un torero qui a fait honneur, sur cette estocade, à l’idée que l’on se fait d’un matador par rapport à une réaction maladroite d’un Président.

 

 

J’aurais préféré, et c’est une démonstration de désapprobation aussi évidente, que les réfractaires à cette oreille, se tiennent les bras croisés. Histoire de signifier qu’on ne cautionne pas, mais qu’on respecte.

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:02

 

 

 

Ils ne sauront pas ce que je pense d’eux mais, c’est égal, je veux quand même ici redire tous le mépris que je leur porte. Je veux parler de cette frange de spectateurs qui ont hurlé, avec leurs faces vulgaires, leurs mimiques obscènes, contre Fernando Robleño lors de sa vuelta. J’imagine que leurs vies doivent être remplie de hauts faits, marquées d’un courage et d’une probité de tous les instants. Cette haute qualité leur confère l’autorité morale pour insulter grossièrement un homme qui vient de risquer sa vie en s’engageant pour enfoncer une épée dans un animal sauvage de plus de cinq cent kilos.

 

A tous ces héros méconnus, je dédie ce propos d’Albert Enstein.

 

« Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. En ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »

 

 

 

 

 

Compte-rendu de la corrida de l’après-midi du dimanche 12 juin 2011 à Vic-Fezensac

 

 

 

 

A l’heure du paseo, on perçoit quelques espaces vides du coté des tendidos soleil. Il fait chaud, un peu lourd et, sont-ce ces conditions atmosphériques où les difficultés désormais exaspérantes pour parvenir à se garer dans cette anarchie vicoise, une grande partie du public sera nerveuse durant la tarde.

 

 

Le premier CEBADA, un colorado fort et fin d’armures, ne semble pas très lourd. Une sortie vive et une bonne charge permette un toreo de cape vibrant pour RAFAELILLO.

Une pique courte et peu appuyée n’empêche pas le toro de s’affaler en quittant le cheval, d’où un second contact symbolique. Il est mobile lors du tercio de palos mais se secoue pour tenter de sortir les banderilles.

Brindis au public et début à droite démontrant beaucoup de noblesse  mais aussi une certaine faiblesse chez le toro. Il en va de même lors de la série à gauche où RAFAELILLO subit un désarmé. Sentant peut-être que la faena ne suscite qu’un intérêt poli, le torero verse dans le baroque. Deux passes à genoux incongrues puis pechos enchainés à la va-vite font monter le niveau des applaudissements. L’oreille entrevue s’envole après trois tentatives à l’épée, une entière tombée et contraire, un avis et un descabello. Silence déçu.

 

ROBLEÑO reçoit un toro noir, fin de type, aux pointes aigües, qui jette les pattes et se retourne vivement lors des véroniques.

Sa cuadrilla, médiocre toute l’après-midi, laisse échapper le CEBADA qui va au contact des picadors dès leur sortie. Une pique légère à l’improviste dont il sort facilement. Puis une seconde brève, prise correctement, aussi peu appuyée que la précédente.

L’animal confirme ses mauvaises manières lors des banderilles, dont il se plaint beaucoup et en sautant lors de la pose.

ROBLEÑO utilisera une grande surface de muleta, le pico lors s’une faena prudente. Prudence compréhensive devant les derrotes inquiétants du CEBADA en cours de passe.

Lorsqu’il se profile pour l’estocade, on ne s’attend guère à ce qui va suivre : une entière plongeant sur le toro. Le matador est soulevé spectaculairement par la corne droite. Retombé au sol, il manque de peu d’être pris et se relève heureusement et miraculeusement. Le toro tombe rapidement.

Du fait de cette conclusion pleine d’émotion, des mouchoirs sortent. Et, bien que la pétition soit très minoritaire, le palco accorde l’oreille, ce qui donnera lieu à d’odieuses manifestations évoquées plus haut. Bronca au Président.

 

 

Le troisième CEBADA est magnifique, veleto. Sa charge vive s’exprime bien dans la cape rapide de Luis BOLIVAR.

On assiste à un bon tercio constitué de trois piques, le toro s’élançant de loin sur un picador de qualité.

Le tercio de banderilles est long, trop long du fait des difficultés à fixer l’animal.

