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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 22:30

BAYONNE. Arènes de Lachepaillet. 8 aout 2009

 

6 Toros d’ANA  ROMERO

 

Pour :

 

Julien LESCARRET (Oreille et Salut au tiers)

 

Sergio AGUILAR (Oreille et Oreille)

 

Luis BOLIVAR (Oreille et Oreille)

 

_________________

 

 

Demi-arène d’un public très attentif et averti. Ciel couvert. Température agréable, presque fraîche à la fin des deux heures trente de spectacle.

 

Très plaisante corrida du fait d’abord d’un lot d’ANA ROMERO très bien présenté dans le type Santa Coloma et équipé d’armures fort respectables, d’une noblesse encastée qui permettait à tous de briller (sauf le quatrième, faible et vite sur la défensive) à condition de les consentir. Le sixième possédait une classe extraordinaire à la muleta. Un bémol sur leur bravoure limitée au cheval.

 

Julien LESCARRET, décidé face à son premier, ne peut renouveler face au seul toro réservé de la corrida et sort à pied.

 

Sergio AGUILAR triomphe encore et c’est justice tant son toreo démontre engagement, aguante et élégance.

 

Luis BOLIVAR ne possède pas les qualités artistiques du co-triomphateur mais il torée avec précision, justesse et intelligence. Avec en sus deux estocades superbes qui justifient de le voir sortir « à hombros »

 

 

Les toros :

 

 

 

 

1er : « Algecireño », né en janvier 2005, 518 kilos. Un cardeño typique, ensellé, bien armé qui charge avec caste dans la cape. Il pousse avec vigueur au cheval mais la pique n’est pas appuyée. Lors de la seconde, il se colle parallèle au peto, la puya étant juste posée sur le dos. Bon comportement aux banderilles, il charge avec agressivité et poursuit les banderilleros, les faisant briller (salut). Il maintiendra ce comportement de toro encasté avec une charge qui transmet, des retours vifs en fin de passes. Il lui manque un peu de forces.

Applaudi.

 

 

2ème : « Cortito », né janvier 2005, 528 kilos. Un autre cardeño avec des taches blanches, plus haut sur pattes que le précédent. Il présente une trace de coup de corne récent sur le flanc droit. Il freine et serre en fin des passes de cape. Première pique brève prise avec violence. Seconde courte dont il sort facilement à la première sollicitation. Lors des banderilles, il se plaint du châtiment et montre du genio en désarmant un péon et le mettant en danger. Noblesse encastée, mâtinée de signes de défense, jusqu’au bout de la faena.

Applaudi.

 

 

3ème : « Corchaito », né en janvier 2004, 527 kilos. Superbe toro de 5ans et demi, long et très armé. Envoie des derrotes à droite et jette les pattes en avant dans la cape. Lors de la première rencontre, il se colle parallèle au cheval et sort facilement. Sa faiblesse de pattes ressort lors du quite. La seconde pique (très légère) est la copie conforme de la précédente. De l’allant et de la constance aux banderilles (salut des acteurs). Lors de la faena, il se montre parfois réfléchi, mais dans l’ensemble, noble à gauche, se défendant à droite.

Applaudi.

 

4ème : « Algarrobo », né en décembre 2004, 511 kilos. Un toro à la robe tirant sur le noir, très armé encore. Gazapeando à la sortie puis s’engage à la cape mais on perçoit une patte avant droite incertaine. Dans la première pique, il se tient collé en parallèle au cheval sans vraiment pousser. La seconde rencontre, imposée par le palco, sera symbolique. Beaucoup d’allant aux banderilles mais contrarié par la faiblesse de pattes. Dans la muleta, il charge d’abord à mi-hauteur avec un voyage court, puis va rapidement se réserver et faire preuve de genio, finissant arrêté.

Sifflé.

 

5ème : « Corbeta », né en décembre 2004, 549 kilos. Un superbe exemplaire plus massif et très armé qui s’engage avec force et rage dans la cape. Au cheval, il s’élance avec spontanéité pour un contact violent dont il sort seul aussitôt. Même violence pour l’entame de la seconde rencontre mais il se tient (attitude récurrente sur ce lot) collé parallèle au cheval. Il se plaint des banderilles et se montre assez défensif dans ce tiers. Il se montre noble des deux cotés, avec toutefois une certaine réserve parfois pour enchaîner les charges.

Applaudi.

 

6ème : « Alfarero »,né en décembre 2004, 543 kilos. Un toro lourd aux armures plus étroites. La charge à la cape est longue et claire mais on perçoit des faiblesses de pattes avant. Il pousse avec entrain et style dans la première pique. Il sort en s’écroulant. La deuxième rencontre sera de pure forme. Enorme de classe et de caste dans la faena, excellente charge mufle contre le sable, ce toro surmontera sa faiblesse ne tombant plus malgré une faena très longue où il conservera ces qualités jusqu’au bout.

Applaudi.

 

 

  

 

 

 

Les toreros

 

 

 

Interrogé dans le papier de présentation de la corrida, Julien LESCARRET disait « Il faut des résultats, coûte que coûte ». Et en effet, il sort décidé à la cape, puis aura de bons moments dans la faena, notamment une série à gauche baissant la main. Cependant, la faena sera inégale et le torero m’a semblé rester un peu en dessous des qualités du toro, exigeant il est vrai. L’entière est un peu desprendida mais d’effet assez rapide et puis le landais, qui est désormais un peu bayonnais, a le soutien du public, d’où une pétition importante menant à l’oreille.

Le quatrième était celui qui servait le moins et la faena, brindée au Fundi, tournera vite court malgré les efforts du torero. Quatre entrées plus un descabello n’empêchent pas le public de l’appeler pour saluer.

