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3 octobre 2005 1 03 /10 /octobre /2005 00:00

Les gagnants d' ALGEMESI et d' ARNEDO .

 

Pas fâché de voir David MORA déclaré triomphateur de la Feria D' ALGEMESI , ce qui confirme les impressions de sérieux et de qualité que laissa son toréo à chaque apparition dans notre Sud-Ouest ( Vic deux fois, Hagetmau et Roquefort ).

A  ARNEDO , le trophée pour Medhi SAVALLI ( quatre oreilles, trois à ALGEMESI...) qui confirme une saison franchement extraordinaire en termes de succés populaire . On pourra , non sans fondement, discuter du coté "tapageur" de son toréo . Mais il faut s'incliner devant l' abattage, l' enthousiasme et les capacités de transmission de l' arlésien qui , il convient de s'en souvenir, a commencé en "piquées" cette année !

 

                                                                                                                          Bronco

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19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 00:00

Trois "Samuel Flores" pour PADILLA , c' était quand même un choix osé. Et quand on connaît les gouts habituels du public de la cité thermale , on peut s'étonner qu'il ait été fêté . Cela prouve bien que l'"identité" des publics, cela reléve du fantasme ! Les montois s'étaient rendus à CONDE et ne se sont guére formalisés cette année de lots de toros qu'ils auraient naguére qualifiés, avec mépris, de "dacquois" ...

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19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 00:00

Le "mano a mano"  dacquois si atypique  ( que peut-on trouver de commun entre Ponce et Padilla ..?)  s'est déroulé sans peine ni gloire semble-t-il . Surtout sans gloire pour Enrique Ponce qui paraît être  désormais que l'ombre de son ombre, sans volonté , ni sitio, et désastreux à l'épée. Sa prestation à Mont-de-Marsan, telle que vue sur "Alegria" , n'incitait pas à l'optimisme , de même que sa temporada en général , bien grise. C'est à juste titre qu'  André Viard l'avait souligné en son temps, ce qui lui avait valu bien des critiques . Il s'agit là de ce que l'on pourrait nommer "l'effet retard" . En effet , les admirateurs d'un torero mettent souvent un bon moment à admettre que leur favori n'est plus celui qu'ils admiraient  et critiquent vivement ceux qui le font remarquer avant les autres. Il n'est jamais bon d'avoir raison trop tôt ...

 

P.S Au fait , et sans rapport , David MORA a séduit la Maestranza le week-end dernier .

 

 

 

                                                                                                                             Bronco

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10 septembre 2005 6 10 /09 /septembre /2005 00:00

 

Réponse à Alex : Je suis d'accord avec toi , il ne se trouvait pas dans les meilleures dispositions psychologiques. De plus , il a touché le lot le moins propice , ce qui n'arrangeait pas les choses.

 

 

 Samedi 10 septembre 2005 à Dax

 

 

Temps agréable , 5/6éme d'aréne,pluie modérée au sixiéme toro.

 

6 toros de ADELAÏDA RODRIGUEZ , bien présentés, de jeu divers, les meilleurs : les premier, troisième et sixième.

EL FUNDI: Oreille et Salut.

S.F.MECA: Silence et Silence.

L. VILCHES: Salut et Vuelta.

 

Sans ses echecs avec l'épée, VICHES serait sorti " a hombros" pour deux bonnes faenas: brillant , parfois très brillant face à l'excellent troisième, au dessus du sixième qui avait moins de classe. Le FUNDI , technique et sérieux face à un premier exigeant et un quatrième violent et compliqué. S.F. MECA , hérite d'un manso  troisième vite réservé et d'un cinquième plein de codicia.

 

 

Corrida intéressante de bout en bout du fait de la caste et de la mobilité de la majorité du lot d'ADELAÏDA RODRIGUEZ .Détail toro par toro :

 

 

1. "Caralista" , né en décembre 2000, annoncé à 527 kg. Toro bas, noir, liston avec un morillo frisé. Répète dans la cape, jetant les pattes et serrant à droite. Une pique longue fortement poussée après être parti seul sur le picador de réserve, en fin de pique, tente de crocheter la patte avant droite, puis arrière droite du cheval. De l'allant et du genio aux banderilles, avec une tendance à couper le terrain. Il forcera le Fundi à sauter la barrière en catastrophe. Dans la muleta, il démontrera une charge très encastée, mettant beaucoup de pression sur le torero par des assauts répétés et une volonté d'accrocher la muleta . Excellent toro fortement applaudi à l'arrastre.

