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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:29

...de ce compte-rendu "tronçonné" de la corrida de Victorino dacquoise. Parlons des toreros qui sont à la fois critiquables et défendables sur cette soirée.


Le FUNDI aurait du couper sa saison aprés sa chute de cheval, tout le monde s'en rend compte. Il semble qu'il soit à peu prés le seul à ne pas être de cet avis. A l'issue du quatriéme ,son air vexé et son refus de sortir du callejon répondre à l'ovation du public traduit cette incompréhension. Or , s'il ne fit rien de mal en cette soirée, on sent bien qu'il ne posséde pas tous les moyens qui donnaient l'autorité naturelle à son toréo. Première faenita fade dont le toro sans transmission partageait la responsabilité.Efforts un peu tardifs pour extirper des passes au quatriéme tardo. Bonne estocade.


Antonio AGUILAR n'avait qu'à tuer ( même médiocrement, le public n'étant plus guére exigeant désormais ) pour sortir en triomphe. Las, il fut calamiteux sur ce point : 3 pinchazos et une entière au deuxiéme; 4 pinchazos, 1 entière trasera et 7 descabellos au cinquiéme. Ce triomphe manqué m'eut paru quelque peu usurpé car le torero fut les deux fois au-dessous de ses adversaires. Il me semble que sa petite taille le dessert. Pour sa décharge, ajoutons qu'il revient d'une inactivité assez longue du fait de sa blessure. Reconnaissons lui de l'enthousiasme et qu'il fut bien aux banderilles face au cinquiéme.


David MORA est un ingrat. Je le suis avec bienveillance depuis que je l'avais trouvé excellent novillero et depuis qu'il a pris l'alternative, je l'ai vu franchement mal à Vic et médiocre ici. Nuançons, il ne pouvait intéresser personne avec son premier toro sans forces, sans transmission et qui ne répétait pas. Engagement limité à l'épée. Le sixiéme était plus que coriace. Aprés un début de faena autoritaire et élégant, le ton baissa ensuite. Pas un renoncement bien sûr mais l'impression de limiter ses efforts quand même.  Conclusion par une entière basse. A noter son trés bon toréo de cape face au premier.




J'ai pour coutume de donner le prix de ma place. Je n' y dérogerai donc pas donc tout en précisant que si j'en avais connu le montant avant, j'aurais refusé : 85 € pour une delantera ombre ! Cela nous fait le victorino à plus de 14€ piéce...

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 19:18

...étaient les sentiments à la sortie de cette corrida. Impression bizarre que l'on était passé à coté de quelque chose, que les toreros n'étaient pas non plus, pour des raisons diverses, adaptés à cette corrida, qu'une partie du public était là sans vouloir vraiment y être, bref, un vague mélancolie de fin de dimanche, de fin de saison.

L'ambiance: dacquoise donc souriante, joyeuse, plutôt chic dans ce tendido sombra que je n'ai pas l'habitude de fréquenter. Plusieurs messieurs avec des chemises blanches élégantes , brodées d'un "Peña Enrique Ponce". Dax, vous dis-je...





Les toros:  Pas de poids excessif.  Selon le papier remis : 467, 492, 470, 469,475 et 518 kilos. Cinq jolis animaux cardenos , longs et ensellés, du même type que les Escolar Gil. Le sixiéme, noir, différent en allure et au moral. Armures correctes.


 Le premier, juste de forces, alla deux fois au cheval sans rechigner ni briller, la pique étant juste en opposition. Ne démarre que tard aux cites des banderilles. Quelque peu défensif en début de faena, le toro s'améliorera ensuite, mais manque de transmission.


Le deuxième sort avec beaucoup de force et de vivacité. Premiére pique peu poussée et peu appuyée. Il part avec grande spontanéité pour une seconde rencontre poussée mais encore légére de la part du piquero. Trés réservé et défensif aux banderilles. A la muleta,excellent à droite, avec un galop plein d'allant, bien à gauche mais un ton en dessous. Aprés la mort du toro, le public se met à frapper des mains pour réclamer la vuelta qu'accorde le président !?