 

 

Sergio AGUILAR accueille son premier toro par des véroniques pieds joints. Joli début de faena par doblones genou plié suivi d’un pecho alluré. Il réglera les problèmes d’accrochage de muleta causé par une certaine violence de la charge pour réaliser une faena dominatrice dont on peut extraire d’excellentes naturelles. Conclusions par bernadinas faisant trembler le public puis une estocade engagée résultant contraire et trasera, suffisante. Pétition importante et oreille méritée.

La seconde faena débutera par statuaires et passe du mépris. Suivra une faena assez longue avec des séries de qualité et de très jolis détails. Beaucoup d’aguante chez ce torero qui ne pourra toutefois accomplir une faena totalement accompli, une certaine réserve du toro empêchant des séries plus rythmées. Un pinchazo quand sonne l’avis puis une entière basse d’effet quasi-immédiat. Nouvelle oreille et sortie en triomphe pour ce torero vraiment intéressant.

 

Luis BOLIVAR l’accompagnera à la sortie. Bien à la cape avec des mises en suertes originales. Sa faena ira en s’améliorant face au premier toro, âgé, dont il calmera la violence et à qui il donnera confiance. Préparation minutieuse pour un grand coup d’épée. Oreille avec pétition de la seconde.

Evacuons la faute de goût du colombien qui réclamera, après une partie du public, la musique lors de sa seconde faena pour retenir l’intelligence du torero qui réalise un début de faena très ajusté et adapté aux forces de l’animal puis  permettra de démontrer toute la caste et la classe de ce toro. Il manque certes une dimension artistique à ce torero. Néanmoins, son toreo net, précis et sérieux me plait beaucoup. Encore un estoconazo. Si, comme au Moun, le matador n’avait pas fait l’erreur d’attendre beaucoup trop longtemps avant de prendre le verdugo pour conclure, la seconde oreille serait peut-être tombée.

Vue de la file 1 couverte à 45 €



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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 15:03

Vic-Fezensac. 8 août 2009. 21 H. Corrida

 

  

 

6 Toros de L’ASTARAC

 

Pour :

 

SANCHEZ VARA (Silence et Sifflets)

 

Julien MILETTO (Salut au tiers et Silence)

 

Fernando CRUZ (Silence et Ovation)

 


Une récompense a été décernée au picador « EL PIMPI » pour sa prestation face au cinquième toro.

 

______________________

 

 

Temps agréable, puis frais en fin de spectacle. Demie-arène d’un public peu averti dans l’ensemble. Durée : 2.25H.

 

 

Presque deux-heures et demie en effet, ce fut très long. Les six toros de L’ASTARAC en sont responsables : plus lourds que beaux (à l’exception du troisième) d’armures moyennes, sauf pour le cinquième avec quelques pointes s’abîmant  rapidement.

 

Le lot a été désolant de comportement dans l’ensemble :

 

-Premier : charge correcte à droite et serre à gauche dans la cape. Juste de forces. Première pique en donnant des coups de tête, se reculant du cheval. Seconde sans s’engager pour un picotazo où la pique est aussitôt relevée. Peu de mobilité aux banderilles. Voyage court et sans répéter à la muleta. Quelques sifflets à l’arrastre.

 

-Deuxième : charge d’abord allègre à la cape mais distrait et ne répétant pas ensuite. Une pique juste posée sur le faiblard qui pousse par à-coups. Seconde rencontre à peine plus poussée mais d’un châtiment symbolique. Réponse très médiocre aux cites des banderilleros. Charge sans humilier à droite, s’arrête et ne répète pas à gauche. En résumé, une certaine mobilité mais ni caste ni force. Quelques sifflets.

 

-Troisième : Charge vive à la cape. Une pique attaquant avec violence le cheval par l’avant. Ne prend la seconde, très peu poussée, qu’après de longues sollicitations. Très pénible aux tercio de banderilles, écourté car il ne répond ni aux cites des banderilleros ni aux capes. Ensuite, faena impossible, il reste sur trois mètres carrés, refusant obstinément de passer. Bronca posthume.

 

 

 

-Quatrième : Coups de tête et peu clair à la cape. Soulève le cheval sans être piqué à la première rencontre. Deuxième brutale avec chute du cheval. Troisième où il pousse par intermittence avant de s’échapper seul du cheval. Très peu de répondant aux banderilles. Réservé et défensif à la muleta. Sifflé.

 

-Cinquième : Ne met pas la tête dans la cape. Distrait. Première pique en soulevant spectaculairement le cheval. Seconde constituée d’un bref contact sortant aussitôt. Troisième : forte poussée par l’avant entraînant chute. Bon comportement agressif aux palos poursuivant les banderilleros. Ne se « pare » pas lors des cites à droite, défile tête haute, se défend sur place à gauche.

 

-Sixième : Charge en jetant les pattes dans la cape. Première rencontre poussée mais la puya étant très vite relevée. Idem au second contact. Signes de faiblesse de pattes dans le quite. De l’allant aux banderilles. Pour la faena : dix cites pour une charge d’un mètre coté droit ; dix cites pour une charge de cinquante centimètres.

