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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 19:59

 

Me revoilà après une longue absence. J’en demande pardon aux lecteurs de ce blog mais la minceur de mes loisirs ne m’a guère laissé de temps pour écrire. Mais pas de lire ni de m’informer sur les choses taurines. Et, à vrai dire, je n’y vois rien de très réjouissant.

 

A l’extérieur, les attaques classiques, à l’intérieur, les désolantes et vaines diatribes sur le web. Et sur la saison à venir, plus de sujets de préoccupation, d’agacement que de raisons d’espérer. De quoi faire réfléchir sur une offre qui dépassera les possibilités financières d’une grande partie de l’aficion.

 

Il faudra donc faire des choix. Et pour ma part, je commence cette année en abandonnant l’abonnement vicois que je détenais pourtant depuis l’origine de la formule. Cette rupture ne se fait pas de gaîté de cœur mais trop c’est trop ! Assez de ces journées stakhanovistes de douze toros dont on sort harassé et l’esprit embrouillé. Pas question d’abandonner la feria gersoise mais je ferais des choix. Comme pour la Madeleine et d’autres ferias, en privilégiant bien sûr les affiches où l’on peut espérer encore un peu d’authenticité.

 

Et, pour commencer, mon ouverture de la saison ce dimanche à Samadet, histoire de ranimer sur les tendidos une flamme que les hivers polémiques ne font rien pour aviver.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:50

Je pensais boucler ma temporada avec la N.S.P du Houga. Las, une météo désespérante qui dût  (je l'ignore à cette heure mais je le suppose) avoir raison de ce spectacle en a décidé autrement.

 

Avant de revenir sur les bons moments de cette année écoulée, juste une remarque à propos du récent succès de Juan Mora à Madrid. Ou plutôt deux. La première sur les triomphes de ces "vieux" toreros dont on semble redécouvrir l'art sur la fin de leurs carrières. N'y aurait-il pas une part de nostalgie dans ces manifestations ou une réaction insconsciente devant la monotonie ronronnante et le toreo standardisé  de la plupart des figuras actuelles ?

 

La seconde remarque, pour ceux qui auraient vu les extraits de cette prestation, réside dans la manière dont le torero conclut une de ses faenas. Immédiatement après la dernière passe d'une série, il se profila pour porter une estocade concluante. Quand on observe de manière quasi permanente le cérémonial , après des faenas déjà bien longues, du voyage au burladero pour aller chercher la véritable épée (qui torée encore avec de nos jours ?) suivi des convenues manoletinas ou autres aidées par le haut, tout ceci précédant une mise en place souvent laborieuse, on regrette que la sobriété soit passée de mode...

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 16:56

Seconde novillada d'Hagetmau. Nous étions descendu juste derrière Thomas Dufau et sa cuadrilla. Après un tercio de piques bien médiocre face à un triste Miura, on voit arriver un gars qui rejoint le groupe devant nous, rigolard, sympathique, l'oeil malin qui leur dit :"Tres puyazos, nada mas !"

 

On le reconnaît. Quelques jours plus tard, corrida-concours de Vic-Fezensac. Le même, cette fois-ci en action pour un tercio de piques extraordinaire. Un toro à sa mesure, pour lui permettre de démontrer l'étendue de son talent. L'arène debout pour un vibrant hommage à celui qui redonne toute sa valeur à ce tiers. Quelques semaines plus tard, un adieu, ce que l'on ne sait pas encore, au Plumaçon.

 

Saleté de vie ! El Pimpi est mort.

 

On les surnomme "Los malos de la pelicula".  Cette fois-ci, c'est la fin du  film qui est très mauvaise et nous qui avons envie de pleurer.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 23:28

 

Compte-rendu de la corrida du 4 août à Bayonne

 

 

 

-« On pourrait aller à Bayonne samedi ! »

-«Pfff…Je ne suis pas emballé. »

-« Il y a le JULI ! »

-« Ouais…Tu imagines comment va être le lot. »

-« Arrête ! Je n’ai pas vu le JULI de cette année et j’ai envie de le voir ! »

 

 

Ce que femme veut…Voilà comment je me retrouve ce samedi 4 août à 16.30  H assis sur l’herbe entre  bar tenu par le Cercle Taurin Bayonnais et la tente VIP où Julien LESCARRET fait sur l’estrade, pour les happy few qui terminent leur repas, la présentation de la corrida.

