Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

www.basta-ya.net

Accédez directement à ce blog grâce à l'URL :
http://www.basta-ya.net

Recherche

Réagissez !

Vous pouvez réagir à tous les articles de Bronco en cliquant sur le lien commentaire (x)présent sous chaque article.

Articles Récents

30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 11:03

 

 

Cette édition fut accablante du fait de la chaleur d’une part mais aussi parce que, hormis quelques bons moments, on s’ennuya aussi profondément que dans d’autres arènes du sud-ouest, ce qui est nouveau.

Il y eut donc deux triomphes : celui de David MORA qui me fit plaisir car je suis avec intérêt ce torero depuis sa période de novillero. J’apprécie particulièrement son toreo de cape, très élégant ce qui devient rarissime dans la toreria actuelle. (Hélas, je déplore sa faute de goût lorsqu’il se laissa aller à regarder le public en toréant de capote à son second adversaire). Il sut profiter de la qualité de son premier toro et se sortir habilement des difficultés de son second. Preuve de son intelligence professionnelle.

On ne contestera pas non plus le succès d’Alberto AGUILAR, il s’est efforcé de bout en bout pour aller couper trois oreilles en mettant en valeur les possibilités de ses opposants. Son estocade face au second toro et sa troisième paire de banderilles face au cinquième rejoignent les souvenirs qui restent longtemps dans les têtes des aficionados.

Après, les impressions chutent de beaucoup. Je sauverai le très vaillant RAFAELILLO, dont la faena genre bagarre de rue avec le second victorino constitua le seul moment prenant de cette corrida. Sergio AGUILAR est resté sérieux et alluré, sans pouvoir rééditer ses prestations précédentes. Et puis… plus rien ou presque. Le FUNDI entame la Feria en répondant à l’ovation avant la sortie de son premier toro puis ce sera silence, salut au tiers, silence et silence mêlé de quelques sifflets pour son dernier toro qu’il brinda au public et dut expédier sans pouvoir le réduire. L’idole n’est pas morte mais son aura en a pris un sacré coup. J-L MORENO fut transparent. Antonio BARRERA insignifiant et agaçant. Luis BOLIVAR anodin. MORENITO DE ARANDA parut ni trop savoir ni trop vouloir. Medhi SAVALLI, désolant par son impuissance à lidier. Quand à Juan BAUTISTA, il se sort, à mon sens, avec plus de peine que de gloire, de sa première confrontation avec des victorinos.

La novillada tourna à la confusion des toreros français ; Patrick OLIVER parfois élégant, toujours prudent et Thomas JOUBERT qui demeure  encore l’ombre du garçon décidé et brillant que l’on connut en non-piquées. Le jeune inconnu (du moins pour moi) Esau FERNANDEZ, se montra à la hauteur d’un novillo idéal de douceur, par un toreo templé et rythmé. On sait qu’il n’est pas aisé d’être bon lorsque l’adversaire est excellent.

 

Parlons à présent de l’essentiel, surtout ici : les toros. Première surprise, la présentation qui ne fut pas sans reproche, contrairement à l’habitude. Certains exemplaires de la corrida-concours n’honoraient pas leur éleveur et certains lots étaient inégaux. Plus grave, on vit un certain nombre d’armures dont les pointes éclatèrent très rapidement après la sortie en piste.

Les novillos de FLOR DE JARA furent très compliqués, hormis le troisième, une véritable « sœur de charité » (à mon avis, il avait du sauter clandestinement la clôture de la finca). Face au cheval, il y eut du très bon (excellent premier qui permit au picador de saluer et bon cinquième ) et du beaucoup moins bien (manso deuxième). Dans la muleta, beaucoup de défauts : charge tête haute, courte, coups de tête en fin de passe etc… Bref la panoplie du genio désagréable.

 

Les ESCOLAR GIL montrèrent des comportements divers à la pique : coups de tête et peu d’entrain du premier ; forts hachazos pour désarçonner le picador de la part du second ; illusion initiale pour le troisième qui sort seul très vite lors du second contact ; pas de faux-semblants en revanche pour le quatrième qui sort seul des trois rencontres ; codicia et mansedumbre pour le cinquième qui tente de contourner le cheval et de lui crocheter la patte avant droite avant de s’en aller ; le sixième clôture de manière cohérente par rapport aux précédents : pas d’engagement sous le fer et sorties sans sollicitation.

