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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 20:26

 

Temps chaud et nuageux, retour de quelques vides dans les tendidos (9/10ème).

 

Pour cette conclusion, on attendait les LA QUINTA pour eux-mêmes d’abord et en prévision (bien que souvent les lots se suivent et ne se ressemblent point…) de la future Madeleine. A l’issue de la corrida, toujours irréprochable de présentation, pas de quoi s’enflammer, pas de quoi totalement désespérer non plus.

-Le premier passe en jetant les pattes dans la cape. Une pique poussée sans excès, collé en parallèle au cheval. Il en sort néanmoins très faible et la seconde n’est qu’un triste contact symbolique. Il se prête très correctement aux banderilles du maestro. A la muleta, qualité de charge en rapport avec ses forces limitées.

-Le deuxième provoque un pasito atras torero dans les véroniques initiales. Première pique poussée mais vite relevée par le piquero. Charge partie de loin pour la seconde rencontre là aussi de pure forme. Anodin aux banderilles. Il donnera ensuite du jeu correct à gauche et présentera du genio à droite. Applaudi.

-Le troisième traine sérieusement la patte arrière droite et est remplacé par un cinqueño de CORTIJOLIVA lourdaud qui commence par se défendre sur place à la cape. Deux contacts violents à la sauvette contre les chevaux avant  d’être enfin mis en suerte pour une pique poussée avec sauvagerie puis une deuxième plus courte mais également engagée. Tiers de palos très compliqué, le toro restant près des barrières. Embryon de faena très bref, le gaillard ne distillant que quelques rares charges isolées et avisées.

-Le quatrième saute dans la cape. Une pique très longue, le toro ne voulant pas quitter le cheval. Un deuxième contact symbolique. Vif aux tiers des banderilles. Comportement mobile mais sans classe (ni force) dans la muleta.

-Le cinquième charge avec force et retours agressifs à la cape. Première pique poussée avec force et violence. Seconde assez poussée. Beaucoup d’allant au deuxième tiers, permettant aux banderilleros de saluer. Comportement de caste bagarreuse à la muleta. Applaudi.

-Le sixième possède une bonne charge à la cape. Des hachazos furieux dans la première pique, une seconde rencontre où le cheval fait juste opposition. Du genio aux palos. A la muleta, charge avisée et exigeante, provoquant deux volteretas en fin de faena. Applaudi.

 

 

 

La despedida gersoise d’ESPLA s’est bien passée. On l’a respectueusement salué avec affection, ce vieux roublard qui sait mener sa barque, nous a souvent bernés mais avec des clins d’œil complices qui nous désarmaient. Deux faenas légères et adaptées aux limites physiques des adversaires. Cette élégante désinvolture, ses trucs comme poser la montera devant le mufle avant le descabello, bref l’ « Espla touch’ ». Sacré Luis Francisco, tu nous manqueras !

 

RAFAELLILO, ce n’est pas le même genre. Mais le genre qui a de la chance et qui sait en profiter. Il avait hérité du seul bon ESCOLAR GIL, il touche ce jour un LA QUINTA qui lui permet encore un succès. Toutefois, il fallait aller se chercher cette oreille avec du cœur et le garçon n’en manque pas. Au bout d’une faena bagarreuse l’épée ne fut pas engagée et très basse mais comme vu auparavant, ce n’est plus rédhibitoire, à Vic comme ailleurs. A son premier adversaire faiblard et finissant avisé, il tint tête très correctement.

 

Reste Sergio AGUILAR, qui ne pouvait faire autre chose qu’expédier le sinistre sobrero. Il lui revenait de clore la feria. Bon toreo de cape puis une faena méritoire puis émotionnante quand il insista pour subir d’ailleurs une première voltereta impressionnante puis une seconde dans des manoletinas que toute l’arène pressentait aventureuses. Cependant, dans cette toreria si sensée, des types un peu fous, c’est plutôt sain.


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:44

 

 

Arènes pleines comme le matin. Temps chaud sans excès.

 

Je n’ai pas apprécié ce lot de toros. Ayant lu sur d’autres sites, notamment T.T des propos très élogieux sur cette corrida de SAN ROMAN, je vais tenter d’expliquer, comme je l’avais précisé à propos d’un commentaire posté ici, les raisons de mon peu d’enthousiasme telles que relatées par mes notes.

Leur aspect physique d’abord : lourds, massifs, sans cou, leur trapio ne me plaît guère.

Leur comportement ensuite :

-le premier, assez clair à la cape, prend une seule pique, poussant par à-coups, le changement étant accordé suite à une faiblesse de pattes. Il est anodin aux banderilles. Encore une flexion en début de faena. Passe sans malice à droite, un peu plus compliqué à gauche. Toro assez fade.