 

 

J’aime beaucoup ces arènes de Lachepaillet, nichées dans ce joli quartier de Bayonne. A l’intérieur comme à l’extérieur, je les considère comme les plus charmantes du sud-ouest même si les récentes peintures réalisées sur la bordure supérieure ne sont pas du meilleur goût.

 

 

Nous voilà assez tôt assis à la file 4 du tendido ombre situé à gauche de la Présidence. (71€… Heureusement qu’il fait beau et chaud !). Bien nous en a pris car ce n’est qu’avant la sortie du troisième taureau que la grosse pagaille à l’escalier 1 prendra fin et que les derniers retardataires seront assis. Comme toujours ici, et surtout dans ce secteur, l’ambiance chic et bronzée de la Côte Basque, les arrivants de Donostia, la légère pointe de snobisme, bref, Bayonne ! Qu’on ne se méprenne pas, le public réagit ce soir là de manière fort sensée et les silences de Lachepaillet s’écoutent aussi bien que ceux du Plumaçon.

 

 

 

Le premier LA QUINTA, Cubanero, a cinq ans et me paraît correct d’armures. Il est annoncé à 539 kilos, ce que, de ma position, je veux croire. Le FUNDI canalise sa charge à la cape. Rien de bien glorieux à la pique, surtout des coups de tête et une propension à sortir très facilement de la compagnie du cheval.

Tercio de palos sans histoires mais appliqué et le FUNDI vient brinder au centre. On l’applaudit comme un vieil ami qu’on ne veut pas vexer. Cette bienveillance se continuera lors de la faena prudente et lointaine devant cet adversaire sans malice, faible et fade qui défile sans baisser la tête. Ennui tranquille. Le seul intérêt étant la conclusion : une estocade orthodoxe, décomposée, engagée qui fera contraste avec ce que nous verrons ensuite.

On fait saluer le vieil ami, poliment. Pendant ce temps, l’escalier 1 a libéré un fort volume d’aficionados qui se précipite pour rejoindre sa place en se félicitant que le JULI n’apprécie pas d’ être chef de lidia.

 

 

« Dinerito », un petit gris de 525 kilos ( !?), armé court déboule vivement. Quatre capotazos plus tard, le JULI a pris la mesure, par delantales, de la bonne charge de son adversaire un peu faible. Un contact avec le cheval pique juste posée sur le dos précède un quite de trois chicuelinas. La première citée de loin est superbe. Seconde rencontre encore symbolique avec le picador. Désormais le châtiment consiste souvent à un heurt contre le peto…

Tercio de palos rondement mené, brindis au public, le JULI est rapide et facile. Une première série à droite en se replaçant entre les passes histoire de régler les quelques légers défauts et c’est parti : deux séries à gauche, deux à droite, un cambio inattendu en milieu de faena, un redondo inversé. Le tout bien sûr techniquement irréprochable et très facile. Peut-être trop, d’autant plus que la charge de « Dinerito » ne transmet guère.

 Cependant, je pense qu’un peu partout on cherche déjà son mouchoir quand Julian se profile pour cette curieuse interprétation du volapié qui me fait penser à la technique du triple saut !  Surprise générale, voici l’échec : un horrible mete y saca dans l’épaule, une séquence de quatre pinchazos avant le premier avis puis un autre pinchazo, un pinchazo hondo et trois descabellos. Les mouchoirs ne sont plus là que pour pleurer et les bouquets restent aux pieds. Silence.

 

 

L’escalier 1 est enfin libre quand sort « Berreon ». 469 kilos seulement mais une allure plus fière pour ce LA QUINTA  haut et fin, armé vers le haut et un peu bizco. Il a six ans à un mois près, ce qui explique peut-être une charge moins spontanée à l’entame et Juan BAUTISTA ne peut pas montrer grand chose au capote initialement, mais il se rattrape par une mise en suerte très élégante. Un peu d’entrain mais peu de style dans la  première rencontre avec le picador. Il parait faiblard à la sortie et la seconde rencontre est plus que light. Vivacité mêlée d’un zeste de genio aux banderilles.

 Jean-Baptiste brinde au centre et commence avec sérieux, doublant le taureau genou plié.

Première série peu engagée mais la charge transmet. Seconde encore à droite plus centrée et rythmée, le LA QUINTA cornée dans la muleta en fin de passe. Il faut le « tirer » dans la troisième série car il se livre moins. Dès la première série à gauche, on perçoit qu’il y a plus de classe dans la charge de ce coté-là. Première série donc avec deux bonnes naturelles. Série suivante avec des passes longues et rythmées et un très bon pecho. Joli changement de main. Quatre autres belles naturelles après avoir jeté l’épée. Manoletinas et afarolada émotionnantes. Redondo inversé puis trinchera et passe du mépris. Une entière ladeada portée avec foi. Grosse pétition que le Président laisse monter jusqu’à l’exaspération. Oreille. Vuelta enthousiaste ratifiant la récompense. Arrastre justement applaudi.