 

2. "Ladron" , né en octobre 2000, annoncé à 536 kg. Toro noir plus haut avec un morillo important. Dans la cape, charge forte, serrant le torero des deux cotés. Boiterie légére à la patte avant droite. Une pique prise en contournant et poussant le cheval par l'avant. Cause beaucoup de problèmes aux banderilles, ne démarrant pas aux cites des banderilleros et arrachant une cape. Peu collaborateur à la muleta, chargeant à mi-hauteur, raccourcissant sa charge et tentant de s'échapper de la muleta en fin de passe. Manso faiblard de peu de caste.

 

3. "Lamparillo", né en octobre 2000, annoncé à 502 kg. Toro bas de même type que le premier. Bonne charge à la cape, plus serrée à droite. Mansedumbre évidente à la pique puisqu'il s'échappe au contact du fer dans les deux premiéres rencontres. Pousse dans le dernier contact mais sans que le picador n'appuie vraiment la pique. Mobile aux banderilles. Il s'avère excellent à la muleta, répétant ses charges spontanément , avec une grande noblesse. Un tout petit peu moins d'allant sur le coté gauche mais plus de suavité. Manso d'une extrême noblesse avec de la classe .

 

4. "Fumito", né en août 2000, annoncé à 520 kg. Bas et compact, bien armé. Difficile à fixer puis freine et s'arrête dans la cape.  Prend une pique courte avec plus de violence que de bravoure. Se défend et met le Fundi en échec aux banderilles. Confirme un caractère de violence réfléchie dans la faena . Un toro peu commode, exigeant et trés intéressant de par cette caste réfléchie et agressive.

 

5. " Vaporucha", né en aôut 2000, annoncé à 543 kg. Toro noir, rond et massif. Charge courte sans répéter spontanément à la cape. Prend une pique en s'endormant contre le peto et une deuxième coutre sans vraiment s'employer. De la mobilité et de l'agressivité aux banderilles. Andarin en début de faena, il pèse sur le torero à droite et se montre collant à gauche. Il s'avise très rapidement. Toro de sentido , dangereux.

 

6. " Caraazuleda", né en janvier 2001, annoncé à 523 kg. Toro haut, mal fait, hors du type de la corrida, Charge peu engagée, à mi-hauteur dans la cape. Deux brefs contacts désordonnés avec le cheval et une troisième rencontre pour une pique prise sans style. Peu collaborateur lors du tercio de banderilles. Dans la faena, il répète ses charges des deux cotés mais sans baisser la tête et en transmettant peu. Bon toro pour le torero mais en réalité un mansote sans classe.

 

 

 

 

EL FUNDI, au bilan, est sorti sans peine ni gloire de cette corrida. Avec deux toros qui avaient des possibilités mais requèraient de l'engagement et de la technique, il a su faire face avec une son expérience et ses qualités de lidiador . Cependant , on eut pas l'impression qu'il fut tout à fait à la hauteur des possibilités du premier toro. Aux banderilles, il devrait suivre l'exemple du Juli , tant il va du médiocre au mauvais dans ce tiers.

 

S.F.MECA a été fêté et honoré avant le début de la corrida. Heureusement tant l'après-midi fut terne pour ce torero qui aurait souhaité des adieux plus brillants. Avec un lot vraiment difficile, il eut recours à un toreo d'effets plutôt vulgaires face au premier et dut  battre en retraite, débordé par le  dangereux cinquiéme. Il tua très vilainement à chaque fois de deux épées très basses.

 

Luis VILCHES eut beaucoup de chance au sorteo et beaucoup de malchance à l'épée. En tuant bien , trois oreilles lui étaient promises et il ne repart qu'avec un réel succès d'estime pour une faena avec du rhytme , de bons enchaînements,  pleine d'allégresse, de sitio, d'allure et de superbes détails face au troisième toro. Avec aussi d'excellentes naturelles. Las,  six pinchazos,  un tiers d'épée et un avis plus tard, il ne restait qu'une immense frustration pour le torero et du dépit pour le public. La faena face au sixième, plus ambulatoire et moins profonde, comportait quand même de bons moments . Quatre pinchazos, un avis avant une entière en avant dont il sortit bousculé ruinèrent là encore tout espoir de succès. Grande ovation néanmoins à la sortie pour le remercier de ces deux bons moments.

