Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

www.basta-ya.net

Accédez directement à ce blog grâce à l'URL :
http://www.basta-ya.net

Recherche

Réagissez !

Vous pouvez réagir à tous les articles de Bronco en cliquant sur le lien commentaire (x)présent sous chaque article.

Articles Récents

29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 21:16

 

Au Plumaçon. Novillada de Saint-Perdon. 29 août 2010.

__________

 

 

 

Superbe temps assez chaud. Légère brise. Petite demi-arène.

Musique d’ « El Violin » en grande forme.

 

 

6 novillos de BALTASAR IBAN

 

Pour :

 

 

Sergio FLORES (Blessure à son premier adversaire)

 

 

Thomas DUFAU  (Salut au tiers, Oreille et Oreille)

 

 

Juan DEL ALAMO (Silence, Silence et Oreille)

 

 

___________________

 

 

« Lastimoso », novillo sorti en sixième position fut honoré d’une vuelta posthume. Sortie à hombros pour Thomas DUFAU et le mayoral.

 

 

Le prix de la meilleure pique a été attribué au picador qui a piqué le troisième novillo. 

_______________

 

 

 

Joli lot bien présenté de BALTASAR IBAN : 1er manso con casta violent ; 2ème âpre, violent et défensif ; 3ème noble et encasté ; 4ème mansote avec du genio ; 5ème brave et noble finissant a menos ; 6ème brave, brusque avec une noblesse terriblement encastée.

 

 

Sergio FLORES ne put montrer qu’une certaine élégance à la cape avant de recevoir un violent coup à la main droite sur un hachazo de son premier adversaire à l’entame de la faena. Passage à l’infirmerie puis départ à l’hôpital.

 

La novillada se transforma donc en un mano à mano entre Thomas DUFAU qui se montra répétitif et profilé, ne profitant pas de deux bons novillos par superficialité. Deux oreilles de peu de poids, et Juan DEL ALAMO qui possède plus de personnalité torera. On le savait déjà. Il l’a confirmé avec l’excellent dernier novillo à la charge rageuse qu’il n’était pas aisé de canaliser. Il réalisa une faena comportant de très bons moments. 

 

 

Je reviendrai sur cette bonne soirée…

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 19:13

 

 

 

 

On a retrouvé Roquefort. Ou du moins partiellement. La  novillada de COQUILLA de SANCHEZ ARJONA, sérieuse en gabarit, en allure, armée dans l’ensemble, a montré une agressivité compliquée. En bref, un retour à ce que l’on aime et que l’on vient chercher ici. A  mon sens, il n’y avait pas grand-chose de plus à extraire de la moitié du lot. Mais quelle peine de voir combien deux des novilleros passèrent, ne sachant ou ne pouvant, à coté de trois novillos encastés.

 

Le premier novillo fut toréé de très loin, GOMEZ DEL PILAR mettant trois séries à se rendre compte que la charge, brusque et violente certes, était exigeante mais franche. La faena resta donc marginale et superficielle. Première déception.

 

Le troisième, brusque à l’entame, présentait une vraie noblesse sans imbécillité  des deux cotés, avec même de la classe du coté gauche. Là encore, le torero ne fut pas à hauteur, forçant outrageusement les attitudes puis, trop confiant, ne respectant pas le novillo qui le rappela à l’ordre d’une voltereta sans gravité. Et pour conclure, le triomphe de la non-volonté de LOPEZ SIMON : deux pinchazos en se jetant dehors et une entière basse. Et voici une oreille dont on peut espérer que le gamin en mesure la valeur réelle.

 

Le quatrième montrait déjà une charge vive et encastée au capote. Il confirmera cet allant sur la corne droite lors de la faena, passant aussi, en étant un peu plus réservé à gauche. Toreo encore décentré des deux cotés, s’abstenant d’enchaîner sous peine d’être débordé. Sur la fin de la faena,  séance pénible de porfia et de muleta en retrait. Un effort à l’épée. Le Président lui refuse l’oreille alors que la pétition valait bien celle qui lui fit sortir un mouchoir pour le combat précédent mais peu importe. Il n’est pas plaisant de voir les larmes  de GOMEZ DEL PILAR durant sa vuelta mais la vérité est qu’une oreille n’aurait su cacher l’indigence de sa prestation.

 

Esau FERNANDEZ ne vit pour sa part qu’un novillo manso qui ne fixait pas sur la muleta, reculait sur les cites et envoyait des hachazos quand il daignait arriver jusqu’à mi-passe.

Son second était le plus souvent arrêté. Dans les rares charges, il défilait tête haute. Devant ce mauvais sort, le novillero expédia les affaires courantes plus mal que bien.

 

Le sixième, manso fuyard et distrait, se retournait vite sur le torero. On ne reprochera pas à LOPEZ SIMON de choisir de ne pas prolonger. Mais le bajonazo hideux en arrière suivi de la conclusion sans vergogne avec un descabello laisse augurer du sérieux du garçon.

 

 

On attend donc,  depuis maintenant trop longtemps, un novillero susceptible d’enflammer le public et c’est un désespoir de constater l’état actuel de la novillada. Hormis DEL ALAMO, seule personnalité un peu tranchante, on ne voit défiler que des clones chez qui l’on distingue mal une véritable volonté de sortir du lot. Faenas insipides, technique limitée, engagement mesuré, voilà désormais le quotidien.