 

 

 

Revoici le FUNDI qui accueille « Detenido », 502 kilos et un trapio correct. Cape rapide, un peu brouillonne. Pique courte sans rien montrer, seconde rencontre un peu plus engagée. Ce taureau est protesté pour boiterie par une partie du public mais les cris vont cesser car il va se requinquer dès les banderilles.

 Il se montre même vif et violent au début de la faena. Il présente un certain danger à droite et deux avertissements vont refroidir le FUNDI. A gauche, il ne se fixe pas et défile tête haute. En clair, rien de bien engageant pensons nous et le matador partage cette analyse.  S’ensuit une faena aussi décousue qu’ambulatoire (et le rond bayonnais est grand !) constituée de passes isolées, lointaines et sans intérêt. Pinchazo prudent et entière en avant. Salut au tiers pour dire au revoir, peut-être adieu.

 

 

 

J’avais entendu que le JULI voulait absolument « Alpargatero », lui aussi né en octobre 2004, le plus léger avec ses 464 kilos, plus noir que gris, de volume réduit mais plutôt joli. Désir de trop bien faire dans sa volonté de rachat ? Il chûte tout seul devant l’animal et se couvre de la cape pour se protéger. Le voilà quitte pour la peur avant de se servir de manière plus normale du capote, profitant bien d’une charge correcte jusque dans le quite réalisée par chicuelinas marchées. Une pique poussée après des hachazos initiaux puis une rencontre avec pique aussitôt relevée.

 

Bon tercio de palos où le public fait saluer les banderilleros mais a failli être privé de ce plaisir. En effet, le maestro très désinvolte, gobelet dans la main gauche, faisait des moulinets de l’autre pour signifier au palco d’écourter le tiers. N’entendant pas les clarines, il daigne se tourner vers le président pour demander avec plus de correction le changement. Félicitons Marc AMESTOY d’avoir refusé de céder à ce caprice.

 

Le JULI attaque sa faena à droite. « Alpargatero » suit la muleta en protestant un peu. La technique du torero arrange ce défaut et suivent deux autres séries du même coté où le taureau suit bien, le mufle caressant le sable. Une série à gauche correcte puis une autre à droite où la capacité d’aimantation de la muleta du JULI fait merveille. La suite baisse légèrement car le LA QUINTA est noble mais assez soso et, même s’il se bat pour finalement l’arracher, le torero manque se faire prendre la muleta. On se dit que cela suffira pour couper si (et comment se manquerait-il deux fois !) il tue efficacement. Un pinchazo, une entière en arrière et desprendida, deux descabellos plus tard, on se rend à l’évidence, l’impensable est arrivé. Le gendre idéal tire une tête longue comme trois avis.

 

 

 

Et la conclusion de la tarde ne va pas lui rendre le sourire. « Orejisana », presque cinq ans, 548 kilos sur la pancarte, d’armures moyennes mais bien fait, sort et ne fait pas grosse impression dans la cape. Deux contacts au cheval pris tête haute et avec beaucoup de bienveillance de la part du picador. Sans histoire aux banderilles.

 

La faena débute médiocrement, le LA QUINTA ayant tendance à sauter en fin de passe sur les deux premières séries à droite. La troisième est nettement plus liée et le pecho, long et de qualité. Même qualité dans la suivante. Sur la première série à gauche, la charge est moins spontanée mais exploitée au maximum. Jean-Baptiste montre une capacité à utiliser avec technique toute les possibilités de son adversaire adaptant sa muleta avec précision. En point d’orgue un superbe changement de main. On sent le torero ravi et son plaisir a, au fur et à mesure de la faena, gagné le public.  Une entière delantera. On croit le taureau mort debout mais il charge lorsque le torero lève le verdugo. Deux descabellos. Grande pétition et oreille.

 

 

Avant de partir, le JULI lui serre la main sans effusion.

 

 

 

Prenons des précautions pour exposer ce qui suit. Pour oser l’impensable un crime de lèse-majesté de nature à m’exposer aux foudres de tous les inconditionnels, les thuriféraires qui, à longueur d’article, ou à bout de micro célèbrent la gloire quasi-divine du JULI.