Le troisiéme apparait faiblard d'entrée puis est protesté par le public. Palco de marbre.  Bonne charge à la cape.Deux rencontres symboliques au cheval. Deux paires de palos expédiées. Noble mais sans forces ni aucune transmission dans la faena.


Le quatriéme est court de charge et violent, accrocheur à gauche dans la cape. Bonne poussée dans la premiére rencontre. Nettement moins agressif dans la seconde. Ne se livre pas aux banderilles. A la muleta, du bon , toro humiliant, du moins bon, tardo ayant du mal à répéter.


Le cinquiéme charge dans la cape en jetant les pattes puis s'en échappe. Part de loin et pousse fort dans la premiére pique. Même spontanéité pour la seconde rencontre violente où il manque désarçonner le piquero sur l'impact. Trés bon aux banderilles avec des poursuites inquiétant beaucoup le matador-banderillero. Lors de la faena, charge vibrante à droite, moins spontanée à gauche mais un toro de classe. Inexplicablement, le public ne donnera que des applaudissements là où il avait réclamé la vuelta pour un toro moins complet.


Le sixiéme a la tête trés agitée et ne la met pas dans la cape. Il donne des coups de tête lors de la premiére rencontre au cheval. Ne se livre pas, restant à distance du fer dans la seconde. Beaucoup de genio aux banderilles. Charge avisée et retours trés secs à la muleta. Compliqué et violent.





Bon, je traite des hommes demain...

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:59

 

DAX. 13 août 2009. Seconde corrida de la Feria « Toros y Salsa »

 

6 toros de Victorino Martin

 

Pour

 

EL FUNDI (Salut au tiers et Ovation)

 

Alberto AGUILAR (Vuelta et Salut au tiers)

 

David MORA (Silence et Silence)

 

 

Arènes pleine d’un gentil public. 2.20 H. Lot de Victorino plutôt légers mais bien faits. Certains justes de forces, nobles avec plus ou moins de transmission et de mobilité. Les meilleurs : le deuxième (gratifié d’une vuelta posthume qui banalise et dévalue ce qui devrait être une distinction exceptionnelle) et le cinquième qui la méritait tout autant si l’on retient les mêmes critères. Le sixième, seul noir de l’envoi, se montra le plus compliqué et avisé.

 

EL FUNDI ? Professionnel et fatigué. Alberto AGUILAR, chanceux, volontaire et brouillon. David MORA, mal servi, digne dans cette adversité.

 

 

Commentaire détaillé à venir.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:29

 

 

 

 

Aurions-nous vu la même novillada dans la vieille enceinte de bois de Saint-Perdon ? J’en doute car la mobilité encastée de ces BALTASAR IBAN, dans l’exigü rectangle de la placita aurait ressemblée à une mouche se cognant aux parois d’un verre posé sur elle, d'où, on s'en doute, une probable confusion préjudiciable à la lidia.

 

Comme on pouvait le craindre, deux impressionnantes files d’attente aux guichets dès 16.45h. Et comme d’habitude, paseo retardé d’un quart d’heure pour pouvoir faire rentrer tout ce monde, soit une grande demi-arène. Les escaliers menant à la partie supérieure étaient fermés mais il fut aisé de quitter nos gradins soleil (22 €) pour passer à des balconcillos à l’ombre salutaire.

 

Premier novillo plutôt réduit qui se montre noble et faible dans la cape toujours originale d’Angelino de ARRIAGA. Une pique symbolique tient lieu de châtiment. Festival crescendo de banderilles à cornes, puis toro passé. Il en rajoute une quatrième paire, prime à la médiocrité, que Didier GODIN au palco n’aurait pas dû lui accorder. Faena sans vibration ni liant du fait de la faiblesse du novillo. Fin encimiste sans intérêt. Une bonne entière pasada lui permet de couper une bien petite oreille.