 

On peut s’interroger aussi sur la gestion de ces jeunes carrières, en lisant par exemple qu’il n’avait pas été possible pour Roquefort de trouver un accord avec l’apoderado de Thomas DUFAU. Voici donc un torero local, en tête de l’escalafon, qui va prendre l’alternative la saison prochaine qui ne sera pas passé par le révélateur de la Monumental des pins. C’est donc le choix de la facilité, que l’on a reproché par le passé à des novilleros-vedettes surfaits, qui a été pris.

 

On peut considérer qu’il s’agit d’une erreur, tant un succès du landais face à des adversaires de cette trempe, lui donnerait une toute autre crédibilité. L’avenir nous renseignera sur la pertinence de ces choix.

 

 

 

 

 

Vu de la barrera sol y sombra : 46 €

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:50

 

Vic. 6 août 2010.

 

Temps beau et doux. Grosse demi-arène. Présidence : Mr AMESTOY.2.15H

 

Corrida-concours : 5 toros (le JALABERT s’étant cassé une corne dans les corrales fut remplacé par un toro de l’ASTARAC sorti en troisième et hors-concours.)

Le YONNET magnifique aux cornes impressionnantes, faiblard, mansote au cheval, réservé et avisé à la muleta.

Le TARDIEU fortement armé, manso au cheval, décasté et compliqué dans la faena.

L’ASTARAC remplaçant, au physique : laid et tristement armé ;un morucho pour le comportement.

L’ASTARAC titulaire, lourd et d’armures modestes, mansote à la pique. Mobile et plutôt noble mais sans aucune race à la muleta.

Le MARGE, joli colorado au berceau large, manso aux piques, mobile et désordonné à la muleta.

Le PAGES-MAILHAN, long et haut, moyen en armure ; brave au cheval, encasté avec du genio lors de la faena.

 

Vuelta (sur idée personnelle de la Présidence pour le MARGE qui ne s’était pas engagé sous le fer et était sorti seul des trois rencontres au cheval) et pour le PAGES-MAILHAN (mouchoir sorti là presque à contre-cœur sous la pression du public.)

Pour ne pas désavouer le Président on suppose, le Club Taurin Vicois partagea le prix du meilleur taureau entre le MARGE et le PAGES MAILHAN. Quand on connait le discours vicois sur l’exigence au premier tiers, cette décision est savoureuse…

Coté torero : Marc SERRANO fut appliqué, sérieux mais il lui manqua un peu d’engagement. (Salut et Vuelta légérement contestée) ; Julien LESCARRET se montra décidé toute la soirée, exploitant bien le potentiel du MARGE (Salut et deux oreilles) Julien MILETTO ne pouvait rien avec le bœuf d’ASTARAC mais fut volontaire et parfois élégant pour aller chercher le succès face à l’adversaire le plus intéressant de la corrida. (Silence et deux oreilles).

Salut de Bonijol à l’issue de la course.

 

Le plus grand moment fut le tercio de piques du sixième toro. Une extraordinaire rencontre entre un taureau très brave en quatre assauts marqués par l’acharnement et la puissance et deux artistes : un cheval léger et torero compensant avec adresse pour supporter les charges violentes et un picador « El Pimpi » maître de son art pour citer le toro, conduire sa monture et  pour piquer avec une habile sûreté. Dès la troisième pique, le public était debout pour les applaudir.

Chapeau les artistes !

 

 

Vu des tabloncillos ( mais avec une file 8 des tendidos...) 32 €

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 21:50

19 H . Temps nuageux avec une brève averse lors du troisième novillo. Température agréable. Quasi-plein. Présidence de J-J Gloria.

 

6 novillos de MARTINEZ GALLARDO

 

pour :

 

JIMENEZ FORTES (Salut et Oreille)

 

Thomas DUFAU (Oreille et Deux oreilles)

 

Mathieu GUILLON (Oreille et Oreille)

 

 

Un lot de novillos d'un gabarit moyen mais fins de type avec des armures supérieures à la moyenne. Comportements divers mais servant dans l'ensemble hormis le premier, manso querencioso et le quatriéme noble mais faible.

 

 

JIMENEZ FORTES a été  fort mal servi mais a donné envie de le revoir du fait d'un toreo sérieux et élégant.

 

Thomas DUFAU tranquille, facile, a torée juste et sobrement sans donner peut-être le maximum par rapport à deux adversaires qui permettaient  beaucoup . 

 

Mathieu GUILLON s'est montré moins pueblerino que la veille, plus concentré. Face à un premier adversaire sans relief, il alterna le bon et le moins bon. Face au compliqué dernier, il fit front, banderillant avec volonté et engagement cette fois-ci . Il tua efficacement les deux fois.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 20:38

Hagetmau. Lundi 2 août 2010. Temps nuageux devenant menaçant au deux-tiers du spectacle. Température agréable. Trois-quarts d'arène.

 

 

6 novillos de Miura de présentation médiocre et très inégale.

 

 

Peu de bravoure, peu de forces, peu de caste, peu de présence dans l'ensemble pour ce lot . Seul le sixième présentait du poder et faisait honneur à la devise bien défraichie de nos jours.