 

Je partage sans réserve leur admiration devant la prodigieuse technique et l’impensable facilité de ce maestro. Ceci étant posé, j’ai trouvé plus de sentiment, d’ « arte » dans la façon de toréer de Juan BAUTISTA que dans la sienne.

 

 

 

En sortant, je songe que j’aurais regretté de n’être pas venu. Les femmes ont toujours raison…

 

 

Bayonne Atlantique 2010 083

El Juli

 

 

Bayonne Atlantique 2010 364

Juan Bautista

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 22:41

Temps superbe et chaud. Quasi-plein.

 

Six toros de LA QUINTA

 

Pour :

 

EL FUNDI : Salut au tiers à ses deux adversaires

 

EL JULI : Silence et Vuelta

 

Juan BAUTISTA : Oreille et Oreille

 

____________

 

 

C’était ma seconde corrida de « luxe » de la temporada. La surprise vînt du relatif échec du JULI qui sortit à pied quand Juan BAUTISTA quittait les arènes en triomphe. Le FUNDI, pour sa part, s’en tirant sans peine ni gloire.

 

Le lot de LA QUINTA correspondait, au physique comme au moral, à ce que l’on pouvait attendre au vu de l’évolution actuelle de ce fer.

 

Hormis ceux qui n’attendaient que le JULI, les autres, dont moi, sortirent satisfaits de cette corrida du fait de la prestation de JUAN BAUTISTA dont le succès m’apparut très légitime.

 

J’y reviendrai bientôt…

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 21:06

 

 

 

Le fait majeur de la soirée fut le combat de « Lastimoso », sixième exemplaire du lot de BALTASAR IBAN. Puisqu’il fut honoré d’une vuelta, détaillons son comportement.

Robe noire, plutôt gaillard, armures pas très larges mais bien dirigées, le novillo sort avec force et se montre d’abord bronco dans le capote puis au bout de quelques charges, s’arrête, toisant le torero.

La première pique est fortement poussée et accompagnée de hachazos faisant sonner les étriers. Dans la seconde, il pousse encore mais la tête assez haute contre le peto.

Au tercio de palos (écourté…) il n’est pas à son avantage, se secoue beaucoup après la pose des banderilles, ne répond que tardivement aux cites et jette les pattes avant lors de la rencontre avec les banderilleros.

Lors de la faena en revanche, son comportement mettra en valeur le travail du torero : charge longue, rageuse, puissante et exigeante. Une légère inattention de DEL ALAMO sur un cite est aussitôt sanctionnée d’une poursuite.

Après un pinchazo et une entière, le novillo part vers les barrières et, au bout d’un moment assez long, se couche. Le péon s’approche et lève la puntilla. Le novillo se relève alors et le charge ! Il s’agenouille à nouveau un peu plus tard et il faudra plusieurs et pénibles autres coups de puntilla pour venir à bout de « Lastimoso » qui tentera, par d’ultimes soubresauts désespérés et impressionnants, d’accrocher le puntillero. Admirable animal !

 

Je songeai que Mathieu GUILLON, présent en barrera, devait penser que ce novillo aurait pu lui échoir. On connaît la volonté et le désir de triompher du jeune montois mais je pense sincèrement qu’il fallait la technique et le poder de DEL ALAMO pour soutenir le combat avec un novillo de cette trempe.

 

Parlons de Thomas DUFAU pour, une fois encore s’inquiéter de cette fâcheuse impression qu’il produi avec ces faenas stéréotypées, copiés-collés qui nous laissent froids par ce manque d’engagement qui l’empêche de transmettre une once d’émotion.

Soulignons encore, comme chaque fois, combien Cañada se montra professionnel.

Ajoutons que les six novillos se montrèrent allègres au cheval, mobiles dans tous les tiers et solides de pattes jusqu’au bout.

Déplorons que la Présidence cède sans raison valable aux demandes des toreros pour réduire les tercios de banderilles ; à fortiori quand il n’y a que trois palos sur le troisième novillo…

Enfin, redisons combien la quinzaine de musiciens d’ « El Violin » qui n’avait pas osé prendre la place de l’Orchestre Montois, aurait bien pu l’occuper tant ils se montrèrent brillants.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 21:16

 

Au Plumaçon. Novillada de Saint-Perdon. 29 août 2010.

__________

 

 

 

Superbe temps assez chaud. Légère brise. Petite demi-arène.

Musique d’ « El Violin » en grande forme.