 

 

A partir de là, on devine le résultat :

 

 

SANCHEZ VARA fut pathétique. Transparent à la cape, sans aucun intérêt aux banderilles, paniqué à la muleta, consternant à l’épée. Racontons pour l’anecdote la conclusion au quatrième : devant la porte des cuadrillas, une épée basse à mi-longueur du toro  (ce n’est pas une image, mais la réalité). A la suite de cette brillante estocade, l’animal entreprend un demi-tour du rond en longeant les barrières au cours duquel il prend six descabellos. Un peu fatigué, on le comprend, par ce périple, il s’arrête sous la présidence, collé aux planches. Notre matador (si l’on peut employer ce terme) reprend alors l’épée pour un bajonazo (enfin, bien plus bas, mais j’ignore d’il y a un terme pour cet emplacement ) dont l’angle d’attaque est de 45°. Même dans les pires des sans-chevaux où des gamins débutent, on ne voit pas aussi laid…

 

Julien MILETTO avait un « kop » qui le fit saluer après son premier combat. Pas possible, même en étant le plus chaud supporter de renouveler cette récompense devant le cinquième (5 entrées à l’épée et dix descabellos…). Pour autant, le garçon semblait décidé face au second, mais il faut  tuer les toros pour triompher, et pour tuer il faut de la décision.

 

Fernando CRUZ est sorti sous l’ovation sans n’avoir pu faire autre chose, vu ses opposants infumables, que de démontrer l’impossibilité de toréer, On le remerciera surtout d’avoir conclu rapidement.

 

En conclusion, si l’an dernier, il pouvait y avoir débat sur le lot de L’ASTARAC, cette année, les choses sont plus claires. Une corrida sans caste, mansa et souvent faible. L’an prochain, s’ils reviennent, je reste chez moi.

 

 

Vu des barreras avec une file 1 : 46 €.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 23:39

Villeneuve-de-Marsan. 4 août 2009. Novillada

 

1 novillo de FANO pour Thomas BAQUE (Vuelta)

1 eral de FANO pour MORENITO D’ISTRES (Salut au tiers)

4 novillos de S. VALVERDE

Pour :

Thomas DUFAU (Salut au tiers et Deux oreilles)

Mathieu GUILLON (Vuelta et Deux oreilles)

 

Ciel voilé, température très agréable, 9/10èmes d’arène d’un public attentif, gentil mais pas dupe.

________________

 

Thomas confirme ! Mathieu aussi…

 

La lecture du résultat technique laisse penser à une prestation triomphale des deux landais. La vérité est assez différente et si Thomas DUFAU s’est montré à la hauteur de son lot, Mathieu GUILLON, moins bien servi, a confirmé ses limites techniques actuelles. La deuxième oreille qui lui fut octroyée relevant d’un moment d’égarement du palco.

 

Evacuons la prestation de Thomas BAQUE, peu aidé il est vrai par un manso de FANO. Néanmoins le cavalier local se montra approximatif du début à la fin. Signalons au moins un moment amusant lorsque son cheval piétina malencontreusement le couvre-chef cordouan qui parut ainsi transformé en chapeau de scout canadien !

Si ce FANO était mauvais, que dire de celui destiné à MORENITO DE ISTRES, un véritable morucho ! Le novillero aussi vert qu’enthousiaste ne pouvait rien faire face à ce qui se rapprochait physiquement d’un (vilain) eral mais dont toute ressemblance morale avec un animal brave n’était que fortuite.

 

On avait apprécié le toreo calme et serein, le sitio de Thomas DUFAU lors de la novillada de la Madeleine, on l’a retrouvé tel quel ce soir. Même mieux par moment à mon sens. Bien à la cape de bout en bout, avec un quite superbe face à son second adversaire ; facile aux banderilles dans deux violins, parfois spectaculaire avec un quiebro précis et très exposé près des barrières. Sa faena au premier adversaire fut classique, allurée, variée et sans faute de goût. Il perdit un triomphe mérité par ce qui est un de ses points forts habituel, l’épée (1 pinchazo, 2/3 d’épée en place et 7 descabellos).

La seconde faena fut plus heurtée du fait des complications du novillo mais il y eut de bons moments et si l’épée était en avant, son efficacité rapide lui valut deux oreilles qu’on ne lui chicanera pas pour l’ensemble de sa soirée.

 

Le gamin est sympathique, communicatif, intelligent. Il sait « vendre » ce qu’il fait. Cependant, force est de constater que Mathieu GUILLON plafonne actuellement. Certes, il hérita d’un lot bien plus malaisé à manier, mais si on lui pardonnera, face à son premier, un toreo de près accompagné de cites bruyants finissant par être agaçants, on sera moins indulgents devant un manque criant de technique devant l’exigeant, mais noble sixième qui le domina et le promena durant toute la faena. Les quelques tentatives d’attitudes toreras trahirent cette défaite où Mathieu donna des passes sans jamais  vraiment toréer. Une estocade verticale et basse d’effet rapide ne dissipa pas ce sentiment gênant d’un écart qui semble se creuser entre les deux toreros.

 

 

Novillos

 

Ces quatre novillos, sans gabarit impressionnant, étaient toutefois bien faits, d’armures correctes, (bien pour le troisième). A la pique, ils ne méritent ni excés d'honneurs ni indignité, poussant sans grand style mais sans trahir de mansedumbre non plus. Le premier avait une charge longue et de la classe. Le deuxième, violent d’abord, ne présentait pas de difficulté mais devint vite arrêté. Le troisième fut excellent jusqu’aux banderilles puis se montra plus irrégulier ensuite et défensif à gauche. Le quatrième, éprouvant mais noble, puis querencioso.

 

 

Vu des gradins, entrée générale : 15 €.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 22:27

Samedi 25 juillet. 18 H. Beau temps chaud. Arènes de la Porte du Béarn.

Quasi-plein. Présidence de Didier Gaudin. 2.35 H de spectacle

 6 Novillos du COMTE DE MAYALDE, superbement présentés. Les deux premiers excellents noblesse très encastée, le troisième avec de la codicia ; le quatrième noble mais vite arrêté dans la faena ; le cinquième violent ; le sixième noble mais faible.
Au cheval, rien d'infâmant mais rien de glorieux non plus.