Pour le reste, le premier n’humiliait pas et se défendait à gauche ; le second se comporta bien jusqu’à l’entame de la faena puis devint réservé, ne répétant pas et terminant distrait. Le troisième afficha de la caste mobile et de la classe dans la muleta. Le quatrième montra peu d’allant et de caste, restant défensif. Le cinquième cornéait dans la cape, se retournait très sèchement dans la muleta cherchant les chevilles du torero et eut ensuite tendance à vouloir s’échapper des passes pour rejoindre les barrières. Le sixième était un « tio »qui s’avéra impossible à la muleta.

 

La corrida-concours s’avéra un désastre.

 Un LA QUINTA noble, de bravoure limitée, fade et faiblard.

 Un MARIA LUISA P.D.V lourd, massif, âgé, d’une bravoure mêlée de genio et qui reçut un traitement fort sévère de la part du picador de A.BARRERA (à noter qu’à la fin de la troisième « rouste », ce torero, toujours aussi inénarrable qui demande le cambio à la présidence…) ensuite réservé et avisé dans la faena.

.Un SAN ROMAN à la sortie nerveuse et spectaculaire (corne droite en plumeau dès les premiers remates) ; très peu d’engagement dans un tercio de piques peu appuyé du fait d’une relative faiblesse. Ensuite, fond de noblesse gâché par les défauts des toros de peu de forces : charge à mi-hauteur et coups de tête.

.Un DOLORES AGUIRRE, manso sortant seul et vite des trois rencontres où il fut piqué. Plutôt brillant au tiers des banderilles. Mobilité agressive intéressante dans la muleta désespérante du torero qu’il dut affronter.

.Un ALCURRUCEN court de charge et réfléchi au capote. Il s’élance vers le cheval puis freine avant le contact ; hachazos terribles en direction de la tête du cheval qu’il contourne par l’avant. Il sort seul comme il le fera des deux autres rencontres. (Une altercation entre le très vulgaire BARRERA et « EL PIMPI » provoque de la part de ce dernier deux piques de plus sous la bronca qu’on devine) le toro restera ensuite en querencia près du burladero de lidia durant le tiers des banderilles et la (façon de parler) faena.

.Un REHUELGA de peu de prestance, aux armures abîmées, prend la première pique avec de la volonté et du style mais baisse beaucoup de ton dans les deux suivantes. Charge sans humilier et au pas dans la muleta.

 

Corrida de PALHA. Premier d’une noblesse anodine gâchée par sa faiblesse de pattes ; deuxième brillant aux piques, de la qualité dans sa charge à la muleta mais un manque de moteur. Une mort de toro de caste. Troisième : bonne charge dans la cape, peu piqué et sortant seul du cheval, intéressant jusqu’au milieu de la faena puis se décomposant (à sa décharge, la lidia indigente avait de quoi le décourager). Quatrième sortant rasant les planches pour chercher une issue, moyen aux piques, charge exigeante et incommode à la muleta. Le cinquième prend la première pique avec violence puis pousse avec fixité, seconde également poussée, il vient avec enthousiasme à la troisième rencontre, où la pique est aussitôt relevée après le contact. Beaucoup de vitesse dans ses courses aux banderilles où il met en difficulté le torero. De la classe et de la rage dans sa charge lors de la faena. La vuelta ne m’a pas paru scandaleuse. Le sixième jette les pattes et la tête dans la cape, fait montre de puissance violente face au cheval (entrainant une chute du picador sur l’impact lors de la seconde rencontre) puis débute avec de la mobilité lors de la faena avant de baisser de ton (cette fois encore avec la complicité du torero).

 

Conclusion pesante avec un lot de VICTORINO aussi superbe qu’ « infumable ». Toros nés entre octobre 2004 et janvier 2005, présentant beaucoup de sentido, de genio. Le second permit une faena au gout sauvage où chaque passe était une épreuve, le troisième désordonné et faiblard et sixième qui envoyait des coups de tête étaient un peu moins inabordables. Le cinquième était une peste applaudi à son entrée et sifflé à sa sortie. Les premier et quatrième mirent en échec total un torero certes en baisse mais malgré tout habitué à ce genre de combats. La corrida dura 1 heure 53’, c’est tout dire.

 

 

Cette médiocre édition 2010, subie de plus sous une chaleur épuisante, souligne les limites d’une Feria stakhanoviste (cinq spectacles en trois jours, c’est beaucoup trop. Douze toros par jour, c’est abrutissant !) Il conviendrait de réduire ou d’aérer ce rendez-vous de Pentecôte sous peine de voir encore plus nettement des vides dans les gradins. (Aucun spectacle ne fit le plein.)

 

Vu de la file 1 du tendido sol (c’est terminé, je passe à l’ombre, plus haut, mais à l’ombre !) 31€ pour la novillada, 54 € pour les corridas.

 

 

 

 

 

P.S : En illustration de ces propos, voir les photos de Victorino dans la rubrique  "Album" ( à gauche)

 

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 20:38

Pesant à tous points de vue...