 

 

GOMEZ DEL PILAR : limité, plutôt maladroit et sans engagement : Silence et Silence.

 

Mathieu GUILLON: a très bien su toréer la partie naïve du public chalossais . Succès en toc et des questions sérieuses à se poser. Oreille et Oreille.

 

Esau FERNANDEZ : Confirme qu'il possède une personnalité torera et des qualités. Le sixième Miura était cependant un peu trop encasté pour ses capacités actuelles : Oreille et Applaudissements.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 19:58

 

 

26 juillet 2010.Corrida d’Orthez : « L’auberge espagnole »

 

 

6 toros de DOLORES AGUIRRE

 

Pour :

 

Julien MILETTO : Silence et Silence

 

  Ivan FANDIÑO : Silence et Silence

 

                             Alberto LAMELAS : Vuelta et Oreille

 

 

Vuelta posthume à « Clavisero » lidié en troisième position. Salut du Mayoral à l’issue de la course.

 

Prix « Roger Dumont » récompensant le meilleur tercio de pique attribué au picador ayant piqué le cinquième toro.

 

 

Arènes emplies au trois-quarts. Temps gris et température très agréable. Présidence technique : Bernard Dussarat.

 

 

__________________

 

 

Pourquoi « L’auberge espagnole » ? Ce titre m’est venu en repensant à ce lot de taureaux de DOLORES AGUIRRE qui présentait à la fois des similitudes et des différences de comportement, avec comme point commun, une présence qui maintient un intérêt constant pour le public indifféremment de son niveau de connaissance taurine. On ressent alors l’essence même de la Fiesta Brava si souvent dévoyée. Dans cette auberge, les plats eurent donc des saveurs diverses mais ne furent jamais fades.

 

 

__________________________

 

 

 

C’est le n° 19 « Burgales », remplaçant un frère qui s’était abîmé au débarquement qui déboule. Il affiche cinq ans et demi, avec un trapio respectable et des armures en rapport.

 

Au dessus du burladero, il allonge le cou comme pour embrasser le péon. Julien MILETTO tente bien de le faire passer à la cape, en vain. Il freine et ne se livre pas, fléchit des pattes avant.

Sortent les chevaux pour une pique bien poussée en deux temps suivie d’une autre où il trouve plus judicieux de contourner le cheval pour le pousser par l’avant. Retour à un comportement plus orthodoxe pour la troisième rencontre où le picador relève la pique aussitôt après le contact.

 

Le tiers des banderilles est anormalement amputé alors que seulement deux banderilles sont sur l’animal qui présente une charge vive et désordonnée.

 

Lors des premières passes, réapparition de signes de faiblesse des pattes avant. La faena de MILETTO se fera donc à mi-hauteur, le D.A raccourcissant très vite une charge ponctuée de retours très prompts et violents sur les pechos. Pas grand-chose de très toreros et surtout pas les redondos en se tenant au flanc de l’animal !

 

Pour conclure ; trois pinchazos prudents et trois-quarts d’épée en avant. Julien MILETTO parût peu à l’aise tout en lui concédant que rien n’était simple devant ce client un peu faiblard mais violent et apprenant vite à se défendre plus qu’à collaborer.

 

 

 

 

Arrive « Cigarrero II », dont on pourrait penser que l’on a versé un bidon de pétrole brut sur le dos. Les armures sont bien dirigées et lui permettent de serrer puis d’arracher la cape d’Ivan FANDIÑO.

 

Il confirme ce caractère ombrageux dans les deux rencontres contre le cheval mais sortira seul de la seconde pique.

 

Balade en tous sens dans le ruedo lors du tercio de palos où les banderilleros démontrent une confiance très limitée.

 

Mme Dolores AGUIRRE reçoit son premier brindis et le torero du nord attaque de manière très élégante par des doblones genou plié. Il ne se dégonfle pas lors d’une première série droitière bagarreuse. Après un bref essai à gauche qui respire le mauvais coup, il y aura deux autres séries à droite genre combat de rue.

 

Hélas pour le kop venu de bizcaye, le bon moment est passé et les difficultés vont venir. De la longueur pour aligner l’adversaire, un désarmé et surtout un final peu brillant  un pinchazo hondo en prenant le boulevard, un tiers d’épée et le second descabello quand sonne l’avis.

 

Oubliés la bonne impression de l’entame de la faena et le fait que le torero ait fait front face à un taureau violent. Pour couper, il faut tuer et la volonté lui a manqué à cet instant.

 

 

 

 

Voici « Clavisero », né en décembre 2004, lourd et fort armé qui sort lui aussi avec grande vivacité. Encore un comportement défensif et brutal au capote.

 

Il met les reins et pousse fort dans la première rencontre. Il  revient avec spontanéité mais beaucoup moins d’acharnement à la deuxième. Toujours de l’allant et à nouveau de l’engagement dans la troisième, poussant par à coups. Enfin, un dernier élan de loin pour un quatrième contact avec le regaton.

 

LAMELAS prend les banderilles pour trois paires dans le terrain où se cantonne le D.A, soit près des barrières. Première pose médiocre, seconde sans temps d’arrêt, violin correct pour finir.