 

 

6 novillos de BALTASAR IBAN

 

Pour :

 

 

Sergio FLORES (Blessure à son premier adversaire)

 

 

Thomas DUFAU  (Salut au tiers, Oreille et Oreille)

 

 

Juan DEL ALAMO (Silence, Silence et Oreille)

 

 

___________________

 

 

« Lastimoso », novillo sorti en sixième position fut honoré d’une vuelta posthume. Sortie à hombros pour Thomas DUFAU et le mayoral.

 

 

Le prix de la meilleure pique a été attribué au picador qui a piqué le troisième novillo. 

_______________

 

 

 

Joli lot bien présenté de BALTASAR IBAN : 1er manso con casta violent ; 2ème âpre, violent et défensif ; 3ème noble et encasté ; 4ème mansote avec du genio ; 5ème brave et noble finissant a menos ; 6ème brave, brusque avec une noblesse terriblement encastée.

 

 

Sergio FLORES ne put montrer qu’une certaine élégance à la cape avant de recevoir un violent coup à la main droite sur un hachazo de son premier adversaire à l’entame de la faena. Passage à l’infirmerie puis départ à l’hôpital.

 

La novillada se transforma donc en un mano à mano entre Thomas DUFAU qui se montra répétitif et profilé, ne profitant pas de deux bons novillos par superficialité. Deux oreilles de peu de poids, et Juan DEL ALAMO qui possède plus de personnalité torera. On le savait déjà. Il l’a confirmé avec l’excellent dernier novillo à la charge rageuse qu’il n’était pas aisé de canaliser. Il réalisa une faena comportant de très bons moments. 

 

 

Je reviendrai sur cette bonne soirée…

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 19:13

 

 

 

 

On a retrouvé Roquefort. Ou du moins partiellement. La  novillada de COQUILLA de SANCHEZ ARJONA, sérieuse en gabarit, en allure, armée dans l’ensemble, a montré une agressivité compliquée. En bref, un retour à ce que l’on aime et que l’on vient chercher ici. A  mon sens, il n’y avait pas grand-chose de plus à extraire de la moitié du lot. Mais quelle peine de voir combien deux des novilleros passèrent, ne sachant ou ne pouvant, à coté de trois novillos encastés.

 

Le premier novillo fut toréé de très loin, GOMEZ DEL PILAR mettant trois séries à se rendre compte que la charge, brusque et violente certes, était exigeante mais franche. La faena resta donc marginale et superficielle. Première déception.

 

Le troisième, brusque à l’entame, présentait une vraie noblesse sans imbécillité  des deux cotés, avec même de la classe du coté gauche. Là encore, le torero ne fut pas à hauteur, forçant outrageusement les attitudes puis, trop confiant, ne respectant pas le novillo qui le rappela à l’ordre d’une voltereta sans gravité. Et pour conclure, le triomphe de la non-volonté de LOPEZ SIMON : deux pinchazos en se jetant dehors et une entière basse. Et voici une oreille dont on peut espérer que le gamin en mesure la valeur réelle.

 

Le quatrième montrait déjà une charge vive et encastée au capote. Il confirmera cet allant sur la corne droite lors de la faena, passant aussi, en étant un peu plus réservé à gauche. Toreo encore décentré des deux cotés, s’abstenant d’enchaîner sous peine d’être débordé. Sur la fin de la faena,  séance pénible de porfia et de muleta en retrait. Un effort à l’épée. Le Président lui refuse l’oreille alors que la pétition valait bien celle qui lui fit sortir un mouchoir pour le combat précédent mais peu importe. Il n’est pas plaisant de voir les larmes  de GOMEZ DEL PILAR durant sa vuelta mais la vérité est qu’une oreille n’aurait su cacher l’indigence de sa prestation.

 

Esau FERNANDEZ ne vit pour sa part qu’un novillo manso qui ne fixait pas sur la muleta, reculait sur les cites et envoyait des hachazos quand il daignait arriver jusqu’à mi-passe.

Son second était le plus souvent arrêté. Dans les rares charges, il défilait tête haute. Devant ce mauvais sort, le novillero expédia les affaires courantes plus mal que bien.

 

Le sixième, manso fuyard et distrait, se retournait vite sur le torero. On ne reprochera pas à LOPEZ SIMON de choisir de ne pas prolonger. Mais le bajonazo hideux en arrière suivi de la conclusion sans vergogne avec un descabello laisse augurer du sérieux du garçon.