TOMASITO (Silence et Salut au tiers)

José AREVALO (Oreille et Silence)

Juan DEL ALAMO (Salut au tiers les deux fois)


La première moitié de la novillada fut passionnante, le niveau baissant aux trois derniers sans que l'on ne s'ennuie jamais. Les novillos par leur caste agressive, leur sentido pour certains firent briller des novilleros qui voulaient en découdre pour triompher.

TOMASITO avec calme, sitio et technique fut le plus torero. Bonne faena mais mauvaise conclusion à l'épée lui faisant perdre les oreilles. Il tue mieux le quatrième mais là, la faena a tourné court, le novillo ne passant plus après une ou deux séries.

José AREVALO nous rappela les novilleros d'avant : brouillons, bouillonnants, aussi verts qu'enthousiastes et décidés à triompher. Ceci dit, il fut très en dessous du deuxième novillo, le meilleur. Et gâcha, par une muleta très brusque, les possibilités du cinquième. Banderilles spectaculaires. Piètre estoqueador. Beaucoup de défauts donc, mais un type qui vous fait un quite avec deux farols à genoux mérite quand même d'être revu !

Juan DEL ALAMO fut assez héroïque pour en finir, costume en lambeaux, après une sacré rouste infligée par un magnifique burraco vite avisé. En revanche, face au plus maniable, mais faible sixième, il nous montra la mauvaise facette de son toreo, vulgaire et de plus truqueur à l'épée.



Vu du rang 4 du tendido sombra : 37 €

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:06

 

 

 

Samedi matin 17 juillet, 11 heures : Beau temps pour le spectacle hispano-landais, dit Avenirs Taurins (gratuit) avec une petite demi-arène constituée d’un public bon-enfant. Deux erales de BONNET donnant du jeu pour Borja ALVAREZ et Matéo JULIAN, les deux très, trop faciles compte-tenu de leur déjà bonne expérience à ce niveau.

Partie landaise sympathique avec le plus grand succès à un jeune sauteur bondissant et rebondissant à l’envie mais qui finit par se faire secouer par une coursière d’une grande vivacité.

A noter qu’une vache reçut son patronyme ce matin-là, ce sera Darrieuseca en l’honneur de notre Geneviève de Maire…

 

Lundi matin 20 juillet, 11 heures : Beau temps chaud mais avec un vent agréable. Demi-arène. Le paseo débute avec un quart d’heure de retard du fait de la queue interminable due à la bizarre décision de n’ouvrir que deux guichets.

 

4 novillos d’Enrique PONCE et un de BENITEZ CUBERO pour :

 

Thomas DUFAU (Salut au tiers et Deux oreilles)

Mathieu GUILLON (Salut au tiers et Oreille)

Thomas BAQUE (Vuelta)

 

Vuelta posthume pour le second novillo de Thomas Dufau

 

 

 

Novillos

 

1er : Joli castaño rond, légèrement bizco. Bonne charge claire à la cape mais tourne le sabot avant gauche. Une pique légère prise correctement. Mobile et vif aux banderilles. Noblesse collaboratrice  ternie par des défauts causés par sa faiblesse et un manque de piquant : coups de tête et galop saccadé.

 

2ème : Plus costaud et correctement armé. Charge assez désordonnée à la cape. Faiblesse de pattes d’où chutes. Ne prend qu’un simulacre de pique pour le préserver. De l’allant aux palos. Charge de qualité à droite mais compliquée avec du genio à gauche. La charge se raccourcira rapidement et le novillo se décompose.

 

3ème : Novillo ensellé de belle allure, d’armures bien dirigées mais courtes. Bonne charge longue au capote. Une pique prise en poussant parallèle au cheval, tentant de crocheter la patte avant droite. Mobilité et alegria aux tiers des banderilles. Charge de classe dans la muleta malgré une légère faiblesse. Vuelta un peu généreuse à mon avis.

 

4ème : Negro chorreado bien fait et fortement armé. Charge puissante dans la cape, serrant le torero du coté gauche. Une pique poussée sans trop d’ardeur ni de style (coups de tête et collé parallèlement au peto). De la vivacité et de l’agressivité aux banderilles. Avec la muleta, beaucoup de complications : charge à mi-hauteur, hachazos, retours brusques…

 

 

En résumé, un lot plutôt varié que l’on aurait considéré comme simplement moyen sans le novillo ayant été récompensé de la vuelta.

 

 

 

 

Toreros

 

 

On sait que le plus difficile est d’être bon avec les bons toros. Thomas DUFAU a triomphé avec un novillo de grande qualité et il convient donc de le féliciter pour une faena comportant une majestueuse série de derechazos parfaitement templés et rythmés, ainsi que deux séries de redondos inversés superbement enchaînés. Il fallait une bonne conclusion et le torero plongea une entière pleine de décision. Au fade premier, il se montra correct mais tua médiocrement. Aux banderilles, du bon (excellent quiebro) et du moins bon (plusieurs palos tombés)

 

Mathieu GUILLON débute bien avec son premier adversaire mais la faena baisse vite de ton avec des accrochages de muleta. Faute de résoudre les problèmes, Mathieu se laisse aller à quelques facilités. Conclusion médiocre. Son second deviendra vite incommode par son genio et le torero va s’agacer de ne pouvoir imposer son toreo. Une entière décidée après un pinchazo. Oreille bien généreuse. Plus régulier et spectaculaire aux banderilles.

 

A noter deux bons quites par colleras des deux toreros.