Le quatrième, un liston gaillard, le met sur la défensive avec le capote. Deux piques en soulevant et faisant tourner l’avant du cheval démontrent la force de l’animal, qui sort cependant seul de la seconde rencontre. Meilleur tercio de palos partagés avec DUFAU. La faena débutera prudente et finira décontenancée, la charge encastée et violente ayant vite raison de la fragilité morale du novillero. Vilaine entière en travers en se jetant dehors. Comme elle est entière dans le novillo, une bonne partie du gentil public le fera saluer. J’avais vu ce garçon bien à Saint-Sever mais ses deux sorties ultérieures ont fait beaucoup évoluer mon appréciation…

 

Thomas DUFAU ne sort pas indemne de cette soirée. Il avait pourtant bien débuté, avec calme pour canaliser à la cape la charge désordonnée du second novillo, aux armures abîmées. Un bon quite de trois chicuelinas serrées. Bonne poussée agressive lors de la première pique et un retour spontané et impromptu pour un second contact. Brindis à l’organisation de Saint-Perdon et en route pour une faena aux séries inégales. Une bizarrerie : Thomas réalise trois redondos inversés sur la corne gauche mais ne tentera même pas une naturelle ! Un pinchazo et une entière basse d’effet rapide n’entame pas l’enthousiasme du gentil public qui obtient une oreille et en aurait supporté deux ! Pourtant, Thomas n’a pas paru au-dessus d’un adversaire de qualité, noble qui transmettait.

Les pointes du joli cinquième ne sont pas brillantes. Mais son excellente charge longue et franche à la cape (agréable) le fait oublier. Style imparfait mais engagé du novillo dans deux rencontres sérieuses. Quasi-vuelta de campana à la sortie. Le quite de Thomas laisse penser que le novillo reste mobile. On le pense encore lors du tercio de banderilles. Les tentatives, bien trop longues, de cites pour un cambio nous font déchanter. Le novillo devient parado et les tentatives stéréotypées du torero pour plaquer une faena de porfia fatiguent. Conclusion en deux temps et salut au tiers indulgent.

 

 

 

 

Porta gayola et grosse rouste pour Juan Del Alamo. Pas de cornada mais un quasi-k.o. Le torero est emporté à l’infirmerie et en ressort comme un diable de sa boîte. Une série de véroniques démontre la qualité de charge du novillo. Une pique prise avec force et classe est suivi d’une légère. Le piquero sera fortement et justement applaudi. La faena sera médiocre du fait de nombreux (cinq !) désarmés et d’une absence de tentative à gauche. La caste piquante du novillo méritait mieux. Un pinchazo et une entière habile pour en terminer. Salut au tiers pour le novillero un peu décevant.

Le sixième novillo est le plus beau : un castaño oscuro très long. Dès le capote, sa classe éclate. Il prend une pique poussée mais en se tenant parallèle au cheval à l’entame. Très bon comportement aux palos faisant briller les banderilleros. Ensuite, une charge émotionnante par sa clarté, son caractère infatigable et exigeant, sa noblesse sans naïveté. Le novillero soutient l’épreuve sans faillir ni tricher mais sans la fluidité ni le relâchement dont on aurait rêvé. On espère une conclusion à la hauteur du novillo. Hélas, ce ne sera pas le cas : une entière engagée mais couchée et cinq descabellos nous font de la peine. Vuelta on ne peut plus méritée pour le novillo. Oreille dont Juan Del ALAMO aura l’ élégance de signifier qu'elle ne représentait  que le symbole d'une déception partagée.


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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 23:16

 

 30 août 2009.Novillada de Saint-Perdon (au Plumaçon).

 

 

Intéressante novillada du fait de la caste et de la mobilité générale du lot de BALTASAR IBAN, avec en point d’orgue, un sixième exemplaire d’un superbe trapio et d’une grande classe à la muleta, qui fut primé d’une vuelta posthume.

 

Beau temps chaud. Grosse demi-arène d’un public bienveillant. 2.45 H de spectacle.

 

Angelino de ARRIAGA (Oreille et Salut au tiers)

Thomas DUFAU (Oreille et Salut au tiers)

Juan Del ALAMO (Salut au tiers et Oreille)

 

Le prix de la meilleure estocade fut attribué à Angelino de ARRIAGA. Cristina, la ganadera, salua des gradins pour répondre à l’ovation.

 

Angelino de ARRIAGA se montre limité et décevant face à la caste de ses opposants. Thomas DUFAU, également en demi-teinte et en retrait par rapport à d’autres prestations. Juan Del ALAMO, bouillonnant et volontaire mais au toreo pas assez accompli face à la classe du dernier novillo.

