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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 20:31

 

L’inorganisation locale s’est surpassée cette année. D’habitude, on prenait son mal en patience pour passer par les portes exigües afin d’accéder à sa place. Cette fois-ci, à un quart d’heure du paséo, la porte C était désespérément close. On nous apprit que la clé était égarée. D’où translation vers la porte voisine avec la queue qu’on imagine avant que la clé disparue ne soit enfin retrouvée. On attend avec impatience la fantaisie chalossaise de 2010…

Autre surprise mais dont il faut convenir qu’on l’a déjà expérimentée en d’autres lieux : aux guichets soleil, vers 16.30 H, on nous annonce qu’il ne reste plus que des barreras ou contre-barreras. Bon, allons-y pour des contras à 38 €. Or, curieusement, on peut penser qu’il y avait ce jour de nombreux aficionados distraits ou empêchés au vu des vides derrière nous…

Bien sûr, retard habituel au paseo. Très belle entrée d’un public bien disposé comme on le verra plus tard.

 

Mes inquiétudes sur le comportement des novillos CATALAN étaient infondées. Ils se montrèrent assez solides sur pattes, mobiles, certains plutôt braves (mais pour la plupart dans une seule vraie rencontre au cheval ) et montrèrent des comportements mobiles et collaborateurs mais en général sans fadeur. Du jandilla de bon aloi en somme.La présentation eut  été satisfaisante si l’on n’avait pas vu de nombreuses extrémités de cornes en plumeau. Le second était scandaleux sur ce point mais comme semble-t-il le public s’en contrefiche (pas une protestation sur les tendidos !), tout va pour le mieux dans le meilleur des mundillos.

 

Que dire sur J-C CABELLO ?  Simplement qu’il représente le prototype de ces novilleros qui possèdent une technique suffisante pour se sortir de la plupart des problèmes de ces novilladas « civilisées » mais qui seraient capables d’endormir le plus insomniaque des spectateurs. Deux faenas qui me parurent interminables de superficialité et d’ennui. Pour être objectif, reconnaissons-lui le mérite d’avoir tué vite et bien ses deux adversaires. On lui doit aussi un gag. A l’issue de sa première prestation, il était rentré sous un silence fatigué. Thomas DUFAU attendait derrière le burladero la sortie du deuxième novillo. Ses supporters, bientôt rejoints par une bonne partie du public, lancèrent des applaudissements d’encouragement pour le landais. Et là, CABELLO, un peu surpris, sort du callejon pour répondre à ce qu’il croyait être une invitation et salue au tiers. Savoureux quiproquo.

 

Et voici donc les débuts de Thomas DUFAU en piquée. Il parvient à  prendre la bonne mesure à la cape. « C’est bon Dédé ! » annonce Max à Fritero que l’on pensait rangé des chevaux ! Ce sera donc avec une pique assez légère que l’on passera à un tiers de banderilles correct mais fort long en terme de placement. Après un affectueux brindis à  Richard MILIAN, la faena commence. Pas très bien, la muleta incertaine provoquant une charge courte et des coups de tête du novillo. Quelques corrections permettront une bonne série à droite, avec ce toreo de ceinture élégant qu’on lui connait. Ce sera le meilleur moment, la faena baissant de ton ensuite avec des séries à gauches courtes et brouillonnes. Des pechos inversés pas vraiment maîtrisés et une impression générale de timidité là où on eut attendu, espéré, plus de détermination. Un mete y saca très bas, involontaire,  précède une bonne entière d’effet rapide. La pétition est visiblement minoritaire mais suffisamment bruyante pour faire tomber l’oreille. Vuelta que Thomas exécute avec une tête de retour de week-end…

On aurait pu s’attendre à ce qu’il sorte décidé pour couper une autre oreille, histoire de fêter dignement ses débuts à cet échelon. Rien de tel. On le sentit même peu confiant face à un novillo qui n’avait rien d’inquiétant et se montrait même collaborateur pour peu qu’on se confia un peu. Thomas torea très et trop prudemment, beaucoup trop approximativement. Faena décousue, baladée et sans réelle volonté. L’estocade, assez verticale, d’effet rapide, ne parvint pas à réchauffer l’ambiance, même de son fan-club. Préoccupante prestation. Espérons que Thomas prenne conscience qu’être torero, c’est vouloir triompher à chaque sortie et qu’on lui pardonnera des lacunes techniques si on sent derrière une véritable envie, ce qui n’a pas transparu en cette soirée.