 

 

Temps encore superbe, température étouffante . Encore des rangées vides coté soleil. 1h 53' de spectacle.

 

 

6 toros de VICTORINO MARTIN, allant du sérieux au magnifique en présentation.  Et de l'avisé à  l'alimaño, hormis le quatrième faiblard et fade.

 

 

EL FUNDI : Silence et Silence.

 

RAFAELILLO : Salut au centre et Silence.

 

JUAN  BAUTISTA : Salut au tiers et Silence.

 

 

Hormis la rude bagarre entre RAFAELLILO et son premier adversaire, la corrida fut désespérante d'ennui du fait des toros dont le sentido les rendait quasi impossible. Ils mirent le FUNDI en échec complet. BAUTISTA eut le lot le moins infumable mais parut très peu en confiance .

 

 

 

A venir, retour, bilan et commentaire sur cette Feria 2010...

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:40

Encore un triomphe de "Desierto" !

 

 

Dimanche 23 mai.  11 heures. Temps encore beau et soleil fort pénible vu l'intérêt du spectacle qui dura 2.30 h. Gradins soleil (ou, en cette matinée , coté sud ) mités.

 

Corrida-concours.

 

Toros de :

 

LA QUINTA : Noble, faible et fade.

 

D.M.L.P.D.VARGAS : Agé, avisé, diminué.

 

F.SAN ROMAN : Désordonné, faiblard, défensif.

 

D.AGUIRRE: Mansote, mobile, bronco.

 

ALCURRUCEN : Manso, querencioso, réservé.

 

REHUELGA: faible, noblote, peu encasté.

 

pour :

 

 

J-L MORENO : Silence et Silence

 

A.BARRERA : Silence et Silence

 

J-L BOLIVAR : Silence et Silence

 

 

 

Est-il nécessaire d'ajouter un commentaire à ce qui précède ?  Nous étions à peine sortis des arènes que l'on annoncait au micro qu'à l'unanimité du jury, aucun des prix (toro, pique, banderilles ) ne serait décerné.  Deux heures et demi d'un ennui profond sur lequel il y aura quelques anecdotes à raconter quand même.

 

 

 

 

 

 

18 heures. Toujours pas de lleno. Temps toujours beau. quelques soupirs de vents périodiques.

 

 

6 toros de PALHA de présentation allant du correct au très sérieux. De comportement variable, surtout suivant l'utilisateur. Néanmoins, en attendant les victorinos, on vit le toro le plus complet de la feria.

 

 

MORENITO DE ARANDA  ( Vuelta et Silence )

 

Alberto AGUILAR ( Oreille et Deux oreilles )

 

Medhi SAVALLI ( Silence et Silence )

 

 

Vuelta posthume pour "Banderito " , cinquième toro.

Salut du banderillero de Morenito de Aranda pour ses deux poses face au premier toro.

 

 

 

Triomphe légitime pour le "petit" AGUILAR  qui s'est efforcé toute l'après-midi pour gagner ses oreilles à la volonté et au courage.

 

MORENITO  DE ARANDA parut loin de ces dispositions . Vuelta forcée et contestée à son premier et silence indulgent après la mort du quatrième.

 

Aucune envie d'accabler Medhi SAVALLI . Son impossibilité à lidier correctement les toros fait peine à voir .

 

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 23:07

Samedi 22 mai 2010.

 

 

Première observation: il fait beau et chaud.

 

Seconde observation: il y a moins de monde aux arènes et la qualité du public ne s'améliore pas.

 

 

Novillada matinale (11 heures). 3/5ème d'arène. Temps superbe, température devenant difficilement supportable à partir des deux tiers du spectacle qui dura 2.30 H.

 

6 novillos de FLOR DE JARA bien présentés, compliqués à souhait, hormis le troisième , brebis égarée parmi les loups. Un lot pénible à tous points de vue.

 

 

Patrick OLIVER ( Silence et Silence)

 

Thomas JOUBERT ( Salut et Silence )

 

Esau FERNANDEZ ( Oreille et Silence )

 

 

Salut du picador au premier novillo et salut du banderillero d'E. Fernandez au sixième novillo.

 

 

 

Ce lot n'était certes pas un cadeau mais force est de constater que le fragile Patrick OLIVER qui ne m'a jamais convaincu et l'ex-TOMASITO que j'avais apprécié, surtout en non-piquée, plafonnent de manière inquiétante. Esau FERNANDEZ hérita d'une soeur de charité qu'il sut toréer avec la douceur adéquate. Cela ne préjuge en rien de son avenir mais, en cette matinée, le petit nouveau (deux mois seulement en piquée) fila un sacré coup de vieux à nos espoirs.