 

 

 

P.S Thomas BAQUE ne m’a pas donné l’impression d’une bonne prestation à cheval (plusieurs bousculades du cheval et trois ou quatre banderilles manquées.)

 

Vu de la barrera sol avec achat d’une entrée générale à 19 €

 

 

 

 

Mardi 21 juillet, 11 heures : Beau temps chaud et grosse demi-arène. Entrée générale 6€.

 

 

Les erales du LARTET ont donné du jeu et plus ou moins de piquant, étant applaudis à l’arrastre. Premier le plus noble, second avec de la race, troisième avec du piquant, quatrième encasté.

 

Diego FERNANDEZ (Oreille) a toréé longuement avec beaucoup de technique mais peu de sentiment.

Mario ALCALDE (Silence) s’est montré perfectible en technique mais fit preuve de détails très élégants.

José Miguel VALIENTE (Oreille et vuelta) possède moins de technique que FERNANDEZ mais y ajoute un enthousiasme qui passe dans les gradins. Une bonne faena et estocade engagée lui valut donc de gagner le droit de toréer l’animal supplémentaire. Une fin longuette le priva d’une autre oreille.


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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 10:17

Madeleine 2009. Quatrième Corrida.

 

6 Toros de SAMUEL FLORES

 

Pour :

 

Enrique PONCE (Oreille et Deux Oreilles)

 

EL CID (Sifflets et Oreille)

 

Salvador VEGA (Salut au tiers et Applaudissements)

 

Salut du banderillero Francisco Raul Nuñez au sixième toro

 

Vuelta posthume du cinquième toro

 

 

_____________

 

 

 

 

« J’aime beaucoup l’aficion des arènes (…) avec ce public respectueux, silencieux, qui comprend ce que l’on fait en piste et qui valorise nos efforts. » Ces propos émanent d’Enrique PONCE et les arènes concernées sont celles de…Mont-de-Marsan. J’imagine que beaucoup ont du se frotter les yeux en lisant cela et qu’à Dax, cette appréciation suscite une sorte de dépit amoureux tant l’on vantait comme particulière, voire exclusive la relation entre le torero valencien et la cité dacquoise.

 

Quant à la petite frange qui pensait encore que le Plumaçon conservait une identité propre, plus sévère, plus rigoriste que sa voisine landaise, ils ont perdu hier leurs dernières illusions à l’issue d’une triomphale corrida de SAMUEL FLORES dont la présentation ne méritait pas de critiques mais où l’on entendit pas une seule protestation lors de la sortie du troisième toro qui pourtant trainait avec peine les pattes arrières. La faena d’infirmier de Salvador VEGA m’apparut désespérante tant ce toro avait des difficultés à se déplacer, et pourtant, si le torero avait tué rapidement, je pense qu’il aurait coupé une oreille là où il y a quelques années, VEGA aurait torée aux sons des sifflets et le Plumaçon aurait scandé « Des Toros, des Toros ! »

 

Voilà donc l’aficion landaise uniformisée. Selon sa vision de la Fiesta Brava, on le déplorera ou l'on s'en réjouira.


Compte-rendu :

 

Temps très chaud et lourd devenant très nuageux et sombre nécessitant l’allumage des projecteurs au cinquième taureau. Légère averse de pluie lors du début de la lidia du sixième qui cessa ensuite. Quelques vides sur les tendidos bajos de part et d’autre de la porte des cuadrillas.

 

 

 

Toros

 

 

Cela faisait un long moment que je n’avais pas vu sortir des SAMUEL FLORES. Au vu du comportement affiché, j’ai eu des retours de mémoire tant leur comportement est particulier.

 

1er : Joli castaño qui sort au pas. Ne passe pas à la cape .S’enfuit au premier contact avec le cheval. Même scénario lors du contact avec le picador de réserve mais il y revient et prend une pique poussée plus avec la tête qu’avec les reins. Aux banderilles, comportement de manso, se plaignant des palos et très difficile à fixer Dans la faena, noblesse très fade. Toro sans race.

 

2ème. Noir et plus lourd. Passe bien dans la cape, surtout à droite. Deux piques sans grande poussée et sortant seul à chaque fois. Court sans se fixer lors du tercio de banderilles. Andarin, donc impossible lors de la faena.

 

3ème. Affecté de problèmes de locomotion arrière dès la sortie. Une pique poussée et assez longue. Deuxième contact court. Se déplace difficilement et se plaint des banderilles. La faena se déroulera péniblement du fait des handicaps de mobilité de l’animal, la course étant saccadée, à mi-hauteur et souffreteuse.

 

4ème. Sortie au pas pour ce toro lourd qui passe de manière anodine dans la cape. Une pique poussée sans style se jetant sur le haut du cheval et sortant seul. Lors du second contact, il fera des va-et-vient seul contre le cheval. Encore un tercio de palos écourté et erratique. Noblesse stakanoviste et naïve à la muleta.

 

5ème. Toro ensellé et lourd. Il freine, s’arrête et ne met pas la tête dans la cape. Il part seul sur le cheval pour une pique assez longue d’abord poussée puis ensuite subie. Deuxième rencontre où il se laisse fortement piquer. Là encore, le toro est très malaisé à fixer aux banderilles. Dans la muleta, le toro débutera de manière désordonnée mais charge avec alegria, puis canalisé, se montrera très noble. Vuelta discutable au vu de son comportement à la cape et aux palos.

 

6ème. Castaño chorreado rétif à la cape puis correct dans deux piques poussées avec force. Agressif aux palos. Très compliqué à la muleta : très court de charge, envoyant de méchants coups de tête dans la muleta et se retournant de manière très vive et menaçante.