BOLIVAR se plante au milieu du rond pour deux passes changées impressionnantes d’aguante et de sérénité. On ne sait pas encore que l’on a vu le meilleur. Le CEBADA va, à partir de là beaucoup baisser de ton, se réserver, d’où des passes, à droite et à gauche, dispensées une par une, sans pouvoir enchaîner. Malgré une certaine élégance dans le geste, cette absence de liant finit par ennuyer, puis indisposer le public. D’autant plus que le toro finit par se décomposer et que le final démontre une très grande prudence avec l’épée. Deux pinchazos et une entière. Silence désabusé.

 

 

Le quatrième de l’envoi est plus haut, ensellé et, comme les précédents très armé. RAFAELILLO apparaît très incertain avec la cape, le toro est distrait mais fait illusion dans la première pique, prise avec force en partant de loin. Bonne impression atténuée lors de la deuxième rencontre : il s’écroule au contact, se relève, pousse légèrement puis sort seul. Comme ses frères, il accuse la pose des banderilles.

Lors de la faena, on constatera un comportement proche du second : court de charge et coups de tête vers le haut dans la muleta. Le matador décide d’en finir, d’une entière basse portée sans s’engager. Silence résigné sur les tendidos.

 

 

Après la série de très bonnes véroniques serrées que délivre ROBLEÑ0 au cinquième toro aussi beau que le précédent, on se prend à espérer. La charge est forte et transmettante. Les péons réitèrent la même faute qu’au deuxième et le toro prend une pique près de la porte des cuadrillas. Puis deux autres sans style et enfin une quatrième après la sonnerie alors que le picador rentrait au patio ! Avec la muleta, ce sera réduit à quasiment rien. Le toro ne veut pas se fixer sur les cites. Devant un animal aussi peu clair, ROBLEÑO sans aucune confiance, en finit d’une entière basse. Sifflets énervés.

 

 

Final en deux épisodes. Un colorado fléchit plusieurs fois, est protesté et le Président sort le mouchoir vert après la seconde pique, ce dont torero et cuadrilla ne s’aperçoivent pas tout de suite ! Retour aux corrales d’un amateurisme folklorique.

Sortie d’un sobrero noir et rond, de cinq ans, sans aucune annonce ni au micro, ni par panneau, sans devise. Il s’agissait d’un toro de LA CAMPANA qui prend une première pique poussant par à-coups puis une seconde rapidement relevée. Long et pénible tercio de banderilles où BOLIVAR montre des signes d’agacement envers sa cuadrilla. Le début de la faena laisse quelques espoirs devant la mobilité et une certaine noblesse du toro. Mais cette espérance va se déliter : à gauche, le torero doit se replacer entre les passes et la charge ne transmet guère. La charge se raccourcit et l’on tombe dans une médiocrité. Et comme BOLIVAR se jette dehors pour un pinchazo, puis deux-tiers d’épée, on n’a qu’une envie : partir reprendre sa voiture (à deux kilomètres…) pendant que le public se partage entre palmas y pitos.

 

 

 

Fin pour ma part de cette Feria vicoise. Aucun regret d’avoir choisi cette version allégée.

  

 

Vu du huitième rang ombre (heureusement !) pour 57 €.

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:11

 

 

 

Dimanche 12 juin 18 H. Temps nuageux. 25°.Arènes quasiment pleines (les imbéciles avaient visiblement trouvé des places !)

 

 

5 toros de CEBADA GAGO et un sobrero sorti en remplacement du sixième boiteux, sans devise ni annonce de sa provenance (Le sérieux vicois…)

 

Pour :

 

RAFAELILLO (Silence et Silence)

 

Fernando ROBLEÑO (Oreille et Sifflets)

 

Luis BOLIVAR (Silence et Division d’opinion)

 

 

 

Ennui devant le triste spectacle et exaspération contre une partie du public, voilà mon sentiment. Le lot de CEBADA GAGO, bien présenté, très décevant de comportement allant du très noble premier à l’imbuvable cinquième, en passant par d’autres complications variées. Les toreros ? RAFAELILLO laisse passer le seul exploitable ; ROBLEÑO, pas au mieux malgré une superbe estocade pleine d’émotion ; BOLIVAR ne paraissant pas totalement concerné.