 

Cette « grinta », Juan Del ALAMO en fit une éclatante démonstration, lui. Et comme de plus, il sait toréer, le contraste était cruel. Aller se planter pour une « porta gayola » pour son premier novillo, c’est afficher la couleur.  Face à un premier novillo excellent dont le mufle caressait le sable dans ses charges mais qui possédait des capacités de transmission, ce fut un régal de rythme et de maîtrise. J’ai beau chercher, je ne me souviens pas d’un gamin aussi brillant pour sa première « piquée ». L’estocade s’avéra un quasi-golletazo mais on peut la mettre, au vu du comportement du garçon, au compte de la maladresse.  Deux oreilles fêtées.

Le dernier novillo, le plus gaillard, se montra assez compliqué et finit défensif. Del ALAMO s’accrocha comme un « maletilla » et bouscula son adversaire qui lui rendit la pareille. Conclusion par trois pinchazos et une entière contre les planches, le novillo finissant querencioso. Applaudissements des aficionados et des autres, car tous comprirent qu’il y avait en piste un vrai torero. Et qui, de plus, sait toréer, à la cape, rareté de nos jours.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 20:44

Arènes de Condrette.

 

Temps agréable, nuageux puis ensoleillé en deuxième partie de spectacle. 4/5ème d’arène. Deux heures et demie de spectacle.

Novillada piquée : 6 novillos de P.CATALAN pour J-C CABELLO (Salut-gag et Silence) ; Thomas DUFAU (Oreille et Salut au tiers) ; Juan Del ALAMO (Deux oreilles et Applaudissements.) Trophée remporté par Juan Del ALAMO.

Un joli lot de novillos bien faits avec hélas certaines cornes fort abîmées (deuxième horrible sur ce point) plutôt corrects au cheval dans l’ensemble et en général intéressants dans la lidia. Le meilleur étant le troisième, les cinquième et sixième permettaient aux toreros de s’exprimer.

On attendait Thomas DUFAU qui ne démérita pas vraiment mais montra des limites compréhensibles pour ses débuts. Et il souffrit de la comparaison avec un Del ALAMO décidé, torero qui fit preuve de grandes qualités,  franchement bon à la cape, ce qui est rare, et qui possède de l’aguante, une planta torera, un poignet et une capacité de transmission avec le public.

J-C CABELLO remonta dans une Mercèdès 430 aussi foncée et gaie que sa prestation…

 

 

Détail de la tarde demain soir.

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 22:01

Etant dans l'impossibilité de me rendre à Magesq, Victorino a joué avec à-propos son rôle de "sobresaliente" . Voici donc sa vision des choses taurines de cet aprés-midi là :



"Le 22.3.2009 , Magesq . Un tiers d'aréne. Public bon enfant. En début de paséo fut joué l'Agur en la mémoire de Mrs Damestoy et Dubosq.

5 erales de la ganaderia de SANTA FE MARTON.

Thomas DUFAU commence par capter la charge de son novillo par doblones à la cape. Bon quite d'Alberto LOPEZ. Le toréo du FRÊCHE commence sa faena par doblones avec en suivant une bonne série à droite . Sa faena fut irréguliére mais avec plus de bons moments que de mauvais. Pour moi, Thomas serait prêt à passer à l'échelon supérieur. 3 pinchazos et une entiére empêcheront l'obtention d'oreille . Avis et Silence !

Alberto LOPEZ, par son toréo nous fait penser à Alejandro Talavante, le madriléne réceptionne son adversaire en lidiant son eral puis quelques véroniques pieds joints .Sa faena commence par des passes par le haut. Avec métier, le finaliste du Bolsin de Ciudad Rodrigo trouve le sitio de suite avec distance . C'est un novillero à suivre . par contre, il se regarde toréer et se prend pour un torerito. Entiére bien en place. Avis et Vuelta.

Matéo JULIAN toucha le moins bon eral du lot. A son crédit des quites originaux tout au long de l'aprés-midi d'inspiration "juliesque" . Lors de sa faena , le nîmois nous régala par ses muletazos templés à  droite .Par contre, il fut plusieurs fois accroché à gauche . Sa faena fut par conséquence irréguliére mais avec de l'émotion. Demie-lame concluante. Oreille et vuelta fêtée.

Juan CERVERA réceptionne son eral par véroniques templée. Le valencien est une copie conforme du maestro Ponce, dans ses attitudes et son toréo. Bonne faena allant à mas . Deux-tiers de lame. Avis et Oreille fêtée.