 

 

 

 

 

 

 

Toreros

 

 

Comment aborder ce triomphe d’Enrique PONCE quand on ne fait pas partie des admirateurs de ce torero. Essayons de faire un récit synthétique et objectif. Voir toréer PONCE ne m’arrive pas très souvent mais je retrouve aussitôt son style d’une technique clinique, savante et précise qui me laisse assez froid lorsque, comme ce fut le cas ici, les adversaires manquent de race et de piquant. On assiste alors à de très longues faenas données avec une très grande muleta (je parle de la superficie), orientée sur l’œil contraire et des pechos donnés en ligne droite. Cites de loin, tauromachie propre sur elle, sans sentiment, puis utilisation ensuite de figures de types redondos inversés avec changement de main suivi de naturelles ou derechazos (cela dépend du sens). Là, les tendidos s’enflamment et si l’épée est bonne, le triomphe survient. Ce qui fut le cas lors du quatrième toro. On s’était chauffé lors du premier. J’étais semble-t-il un des rares à ne pas être en communion lors de la vuelta de feu et du salut au centre fusionnel entre le torero et le Plumaçon. Tant pis pour moi.

 

 

Disons le tout net, j’ai plus apprécié la faena d’EL CID à son cinquième toro. Le matador mit un peu de temps à canaliser la fougue désordonnée de son adversaire. D’où des naturelles et des derechazos longs et rythmés et des véritables passes de poitrines mandées en faisant défiler le toro. Bonne conclusion à l’épée. Il avait subi un très pénible toro andarin et les protestations des ignares qui ne savent pas voir les défauts des animaux.

 

 

Salvador VEGA a récité un long et fastidieux numéro d’infirmier face au troisième toro. Ennui total pour ma part. Pas de chance puisque le sorteo lui réservait ensuite un toro d’une violence défensive très désagréable ne lui permettant pratiquement rien.


Vue du Tendido 4 à 72 € 


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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 09:32

 

 

 

19 juillet 2009 .Troisième corrida de la Madeleine.

 

6 toros de FUENTE YMBRO

 

Pour :

 

Julien LESCARRET (Salut au tiers à ses deux toros)

 

Sergio AGUILAR (Oreille et Deux oreilles)

 

Luis BOLIVAR (Silence et Deux oreilles)

 

Vuelta finale du Mayoral en compagnie des deux toreros sortis à hombros.

 

Le picador Luis Miguel Leiro salue après avoir piqué le troisième toro.

 

 

 

Lorsque l’on a vécu, en tant que vieux montois, tant de dimanches de Madeleine désespérants, on mesure mieux le bonheur retrouvé d’une soirée heureuse par la conjonction entre des toreros capables et de toros de respect, mobiles et encastés. Encore une corrida que la presse locale jugera triomphale au compte des trophées octroyés .Peu importe, une oreille ou deux  en trop ne m’ont jamais empêché de dormir. Les récompenses excessives, c’est sans importance sauf à entrer dans des querelles de personnes dérisoires et fatigantes. On put apprécier deux toreros, dans un style différent, qui nous ont offert  des faenas plaisantes face à des adversaires intéressants. Leur succès fait plaisir et, à mon avis, devrait servir de ligne conductrice aux futures ferias montoises si l’on possède la volonté de leur donner une véritable identité. Au vu des sourires du public affichés à la sortie des arènes, il serait souhaitable qu’une réflexion des responsables d’effectue dans ce sens. Mont-de-Marsan n’est pas Vic et ne doit pas être Dax.  Il existe une troisième voie et des corridas comme celle-ci pourrait la montrer.

 

 

Toros

 

 

Le lot de FUENTE YMBRO était superbement présenté, d’un trapio et d’armures très supérieurs à ce que l’on voit d’habitude ici.

 

Le premier jette les pattes dans la cape, et cornée beaucoup. Il provoquera deux chutes spectaculaires du cheval en utilisant sa puissance mais aussi du vice puisqu’il le contourne pour pousser devant. Il prendra la troisième pique de manière plus orthodoxe. Pas beaucoup de collaboration aux banderilles. A la muleta, il confirme la violence vue auparavant mais avec un fond de noblesse.

 

Le deuxième sort au pas puis charge bien dans la cape. Vilain style au cheval, le contournant par l’avant, donnant force coups de tête lors du premier contact, poussant parallèlement au cheval lors de la seconde. Aux palos, il se montre bon sur le coté gauche, mal à droite. A la muleta,  il montrera une noblesse un peu fade.

 

Le troisième sort également au pas, avec le comportement de son âge (six ans !) réfléchi et violent dans la cape. Il charge de loin avec de la vitesse pour la première pique, poussée fort avec les reins, Même scénario pour la deuxième dont il sort cependant seul, et toujours de l’allant, de la puissance lors de la troisième. Excellent  tercio de piques. Moins de spontanéité pour charger aux banderilles. Se montrera andarin et avisé lors de la faena, envoyant des derrotes vers le torero.

 

Le quatrième distille des charges brutes et réfléchies, une par une dans la cape. Il est distrait lors de la mise en suerte. La première pique est poussée avec force et fixité, la seconde sans conviction et sortant seul. Aux palos, il ne répond pas aux cites. Lors de la faena, il fait preuve d’une charge de qualité moyenne sans humilier.

 

Le cinquième sort avec de la vitesse et une longue charge franche dans la cape. Première pique prise sans style, seconde sans entrain et sortant seul. Ne répond que mal aux cites des banderilleros. Lors de la faena, la charge est d’abord désordonnée mais sera ensuite longue et de qualité, surtout à gauche.