 

Bronco

 

 
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6 septembre 2005 2 06 /09 /septembre /2005 00:00

 

                                                                   Novilladas piquées

Novilleros:

 

Huit novilladas piquées m'ont permis de voir quinze novilleros : S.CORTES ; J.L TORRES; A.MORILLA (2 fois ); A. PALACIOS ; A.JUSTO ; D.MORA ( 3 fois ); A. AGUILAR ( 4 fois ); M.SAVALLI ( 3 fois ); D.ESTEVE ( 2 fois ); J.A GONZALEZ ; S.S MORA; G.PICAZO ; M. MIGUEL; N.CASQUINHO  et R.CUADRADO.

 

Passons sur S.CORTES , facile à Samadet avant de rejoindre l'étage au dessus avec un certain succés d'ailleurs ; J.L TORRES alluré mais lidiador limité; A. MORILLA  plaisant à Samadet , pâle à Vic ; A. PALACIOS  fût insipide à Mugron ; A. JUSTO transparent au même endroit . Medhi SAVALLI a torée beaucoup et triomphé autant , ( huit oreilles pour six novillos !) . On serait donc malvenu de faire la fine bouche pour un garçon débutant cette année en piquée . Pourtant des restrictions peuvent être émises: ce novillero communie avec le public trés bien , peut-être trop bien pour pouvoir convaincre les aficionados : nombre de faenas parurent saccadées , superficielles, en dessous des qualités de ses adversaires. Cependant , il demeure des raisons d'espérer : avec des moyens physiques, du courage, cette joie de toréer, il ne reste à l'arlésien qu'à acquérir un toréo plus reposé, d'effets moins faciles . Avec de la maturité et un environnement plus responsable, il peut progresser et réussir .

D. MORA , ceux qui m'ont lu savent combien j'ai apprécié les qualités de ce torero injustement traité à Vic pour Pentecôte , heureusement reconnu en août dans ces mêmes arénes . A Roquefort , il fut encore bien mais pas trop heureux .Le sérieux et la sincérité caractérisent ce novillero. A. AGUILAR , vu quatre fois...de trop tant ce garçon est dépourvu de l'étincelle ( sans parler de qualités techniques) qui distingue les véritables toreros du "monton" des autres !  D.ESTEVE la posséde lui , cette passion et cela se voit . Il fait montre aussi d'autres qualités toreras mais sans grande chance au sortéo au Moun comme à Hagetmau , on ne put que les entrevoir .Restent J.A GONZALEZ , insignifiant ; S.S MORA ennuyeux à mourir ; G.PICAZO, terne; M. MIGUEL , désastreux ; N.CASQUINHO trés vert et R. CUADRADO sans réelle  volonté .
 
 
En clair , et le constat est préoccupant , une apathie générale chez ces novilleros qui , pour l'ensemble; ne compensent pas leurs faiblesses techniques ou artistiques par l'envie .
 
 
 
 
 
Novillos:
 
 
Se sont produits dans les arénes des lots de  : A.PALLA ; ZABALLOS CASADO ; LA CAMPANA ; ADELAÏDA RODRIGUEZ ( 2 fois ) ; JUSTO NIETO ; PUERTO DE SAN LORENZO  et  YONNET .
 
 
Heureuse surprise initiale à Samadet avec les PALLA, inconnus mobiles et nobles, mais coup au moral à Mugron en suivant avec des ZABALLOS CASADO de triste présentation et décastés . A Vic , superbe présentation du lot de LA CAMPANA , compliqués pour les toreros, trés intéressants pour les spectateurs. Même tonalité pour les sérieux  ADELAÏDA RODRIGUEZ montois mobiles et  trés encastés  , novillos exigeants mais permettant pour ceux qui savent, peuvent et veulent . A Vic encore, les JUSTO NIETO , inégaux de comportements, manquant de fond et montrant de bonnes et de mauvaises choses, compliqués pour la plupart ; deuxiéme sortie des ADELAÏDA RODRIGUEZ à Hagetmau , moins brillant qu'au Moun , la moitié du lot s'avérant faiblard et se défendant ; les PUERTO DE SAN LORENZO à Soustons , trés disparate de trapio , variable au moral avec un excellent exemplaire. Enfin, les YONNET de Roquefort auraient laissé une impression mitigée sans  l'extraordinaire sixiéme dont le combat fait partie des grands souvenirs de la temporada .
 