Aprés l'annonce du résultat pour toréer le cinquiéme de l'aprés-midi, le public siffle la Présidence pour n'avoir pas qualifié Juan CERVERA mais plutôt Matéo JULIAN . Le protégé de Gilles Raoux accueilla le plus loud de l'envoi en le lidiant . Quite par chicuelinas de CERVERA soutenu par le public .Trés bonne réponse du nîmois . Avec intelligence Matéo JULIAN brinda son adversaire à Julian CERVERA ( finaliste du bolsin d'Arnedo , zapato de plata.) Faena irréguliére et encore une fois accrochée. Entiére engagée, deux descabellos. Avis et Silence.

Pour conclure , le point noir de l'aprés-midi , du moins pour moi: la Présidence qui tarda à chaque fois pour mettre la musique ou ne la mit pas du tout. Pour l'attribution du cinquiéme eral, cela ne me dérange pas que ce soit Matéo JULIAN. Soyons chauvins !

Pour le coté positif, la découverte de quatre jeunes à découvrir, pour Thomas en novillada piquée le 13.4.2009 à Mugron et les trois autres dans les différentes NSP de notre cher Sud-Ouest . Ils sont à suivre... 





Bientôt les photos de l'auteur.( Si j'y parviens...)

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 22:12

 

 

 

10° dehors et guère plus, voire moins sur le ciment réfrigérant de l’arène couverte remplie au trois-quarts, bonne entrée si l’on considère le tarif du tendido : 27 €, pas franchement bon marché.

 

On annonçait la novillada de CAMINO DE SANTIAGO jolie, ce qui se confirma avec un lot bien fait, et même assez lourd pour certains. En revanche, les armures laissaient à désirer, dans leurs formes et leurs extrémités.

 

Les six lidiés (le premier n’eut pas le temps de monter de faiblesse car il se fractura la patte avant droite dans les premières passes de cape) furent handicapés par des problèmes récurrents de sabot aux pattes avant. Plusieurs en perdirent tout ou partie sur un de leurs antérieurs. La quasi-totalité finit par ne plus poser une de leurs deux pattes avant en cours ou en fin de faena.

 

Au moral, rien de remarquable aux piques sans style tant du donneur que du receveur à l’exception du troisième qui poussa avec force et fixité.

 

Les deux premiers étaient des sœurs de charité avec le potentiel physique de Mère Térésa. Le troisième se montra noble mais plus réservé, distrait finissant querencioso. Le quatrième ne voulait pas quitter les planches. Le cinquième débuta bien puis devint compliqué, manso querencioso. Le sixième était le meilleur, noble avec une pointe de caste dans la charge.

 

 

Roman PEREZ, est physiquement costaud, expérimenté et assez froid. Face à des adversaires faiblards et naïfs, ce rapport de force, on s’en doute, ne suscite qu’un intérêt très limité chez le public. Et quand en plus il termine par un vilain mete y saca suivi d’un bajonazo de gala, l’indifférence polie laisse place à un agacement certain.

 

Devant le quatrième, il fit deux fois le tour de l’arène pour sortir le manso des planches, lui arrachant deux ou trois séries rageuses et méritoires. La deuxième épée était moins basse mais encore tombée et Roman repart sans l’adhésion populaire.

 

 

TOMASITO est apparu bien plus volontaire. Facile mais doux et élégant face au très noble et très faible deuxième. Il tue d’une entière contraire au deuxième essai. Pétition plus bruyante que nombreuse mais Manolo Gloria reste d’un marbre qu’on ne lui connaissait pas. Salut au tiers.

 

Il pense (comme nous) le cinquième propice au succès après un début par cambiada au centre mais la situation va rapidement se dégrader. Le novillo le soulève sans mal lors de la deuxième série à droite, puis cherche l’abri des planches. TOMASITO bataille jusqu’au bout pour lui arracher des séries. La corne droite devient impossible. La faena se termine donc par des naturelles aidées et une entière fulminante qui suffira. Pétition enthousiaste et oreille qu’on ne lui chipotera pas.

 

 

On pourrait imaginer qu’un novillero de la tierra sortirait pour sa première piquée décidé à monter sur ses novillos pour triompher, à faire tout et même plus pour obtenir un succès pouvant conditionner l’avenir de sa temporada. Ce fut tout le contraire : pas de porta gayola, pas de larga de rodillas, pas même, et ce fut le plus surprenant, de pose de banderilles à ses deux novillos.

 

Face au troisième, un début sans confiance avec des retraits de pas à chaque véronique. Puis une faena subie et non dirigée, une absence de conduite de lidia où le novillo termina son combat près des planches devant un Mario semblant peu concerné. Pour finir, une entière en avant et contraire et cinq descabellos.