 

Le sixième démarre bien dans la cape avant de baisser de ton. Il pousse par à-coups et sort facilement de la première rencontre puis ne s’engage guère dans la seconde, donnant des coups de tête. Agressif aux banderilles. Excellent à la muleta avec une charge longue et noble et de la transmission à la muleta.

 

 

 

 

Toreros

 

 

Inquiétante après-midi pour Julien LESCARRET. Il doit ses deux saluts au tiers à deux conclusions rapides à l’épée et à la bienveillance du public montois. Pour le reste, il toréa sans la moindre confiance, décentré face au premier violent certes mais qui prit le dessus sur lui. Sans solution non plus devant les problèmes du quatrième. Il eut recours à des artifices pour masquer une bien piètre prestation.

 

 

Sergio AGUILAR a triomphé de manière légitime. Elégant à la cape devant le premier. Faena allurée et sérieuse puis bonne estocade contraire d’effet rapide. Oreille logique. Il hausse le niveau face au bon cinquième lors d’une faena parfois très agréable, citant de loin en avançant bien la muleta et en dessinant d’excellentes naturelles avec en sus de très jolis détails comme un subtil changement de main. Là encore, très bonne épée pour deux oreilles et un triomphe qui fait plaisir pour ce torero méritant.

 

J’apprécie également la finesse de Luis BOLIVAR qui torée de manière précise. Il fera front avec sérieux et sang-froid à l’avisé troisième (avec pour débuter une passe changée dans le dos qui nous fit frémir) et montre la qualité de sa tauromachie devant l’excellent sixième avec une muleta à la fois douce et autoritaire. Une série de quatre naturelles conduites avec lenteur fut particulièrement  remarquable. Un estoconazo. Et deux oreilles pas choquantes.

 

Un mot pour le quarteron d’excités situés à la partie supérieure au soleil qui réclama une vuelta ridicule pour le troisième FUENTE YMBRO. Ont-ils vu qu’il était sorti seul de la deuxième rencontre ? Ont-ils oublié le déplacement au pas durant une partie de la faena ? Occultent-ils les coups de tête envoyés vers le torero lors de certaines séries ? Où tout cela leur parait-il négligeable au moment de juger un toro ?

 


Vue du tendido 3 à 72 €. 

 

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:48

 

6 toros de LA QUINTA

 

Pour

 

EL FUNDI (Sifflets et Silence)

 

EL JULI (Salut au tiers et Deux oreilles)

 

Juan BAUTISTA (Silence et Salut au tiers)

 

_____________

 

 

 

JULI « uber alles »

 

 

 

Au dessus de tous. La capacité de résoudre les problèmes posés par un taureau, et la facilité sidérante pour le faire, tout cela fait du JULI un torero à part. Et je ne vois pas, à l’heure actuelle, un autre matador possédant une telle maîtrise. C’est la leçon à tirer d’une corrida qu’il sauva d’une médiocrité qui lui paraissait promise du fait de la décevante prestation du lot de LA QUINTA.

 

D’une présentation correcte dans l’ensemble pour ce qui était des armures, le lot était joli de robes, juste de gabarit pour la moitié, parfois faibles et avec une mansedumbre générale cachée par une mobilité qui permit plus ou moins aux toreros de s’exprimer en fonction de leurs capacités et état de forme.

 

Le FUNDI a donné l’impression de ne pas être vraiment remis de son accident, s’efforça mais demeura sans confiance face à ses deux adversaires, incommodes il est vrai. Juan BAUTISTA fut plutôt bien, manqua le succès pour des détails, mais démontra les qualités réelles de son toreo. Quant au JULI, on l’a dit, il fut magistral et donna une leçon de volonté, de professionnalisme et d’enthousiasme en résolvant les problèmes d’un manso compliqué pour le soumettre d’abord puis pour bâtir une faena de qualité ensuite.

 

On reviendra en détail sur tout cela…

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 22:12

 

 

 

Cette tarde fut de celles dont on sort à la fois satisfait tout en se posant des questions sur le spectacle. Quand le ressenti nécessite une analyse, des nuances, pas toujours faciles à expliquer selon le questionneur plus ou moins profane qui peut estimer que, décidément, les aficionados sont des gens bien compliqués, incapable de répondre de manière simple à des questions simples. Mais il faudrait au préalable exposer  que ce décorticage fait justement partie des plaisirs de l’aficion. Alors, au vu de l’ampleur de la tâche, on renonce et l’on répond « Oui » ou « Non » pour satisfaire la curiosité de l’interlocuteur.

 

 

Traitons d’abord du lot de FUENTE YMBRO. Il était annoncé superbe, il l’était. On l’imaginait compliqué, il le fut moins que prévu. Passé le toxique premier, les cinq autres permettaient, à des degrés divers, de bâtir des faenas de part leur grande mobilité associée  à une noblesse souvent matinée de mansedumbre, voire de genio. Au cheval, on ne vit rien de vraiment brillant, les comportements allant du très médiocre au juste correct. Néanmoins, si l’on ne s’ennuya pas durant les près de trois heures du spectacle, on le doit d’abord aux novillos jamais fades.

 

La prestation du trio sud-américain mérite aussi des commentaires :

 

Choisir comme apodo « EL CALIFA  DE ARAGUA » en dit déjà long… Soyons honnête avec le calife qui fit front avec dignité devant le dangereux premier qui jetait les pattes et le serrait déjà à la cape. Il réalise aussi un tercio de banderilles méritoires, le novillo jetant la tête lors des poses. Début de faena à droite où au vu des hachazos, on pressent la suite de l’histoire. Au quatrième derechazo, le soudard se jette sur lui, le bouscule et le piétine. Par chance, juste un petit peu de rouge au dessus de l’œil noir. Le calife, non sans courage, tentera encore, avec une circonspection bien compréhensible, de  faire passer des deux cotés le manso qui finit par s’échapper vers les planches. Une entière plutôt bien placée et efficace pour expédier en enfer un manso décasté et dangereux.