 

 

 

Corrida à 18 H.  Des vides visibles dans les tendidos. Temps encore superbe, température plus supportable. 2 heures de spectacle.

 

 

6 toros d'ESCOLAR GIL d'une présentation superbe, de comportement généralement compliqué mais avec un toro, "Canario", de grande classe  dans  la muleta . Il fut primé d'une vuelta protestée par une partie du public vu son comportement  aux piques.

 

 

EL FUNDI  ( Silence et Salut au tiers )

 

Sergio AGUILAR ( Vuelta et Oreille )

 

David MORA ( Deux oreilles et Silence )

 

 

Salut du banderillero de D.Mora au troisième toro.

 

 

 

Le FUNDI fut tel qu'en lui-même. Sérieux et technique. Mais comme ses toros ne permettaient pas de passer la rampe, il ne la passa pas non plus. Sergio AGUILAR s'est efforcé toute l'après-midi et se montra au  dessus de ses adversaires. David MORA fut à la hauteur d'un toro de grande classe, ce qui n'est pas à la portée du premier torero venu.

 

 

 

 

Je reviendrai  sur tout cela bientôt...

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:36

 

19 avril 2010 :Novillada de Garlin.

 

 

 

 

Saisi d’un doute sur la précision de mes souvenirs, j’ai consulté mon compte-rendu de la novillada de ce fer lidiée en 2009 dans ces mêmes arènes.

 

En le relisant, j’ai constaté qu’il existait plus de similitudes que je ne l’imaginais sur le comportement des deux lots envoyés par l’ex-matador. Pour ce qui est de la présentation, je persiste à la considérer en retrait et très « desigual » entre le très petit premier et le haut quatrième. Un commentaire sur ce blog prédisait des armures sujettes à caution. On peut, après coup, avouer que cette prédiction ne parut pas dénuée de fondement.

 

Hormis la question du plumage (tout sauf négligeable !) évoquons le ramage.

 

Le premier novillo s’est montré d’entrée peu sûr des pattes avant, d’où un picotazo sans appuyer et une seconde rencontre de pure forme. Seulement deux paires de banderilles pour l’économiser. A la muleta, de la mobilité mais des complications : charge allant en se raccourcissant et se freinant.

 

Le deuxième, pauvre de tête, vient bien à la cape, subit une brève rencontre impromptue au cheval, puis un second contact quasi-amical. Tercio de banderilles complet et beaucoup de mobilité agressive dans la faena.

 

Toujours de l’allant et de la vitesse pour la sortie du troisième mais aussi de la faiblesse des pattes avant, d’où une génuflexion. Ce n’est pas brillant au cheval : il s’échappe du premier contact, donne force coups de tête sans s’employer lors de la seconde rencontre. Deux paires de banderilles. Charge plutôt noble à droite, plus incommode à gauche. Et surtout des problèmes locomoteurs l’empêchant de se livrer d’où une faena où il ne peut baisser la tête.

 

Le quatrième, un jabonero playero, fait montre d’une charge vive et longue à la cape. Face au cheval, la pique est seulement posée sur le novillo qui s’agite sans charger Il y va franchement lors de la seconde mais là encore, le picador se contente de poser la pique sans appuyer. Le novillo conserve tout son allant aux banderilles. Lors de la faena, il chargera allègrement, de manière pas toujours orthodoxe, jetant pattes et tête dans la muleta. Son abattage débordera son opposant. A l’analyse de ce qui précède, on appréciera l’injonction d’un spectateur : « Indulto ! » qui n’eut heureusement pas d’écho et on se demandera, si au vu de l’ensemble du combat, le mouchoir bleu s’imposait.

 

Le cinquième, haut et ensellé, aux armures bien peu en rapport avec l’allure, m’a semblé le novillo le plus intéressant. Il ne répète pas spontanément à la cape. Première et unique pique prise avec plus de violence que de bravoure dont il sort seul. Pas très clair aux banderilles (deux paires seulement). Ce comportement de manso con casta se confirmera dans la faena où il se montrera à la fois réticent et agressif dans la muleta pour finir fort montrant de la classe, chargeant le mufle au ras du sol.

 

Le sixième, un chorréado playero (associée à sa charge tête basse, cette forme d’armure lui vaudra deux vueltas de campana) se montre très coopératif dès sa sortie. Pas de zèle au cheval : une pique courte sans s’employer et en sortant seul. De la mobilité aux banderilles qu’il conservera durant toute la faena avec une noblesse confinant à la naïveté.