 
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30 août 2005 2 30 /08 /août /2005 00:00

 

 

Il a triomphé à Pamplona, San Sebastian et Bilbao tout dernièrement, étant déclaré triomphateur de la Feria . Il s'agit bien sûr de Juan José Padilla. Ces succès ont suscité des réactions de tous ordres. Voici celle de Zabala de la Serna, parue dans le journal "A B C", édition du dimanche 28 août 2005 dont je vous traduis ci-dessous quelques extraits :

 

 

"Illa ,illa, illa , Padilla maravilla."  De la même manière qu'on encourage Juan Gomez "Juanito" à San Bernabeu, les peñas pamplonaises, dans leur état éthylique, reprennent en coeur le nom de Juan José Padilla...Les mérites de JJ ont enchanté le Nord. Bilbao l'a réclamé pour remplacer  Enrique Ponce  après qu'il ait croisé sur son chemin, à Saint Sebastien une perle grise, "Muroalto" un toro de Victorino qui sauva sa vie dans l'arène grâçe à ses charges braves, d'une exquise pureté, de classe pure, d'une suprême noblesse. Devant le fatras de valeurs, de promesses, de figures et demi-figures que constitue le panel des toreros actuels, la Commission taurine de Vista Alegre, par l'intermédiaire de Pablo Chopera a eu recours à Padilla ..."

Oublié le parfum "ordoñeciste" qui démontrait alors qu'en Biscaye les vapeurs des hauts fourneaux  ne nuisaient pas au bon goût et n'anèsthésiaient pas le palais. Aujourd'hui les télévisions regorgent  de personnages grossiers , acteurs de programmes aux contenus nauséabonds et qui atteignent de vertigineux  pics d'audience. Le triomphe du lutteur de Jerez se trouve en adéquation avec cette société  née avec les tubes cathodiques qui pervertissent la sensibilité .  

Son caractére de lutteur ne lui donne cependant pas carte blanche pour triturer la toreria avec la moulinette de ses attitudes,  gestes et détails. Juan José Padilla en use pourtant en défilant  chaque aprés midi sans jamais attacher la cape de paséo de la même façon...Juan José Padilla s'habille de costumes de pseudo or, chargés de fleurs, sortes de pyjamas élastiques très commodes pour pouvoir mettre en oeuvre les mouvements athlétiques de sa grossière tauromachie. Peu lui importe de donner un coup de pied a la montera posée au sol après le brindis...Juan José Padilla a pour habitude de s'essuyer les mains sur l'arriére de son pantalon de costume, qui prennent ainsi l'apparence des parois peintes  des grottes préhistoriques ...Juan José Padilla a amené au toréo des zapatillas à crampons pour banderiller et, comme on sait , il dégrafe son gilet trempé de sueur et cite pour un "violin" avec la braguette en avant ...

 

Juan José Padilla est depuis longtemps annoncé comme " Le cyclone de Jerez" et , pour ma part , je suis enchanté par la douce brise du toréo suave éternel ; les cyclones m'aveuglent et me mettent dans un état d'hébétude. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume des toreros pour que Padilla ait pu conquérir le Nord : "illa , illa, illa , Padilla maravilla ."

Comme vous avez pu le constater , cet article a une volonté polémique, il ne me déplairait pas qu'il en engendre une ici ...