 

Brindis au public et c’est parti pour un premier cambio où le torero avance prudemment d’un pas salvateur au moment de la passe. Un second puis un pecho. Le D.A possède une belle charge longue des deux cotés, baissant la tête et qui transmet. Le torero avance bien la muleta mais le geste brusque empêche des enchaînements qu’autoriserait la classe du taureau.  En bref, une faena de très médiocre qualité avec un desplante mal venu. L’estocade est engagée mais résulte basse et en arrière.

 

La pétition d’oreille est forte mais le Président, geste à l’appui, fait savoir au public qu’il ne l’accordera en aucun cas du fait de l’emplacement de l’épée. Voilà, c’est ainsi. Peut-être (et ce serait intéressant) Mario Tisné pourrait venir ici nous donner son avis sur cette attitude.

 

Péripétie. L’important étant la qualité de ce D.A âgé qui permit un très bon tiers de piques et possédait une vraie classe sans naïveté à la muleta. Alberto LAMELAS m’a paru très en dessous de son adversaire mais ce n’est pas un grand muletero d’une part et le pauvre diable est loin de toréer tous les dimanches d’autre part.

 

 

 

"Carafea" est long et ensellé. Son armure a moins d'allure et l'embout de la corne droite sera rapidement éclaté. Lui non plus ne met guère la tête dans le capote et ne répète pas.

 

Sa charge très rapide provoque un "susto" pour MILETTO surpris au moment de la mise en suerte pour les piques. Note médiocre pour ce D.A qui entame son contact avec violence mais sort seul. Le scénario se répètera à l'identique pour quatre autres brêves rencontres.

 

Confirmation de cette mansedumbre aux banderilles. Il court de manière erratique dans le ruedo et accuse la piqure des harpons.

 

Brindis à la ganadera qui manque de peu d'être décapitée par le jet de la montera ! Un joli début alluré pour le toreo de châtiment. A droite le taureau suit bien la muleta tout en protestant de la tête.  A gauche, le toro va "a mas" dans la première série. On pense à une possible bonne faena mais d'accrochage de muleta en petits signes de doute, cela va se dégrader quelque peu. Une entière très basse noircit le tableau et laisse l'impression diffuse que Julien MILETTO a perdu une occasion de succès.

 

 

 

Survient "Langosto" , un colorado plus léger que le reste du lot. Bizarrement, l'orchestre joue une jota avant de s'interrompre.  Cet exemplaire a plus de charge à la cape mais Fandiño est brouillon.

 

Superbe première pique où le D.A part de loin et pousse avec force, fixité et enthousiasme le (lourd , trop lourd...) cheval le repoussant, le soulevant et le clouant contre la barrière. Lors des deux autres rencontre, il baissera nettement, se contentant de faire tourner le cheval et sortant seul.

 

Aux banderilles, lors de la pose, il jette spectaculairement la tête vers le haut.

 

La faena commencera bien avec une charge noble à gauche. A droite, la muleta est souvent accrochée et le comportement du D.A change. Il s'avise, soulève le torero sans mal, le cherche au sol . A partir de là, rideau ! Il refuse obstinément tout cite.

 

Un pinchazo et une entière basse.

 

 

 

 

Pour conclure, "Cigarrero I" sort. Ressemblance troublante avec le "II", le bidon versé semblant simplement un peu moins rempli.

 

 

Novillero, LAMELAS faisait systématiquement des largas à "porta gayola". A présent, il est passé à la plus commune larga près des barrières. Après celle-ci, on put se désoler que le seul animal qui possédait une belle charge longue à la cape soit aussi mal utilisé par un capote brusque et vulgaire.

 

Le taureau, un peu distrait est mis en suerte pour une pique de mauvais style, se tenant parallèle au cheval, puis deux autres meilleures dans la manière mais poussées médiocrement et sortant seul .

 

 

Le torero prend les banderilles : une paire sur taureau arrêté, une seconde au razet, un violin correct. Tercio long et pénible, cet animal mansote ne se prêtant guère à l'exercice.

 

Brindis à Xavier KLEIN pour une faena qui me ravit par la classe de la charge du D.A et qui me désola par la triste exploitation que LAMELAS en fit. Brouillon, superficiel, brusque, le torero était à un kilomètre en dessous de la qualité de son adversaire.

 

Une entière desprendida qui , dans le code du Président, ne justifiait pas de résister à la  pétition populaire.  Oreille donc.

 

 

 

 

 

Et une sortie des arènes en songeant  que l'on avait vu bien plus de toros en une soirée que dans toute une Madeleine...

 

 

 

Vu du Tendido 4 plus sombra que sol en ce jour : 39,90 €

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:14

Madeleine 2010. Mardi 20 juillet. Cinquième corrida.

 

 

6 toros de VICTORIANO DEL RIO

 

 

Pour :

 

 

Manolo SANCHEZ (Salut au tiers et Silence)

 

MORANTE DE LA PUEBLA (Silence et Sifflets)

 

Sébastien CASTELLA (Silence et Salut au tiers)

 

 

(Le banderillero Javier Ambel Posada salua au sixième toro)

 

Temps chaud. Soleil voilé. Arènes pleines. Présidence de Didier Godin.