Compte-rendu détaillé bientôt

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 23:13

Résumé de la Novillada piquée d'Adolfo Martin du 17/08/09 :

Temps estival .2/3 d'arène.

La surprise du jour pour ma part fût le jeu encasté des novillos d'Adolfo Martin certes un peu faibles, pas volumineux mais mieux armés que la corrida du soir.... Cela ne ressemble pas à Dax. La novillada prit onze piques.

Daniel Martin de Salamanque nous a montré son envie tout au long de la matinée. A son premier adversaire, il se fera dépasser à la cape  par la vivacité du novillo. Il mettra deux séries droitières avant de voir que le novillo faisait l'avion sur la corne gauche...Faena méritoire sans atteindre des sommets, la musique arriva bien tard pour essayer de l'aider. Une entière un peu devant et Vuelta al ruedo pour le Salmantin.
A son deuxième adversaire, Daniel Martin attaque son novillo par véroniques et finit par une demie. Le novillo transmet mais il ne faut pas faire d'erreur. Il brinde sa faena au ganadero en personne. Lors de son début de faena plein centre en commençant par des derechazos, il se fait prendre violemment par le novillo ( six centimètres dans le tibia plus des contusions) Il reste en piste et poursuit une faena méritoire se laissant parfois dépasser par le novillo mais sur une  jambe.... Lors de la mise à mort, il se refait prendre n'ayant pas d'appuis pour pouvoir sortir. Un mete y saca suffira pour faire tomber le novillo. Oreille de l'émotion et du courage.

Javier CORTES de Madrid lidie son premier opposant, à la muleta son novillo est trop piqué et ne se refait pas  et devient même tardo. Applaudissements.
Son deuxième adversaire est bon mais ne méritait pas la vuelta al ruedo deux  piques pas engagées. Par contre il fait l'avion dans la muleta. Le madrilène mit deux  séries de derechazos pour prendre la mesure de son adversaire. Deux séries de bonne qualité et une  sur la gauche puis la faena s'éffiloche .Cortes perd le fil de la faena. Dommage... Silence et Vuelta al ruedo au novillo.
J.CORTES me déçoit de plus en plus. Pourtant l'année dernière à Roquefort il m'avait enchanté face aux  La Quinta.

Patrick OLIVER toucha un premier novillo se défendant  dans la cape et collant sur la droite. Bon début en doblones, le novillo colle de plus en plus à droite et devient tardo. En fin de faena, l' Adolfo Martin est plus intéressé par le callejon que  par le nîmois.Silence  au novillo, le moins évident du lot.
A son second  adversaire, Patrick fait rien à la cape, le novilla s'engage dans le peto de Gaben REHABI. Début de faena par  doblones. Malheureusement pour nous, il a fallut attendre la sixiéme  série pour voir la classe du novillo. Pour moi, P.OLIVER n'a pas trouvé le sitio, il est passé à côté du novillo. Au lieu de donner de la distance ( rappel c'est du Santa Coloma) Patrick essaya dans le sitio rapproché pour monter sur le novillo.... mais le novillo se défendait dans ses charges. Applaudisements à l'arrastre et au torero

Salut mérité du mayoral de la ganaderia d'Adolfo Martin.   

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 13:22

 

 

 

 

Que les organisateurs roquefortois, très méritants, ne prennent pas en mal ce qui va suivre.Très vieil habitué de la « Monumental des pins », je regrette de dire que depuis quelques temporadas, je ne retrouve plus les émotions, extraordinaires il est vrai, vécues auparavant, les dernières étant celles de la novillada envoyée par Yonnet en 2005.

 

Depuis, il flotte comme une impression gênante. Ce rendez-vous n’est plus aussi religieux, les novillos moins impressionnants, les toreros moins décidés, l’ambiance moins enthousiaste. En bref, «notre» 15 août à Roquefort s’est édulcoré. Manque de considération des taurins, négligence ganadera,conséquence de l’évolution générale de la tauromachie moderne ? Peut-être un peu de tout cela. Mais lorsque cela atteint nos repères les plus solides, on le ressent plus mal. Roquefort, ce n'était pas une novillada de plus, c'était un rendez-vous à part.