           

                                                  

 
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28 août 2005 7 28 /08 /août /2005 00:00

Une arène pleine malgré un cartel sans vedette et une retransmission télévisée, on pourrait en déduire que l'aficion "torista" reprend des couleurs. Je n'en crois rien. Le phénoméne "Victorino", grâce à la qualité parfois démontrée de ses toros, mais aussi par le relais des médias et une science consommée du marketing, attire les aficionados et une frange d'un public plus large. Tant mieux pour les empresas, peut-être pour la Fiesta Brava à condition que cet engouement ne masque pas la situation moins reluisante d'une grande partie des élevages de toros

 

 

                                          Bilbao. Plaza de Vista Alegre . Samedi 27 août 2005

                                Arénes quasi-pleines. Temps doux et pluvieux par intermittence

                                       

                                                            6 toros de VICTORINO MARTIN pour:

                                                              EL FUNDI  ( Vuelta et Salut au tiers )

                                                        Luis Miguel ENCABO ( Salut au tiers et Sifflets)

                                                            EL CID ( Oreille et Division d'opinions )

 

Superbe présentation, digne du standard " toro de Bilbao" du lot envoyé par Victorino. Six toros de robe assorties au ciel et à la piste, soit cardeños, de lourd à très lourd (dans l'ordre de sortie : 586, 558, 541, 586, 612 et 524 kg) avec des armures fines, aigües et le plus souvent veletos.

Au moral , de la variété. Au cheval, certains firent des choses de mansos, d'autres se comportèrent très honorablement . Certaines piques furent légères du fait de signes de faiblesse . Pour le torero , la plupart des toros permettaient des faenas et plusieurs trophées ne seraient pas restés sur la tête des toros s'ils avaient été en d'autres mains.

 

 

EL FUNDI . Je ne pourrai vous raconter par le détail sa première faena . En effet , le "sirimiri " , célèbre petite pluie fine de biscaye, se mit à tomber dès le paséo. Le temps de trouver et d'acquérir une protection contre les éléments, le carnet dut rester fermé ...  J'ai néanmoins le souvenir d' une faena sérieuse , appliquée et sans éclat, conclue par une épée correcte . Du FUNDI en somme . La pétition d'oreille fut importante mais pas majoritaire à mon avis. A celui du Président non plus qui ne céda pas. Conclusion: Vuelta très fêtée pour le torero, bronca pour le palco.

Au quatrième , cape bagarreuse face à un toro se retournant vite. Deux piques poussées fort . Le FUNDI prend les banderilles pour deux  paires à cornes passées et une troisième correcte. Avec la muleta, le torero se montre mobile, lointain et truqueur en citant sur l'oeil contraire à droite. Concédons que le voyage court du toro à gauche et une charge peu claire à droite ne lui rendaient pas la tâche aisée . Cependant , à voir ce FUNDI là, on comprend qu'il n'ait pas atteint une autre dimension.

 

Luis Miguel ENCABO représente l'exemple type du torero qui ne laisse aucune trace dans les esprits. Sa prestation de ce jour ne modifiera pas ce problème. Bien à la cape face au mobile deuxième qui prend trois piques sérieuses , peut-être un peu trop d'ailleurs car le Victorino baissera beaucoup de ton après ; il ne proposera qu' une faena allant a menos par manque d'engagement et fadeur. Comme la charge du toro manquait de vibration, le tout finit dans une certaine morosité malgré une entière bien placée.

Il hérite du plus lourd exemplaire, un animal long et très haut. Peu de terrain gagné à la cape sur un toro collant à droite. Incident tragi-comique lors de la première pique : le Victorino contourne le cheval et le pousse par l'arriére depuis les tablas jusqu'au centre de la piste. Fortement secoué, le piquero est désarçonné et tombe, debout, à coté de l'encolure du cheval, courant à coté de ce dernier toujours poussé par le toro. Le picador finit par chuter, se fait piétiner par le cheval et, miracle , le toro passe à coté de lui sans le voir ! Grande émotion . Mais le picador est relevé et pourra remonter sur le cheval pour administrer une pique.

Le tercio de pique d'ENCABO ira de l'anodin au médiocre en passant par le quelconque. Avec la muleta, malgré un Victorino sans défaut majeur, le torero se montre sans confiance, très prudent et brouillon, lassant toute l'arène. Il finit dans la même tonalité : un tiers d'épée, un pinchazo en se jetant dehors, deux-tiers d'épée et un descabello.

Des applaudissements mérités pour le toro, quelques sifflets indulgents pour le torero.

 

 

Le CID est en difficulté à la cape pour recevoir le troisième toro qui jette les pattes et ne met pas la tête. Le toro confirme ces signes de mansedumbre à la premiére pique courte prise sans pousser et en sortant facilement. Idem pour la deuxième rencontre très brêve. Le Victorino fait meilleure impression aux banderilles où son comportement fait briller les péons qui salueront.