 

 

__________________

 

 

 

 

Pas d’arbre pour cacher la forêt

 

 

 

On se doute que certains dans l’organisation avaient dû prier pour que cette ultime corrida connaissent un succès de nature à atténuer l’aspect très terne de cette Madeleine 2010. Hélas pour eux, ce fut tout le contraire et les deux tiers de taureaux impotents finit même par susciter la colère d’un public du Plumaçon qui avait pourtant fait preuve jusque là d’une indulgence confinant à la passivité.

 

Là, durant les 1.50 H (difficile de faire plus court !) que dura le spectacle, le Plumaçon s’intéressa à la musique de l’orchestre montois, à un joueur de txistu et à deux bonnes paires de banderilles d’un subalterne. Il y eut aussi deux faenas dont on ne souvient déjà plus pour la première et qui démontra surtout la facilité du torero pour l’autre.

 

 

 

_______________

 

 

 

 

 

Que dire de la présentation de ce lot ? Ceux (dont je ne faisais heureusement pas partie !) qui avaient assisté à la lumineuse innovation de la veille, les trouvaient beaucoup plus sérieux. On imagine alors que l’on devait se situer au « nîmimun » vital car, sans être ridicules, aucun des six VICTORIANO ne faisait grande impression. Le quatrième, de face était fin comme une carte à jouer. Pour les armures, cela allait du type des taureaux « Osborne » pour le mieux au très banal pour les autres.

 

Au moral, le premier était très bien à droite, très défensif à gauche ; le second décasté et distrait ; le troisième noble avec une longue charge à la cape puis physiquement incapable d’avancer ; le quatrième manso impotent ; le cinquième mansote sans race ni force ; le sixième abanto à sa sortie eut des débuts médiocre puis s’améliora après la pique (symbolique) permit un bon tiers de banderilles. Lors de la faena, il se montra très noble à droite mais fade, quelques légères scories dans son comportement à gauche.

 

 

 

Manolo SANCHEZ se montre élégant à la cape ; double bien, genou plié au début de la faena. Tout en étant alluré, il reste superficiel à droite. A gauche, deux tentatives sans parvenir à réduire les difficultés dues au genio du taureau. Une entière portée avec une grande prudence.

Devant l’infirme quatrième, il fit l’infirmier un moment avant d’en terminer par une entière d’effet rapide.

 

 

MORANTE DE LA PUEBLA m’a semblé injustement traité. Peut-être du fait de son apparente indolence qui ne permet pas qu’il fit tout ce qui était possible devant le second, un animal sans race ni forces. Une partie du public énervée par la pauvreté du spectacle, le siffla alors qu’il ne pouvait pas non plus tirer une seule passe intéressante du triste cinquième. A mon sens, s’échiner avec des infirmes ne présente aucun intérêt.

 

 

Sébastien CASTELLA sembla croire dans quelques possibilités du troisième puis comprit que tout effort était vain pour faire passer un taureau qui avait un mal fou à soulever les pattes avant pour éviter de s’écrouler. Le sixième paraissait plus solide et on le dispensa quasi-totalement de châtiment pour lui garder un potentiel. D’où une faena qui n’atteint pas des hauteurs vertigineuses, le VICTORIANO ne possédant pas de piquant. Cependant aidée par l’ombre venue, une légère brise rafraîchissante et la soyeuse musique de l’orchestre montois, elle laissa une impression agréable de part la maîtrise technique du torero. La conclusion par un pinchazo et trois-quarts d’épée ladeada réduisit le succès à un salut final très applaudi.

 

 

Vu du 4ème rang du tendido supérieur sol y sombra (ombre au 5ème du fait de la brièveté de la corrida !) : 51 €.

 

 

 

 

_____________________

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 16:16

11 heures. Temps beau et encore chaud. Demie-aréne d'un public comportant un pourcentage réjouissant d' aficionados en devenir , de la couche-culotte au pré-ado.

 

Présidence de J-J Gloria.

 

 

4 erales du LARTET

 

pour:

 

 

Juan LEAL : Oreille.

 

SOFIAN : Salut au tiers.

 

Juan ORTEGA: Oreille et Deux oreilles.

 

 

Juan ORTEGA tua l'eral de Manuel RODRIGUEZ blessé au mollet droit lors d'un quite réalisé à l'adversaire de SOFIAN.

 

 

Juan LEAL recoit le plus léger des erales du LARTET, animal trés noble avec lequel il effectuera une faena longue comportant de bonnes séries, sans passer totaleme,t la rampe par manque de profondeur d'une part et par la disproportion de taille entre lui, grand, et l'eral, petit, d'autre part. Une entière. Oreille.

 

 

SOFIAN attaque par une larga de rodillas à porta gayola avant de perdre du terrain sur des véroniques et chicuelinas chiffonnées. Faena quasi exclusivement  gauchére et trés prudente avec muleta tenue bras tendue. L'eral était trés noble à gauche, impossible à droite. Une épée et sept descabellos pour le gamin encore loin de maitriser son sujet. Salut au tiers.