 

 

 

Ce lot dont la qualité principale est la mobilité, avec deux novillos vraiment intéressants mais sans homogénéité de présentation, douteux de cornes, sans forces excessives et à la bravoure très limitée face au cheval, justifiait-t-il qu’on fasse saluer le ganadero ? Où n’est-ce pas autant, de manière inconsciente, un hommage au maestro que nous avons tant apprécié ?

 

 

Parlons des novilleros.

 

 

Thomas DUFAU est resté seul, dans le callejon, la tête appuyée sur la barrière, après en avoir terminé avec son second novillo. On n’imagine que trop la détresse qu’il put ressentir, voyant son adversaire honoré d’une vuelta quand il ne fut même pas appelé pour saluer. Inutile donc de l’accabler. Sauvons son toréo de cape, seul vestige actuel de ses qualités que nous avons appréciées. Il a égaré, pour l’heure, les autres et on lui souhaite sincèrement de les retrouver au plus vite.

 

 

Juan DEL ALAMO m’a fait très bonne impression. Après ses bouillants et brouillons débuts de la saison dernière, suivis d’une période plus terne, il parait avoir trouvé un équilibre. D’où une prestation solide lui permettant de s’imposer avec technique, surtout face au quatrième novillo, (superbe début de faena !)qui nécessitait de l’aguante et du poder. Il resterait cependant à être plus efficace avec l’épée.

 

 

Je n’ai pas aimé Diego SILVETI. Sauf comme capeador ,en bon mexicain qu’il est. Mais il se montra confus face au troisième novillo, et fit un très grand nombre de passes, dont je peine à me souvenir d’une seule, face à l’ingénu dernier.

 

Vu de la barrera ombre et soleil n° 44 : 41 €.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:07

18 avril 2010. Novillada de Garlin.

 

Beau temps, température idéale. Quasi-plein. 2.20 H de spectacle.

 

6 novillos de La Reina y El Tajo

 

                pour:

 

Thomas DUFAU   (Silence et Applaudissements)

Juan Del ALAMO ( Oreille et Oreille)

Diego SILVETI      (Vuelta et Oreille)

 

 

Malgré le succès populaire (on fit saluer Joselito à l'issue du spectacle), la novillada s'avéra de moindre qualité que l'année précédente. Les novillos, dont la présentation laissait vraiment à désirer pour certains, demeurèrent mobiles certes mais se montrèrent faibles pour deux d'entre eux, peu braves au cheval dans l'ensemble et globalement moins encastés.

 

Mauvaise après-midi encore pour Thomas DUFAU. Débordé, sans recours ni lucidité, cela fait peine de le voir aussi désemparé, au contraire de Juan Del ALAMO, toujours un peu baroque, mais avec encore cette volonté de s'imposer et des qualités naturelles indéniables. Quant à Diego SILVETI, bien à la cape, il s'est montré d'une grande superficialité .

 

 

 

Compte-rendu détaillé demain soir...

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:15

3/4 d'arènes avec le temps qui faisait, cela prouvait l'intérêt du cartel !!!

 

J. VALVERDE lidie son premier toro. Après une pique, le toro accuse le coup et ralentit sa charge. Bon quite par véroniques. La faena débute par des aidées par le haut mais le toro n'arrivera pas à récupérer ce qui provoqua un manque de transmission. Faena essentiellement droitière malgré une bonne série à gauche. Faena intéressante pour lancer la course mais manquant de piquant. 1 entière basse qui ne lui empécha pas de couper une oreillette ...

A son deuxième opposant, le salmantin lidie toujours à la cape. Après les deux piques sans trop pousser, le toro se décompose petit à petit mais VALVERDE en montrant son envie réussit à tirer des séries sur la droite et de se mettre le public avec lui. une épée entière portée avec engagement lui valut une autre oreille. Sortie en triomphe

 

S.AGUILAR attaque cette tarde avec beaucoup de vent ce qui le fit désarmer en lidiant son premier adversaire. Après une pique, il se fit attraper par le toro à cause du vent alors qu'il tentait de faire des chicuelinas. Pour moi, ce deuxiéme toro était le meilleur de l'après midi. Début de faena par le haut pour ne pas obliger le toro. Le madrilène a été beaucoup dérangépar le vent ce qui ne l'empêcha pas de nous offrir les plus profonds muletazos surtout à gauche. Deux tiers  de lame en arrière. Salut au tiers..

Au cinquième toro de l'après midi,  Aguilar lidie son toro. Deux piques et un puyazo après, la présidence technique se réveille pour faire sonner le changement de tercio. Ce qui a eut le mérite de nous réveiller. Le toro n'est pas au goût du madrilène malgré les débuts par doblones. Aguilar l'abandonne  dans sa querencia et nous laisse croire que le toro ne vaut pas grand chose. Il torée avec la pointe de la muleta en rond ce qui a le don d'énerver les tendidos. Bien entendu la mort fut longue car le toro fut difficile à cadrer. Un pinchazo et une entière en arrière. BRONCA.