 

Le sixième constituait une chance à saisir. Engagement aussi limité qu’au premier avec le capote. Toujours pas de banderilles. Et une faenita nettement en dessous du potentiel du novillo. Les solos de trompettes de l’orchestre lancé dans un tonitruant « Nerva » entraînèrent plus d’applaudissements que les séries de passes anodines du novillero. Mario eut quand même le bon goût de porter une  estocade  décisive après un pinchazo. D’où une oreille fêtée qui ne doit pas illusionner. 

 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 19:20

 

 

 

SAMADET : novillada piquée du 8 février. Temps froid. Trois-quarts d’arènes. 6 novillos de CAMINO DE SANTIAGO maniables dans l’ensemble mais plus ou moins affectés par des problèmes de sabots aux pattes avant. Le premier s’étant cassé la patte avant droite dès sa sortie dut être puntillé en piste.

 

Roman PEREZ assez froid et consternant à l’épée (Silence et Silence), TOMASITO volontaire et élégant (Salut au tiers et Oreille), Mario GUIRAO, sans confiance ni enthousiasme (Silence et Oreille.)

 

 

 

Compte-rendu détaillé à venir…

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 22:11

 

 

Thierry était à Vic et il nous relate cette journée de N.S.P et , foin des batailles pénibles , cela fournit un coup d'air frais assez  agréable. 

 

 

VIC FEZENSAC (32) - Dimanche 21 septembre 2008 – NSP

 


11h00 : 2 Erales de GALLON pour Mathieu GUILLON (Salut au tiers), Cayetano ORTIZ (Applaudissements).

 

16h00 : 4 Erales de GALLON pour Mathieu GUILLON (1 Oreille), Cayetano ORTIZ (Silence après avis), Christian ESCRIBANO (1 Oreille), Sergio BLANCO (Applaudissements après avis).

 

Un lot correctement présenté sur l’ensemble de la journée, les quatrième et sixième supérieurement, le premier le plus léger. Regrettons, malgré la mobilité, la faiblesse chronique générale, bien marquée au moins pour trois d’entre eux : le second (nombreux fléchissements des antérieurs et chute), le troisième (des flexions durant la faena) et le quatrième. Le cinquième s’est également affalé sur le flanc à la fin d’une série à gauche. Quelques signes de mansedumbre chez le premier dès sa sortie, chez le sixième donnant l’impression de vouloir surtout se défendre. Toutefois, les erales ont donné du jeu, parfois compliqué, certains empreints de noblesse. Tous ont été applaudis à l’arrastre avec plus ou moins d’engouement.

 

Le jury devait sélectionner, à l’issue de leur respective prestation matinale, qui de Mathieu GUILLON ou de Cayetano ORTIZ, occuperait le poste vacant de l’après-midi. En argumentant sur la difficulté à pouvoir comparer la qualité des deux prestations au vu des comportements différents des deux novillos, le jury a finalement décidé que les deux novilleros allaient toréer l’après midi les novillos prévus pour le finaliste du matin et pour celui de la tarde.

 

Mathieu GUILLON parvint finalement à intéresser à la cape le premier, le plus léger de la journée, fuyard et peureux. Après le quite de Cayetano ORTIZ, il échoua aux banderilles, sur les première et troisième paires, avant d’en poser une excellente quatrième alors que les clarines se taisaient. La faena fut essentiellement droitière avec déclenchement de la musique à l’issue de la troisième série. Un essai brouillon à gauche, vite avorté pour, ensuite, toréer le public. Conclusions par quatre manoletinas quelconques. Après deux pinchazos, une épée sur le côté, vilaine mais efficace.

 

Le second novillo sortit plus costaud, plus haut et arborait un berceau plus large que le précédent. Malgré cette apparence, dès les passes de cape de Cayetano ORTIZ, il fléchit des antérieurs par trois fois, avant de chuter lors du quite fleuri de Mathieu GUILLON. Aux banderilles, il poursuivra les peones jusqu’aux planches, manquant même de s’assommer lors de la dernière paire. La faena, brindée au conclave, démarrée à droite, restera malheureusement très heurtée : la faiblesse physique du novillo impliquant des repositionnements fréquents empêchant tout enchaînement de passes. ORTIZ a été volontaire jusqu’au bout, particulièrement à gauche, mais sans résultat gratifiant. Applaudissements après une entière un peu basse. Fin du premier acte avec l’épilogue que l’on sait, annoncé au micro.