 

 

Développement demain…

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:36

 

 

 

 

 

Chronique de la corrida matinale du samedi 11 juin 2011 à Vic-Fezensac

 

6 toros de DOLORES AGUIRRE IBARRA (Seville)

 

Pour

 

Julien MILETTO : Salut et Silence

 

David MORA : Vuelta et Oreille

 

JOSELILLO : Oreille et Applaudissements

 

________________

 

 

Impression bizarre au sortir de cette première corrida vicoise. De ces spectacles dont on ne sait si les impressions positives l’emportent sur les négatives. Avec la fâcheuse impression qu’un torero et que la plupart des toros firent, par des faux-semblants, illusion sur une grande partie du public.

 

_____________

 

 

Le lot de DOLORES AGUIRRE  était bien présenté dans l’ensemble (les 5 et 6 furent applaudis à leur sortie), armés correctement, hormis le laid troisième.

Le sixième affichait des problèmes de stabilité des pattes avant et fut légèrement protesté. Il y avait de l’âge chez ces toros : près de six ans pour le premier, cinq ans et demi pour les troisième et cinquième, près de cinq ans pour les deuxième et sixième.

 

Question moral, de la variété : manso encasté avec du genio pour le premier ; idem pour le second qui transmettait plus ; manso noble sans classe pour le troisième ; manso infumable le quatrième ; très noble, mais fade et sans moteur le cinquième ; manso décasté le sixième.

 

Au cheval, florilège de mansedumbre : coups de tête, contournement de cheval, sorties sans sollicitation, poussée en se tenant parallèle au cheval. Seul le cinquième se comporta correctement dans ce secteur.

 

Curieusement, la plupart des toros furent applaudis à l’arrastre.

 

__________________

 

 

Julien MILETTO fit le métier, correctement et sans grandes options vu ses adversaires. Des séries correctes à droite et une tentative mobile à gauche face au premier âpre sur ce coté, tué d’un entière tombée et en arrière. Son second adversaire, chargeait au pas tête haute. Il s’en débarrasse d’une estocade décidée.

 

 

David MORA se comporta tel qu’en lui-même : technique, sérieux, élégant. Mis en difficulté à la cape par le premier qui le serre près des planches, il rétablit la situation par des véroniques de classe à droite, répétées lors du quite. La faena comportera des moments très agréables à droite. Sur la gauche, de l’émotion car le toro le serre de près, de même que des passes de poitrines prises avec violence. Une entière contraire et légèrement en avant. Pétition minoritaire.

 

Encore bien au capote face au cinquième. Doblones très classieux puis faena très suave, avec des passes au ralenti profitant d’une charge noblissime, museau rasant le sable. Hélas, le toro manque de moteur (une pique de trop me sembla-t-il) et de transmission pour ajouter l’émotion indispensable à ce qui ressemblait à du toréo de salon. Un pinchazo suivi d’une entière contraire en arrière. Forte pétition et oreille.

 

A noter deux quites salvateurs de ce matador qui se comporta comme le chef de lidia qu'il n'était pas

 

 

JOSELILLO a donné beaucoup de passes, tirant des lignes et restant à bonne distance. Il parvint à tirer partie intelligemment de la charge du troisième en le citant de loin et lui donnant de l’air. Le manso prit confiance et sa charge désordonnée au début, s’améliora ensuite. Une entière couchée et un descabello. Malgré le peu d’engagement du torero toujours fuera de cacho, le public réclama et obtint l’oreille.

 

Face au sixième ; il débuta par quatre derechazos à genoux au centre de l’arène. La charge du toro alla en se dégradant, d’autant plus que la position toujours très profilée du torero ne risquait pas d’améliorer la situation. L’ennui gagna les tendidos. Un bajonazo pour finir et pas besoin d’un nettoyage de costume pour JOSELILLO…

 

 

 

 

Temps nuageux puis ensoleillé et chaud. Deux-tiers  d'aréne. A l’issue du paséo, une minute de silence fut observée en hommage de J-J Baylac.

 

 

Vu du huitième rang  :  44€.

 

 

 

 

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