 

L. BOLIVAR fait lidier son premier adversaire par son peon puis, suite à plusieurs protestations, sort du callejon et lidie à son tour et en   termine par une demie. Après une bonne pique, le toro se décompose et Luis essaye de faire changer le toro en nous montrant qu'il a un problème de vue. La présidence ne le fera pas et le colombien tentera de monter une faena sans que la mayonnaise prenne. Une entière bien en place avec un Avis . Appladissements.

Au dernier toro de cette froide tarde, BOLIVAR sent que les aficionados sont prêts à s'enthousiasmer et il va tout faire pour leur faire faire plaisir. Accueil en véroniques, conclu par trois chicuelinas et une demi. Un puyazo pour économiser le toro....... Le toro n'a pas de grande difficulté et Bolivar nous brinde la mort du toro avec le sourire. Ce que j'ai aimé dans cette faena, c'est l'intelligence par laquelle elle a été construite. Je veux dire par là, que BOLIVAR a économisé au maximum son toro par de longues pauses entre les séries. Sa faena fut essentiellement droitère. Ses séries se composer de 3-4 muletazos et un grand pecho. Les tendidos étaient avec lui. Une estocade portée avec sincérité et engagement lui valut la sortie en triomphe en coupant deux oreilles.

 

En conclusion, je peux dire que malgré les quatre oreilles coupées ( deux de trop ) assister à ce genre de spectacle est MORTEL. Je m'explique : les toros étaient indignes de présentation pour une plaza comme Aignan. L'organisation, pendant la tertulia, nous expliqua que les toros n'avaient pas été touchés. Soit . Alors pourquoi ont ils été choisis au campo ? J'ai du mal à croire que les représentants de la pena d'Aignan ont choisi  ces toros avec de telles  armures. Le problème vient du fait que les toros ressemblaient plus à des toros pour corridas de rejon qu'à une véritable corrida de toros et donc enlevaient toute l'émotion d'un vrai toro de combat. Nous scions  la branche sur laquelle nous sommes assis en présentant ce genre de spectacle.   

 

Victorino

 

Repost 0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 19:46

 

 

Chacun connaît cette expression qui désigne les ennemis qui, cachés de l’intérieur, tentent de détruire une organisation, un état.

 

J’ai songé hier que cet ennemi intérieur, bien plus dangereux que les militants anti-corrida, était représenté par ce lot de novillo de GUADALEST.

 

Après la curieuse initiative de Thomas DUFFAU de brinder la mort de son premier adversaire à l’élégant mayoral, on vit ce dernier remplir des pages de notes, téléphoner beaucoup et même filmer souvent les combats des novillos.

Peut-être pour réaliser un bêtisier ?

 

Faut-il évoquer la présentation des trois premiers ? On a vu souvent plus lourd en novillada sans chevaux. Le quatrième plus haut, était aussi épais qu’une vache de la bande dessinée « Lucky Luke »  et lorsque sortit le sixième, au gabarit de novillo normal, le contraste avec les cinq autres était tel que  public poussa un ‘Ohhhh ! »  comme s’il s’était agi d’un Miura de sept cents kilos.

 

Faut-il parler des armures ? Ne les qualifions pas des pointes mais plutôt extrémités qui pour certaines se transformèrent en pinceaux après avoir « rémate ».contre les barrières.

 

Faut-il traiter de leur solidité ? Par chance (pour eux !) ou par conscience de leur état, ils ne s’employèrent que très modérément au cheval, en sortant seul ou très facilement sous des piques appliquées avec modération par des piqueros pour qui ont peut penser que la douche après novillada était superflue vue l’énergie dépensée.

 

Faut-il oser raconter leur comportement tant ils se montrèrent à l’opposé de l’essence du toro bravo ? Le premier se montra d’une douceur de benêt. Le second d’une grande agitation désagréable, sautant dans la muleta avec une charge courte tout en défilant à mi-hauteur. On avait envie de fournir un déambulateur au troisième tant il flageolait sur ses pattes tout en agitant la tête comme un encensoir et en meuglant de façon permanente. Le quatrième était incertain dans sa charge chaotique. Le cinquième, extrêmement désordonné dans ses charges et brouillon dans ses déplacements. Le sixième se déplaçait au ralenti menaçant de s’écrouler à chaque instant.

 

La constante étant une éclatante absence de caste ce qui associée à la faiblesse récurrente et à la bravoure des plus limitée, provoqua sur les tendidos un profond désespoir devant un spectacle si déprimant.