 

 

Juan ORTEGA , trés posé, trés alluré face au noble troisiéme tué aprés deux épées ( Oreille) fut logiquement choisi pour remplacer Manuel RODRIGUEZ. On vit alors, face à un adversaire compliqué , qu'il possédait aussi une bonne technique . Il conclut d'une entière d'effet rapide . Deux oreilles pour un novillero bien au-dessus des deux autres.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 20:57

Madeleine 2010. 18 juillet.18 heures.3ème corrida.

 

Six toros de FUENTE YMBRO

 

Pour :

 

Sergio AGUILAR : Vuelta et Silence

 

Luis BOLIVAR : Oreille et Silence

 

Arturo MACIAS : Silence et Silence

 

___________

 

Temps très chaud. Quasi-plein. Présidence de Marcel Garzelli.

 

 

Les états d’âme du Palco

 

 

 

Le premier taureau de FUENTE YMBRO vient de s’écrouler suite à un estoconazo de Sergio AGUILAR. Comme d’habitude dans nos arènes françaises, le public manifeste son enthousiasme suite à cette conclusion rapide. La prestation globale du torero n’est pas exempte de critiques mais, comme souvent, l’impression finale l’emporte sur le public. Les mouchoirs ne sortent pas en majorité mais on perçoit bien le soutien, l’adhésion de l’arène pour une récompense. Marcel GARZELLI ne semble pas réagir à la montée de cette pétition, s’entretient avec ses assesseurs et l’arrastre d’emporter la dépouille intacte.

 

Les explications lues au lendemain ne sont qu’à moitié convaincantes. Il n’y aurait pas eu de respect des consignes pour la mise en place de l’animal pour la pique et il n’y a pas eu unanimité au niveau du palco. Rappelons donc l’article 82 du règlement taurin qui précise que l’octroi d’une oreille correspond à la pétition majoritaire du public. Le président se devrait donc, pour le moins, de se conformer au règlement et ne pas faire preuve d’un zèle démocratique sans objet. Ni de se livrer à une provocation superflue face à une bronca, en l’occurrence, légitime.

 

 

 

_____________________________________

 

 

 

 

 

 

 

Cet épisode constitua quasiment l’instant le plus passionné d’une soirée bien terne, la faute en incombant pour la plus grande part au lot de FUENTE YMBRO très décevant.

 

Pas en terme de présentation, les six taureaux présentant un trapio tout à fait correct pour la plaza, avec des armures respectables. Leur comportement en revanche fut très critiquable. Et comme les plus intéressants furent les deux premiers, on imagine combien la corrida, pourtant brève (2h 3’) nous parut longue.

 

Sergio AGUILAR reçoit un negro liston d’abord fuyard par des parones donnés avec douceur et terminés par une jolie demie-véronique.

 

« Agitador » part de loin et culbute par l’avant, avec puissance, cheval et piquero. Après ce batacazo tonitruant le taureau confirmera force et rage dans deux autres rencontres. AGUILAR demande, au grand dam d’une partie du public, le changement de tiers. Le FUENTE YMBRO conserve de l’allant aux banderilles.

 

La faena s’avèrera compliquée et d’une médiocre qualité. Le taureau se montre d’une caste dérivant vers une certaine violence. Il me semblait qu’il réagissait mieux cité de loin mais le matador en jugea autrement et cette lidia rapprochée s’apparenta à un bricolage approximatif. Conclusion fulminante et épisode polémique évoqué plus haut. Vuelta très fêtée.

 

L’idée d’un succès s’évanouit rapidement au vu de la charge (tête et pattes jetées en avant) dans le capote. La faiblesse de pattes entrevue se confirme  lors du tercio de piques. Cette entame peu engageante confirmée par un médiocre épisode aux banderilles ne décourage pas Sergio AGUILAR de réaliser un brindis au public. Deux ou trois séries voyant le toro freiner dans la passe et se retourner violemment confirment que ce brindis était superflu. Un pinchazo et une entière ladeada en terminent sans gloire. Silence.

 

 

Luis BOLIVAR canalise bien la bonne et longue charge du deuxième, un colorado ensellé. Une pique poussant parallèlement au cheval et le faisant tourner.  Charge spontanée de loin pour une seconde rencontre.  Ce taureau baisse de ton aux palos. La faena débute par deux cambios au centre suivi d’un autre cité de près. Le torero cite ensuite d’une quinzaine de mètres, d’où des séries plaisantes qui ne suscitent qu’un enthousiasme limité. La faute en incombant à la grande surface de la muleta, à l’utilisation abusive du « pico »et à la noblesse assez fade de l’opposant. Le ton de cette faena  baisse, la conclusion rapide d’une entière delantera réveille le public. La pétition ne paraît pas plus importante que la précédente, peut-être moins, mais cette fois-ci l’oreille tombe.

 

Le cinquième défile sans humilier, donne des coups de tête dans le capote et s’avère malaisé à fixer.  Tercio de piques maladroit où le taureau fait illusion en partant de loin mais ne pousse qu’avec la tête. La faena ne sera qu’une longue tentative, sans grande réussite, de fixer son adversaire. Ce dernier gratte le sol, envoie des hachazos. L’idée qu’une bonne vieille séance initiale de châtiment par le bas n’aurait pas nui m’a bien traversé l’esprit mais cette pratique semble passée de mode. Une entière à l’improviste suivi de trois-quarts d’épée pour conclure. Silence.