 

 

Mathieu GUILLON sembla mieux disposé que le matin. Le novillo qui ouvrait la tarde, lui permit de briller à la cape. ORTIZ lui servira, au quite, une série de véroniques bien templées. Le tercio de banderilles, très réussi, fit oublier les déboires matinaux de Mathieu. Emmené au centre par doblones, le novillo est ensuite embarqué dans deux séries de quatre derechazos, bien liées malgré deux génuflexions. A gauche, le toro humilie beaucoup et plante par deux fois sa corne dans le sol. Mathieu (décidément quasiment inédit à gauche ce jour…) retournera rapidement à droite pour poursuivre sa faena jusqu’à ce que la charge du novillo diminue. Après deux passes données à genoux, il arrache trois redondos, libère le novillo par un pecho et conclue par un desplante. Une entière bien portée déclenchera la pétition.


 

Ce n’était pas le jour de chance de Cayetano ORTIZ. Il se coltina le superbe exemplaire qui sortit en quatrième position : seul colorado de l’envoi, il présentait, lui aussi, quelques signes de faiblesse, avait une charge désordonnée… bref, de la difficulté qui d’emblée ne le fit pas apprécier des piétons. Bien qu’invité par le San Gilien (omniprésent dans la lidia infligeant de nombreux capotazos…), Christian ESCRIBANO n’alla pas au quite; Ensuite, Rafael Canada passa à vide sur 2 paires de banderilles… La faena fut interrompue dès la seconde série à droite après un accrochage. Très besogneux, ORTIZ retenta, avec succès cette fois, une troisième séquence sur ce côté. A gauche, une série heurtée, à base d’aidées, pour tenter de fluidifier la charge du toro. Faena laborieuse, comme le fut la mise à mort par deux pinchazos, une demi et deux descabellos.


 

Très vexé de son passage à vide au novillo précédent, Canada eût à cœur de se racheter aux yeux du public en posant deux excellentes paires au Gallon échu à Christian ESCRIBANO. Ce dernier ne sembla pas très en confiance face à ce novillo qui présentait quelques aspérités (par exemple, un zeste andarin). Il s’en suivit une faena brouillonne, heurtée, essentiellement sur la gauche. Malgré cette difficulté à lier, il y eût de belles passes isolées. Un engagement sincère à l’estocade, résultant par une entière légèrement derrière et complétée par un coup de descabello. Faible pétition qui n’empêchera pas l’octroi d’un pavillon.

 


Sergio BLANCO, lui, ne paraît pas avoir peur. Il s’était pourtant fait prendre au quite donné au novillo précédent. Lors de l’accueil du dernier novillo, il fit preuve d’engagement et de qualité à la cape. Il m’a paru plus limité techniquement à la muleta, face à un novillo qui semblait davantage préoccupé à se défendre. Par contre, saluons quatre manoletines impeccablement exécutées, sans bouger d’un millimètre! La mise à mort fut pénible : huit tentatives à l’épée et deux descabellos.

 

 

Beau temps – Près d’un quart d’arène l’après-midi, la moitié de ce quart le matin. Ambiance agréable.

 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 21:43








Frustrant !

   

On a connu une époque où des novilleros limités se battaient comme des maletillas face à des adversaires de peu de garantie. A présent, des garçons rodés et comme déjà saturés réalisent un toreo aussi stéréotypé que superficiel à des animaux de classe. Cette évolution a de quoi franchement agacer.

 

Hier, dans des arènes bien moins garnies que l’an dernier, (déception de 2007 ? Crise du pouvoir d’achat ? Concurrence bayonnaise ? ) sortirent au moins trois novillos qui offraient des possibilités de succès. Seulement trois oreilles, bien généreuses à mon goût, sont tombées.

Et, à chaque fois, les novillos de BUCARE furent bien au-dessus de leurs opposants, je n’arrive pas à me faire à ce gaspillage.

 

 

Mario AGUILAR est le plus critiquable. On ne lui fera pas trop de critiques sur le combat (on parlera plutôt d’assistance à handicapé) livré au GALLON de gabarit très modeste et qu’un souffle de brise aurait renversé. Il usa de métier pour le tenir debout et corriger les agitations de tête dues à sa faiblesse. Bien réalisé mais terriblement soporifique.

 

Le BUCARE qui sortit en quatrième position n’avait pas de problème de pattes lui et une bonne charge dès l’entame. Il prend deux piques sans grande passion pour l’exercice, se montre compliqué aux banderilles et les difficultés sont terminées. La faena démontrera une charge d’une grande noblesse sans mièvrerie, qui ne baissera pas de niveau jusqu’au bout. Et en face ? Un triste sire qui se contentera de tirer des lignes à droite et à gauche, honteusement profilé ; une attitude méprisable face à tant de loyauté chez son adversaire. Une seule fois, il dut se rendre compte de cette escroquerie et donna une série à gauche en se croisant. Puis, il revint à sa marginalité sans scrupules jusqu’à l’estocade portée avec foi mais qui ne méritait pas une oreille compte-tenu du gâchis qui précédait.