 

 

 

 

 

Il est indispensable de proscrire ces malfaisants qui dénaturent le fondement de notre passion avec des spectacles qui ne sont que des faux-semblants de la Fiesta. Disons le simplement : en matière de toro bravo, le lot de novillos sorti hier était une véritable escroquerie.

 

 

 

Passons donc très rapidement sur les toreros : Thomas DUFFAU aurait pu, (quel paradoxe !) sortir en triomphe par l’aimable public malgré des faenas approximatives, s’il n’avait pas perdu ses qualités à l’épée. Juan DEL ALAMO batailla de manière brouillonne avec ses deux moruchos désagréables et David GALVAN prit des poses élégantes, affectées et déplacées avec les deux infirmes qui lui échurent.

 

 

Enduré depuis la file 2 couverte, 30 €.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 20:08

 

 

 

 

L’enceinte samadétoise avait la froideur du sépulcre ce dimanche et ceux qui la garnissaient méritaient de l’aficion. On sautillait sur place entre deux pour se réchauffer aux accents de la Peña «El Violin» et les palmas réchauffaient les mains, bien qu’applaudir avec des gants revient à tirer avec un silencieux.


 

Avec une petite dizaine de minutes de retard, le premier novillo déboule en piste. Il est bien fait et armé assez large et fin. Rien de notable à la cape. Une pique où le novillo s’emploie puis une seconde assez courte prise honorablement. C’est moins brillant aux banderilles, le novillo démarrant tard aux cites et allongeant le cou pour se défendre. Patrick OLIVER débute par statuaires avec quiétude puis aura des problèmes pour trouver la distance (muleta souvent accrochée et un désarmé à droite). A gauche, la charge est courte et le novillo est sur la défensive. Le Nîmois aussi qui conclue d’une entière un peu de coté, d’effet rapide grâce aux péons qui entrainent le novillo dans un tourbillon. Pétition de l’ordre de 40% et oreille de plage…de la mer du Nord. Le novillo reçoit quelques bravos.

 

 

Angelino de ARRIAGA, avec la cape, se met au niveau du coté brouillon de la charge du castaño liston qui lui échoit. Au cheval, prestation médiocre : coups de tête contre le peto, recule puis recharge, seconde rencontre du même acabit. Cette tendance de mansedumbre se confirme aux palos où il se secoue après les (deux) poses. Début de faena où le torero accompagne tous ses cites de la voix (c’est, comme au tennis, pénible). Faena très prudente, bruyante et lassante face à un novillo aux charges un peu âpres. Demi-épée en place et trois descabellos. Silence pour les deux protagonistes.

 

C’est encore un joli novillo, applaudi à sa sortie, que reçoit Miguel de PABLO.

Quasiment rien au capote, l’adversaire ne se fixant pas. La pique est bien poussée mais le novillo en sort en fléchissant. Changement donc et encore seulement deux paires de banderilles. Brindis au public. La faena ne prend pas de relief du fait de la charge noble mais faible qui nuit à l’émotion. Retenons quand même une série à droite avec deux ou trois muletazos fort élégants. A gauche, la charge est assez anémique. Conclusion par un pinchazo suivi d’une entière contraire et décidée. Il tente d’attendre que le novillo se couche mais c’est long et le froid nous gagne d’où quelque impatience sur les gradins. Un descabello. Pétition que j’évaluerai à 20%, oreille que le public ne protestera pourtant guère.

 

Le quatrième novillo est fêté à sa sortie pour sa prestance. Il s’éteint assez rapidement à la cape puis montre de la codicia face au cheval, faisant le tour les deux fois pour le pousser frontalement. Cependant, le quite coleando du monosabio paru bien exagéré. Toujours la réduction du tercio de palos (fâcheuse manie) alors que le novillo se montrait plutôt allègre dans l’exercice. Patrick OLIVER brinde au public et va réaliser une faena allant crescendo une fois qu’il aura réglé les problèmes d’accrochage de muleta. On verra alors de jolis moments avec la main droite. Le novillo baissera de ton puis se reprendra pour permettre d’abord une séance de toreo encimiste puis deux redondos inversés bien réalisés et élégants. J’imaginais que le torero allait se jeter sur le novillo pour conclure et obtenir le gros succès qui lui tendait les bras. Eh bien non !? Trois entrées prudentes avant une entière tombée. Conclusion vraiment décevante qui me semble montrer les limites (actuelles) du mental de ce novillero. On pouvait penser qu’il avait gâché une occasion de sortir en triomphe. Quelle erreur ! Pétition allégée (20% de matière indulgente) et…oreille. Le novillo est justement applaudi à l’arrastre.