Le torero comprend tout de suite la classe du toro sur la corne gauche . Il se place au centre du rond , cite d'une dizaine de mètres et le toro démarre . S'ensuivront trois magnifiques séries de cinq naturelles, longues, très longues, templées, guidées pour dessiner avec le toro comme un point d'interrogation. Des modèles de naturelles.  Un vrai bonheur.

La situation se dégrade à droite où le toro fait perdre du terrain au torero . Ce sera sa seule tentative de ce coté car il reprend à gauche . Il y aura d'autres bonnes passes mais le toro devient un peu tardo répète moins facilement et on ne retrouvera pas le (haut !) niveau de qualité des quinze premières naturelles. Une entière un peu tombée . Une oreille méritée.

Le toro, de grande classe à gauche sera très applaudi.

 

Le sixiéme passe fort dans la cape du CID dans un premier temps puis devient fuyard. Une pique légère sans se livrer, une deuxième poussée par à coups. Lors du tercio de banderilles, les défauts se confirment : refus de répondre aux cites des péons, hachazos menaçants. Le CID prend la muleta avec un enthousiasme qu'on devine ...et expédie le tout après avoir tenté de montrer, sans convaincre, à toute l'arène que ce toro était  "infumable", ce que j'ai tendance à penser pour ma part , le Victorino avançant au pas en gardant la tête haute sans répondre aux cites. Une entière contraire tombée et prudente.

Résurrection du CID ..? Hum, attendons pour en être sûr .

 

 

 Bronco 

P.S  Sans rapport avec les toros mais important quand même ; pour ceux qui pourraient s'y rendre : le musée Guggenheim de Bilbao présente jusqu'au 15 septembre une exposition d'objets  d'art aztèques d'une richesse et d'une beauté extraordinaires !  La visite de telles merveilles vaut le voyage et vous ne le regretterez pas.

 

 

 
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27 août 2005 6 27 /08 /août /2005 00:00

   Vendredi 26 août 2005

 Vista Alegre

Trois-quart d´arène . Temps très agréable

 6 toros d' ALCURRUCEN

                                                                                     pour:

EL JULI    Salut au tiers et Vuelta

EL CID      Salut au tiers et  Silence

        Sebastien CASTELLA  Salut au tiers et  Silence

 

L´adage selon lequel les corridas dont on attend beaucoup se revelent tres décevantes s´est encore vérifié . Par la faute des toros qui se sont avérés pour la plupart soit sans fond, sans moteur, sans race , quand ils ne cumulaient pas ces défauts. Présentation  de la corrida en rapport avec la catégorie de l'arène (de 507 à 563 kg) et fortement armée.

Au cheval ils eurent des comportements de manso faibles . Seul le sixiéme prit une véritable pique en poussant avec les reins , les autres ne montrant que de la réserve et la deuxième rencontre tenant du simulacre. Seuls les premier et troisième avaient de la race .

 

EL JULI venait en remplacement de Rincon et le public le fit saluer avant le paséo ( le torero fit sortir les deux autres espadas pour les y associer ). Face au premier, il recoit avec autorité à la cape et réalise de bonnes séries sur la corne gauche. A droite, le toro se défend  et n´a qu´un voyage très court . La faena se termine sur trois bonnes naturelles et un pecho enchaîné sans bouger les pieds. On entrevoit l´oreille qui se perd par les trois descabellos suivant une épée entière un peu tombée.

La mamsedumbre du quatrième à sa sortie ne permet rien à la cape . L´Alcurrucen montre de la faiblesse après la pique légère dont il sort seul . La faena ne comptera que trois séries à droite et une à gauche . Le toro charge à mi-hauteur et doit être "tiré" avec une grande maestria technique du JULI certes mais cela ne saurait nous sortir de l'ennui . Il termine par de la porfia sans intérêt . Un pinchazo et un pinchazo hondo . Un salut au tiers aurait suffi mais le JULI s´arroge une vuelta de manière un peu inattendue . Ils seront peu dans le gentil public bibaïno à la lui contester .

A noter qu'il y eut quelques siffleurs au premier , un peu plus au quatrième pour lui reprocher de n´avoir pas posé les palos .