 

 

Encore une rouste pour Javier CORTES qui devrait s’inquiéter de ne pas dilapider son capital chance. Son premier cornée à droite et prend une pique en chargeant par à coups. Long quite et grande désinvolture pour demander le changement. Un zeste de déférence ne nuirait pas à ces gamins ! La faena débutera plutôt bien, par doblones élégants, puis à gauche, le toro humiliant bien de ce coté. C’est plus court et moins noble à droite mais praticable cependant. Mais le novillero perd le fil, s’embrouille, la faena perd de l’intérêt, le public se lasse la conclusion médiocre aurait dû limiter la sanction à un salut mais le péon marmonne à son torero de se lancer pour la vuelta. Il l’écoute. Les quelques protestations initiales sont couvertes par les applaudissements d’un bien gentil public.

 

Superbe novillo cardeño bragado avec beaucoup de blanc sur le frontal. Il réfléchit entre les passes de cape. Il prend deux piques sans grand style. Il montre de la vivacité aux banderilles, tout en étant compliqué à placer. Après, comportement très bizarre : à droite, il passe et à hauteur du torero, s’arrête, tête haute, regardant partout sauf la muleta. On songe bien sûr à un problème de vue, sans certitude toutefois, ce défaut n’étant pas perceptible auparavant. A gauche, autre musique : premier essai se transformant en dégagement au loin en voltereta et piétinement spectaculaire mais sans conséquences. Il n’y aura donc rien à espérer, sinon expédier ce démon en enfer, ce qui se déroulera péniblement : quatre entrées et neuf descabellos.

 

 

Quant à Santiago NARANJO, son triomphe me laisse perplexe. Il ne s’agit pas de remettre en cause sa volonté. Je connais ce novillero depuis une bonne impression au bolsin de Bougue, puis une saison de n.s.p méritoire et à présent une deuxième saison de piquées. Mais je ne le vois pas vraiment progresser. Peut-être torée-t-il peu ? L’an dernier, il se montra dépassé, cette année il s’en sort grâce à deux novillos de qualité. Le troisième le déborde à la cape. Un désarmé à la fin. Sans nullement briller, ce novillo prend trois piques en donnant force coups de tête. Aux palos, deux paires « ferreiresques » et une troisième exposée, au balcon. Dans la faena, le toro montre une noblesse mâtinée d’un genio qui pertubera le novillero qui, visiblement, ne possède pas les solutions techniques. Fin laborieuse.

 

Le sixième est un novillo-toro à la charge vibrante. Encore un désarmé pour le petit Santiago au capote. Deux piques où le novillo fait assez bonne impression. Aux banderilles, NARANJO donne le sentiment qu’il est toujours en danger. La troisième paire est cette fois encore la plus spectaculaire à défaut d’être parfaite. A gauche, le BUCARE se montrera excellent. A droite, il défile tête assez haute et plus court de charge, sans vice cependant. La faena présente des séries de naturelles pas transcendantes mais plaisantes et à droite, moins de qualité bien sûr vue la charge à mi-hauteur. Notre Santiago utilisera, comme au novillo précédent, ces expédients comme s’accrocher au flanc et tourner avec l’animal pour se sortir de positions à son désavantage. Cette faena manque de rigueur, de lié, de précision. Deux poursuites peu flatteuses du novillero par son adversaire avant la mise en place. L’épée est un peu tombée mais le cœur y était. Deux oreilles immédiates d’un palco très bienveillant. Même le public était interloqué, c'est dire !

 

 

 

 

Retenons en positif un orchestre de qualité. En négatif, une poussière donnant dans les gradins un « grain » hamiltonien au spectacle. L’étroitesse de la piste rendant le tiers des banderilles, non seulement malaisé, voire périlleux. Quant au tercio de piques, ce fut une consternation de bout en bout. Imaginez un piquero dans un coin (ce n’est pas une image dans cette placita !) qui reçoit le novillo au détour d’un capotazo, sans la moindre mise en suerte ! Une mascarade proprement scandaleuse qui n’a pas paru choquer l’alguazil en tournée d’adieu…Enfin !

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 21:32


Les BUCARE étaient les meilleurs.