 

 

=-=-=-=-=-=-=-=

 

 

Il faisait une chaleur véritablement étouffante autour des arènes. Et on pouvait redouter que ce soit pire à l’intérieur. D’où l’achat d’un 10ème rang à l’ombre (30€). Heureuse surprise, il y a un peu de courant d’air à cette hauteur du fait des ouvertures du dernier rang et des écarts entre les planches. De plus à mi-spectacle, un petit vent se leva et finalement, la chaleur sera très supportable. Au soleil, ce ne devait pas être la même chose et seul quelques courageux descendirent aux premiers rangs dont les trois-quarts restèrent désertés.

 

 

Après un nouvel épisode de la despedida de Roger Lamarque, (52 ans dans le couloir, il aurait du écrire des mémoires !), la porte s’ouvre sur un  cardeño armé vers le haut qui trahit un peu de faiblesse dans la cape de Javier CORTES. Une pique où le novillo fait d’abord tourner le cheval puis pousse ensuite avec style. Tiers de banderilles anodin. Le LA QUINTA sera assez collaborateur dans une faena qui manquera de relief du fait du manque de forces l’empêchant de se livrer complètement, et pour le torero de baisser la main et de lier. Trois bonnes naturelles à distinguer de l’ouvrage. Malgré cela, Javier CORTES paraissait en mesure de couper une oreille jusqu’au moment de prendre l’épée. Deux pinchazos, le second étant bousculé avant une épée en travers et …18 descabellos. Désastre ponctué de deux avis. Silence pour le torero. Applaudissements au novillo.

 

 

Un negro bragado fin de type et d’armures  pour Ignacio.GONZALEZ. Il tourne le sabot avant droit lors des passes de capes. Une pique prise avec beaucoup de codicia, attaquant le cheval d’abord par l’avant, puis par l’arrière avec force coups de tête. Comme il s’affale lors du quite, on change le tiers. Il se montre mobile mais fade aux banderilles. Ensuite, il présentera les séquelles de cette faiblesse à la muleta, charge courte et en protestant à gauche. I.GONZALEZ se montre sans personnalité torera dans une faena décousue sans intérêt, s’attirant des sifflets par des desplantes déplacés (de toutes façons, dans nos contrées, même les desplantes bienvenus ne plaisent pas !) . Il en termine par une entière contraire suffisante. Silence.

 

 

 

 

Très brève vie publique pour le troisième LA QUINTA qui sort « barbero », c'est-à-dire faisant le tour du rond en rasant les barrières. Lors des premières passes de cape, tout le monde s’aperçoit que son sabot arrière gauche se déchausse. Mouchoir vert.

 

Le troisième bis est le sixième prévu, negro bragado, plus lourd que les précédents. Charge puissante et longue à la cape. Il se jette à la tête du cheval manquant lui infliger une cornada au cou. Il pousse ensuite de manière plus orthodoxe. Lors de la seconde rencontre, il réitère son attaque à la tête du cheval. Pique courte. Il se montre mobile aux banderilles du torero. Après, plus de son ni de lumière, le LA QUINTA passe d’abord au pas puis devient rapidement  parado. A. DE ARRIAGA se montre bien à la cape avec des mises en suertes et des quites élégants et variés. Aux banderilles en revanche, style agité « ferreresque » à cornes passées. Faena courte commencée par des cambios bougés au centre puis vite terminée faute de mobilité du novillo. Une entière en avant. Salut au tiers.

 

 

 Le quatrième, un novillo noir, bien fait, bien armé, est plein d’allant à la cape. Légère faiblesse de pattes. Une grosse pique poussée arc-bouté avec les reins, plaquant le cheval contre les planches. La seconde sera encore bien poussée avec style. Très bon tercio grâce aussi au bon travail du picador. Le novillo confirme ses qualités aux banderilles faisant briller la cuadrilla par sa mobilité et son agressivité. A la muleta, charge de qualité à droite, mufle contre le sable. Permettra aussi à gauche par une charge encastée. Un LA QUINTA complet de grande qualité. Javier CORTES avait montré beaucoup de sitio à la cape, réalisé une faena assez longue, un peu décousue mais comportant de bons moments, notamment à gauche. On s’attendait à ce que le torero tue de manière très décidée. Il se jette sur le novillo, le public applaudit avec enthousiasme cinq secondes…avant de s’apercevoir que l’épée fait office d’épingle à nourrice sur le coté gauche du novillo. Deux autres pinchazos et une atravesada finissent de refroidir, on le devine, l’ambiance. Silence pour le torero qui pouvait sortir en triomphe avec son lot en tuant de manière seulement moyenne. Novillo applaudi.