 

EL CID a confirmé qu`il n' était pas au mieux actuellement et que l' habit de " figura" qu'on veut lui coller est un peu grand pour lui . Il subit un désarmé à la cape face au premier et paraît sans recours. Le toro offre des possibilités mais la faena restera très superficielle et sans engagement de la part du torero. Il termine par une entière contraire et horizontale et un descabello . Le CID paru très surpris , et moi aussi d´ailleurs , que le public l´invite à saluer après cette  prestation .

Le cinquième ne met pas la tête dans la cape et chute plusieurs fois après la pique . La faena débute médiocrement et finit piteusement dans l´ennui total . Conclusion en rapport : un pinchazo horizontal, un pinchazo normal , le même et quatre descabellos . Quelques rares sifflets.

 

Sebastien CASTELLA , proche du succès n´a pu , ou n'a pas su le saisir . Un bon toréo de cape , templé et reposé face au premier qui ne répète pas spontanément . Ce toro fait montre de violence dans la pique dont il sort seul . Aux banderilles, il démarre tard et brusquement , mettant la cuadrilla en difficulté. Brindée au public , la faena comportera de très bon moments avec en particulier des naturelles longues et profondes rehaussées par la charge encastée du toro. On croit vraiment que le succès est à portée de main . Une fin un peu embrouillée où le toro se décompose et accroche la muleta jette un petit doute et qund le torero "pinche" , le cri de dépit de l´arène rejoint celui de CASTELLA qui voit s´envoler le trophée si proche. Suit un trois-quart d´ épée un peu vertical qui suffira. Salut très applaudi qu´il eut l´élegance et la modestie de ne pas transformer en vuelta.

Le sixième, mansote très fade,  ne lui fournit pas une autre chance . Malgré ses efforts , la faena sombre dans un ennui total du fait du manque de race du toro : Une entière en place mais une agonie inutilement prolongée au lieu d´ôter l'épée . Il sera cependant le plus applaudi à sa sortie .

 

 

                                                                                                                           Bronco

 

 

 

 
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23 août 2005 2 23 /08 /août /2005 00:00

Aprés avoir abandonné les aficionados abonnés ( lobbying anti-corridas ? conséquence de l'impérialisme footbalistique ?) Canal + tente de sauver les apparences en programmant périodiquement quelques morceaux choisis de corridas. Les deux derniers dimanches, on pouvait voir des extraits du triomphe de César Rincon devant les Alcurrucen , avant-hier soir le succés de Sebastien Castella face aux Charro de Llen.

C'est peu, mais mieux que rien. Mais ce peu s'accompagne de commentaires affligeants . Outre le présentateur de Canal , visiblement peu habitué des tendidos et qui ponctue les images de phrases ausi pertinentes que : " Il en veut !" ou " Il y va !"  pour qualifier les efforts des toreros ; nous avons droit à Marie Sara dont on connaît les compétences en matiére de tauromachie à pied et qui distille les lieux communs et autres banalités en vraie blonde qu'elle n'est pas. Visiblement décontenancé par ses deux partenaires, Zocato tente de ci de là de donner quelque précision technique en ayant vraiment l'impression de se demander ce qu'il est venu faire dans cette galére...

 

 

                                                                                                                                                  Bronco

 
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22 août 2005 1 22 /08 /août /2005 00:00

Je t'assure que je n'ai rien contre le SANTO . D'ailleurs si tu lis, ou relis le compte-rendu de la premiére novillada sans chevaux de Dax : "Les Français à l'honneur " tu verras que mon commentaire sur le pontois était trés favorable .Cependant hier, face à deux erales trés costauds et compliqués, il a subi , courageusement et avec vaillance certes, mais il a subi. Les oreilles coupées relévent pour une bonne part du public local acquis à "son" torero . Je ne suis pas sûr que ce type de succés le serve mais ceci est une autre histoire. Marco LEAL a été bien à ses deux faenas parce qu'il avait deux Fraile qui servaient mieux, avec de la force, ce qui correspond idéalement à son toréo "poderoso " . "On pourrait faire le paralléle avec le style de Jean-Baptiste JALABERT quand il était novillero. Ceci étant dit , la vérité d'aujourd'hui ne sera peut-être pas celle de demain et je souhaite en tout cas la plus grande réussite aux deux jeunes Marco et Julien !

 
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