 

 

 

Restait l’inédit Arturo MACIAS. Disons-le d’entrée, pas du tout convainquant  ce jour. Son premier taureau présente des armures imposantes, d’autant plus que l’on a rasé le poil à l’embase des cornes. Le ramage n’est pas à la hauteur, l’animal freinant et cornèant sans passer dans la cape.

A la pique, de la spontanéité pour s’élancer mais engagement limité, donnant des coups de tête en chargeant par à-coups. Il donne quelques frayeurs aux banderilleros, se montre andarin au début de la faena puis charge de manière incommode en s’arrêtant en fin de passe. Pas de solution trouvée par le torero. Trois-quarts d’épée en travers. Silence.

 

Le beau jabonero est applaudi à sa sortie mais l’espoir d’une fin heureuse pour cette corrida fait place à la déception en constatant sa réserve face à la cape. Il confirme son statut de manso dans un tercio de piques constitué de cinq rencontres aussi brutales que brèves dont il s’échappe seul.

Parcours encore désordonné aux banderilles. Arturo MACIAS attaque, citant de loin, par trois derechazos à genoux au centre du rond. On ne se doute pas alors que la faena est alors quasiment terminée. Le torero, oubliant curieusement de « toquer » sera en permanence sous la menace de charges soudaines et imprévues. Des désarmés ajouteront à la confusion d’un torero vraiment dépassé. Une entière en travers en se jetant dehors et deux descabellos pour une conclusion cohérente dans l’à peu près de la prestation.

 

 

Vu du 4ème rang du tendido ombre. 73 €.

 

 

 

 

 

_____________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madeleine 2010.Novillada matinale du 19 juillet. 11 heures.

 

 

4 novillos d’EL TORREON

 

Pour :

 

Thomas DUFAU : (Deux oreilles et Deux oreilles)

 

Mathieu GUILLON : (Salut et Deux oreilles)

 

 

Salut du ganadero César Rincon à l’issue de la novillada

 

 

_______________________

 

 

Temps beau et très chaud. Demie-arène. Présidence de J-J Gloria

 

 

 

Agacement et satisfaction

 

 

 

L’agacement de voir une année de plus la triste organisation pour la vente des billets provoquant des files d’attente très longues et générant vingt-minutes de retard pour le paseo.

 

La satisfaction de voir deux gamins locaux sachant, à des degrés divers, profiter de la chance de se voir offrir la qualité d’un lot de novillos d’une mobilité encastée.

 

 

                                              

______________________

 

 

 

 

Les novillos envoyés par César RINCON, de joli type et armés de manière très convenable firent preuve d’une grande mobilité et d’une noblesse heureusement tempéré par un piquant de caste bienvenu et un comportement plein d’allant, y compris face au cheval. Seul le second, plus réservé en seconde partie de faena se montra compliqué. Le troisième fut excellent en tous points.

 

Quatre oreilles pour Thomas DUFAU, un succès légitime car le garçon paraît avoir surmonté le « bâche » qu’il connut il y a quelques temps. Posé, alluré, il profita des grandes qualités de ses deux adversaires en toréant sérieusement et avec calme, même s’il fut par moment en passe d’être débordé par la caste de son second adversaire. De plus, il tua avec décision. On perçoit désormais le métier du pourtant jeune novillero. Souhaitons qu’il poursuive sur cette ligne, surtout face à des adversaires plus âpres que ceux-ci.

 

 

Pour Mathieu GUILLON on sera plus réservé sur sa prestation de ce jour. S’il fut bien à la cape, avec le « pellizco » qu’on luit connaît, il parut moins précis aux banderilles et ses faenas continuent à constituer un mélange de bons moments et d’approximations, un sorte de bazar sans idée directrice. A sa décharge, son premier se réserva rapidement et son second se cassa la corne gauche aux banderilles. Les deux oreilles sont généreuses mais le bon président n’eut pas le cœur de le laisser sortir à pied.

 

 

 

 

Vu du dernier rang (entrée générale de partie supérieure de l’arène) : 19€.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 20:48

 

 

 

 Relire les propos tenus par l’ineffable Marie Sara dans le journal « S-0 » du 15 juillet 2010 pour y trouver  des perles telles que : « Nos cartels sont dignes des plus grandes arènes mondiales. » Se dire qu’il s’agit d’un humour involontaire ou de la pratique maîtrisée du second degré lorsque l’on examinait l’affiche de cette Miurada du dimanche.

 

Songer que ces bavardages seraient tenus pour négligeables si le lot de toros envoyé confirmait par sa présentation la volonté affichée de mettre « …de l’émotion tous les jours. »  Quoique. De l’émotion il y en eut. Mais pas celle espérée. Car c’est la frustration, voire la colère qui animait la partie du public la moins résignée. Cette dernière se réfugiant, fataliste, dans un silence désabusé.

 

La faute à une corrida de Miura guère impressionnante en volume, consternante dans ses armures, désolante par son manque de forces, agaçante pour deux tiers d’entre-elle dans son comportement. Pour compléter, ou plutôt noircir un peu plus ce tableau déjà bien sombre, on nous refourgua un vieux sobrero aussi lourd que faible qui passa le plus clair de son temps à rouler sur la sable dès que la muleta l’obligeait un tant soit peu.