 

 

Le cinquième, un cardeño, d’une présentation autrefois habituelle ici, c'est-à-dire de très fort trapio, déborde le torero à la cape. Première pique poussée avec violence. Il faudra de longues sollicitations pour qu’il charge ensuite dans la seconde pique encore bien poussée. Le palco hésitera longtemps sur la nécessité d’une troisième pique avant d’y renoncer à la demande du torero. Le novillo se montre très rétif aux cites des banderilleros. Il se révèle assez compliqué à la muleta. Du coté droit, passant tête haute, menaçant à la fin des pechos. A gauche, attitude similaire, avec en plus, des sauts en milieu de charge et une tendance à coller au torero. Bref, du genio. En face, prestation transparente et ennui sérieux, Ignacio GONZALEZ ne montrant aucune qualité particulière sinon celle de tuer rapidement. Silence.

 

 

La sono grésillante ne permet pas de saisir le nom de la ganaderia du sobrero. Vu sa qualité, je pense que c’est un ami du ganadero qui a du saboter le micro. J’ai appris le lendemain que ce gros colorado ojo de perdiz appartient à EL QUIÑON, fer qui m’était totalement inconnu. Il démarre distrait avec une tendance à s’échapper de la cape. Il confirme cette mansedumbre dans la première pique même si sa puissance matinée de violence peut faire illusion. Mais il sort seul. Lors du second contact, il s’échappe du cheval aussitôt. Il reste mobile aux banderilles et prend une série de derechazos. Dans la deuxième série, il ne répète pas ses charges. A gauche, un essai où il se défend sans passer. Repris à droite, rideau, ce n’est plus qu’un bloc de marbre.

 

 

Angelino de ARRIAGA fait avec le potentiel de ce triste matériel, à savoir rien à la cape, pas grand-chose aux banderilles où il se montre cependant moins mauvais qu’au troisième et quasiment rien à la muleta. Il conclut façon Javier Cortes : une entière en travers et transperçante, cinq descabellos. Silence.

 

 

Bref, 2.25 H qu’on voit passer…

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 21:42

 

 

 

5 novillos de LA QUINTA et un sobrero d'El QUIÑON (sorti en sixième)

 

Pour :

 

J. CORTES (Silence et Silence)

 

I.GONZALEZ (Silence et Silence)

 A. DE ARRIAGA (Salut au tiers et Silence)

 

 

Lot de LA QUINTA de présentation correcte, le premier faible et noble, le deuxième faible et fade, le troisième remplacé pour un déchaussement du sabot arrière gauche remplacé par un novillo arrêté après les piques. Le quatrième brave et encasté, le cinquième défensif et manso, le sixième manso brutal sans caste.

 

J.CORTES, sérieux, serait sorti à hombros sans un fracaso à l’épée à ses deux adversaires. I.GONZALEZ, mal servi, a été transparent. Angelino DE ARRIAGA se débattit avec un bloc de marbre puis avec un novillo infumable.

 

 

Trois-quarts d’étuve.


Compte-rendu détaillé à venir

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 17:16

ROQUEFORT. 15 Août 2009. 10.55H . Novillada sans chevaux

 

…Et on le plaint beaucoup. 27° à l’ombre dont il ne profite pas, accablé d’un soleil impitoyable au palco.

 

Devant la confusion dans les horaires écrits puis annoncés, on fait dans le bâtard, et, après annonce au micro, le mouchoir blanc sort à 10.55 H pour deux bons tiers d’arène généralement réfugiés dans les zones d’ombre.