 

J’ai beaucoup moins apprécié sa prestation devant le quatrième, un novillo mobile, à la noblesse  sans classe. Il se montra mobile à la cape, brouillon aux banderilles, anodin et sans profondeur à la muleta. Une bonne estocade d’effet rapide lui permit de couper une petite oreille.

 

Signalons enfin son « geste » lors de la paire de banderilles offerte par son compañero au dernier novillo. D’abord, il refuse de passer en second et nous offre un numéro inattendu : il cite le novillo du centre puis jette, d’un mouvement de jambe, une, puis deux zapatillas vers le toro pour déclencher la charge et poser une paire ….à novillo passé ! Quel cabot…

 

 

J’avais suivi avec intérêt la période des non-piquées de Santiago NARANJO. Il faisait preuve de sérieux et de courage dans son toreo. Depuis qu’il est passé à l’étage supérieur, je ne l’ai jamais vu bon. Confirmation ce dimanche avec une perte de terrain constante à la cape, y compris dans le quite, face au premier novillo. Médiocre et menacé aux palos. Il brinde à Richard Millian, réalise un début vibrant assis sur l’estribo. Ce sera le meilleur de la faena. Ensuite, face à la charge un peu désordonnée mais sans malice du novillo, il se montrera très en dessous, se contentant de « tirer des lignes » plutôt que de toréer. Une estocade tombée et quatre descabellos le privent d’une oreille qui aurait été une prime au trucage. Salut au tiers puis entame de vuelta avortée au vu des protestations.

 

Face au novillo-toro violent  qui lui échut ensuite, il se fait d’abord arracher la cape. En deux tentatives (palos partagés) il ne parvient qu’à poser une banderille (après le cambio !).  Début de faena où la cuadrilla lui crie « Abajo ! Abajo ! » Trop tard…Il prend le TGV en pleine figure mais s’en sort seulement secoué. Le novillo n’est pourtant pas très malintentionné mais requiert un torero qu’il n’a pas en face. On lui conseille de faire trois passes et un pecho et ainsi, les séries se passent sans mal. Sans mal, mais sans aucune qualité tant le petit colombien se tient « fuera de cacho. Les desplantes de fin sont vraiment de trop. Le public, ému par le contraste entre le volume du novillo et le frêle torero, se serait laissé abusé mais la justice immanente (et le faible engagement à l’épée ) ramènent les tendidos à la raison. Un pinchazo, une épée très basse ; quatre descabellos après un avis. Cela n’empêche pas le jeune escroc aux mimiques forcées de se lancer dans une vuelta que personne ne lui réclamait.

 

 

Angelino DE ARRIAGA m’a beaucoup plu.  Il ne fut pas seulement bien à la cape, comme tout torero mexicain qui se respecte, mais avec en plus des originalités très bien venues. Aux banderilles, il nous gratifia d’une invention (que je crois dictée par les circonstances) en exécutant une étonnante figure près des barrières mi-violin mi-quiebro au sixième.

 

Il avait débuté sa première faena  par un cambio au centre (avec un petit pas en avant salvateur !) puis avait mieux fini que débuté face au troisième, un benêt agité. On avait pu apprécier une série à droite élégante, avec une planta torera évidente. Bonne et efficace conclusion à l’épée. Oreille.

 

Etonnante et réjouissante fraîcheur à la cape pour le sixième. Interminable tercio de banderilles du fait d’une cuadrilla à la rue et des novilleros sans décision à ce tiers. Puis, vint une faena comportant des passages de grande qualité. Deux séries de naturelles d’une longueur rare, templées, mandées, exploitant au mieux la charge de classe du novillo sur ce bord. A droite, ce fut accroché, le Fuente Ymbro protestant et cornéant à merci, avant de se désintéresser de la muleta et de chercher l’abri des planches. Avant d’en finir, le mexicain joufflu avait réalisé un redondo inversé avec un changement de main d’une douceur de rêve. Entière contraire efficace et nouvelle oreille pour une sortie en triomphe très méritée. Après DEL ALAMO (dans un autre style), voilà deux découvertes en novillada. Dans une même temporada, quelle chance !

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 23:19

 

 

 

Temps très chaud puis agréable, grosse demi-arène. 2.40 H de spectacle. Musique incohérente, plus bruyante qu’accordée, répertoire surprenant.

 

6 Novillos de FUENTE YMBRO, très bien présentés, de comportement divers : premier manso décasté et dangereux ; deuxième noble sans classe ; troisième mobile et désordonné ; quatrième mobile sans transmission ; cinquième costaud et violent ; sixième à la charge encastée mais finissant querencioso.

 

EL CALIFA DE ARAGUA possède l’œil noir et des artifices scéniques pour jouer Escamillo. Pour le reste, c’est moins convainquant. Santiago NARANJO plafonne, végète, voire régresse. Prestation inquiétante pour son avenir. Angelino  DE ARRIAGA m’a beaucoup plu car il possède une véritable originalité dans son toreo, vertu si rare dans la toreria clonée actuelle. De plus, il réalisa des passes de grande qualité et fut torero d’un bout à l’autre de la soirée.

 

Résultat technique : EL CALIFA DE ARAGUA (Silence et Oreille), Santiago NARANJO (Salut au tiers et Vuelta ), Angelino DE ARRIAGA (Oreille et Oreille ).

 

Compte-rendu complet demain soir.

 

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