 

 

5 novillos de BUCARE et un de GALLON

 

pour :

 

Mario AGUILAR (Silence et Oreille)

 

Javier CORTES (Vuelta et Silence)

 

Santiago NARANJO (Applaudissements et Deux oreilles)

 

 

_______________________

 

 

Arènes André Ducourneau. Temps lourd et nuageux d’abord puis ensoleillé. Deux tiers d’arène. Vu du rang cinq des tendidos ombre : 23 €.

 

 

Premier novillo remplaçant un titulaire s’étant blessé après le débarquement, de GALLON, petit, noblote, impotent (sifflé à l’arrastre) ; les autres de BUCARE : deuxième : bravito, bon à gauche, maniable mais éteint à droite (applaudi) : troisième : mansote, très mobile avec du genio (applaudi) ; quatrième : moyen au cheval, grande classe à la muleta (applaudi) ; cinquième ; codicioso à la pique, criminel à gauche, très bizarre à droite (silence) ; cinquième : superbe de trapio, brave au cheval, bon des deux cotés sans naïveté (Applaudi.)

 

 

Mario AGUILAR a fait de la réhabilitation d’infirme au premier, activité inintéressante. Il est resté très superficiel et un kilomètre en dessous de l’excellent quatrième. Javier CORTES se montra assez brouillon au deuxième et chanceux de repartir indemne face à ce soudard de cinquième. Enfin, Santiago NARANJO ne m’a pas paru progresser de manière significative et m’a semblé débordé devant le troisième et en dessous du potentiel du sixième.

 

 

 

 

 

Plus de détails demain soir…
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:49

 

 

 

Redisons-le d’abord : la sortie triomphale de Mathieu Guillon par la porte nord (on hiérarchise les triomphes à Rion ) est méritée, le gamin ayant construit son succès en étant présent durant toute la durée de ses deux combats. Cependant, il conviendra que son entourage lui fasse remarquer que sa prestation doit être analysée sans concession pour lui permettre de progresser.

 

Son premier adversaire, playero, possède le gabarit d’un novillo, ce qui est logique vu qu’il est né en août 2005. A la cape, les véroniques sont mieux que les chicuelinas un peu pagailleuses. Deux paires de banderilles un peu rapides. Ensuite la faena m’a paru plus porter sur le public que sur l’animal à la charge franche et forte. Plus d’allure que de domination en somme et des passes d’enjolivement qui gênent un peu du fait de ce qui précède. Les deux pinchazos sont portés loyalement, de même que l’entière trasera qui suffira.

Comme l’organisation distribue opportunément des mouchoirs à l’entrée, la pétition importante d’un public bienveillant et un soupçon chauvin justifiait l’oreille.

 

Le cinquième, costaud aussi mais mieux armé, le met en difficulté en lui déchirant la cape, et en refusant d’y mettre la tête ensuite. Aux palos, Mathieu s’en voit, étant un peu débordé par la vitesse du Vadefresno, d’où deux paires à cornes passées et un violin ne laissant qu’une banderille sur deux. Son opposant se montrera ensuite d’une grande mobilité avec cette noblesse agressive qui donne une plue-value aux passes. Le meilleur de la faena se situant vers la fin avec une série de naturelles longues et joliment dessinées avec ce sens de l’esthétique que possède le montois. Reste que cette faena fut le plus souvent profilée et dans mes notes, j’ai mentionné qu’elle me parut en dessous du niveau de son adversaire. Mais vint une excellente épée traduisant la volonté du torero. Pétition importante se poursuivant après la sortie du premier mouchoir, d’où le deuxième. Tout en étant content pour le gamin au sourire très sympathique, il faudrait, pour son avenir, qu’à présent qu’il s’intéresse de plus près au fond après avoir, fort bien, travaillé la forme.

 

 

Manuel SARRION va, selon les renseignements fournis, passer en piquées le week-end prochain. On lui souhaite de régler certains points pour envisager la suite avec optimisme. Avec son premier adversaire, au gabarit modeste par rapport au standard local, il ne put rien faire à la cape, la charge étant très incertaine. Deux paires de palos correctes et un début de faena plein d’autorité. Ce sera moins brillant ensuite avec des accrochages de muleta à droite où, à sa décharge le Valdefresno était réservé et brusque. De la marginalité sur la bonne corne gauche. De plus, il ne parvient pas à résoudre sa tendance à s’échapper vers sa querencia du toril.

Mais le pire est à venir, dont voici le détail : 1 mete y saca ; 1 entière dont il sort bousculé, l’épée est rejetée tout de suite ; 1 deuxième mete y saca. L’eral traverse la piste pour revenir à sa querencia du toril. 1 troisième mete y saca, contre les planches ; Avis. 1 pinchazo dans le même terrain ; 1 pinchazo hondo ; enfin un bajonazo de gala quand sonne le deuxième avis…

Silence lassé.