 

On craint qu’Angelino de ARRIAGA ne se soit pas transformé entre ses deux adversaires. On a raison. Le colorado costaud qui sort avec vitesse est un peu distrait et reçoit des capotazos vulgaires. Au cheval coups de tête et sérénade d’étriers démontrent une bravoure limitée. Le torero laisse les banderilleros se débrouiller avec les réticences de réponses aux cites. La faena commence par un désarmé puis se poursuit par la démonstration que le novillero est actuellement incapable de se colleter aux difficultés, mêmes mesurées, d’un novillo. Un pinchazo hondo ressortant de suite et une entière basse concluent de manière homogène cette prestation. A nouveau, un silence ponctue les prestations respectives.

 

On pressent la fin des engelures quand sort le dernier colorado qui ne dépare pas un lot vraiment bien présenté. Deux véroniques à gauche de qualité supérieure à la moyenne puis deux rencontres engagées au cheval avec quand même plus de violence que de bravoure pure. Avant les banderilles, sur un cite anodin, le novillo fait une vuelta de campana. Au bruit de sa retombée, on pressent que cet incident aura des conséquences. Le novillo permet encore un bon tercio de banderilles, ce qui autorise le banderillo de saluer fort justement pour deux poses engagées. Mais c’est terminé. Arrêté malgré les efforts de Miguel De PABLO, ce sixième ne permet rien. Ne s’élançant pas non plus à l’estocade, il rend la conclusion longuette : 1/3, 1/3 puis 2/3 d’épée et un descabello pour un novillero malchanceux et dépité.

 

 

Le trophée va logiquement à Patrick OLIVER à qui il faudra indiquer que son talent passerait  mieux avec une volonté plus visible et que parfois la délicatesse de son toréo confine à la fragilité. Miguel de PABLO mérite d’être revu. Et Angelino de ARRIAGA, qui manquait déjà de technique, a vu (espérons pour lui momentanément) partir son cœur. Le fer d’ANTONIO LOPEZ GIBAJA a fait des débuts en France très honorables. Très bien présenté, avec cette mobilité si précieuse, il manquait un peu de force et de piquant pour donner plus de relief aux faenas. C’est ce qui conférait, en sus du manque d’engagement à l’épée des novilleros, ce sentiment d’inachevé en sortant des arènes.

 

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:52

 

 

 

Succès populaire (presque deux tiers d’arène) malgré un temps humide devenant très agréable au fur et à mesure du déroulement du spectacle qui commença avec un certain retard. Pour patienter, une capéa permettait de se souvenir combien l’aficion pratica est méritoire.

 

Les novillos de JALABERT étaient plus ou moins costauds, le tout dans une note de bon aloi, seul le cinquième détonait un peu.

 

Le premier pour André VIARD démontra combien le toreo reste un art physiquement exigeant surtout lorsque l’adversaire fait dans le brutal. Bonne prestation à la cape et de bons derechazos. Plus incommode à gauche. Conclusion un peu malaisée.

 

On songe en voyant Juan BAUTISTA que c’est plus facile lorsque l’on a trente ans de moins et que l’on est matador en activité. Mais le novillo ne se prête guère au jeu, fade, faiblard et compliqué à gauche.

 

Julien LESCARRET est habillé comme si on l’avait prévenu une demi-heure avant qu’il participait au spectacle. Il touche un novillo d’un allant et d’une noblesse de rêve. Faena très longue tant le torero se régale. Vuelta au novillo piqué légèrement.

 

Medhi SAVALLI lui succède. Tel qu’en lui-même. Bouillant, brouillon, puis ennuyeux lorsqu’il prolonge à l’excès une faena encimiste. Il avait invité Mathieu GUILLON à sortir du callejon pour le faire banderiller.

 

Patrick OLIVER reçoit un novillo très léger et à la charge anémique. Et comme le torero à la tête d’un poète romantique alangui du 19ème siècle et un toreo évanescent, la faena me faisait penser à une représentation de «La dame aux camélias».

 

Thomas DUFAU ne ressemble en rien au nîmois. Ici, c’est du pragmatique de terroir. Quite avec le mentor R. MILLIAN. Faena correcte à un novillo qui ne transmet guère.

 

Pour conclure, Juan BAUTISTA, un peu frustré par le peu d’opportunité que lui offrit son premier adversaire, offre un réserve de prestance moyenne qui se met à moitié K.O en tapant un burladero et en finira diminué.

 

 

 

Entrée générale : 22 € avec la « croupionnade » dont je n’ai pas profitée.

Repost 0
Published by Bronco - dans Compte-rendus
commenter cet article