 

Ouverture avec Thomas BAQUE face à un eral de GALLON guère impressionnant au physique, d’un allant médiocre et juste de forces. Prestation moyenne, aucune émotion dans les gradins. Rejon de muerte très en arrière et de coté. Trois descabellos. Salut au centre se muant en vuelta que personne, même ici, ne réclamait. Je voudrais me tromper mais on ne saurait avoir de grandes illusions sur l’avenir.

 

11.25 H. Le Président se laisse aller, de manière intermittente au port d’un chapeau de paille, peu en rapport avec la fonction mais utile à contre-jour. Pendant ce temps, Mateo JULIAN « fonctionne » avec son premier adversaire de LA QUINTA, noble, faiblard, léger. Faena longue, facile, superficielle. Une entière contraire et pasada suivie de trois-quarts d’épée delantera , histoire d’équilibrer peut-être. Le quatrième descabello laisse l’eral les quatre fers en l’air (et ce n’est pas une image !) Silence.

 

11.48 H. Le chapeau de paille est à présent à demeure sur le crane du Président, sa veste a rejoint le dossier de sa chaise. Le LA QUINTA suivant a un peu plus d’allure et gêne, par son piquant la cape de Mario ALCALDE puis celle de Mateo JULIAN lors du quite  (un désarmé) ainsi que les banderilleros. Faena très mobile d’un novillero dominé plus soucieux d’esthétique que de lidia. Un bajonazo dans les côtes flottantes. Seconde épée trasera et tendida.

 

12.25 H. Le Président a désormais la tête à l’ombre. En bras de chemise, il a abandonné le chapeau et débat avec ses assesseurs, se disant que, si l’on ne fait pas sonner le troisième avis,  Mateo JULIAN en sera encore vers 17 heures à lever le verdugo à un mètre cinquante de hauteur pour tenter d’en finir avec son second opposant. Troisième sonnerie fatidique nous épargnant donc un seizième descabello succédant à deux entières inefficaces. Avant cette triste fin, une prestation bien peu convaincante décentrée et sans pouvoir sur un animal, il est vrai, difficile, chargeant sans humilier et se défendant.

 

12.50 H. La pétition est modeste mais le Président qu’on devine impatient de boire trois litres d’eau, sort simultanément mouchoirs blanc et bleu. On sait ici combien je trouve déplacé des vueltas  posthumes pour des animaux n’ayant pas subi l’épreuve des piques. Je dois cependant reconnaître que cet eral de LA QUINTA fit preuve d’une noblesse encastèe remarquable tout au long de son combat. En face, Mario ALCALDE se montra parfois bien, comme lors de sa série terminale de naturelles de face, suivie d’aidées par le haut élégantes, mais aussi agaçant par des attitudes forcées. Et surtout, comment peut-on le comprendre, à ce niveau, par un flagrant manque d’engagement à l’épée, se jetant dehors pour deux bajonazos de voleur ! Le récompenser d’une oreille malgré ce final, ne me semble pas un service à lui rendre.

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 21:57

 

Parentis-en-Born. Novillada du 9 août 2009

 

 

 

 

 

6 RASO DE PORTILLO

 

Pour :

 

Carlos GUZMAN (Silence, silence et bronca)

 

Felix de CASTRO (Silence)

 

Santiago NARANJO (Vuelta et Vuelta)

 

 

Le prix pour la meilleure pique n’a pas été décerné

 

 

Temps couvert. Température agréable. 4/5ème d’arène d’un public pour une grande part bien naïf.

 

 

_____________________

 

 

 

Sans présentation pour la majorité, sans forces pour la plupart, sans véritable bravoure pour tous, sans caste dans l’ensemble, ce lot de RASO DE PORTILLO est une énorme déception.

 

Ajoutons que deux des novilleros n’avaient guère de qualité à présenter et que le troisième fit le cabot, fut  pegapase à son premier, pueblerino à son deuxième, horrible à l’épée aux deux et on aura une idée de la frustration terrible que je ressentais d’être là.

 

Pour ajouter une touche au tableau, un imbécile irresponsable jeta une bouteille en verre dans le ruedo en direction de GUZMAN lors de la bronca suivant la mort du novillo qu’il tua en remplacement de De CASTRO qui avait joué au forcado involontairement et en était resté sonné.

 

Consternant jusqu’au bout vous dis-je…

 

2 h ¼ de spectacle.

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