 

Le quatrième, très costaud, avec des cornes perpendiculaires à sa tête met du temps à s’intéresser à la cape mais fait ensuite montre d’une charge claire. Le novillero pose une bonne paire, foire un quiebro puis réussit le suivant en se faisant un peu peur. Il ne semble pas survoler ce tiers. A la première série à droite, on comprend qu’il a touché un animal de classe qui fait l’avion dans la muleta. A gauche la charge est moins idéale, un peu désordonnée sans difficulté rédhibitoire toutefois. La faena sera essentiellement droitière, avec des muletazos intéressants et le Valdefresno répétera avec autant d’allant jusqu’à la fin, SARRION devant même s’employer pour ne pas être débordé. Superbe eral ! Le ton baisse du fait de deux désarmés successifs en fin de faena. Et on ne change pas une équipe qui perd : 1 pinchazo bas ; ¾ d’épée aussi tombé, en arrière et en travers. Avis. 3 pinchazos. 2 descabellos. Deuxième avis et l’eral se couche par lassitude et compassion. S’il continue ainsi, le garçon va avoir des week-ends de libre…Quelques sifflets du pourtant placide public.

 

 

Cayetano ORTIZ est le malchanceux du jour. Un eral très faible pour commencer qui ressort flageolant d’une semi-vuelta de campana. Grand coup de froid dans les tendidos après trois ou quatre affalements de l’animal durant le tiers des banderilles et l’entame de faena. Après, le biterrois va se montrer habile à trouver la distance, le trajet et la hauteur pour mettre à profit la noblesse du valétudinaire. Mais les charges à mi-hauteur et la faiblesse latente empêchent le public d’accrocher. Et il décroche même complètement ensuite par la faute d’une mise en place longuette, d’une demi-épée et d’un pinchazo marqués par une extrême prudence.

« Con rabia ! » lui crie le San Gillen mais ce sentiment ne semble pas habiter ORTIZ. ¾ d’épée pescuecera et un descabello. Silence déçu.

 

Le sixième Valdefresno est le plus harmonieux de ligne avec des armures respectables. Mais on comprend vite que ce ne sera pas le meilleur. Pour commencer, charge courte et désordonnée à la cape. A la faena, début réservé à droite, freinant en fin de passe, tête haute. A gauche, charges encore plus réfléchies et sans répéter. De plus, l’eral passe à un comportement assez peu fréquent. Il fait une fixation sur le burladero où se trouvent les péons. Cité, il regarde la muleta puis se tourne vers ce burladero, s’intéressant beaucoup plus à cet endroit qu’à la muleta. Ce sera si marqué qu’ORTIZ renonce, avec raison, et va chercher l’épée. Mise en place très laborieuse et conclusion en rapport : Un pinchazo. Avis. Un pinchazo hondo vertical et (Ô surprise, une entière habile !). Salut compatissant.



Vu du tendido sol, 18€.

 

 

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 21:39

 

 

Dimanche 24 août 2008. N.S.P. 6 erales de VALDEFRESNO pour Manuel SARRION (Silence et Silence) ; Mathieu GUILLON (Oreille et Deux Oreilles) et Cayetano ORTIZ (Silence et Salut ) 4/5ème d’arène. Temps couvert agréable puis frais. Deux heures vingt de spectacle.

 

Le lot de VALDEFRESNO, très bien présenté même si le premier était un peu en retrait par rapport au reste du lot, s’est montré un peu inégal : premier âpre à droite mais bon à gauche ; second plutôt violent mais noble ; troisième noble mais faible ; quatrième excellent ; cinquième de grande classe ; sixième distrait, réservé et compliqué. Le ganadero fit la vuelta avec le torero au cinquième novillo.

 

Même si sa prestation peut susciter quelques réserves, le succès de Mathieu GUILLON est tout à fait légitime car il a su profiter des qualités de son lot et surtout aller chercher le succès en s’engageant à l’épée, ce que ne surent, ou ne purent pas faire ses compagnons de cartel.

 

Surtout Manuel SARRION, qui montre de l’autorité dans son toreo, qui se montra bien devant le très bon quatrième mais qui fut calamiteux à la mort à ses deux adversaires.

 

Enfin Cayetano ORTIZ, propre sur lui, élégant et de bonnes manières, le plus mal servi, gâcha ce qu’il fit de bien par un manque de décision manifeste à l’estocade.

 

 

 

Je reviendrai sur cette soirée demain…

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