 

 

On attend donc,  depuis maintenant trop longtemps, un novillero susceptible d’enflammer le public et c’est un désespoir de constater l’état actuel de la novillada. Hormis DEL ALAMO, seule personnalité un peu tranchante, on ne voit défiler que des clones chez qui l’on distingue mal une véritable volonté de sortir du lot. Faenas insipides, technique limitée, engagement mesuré, voilà désormais le quotidien.

 

On peut s’interroger aussi sur la gestion de ces jeunes carrières, en lisant par exemple qu’il n’avait pas été possible pour Roquefort de trouver un accord avec l’apoderado de Thomas DUFAU. Voici donc un torero local, en tête de l’escalafon, qui va prendre l’alternative la saison prochaine qui ne sera pas passé par le révélateur de la Monumental des pins. C’est donc le choix de la facilité, que l’on a reproché par le passé à des novilleros-vedettes surfaits, qui a été pris.

 

On peut considérer qu’il s’agit d’une erreur, tant un succès du landais face à des adversaires de cette trempe, lui donnerait une toute autre crédibilité. L’avenir nous renseignera sur la pertinence de ces choix.

 

 

 

 

 

Vu de la barrera sol y sombra : 46 €

 

 

 

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 20:53

Deux-tiers d'arène. Temps nuageux et température agréable. 2.15 H de spectacle.

 

 6 novillos de COQUILLA fort  bien présentés dans l'ensemble, de comportement divers. Premier, troisième et quatrième encastés et intéressants, mais sous-exploités par des novilleros bien limités.

 

 

GOMEZ DEL PILAR : Vuelta forcée et Vuelta après pétition.

 

Esau FERNANDEZ   : Silence et Silence.

 

LOPEZ SIMON          : Oreille et Silence

 

 

 

Compte-rendu complet à venir demain...

 

 

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:50

 

Vic. 6 août 2010.

 

Temps beau et doux. Grosse demi-arène. Présidence : Mr AMESTOY.2.15H

 

Corrida-concours : 5 toros (le JALABERT s’étant cassé une corne dans les corrales fut remplacé par un toro de l’ASTARAC sorti en troisième et hors-concours.)

Le YONNET magnifique aux cornes impressionnantes, faiblard, mansote au cheval, réservé et avisé à la muleta.

Le TARDIEU fortement armé, manso au cheval, décasté et compliqué dans la faena.

L’ASTARAC remplaçant, au physique : laid et tristement armé ;un morucho pour le comportement.

L’ASTARAC titulaire, lourd et d’armures modestes, mansote à la pique. Mobile et plutôt noble mais sans aucune race à la muleta.

Le MARGE, joli colorado au berceau large, manso aux piques, mobile et désordonné à la muleta.

Le PAGES-MAILHAN, long et haut, moyen en armure ; brave au cheval, encasté avec du genio lors de la faena.

 

Vuelta (sur idée personnelle de la Présidence pour le MARGE qui ne s’était pas engagé sous le fer et était sorti seul des trois rencontres au cheval) et pour le PAGES-MAILHAN (mouchoir sorti là presque à contre-cœur sous la pression du public.)

Pour ne pas désavouer le Président on suppose, le Club Taurin Vicois partagea le prix du meilleur taureau entre le MARGE et le PAGES MAILHAN. Quand on connait le discours vicois sur l’exigence au premier tiers, cette décision est savoureuse…

Coté torero : Marc SERRANO fut appliqué, sérieux mais il lui manqua un peu d’engagement. (Salut et Vuelta légérement contestée) ; Julien LESCARRET se montra décidé toute la soirée, exploitant bien le potentiel du MARGE (Salut et deux oreilles) Julien MILETTO ne pouvait rien avec le bœuf d’ASTARAC mais fut volontaire et parfois élégant pour aller chercher le succès face à l’adversaire le plus intéressant de la corrida. (Silence et deux oreilles).

Salut de Bonijol à l’issue de la course.

 

Le plus grand moment fut le tercio de piques du sixième toro. Une extraordinaire rencontre entre un taureau très brave en quatre assauts marqués par l’acharnement et la puissance et deux artistes : un cheval léger et torero compensant avec adresse pour supporter les charges violentes et un picador « El Pimpi » maître de son art pour citer le toro, conduire sa monture et  pour piquer avec une habile sûreté. Dès la troisième pique, le public était debout pour les applaudir.

Chapeau les artistes !

 

 

Vu des tabloncillos ( mais avec une file 8 des tendidos...) 32 €

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