 

« Mettre la barre trop haut ? » minaudait la blonde créative qui déclare avoir : « encore des idées pour dix ans de ferias. » Après cette entame, le difficile sera plutôt d’arriver à passer sous la barre.

 

 

 

Vendredi 16 juillet. 18heures. Arènes du Plumaçon. Première corrida de la Madeleine. Rempli au 9/10 ème. 2H10 de spectacle.

 

 

6 toros de MIURA (le troisième étant remplacé pour boiterie par un JAVIER VASQUEZ sorti en sixième position)

 

 

Pour :

 

 

J-J PADILLA (Silence et Silence)

 

RAFAELILLO (Salut au tiers et Vuelta)

 

Julien LESCARRET (Silence et Silence)

 

Le picador et les banderilleros de Rafaelillo saluèrent au 5ème toro.

Que dire sur la prestation de PADILLA ? Que l’on aurait du se souvenir de sa grande désinvolture des années passées au moment de songer à l’intégrer dans ce cartel. La mémoire trop courte des organisateurs nous a donc contraints à subir une année encore la vulgarité de ce torero. Depuis les sempiternelles largas de rodillas, suivies de véroniques sans grâce (avec pasito atras à gauche) Tercio de piques anodins avec lidia approximative. Le toro secoue la tête, PADILLA aussi. Deux paires de banderilles lointaines et un violin bien réalisé. Brindis au public pour ne rien faire ensuite, quelques passes isolées fort lointaines puis renoncement très rapide devant le genio du toro. Bajonazo aussi laid que délibéré.

 

Le quatrième déborde le torero à la cape. La lidia se montre aussi sérieuse que précédemment au tercio de piques. Les poses de banderilles sont si médiocres que même les plus naïfs des spectateurs s’en rendent compte. PADILLA brinde à la mairesse mais on ne peut pas dire qu’il aura fait un cadeau de grand prix à la première magistrate, t        ant le brouillon aussi informe que décousu, muleta tenue à bout de bras ne saurait être sérieusement qualifié de faena. Pour être honnête, le triste manso était fort désagréable. L’estocade bien portée et rapide sauva à peine les apparences.

 

 

 

RAFAELILLO aurait pu, en tuant mieux ses deux adversaires, couper deux oreilles, sortir en triomphe et sauver la corrida. C’est dommage pour lui qui l’aurait mérité. C’est tant mieux pour la morale taurine qui n’aurait pas  mérité que l’on  esquive ainsi la réalité d’une corrida aussi mal présentée.

 

Toreo de cape vibrant face à un premier adversaire fort peu piqué (picador curieusement très applaudi ?!) et économisé aux banderilles. La faena, le plus souvent à mi-hauteur du fait des forces limitées, montera progressivement de ton, le point d’orgue étant trois naturelles templées, longues et élégantes, données en citant muleta repliée et déclenchant la charge en la dépliant. Deux pinchazos, une entière verticale et delantera, un descabello pour venir à bout d’un toro à la noblesse partiellement gâchée par des forces très limitées.

 

Les flancs noirs du cinquième sont zébrés de coups de cornes. Sa propre corne droite est vite abîmée. Cape plus vibrante qu’harmonieuse et petit recul de la jambe sur le coté gauche. Deux piques poussées avec les reins et prises avec fixité. Le Miura  montre encore de la mobilité aux banderilles. Le torero brinde au JULI présent dans le callejon. La faena présentera des hauts et des bas, le toro alternant des réactions très avisées et des moments de plus grande noblesse. La faena s’avéra donc plus heurtée mais méritoire. Hélas pour le matador, le tiers d’épée ne fut pas décisif et un descabello le privèrent de l’oreille possible. Peu importe, le salut au tiers laissant monter l’ovation avant d’entamer une vuelta très applaudie démontrait la digne élégance de RAFAELILLO.

 

 

Qu’est venue faire Julien LESCARRET dans cette galère ? Son premier toro boîte bas et est remplacé après son écroulement consécutif à la première pique. On fait sortir le toro prévu en sixième. L’armure de ce Miura est affreuse : cornes comme en possèdent  les animaux de rodéo américain avec des extrémités plus que douteuses, celle de droite vite éclatée. Curieusement, peu de protestations du public que Marie Sara qualifie « connaisseur . »… En sus de ce tableau, une grande faiblesse. La pauvre bête ahane, soit lève la tête, soit s’écroule. Le torero tente quelques attitudes entre les écroulements. Trois pinchazos, une demie ressortant vite, trois-quarts d’épée et un descabello n’améliorent pas la fin.

 

Il hérite d’un JAVIER VASQUEZ de six ans, lourd oublié des corrales que l’empresa si respectueuse de l’aficion montoise n’a pas hésité à nous livrer. Après un pourtant léger châtiment à la pique, les pattes du lourdaud ne résistèrent pas et, au moindre cite, il glissa, s’écroula et fit des  roulades sur le sable du Plumaçon. Totalement désabusé, LESCARRET fut encore long à la mort.

 

 

 

 

 

 

Je n’étais pas (sans d’ailleurs le regretter ) du triomphe de samedi. Ma feria reprend dimanche.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article