-le deuxième, hormis un saut dans la troisième véronique, humilie bien dans la cape. Distrait et, de ce fait, fort difficile à mettre en suerte.  Une pique prise avec beaucoup de scories (poussant parallèle au cheval, par intermittence et sortant seul) et une seconde dont il sort seul très rapidement. En querencia près de la porte du patio lors des banderilles (2 paires seulement). Il montre de la violence avec des hachazos lors de la faena.

-le troisième : charge assez sosa à la cape. Celui-ci aussi est difficile à fixer, s’échappe pour prendre une pique sur le cheval de réserve, s’endormant sous le peto. Lors de la seconde, vite relevée, il ne s’emploie pas. De la vitesse aux tiers de palos. Faena : à droite, noblesse mobile sans piquant, à gauche, un peu de genio.

-le quatrième : fuyant la cape, il part en querencia près de la porte du patio. Là encore, il s’échappe des capes des peons pour une rencontre avec le picador sorti dans sa querencia. Puis même chose sur le réserve. Troisième rencontre aussi impromptue que les deux précédentes. Comportement erratique aux banderilles. Charge fade des deux cotés (Cinq séries) puis fin de faena où il devient  tardo.

-le cinquième : envoie des coups de tête dans la cape. Prend une pique appuyée sans beaucoup de nerf. Second contact court dont il sort seul. Troisième et quatrième rencontres légères. Va a mas aux palos. Charge désordonnée et peu encastée à la muleta.

-le sixième : charge allègre à la cape. Toro distrait. Violente première pique où le picador manque d’être éjecté. Violent impact lors de la seconde suivi d’une poussée moyenne ensuite. Violent impact encore lors de la troisième rencontre dont il sort tout de suite. De la mobilité aux palos, qu’il conserve dans le début de faena. Ensuite, ce seront jets de pattes, coups de tête dans la muleta.

 

 

Voilà le bilan observé qui me conforte, en le relisant dans mes impressions vécues en direct. Je concède volontiers que les toreros du jour (du moins deux d’entre eux) n’ont pas toujours contribué à améliorer ou à mettre en valeur leurs adversaires. Cependant, lorsque la caste est présente, l’intérêt en piste est soutenu, quelques soient les vertus de l’opposition. Et là, je n’ai pas ressenti d’émotion. Et, pas seulement pour moi, semble-t-il, c’est plutôt l’ennui qui nous marquait à la sortie.

 

Expédions l’opposition qui n’avait pas du ruiner les organisateurs. Diego URDIALES appliqué, parfois élégant mais sans émotion au premier fort mal tué. Soporifique mais heureusement plus expéditif devant le quatrième. Soirée sans pour Julien LESCARRET mal servi mais paraissant peu impliqué. Medhi SAVALLI totalement absent devant le troisième. Agitation brouillonne et sympathique mais insuffisante au dernier.



Suite et fin demain... 

 

 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 22:51

 

 

« Selon que vous serez puissant… » ou non, ce pourrait être un raccourci de cette corrida-concours dont le résultat a fait débat, ce qui constitue d’ailleurs le sel de l’aficion.

18°, temps nuageux puis ensoleillé, léger vent. On se retrouve fort serré, confirmation ressentie du lleno constaté visuellement.

 

Le MIURA, « Flamenquillo », né en décembre 2004, sort. Haut et long comme il se doit, bizco, corne gauche vite escobillée. Dans la cape, prise en « encensant », il ne semble pas très gaillard des pattes avant.  Première pique avec force coups de tête, seconde idem mais se reculant du cheval après le contact. Troisième prise en s’endormant sur le peto. Aux banderilles, de la  réserve assortie de codicia. A la muleta, dangereux des deux cotés, avec des coups de tête inquiétants vers le torero. Un alimaño ou presque. Applaudissements…

 

Le PALHA, « Camarito » né en août 2004, est un tio impressionnant tant en volume qu’en armures. Cette impression de force transparait déjà à la cape. Venons-en au tercio de piques : première rencontre d’une violence terrible, le picador manquant d’être éjecté sur l’impact. Grosse et longue poussée. Deuxième où le toro part après avoir gratté le sol et hésité avant de s’élancer vivement pour une poussée très forte avec fixité sur la moitié inférieure du peto. Même réflexion et grattage avant la troisième rencontre à nouveau franchement poussée. On passe à la pique de tienta pour la quatrième rencontre encore prise avec vigueur et style. Malgré cette dure épreuve, « Camarito » a gardé du nerf et ne rend pas les  banderilleros tranquilles : charge rapide et poursuite active jusqu’aux barrières après les poses. On rêve à un toro de bandera, on imagine déjà le lobby des « indultistes » se chauffant la voix quand la faena débute. Mais problème, le moteur du toro a (logiquement) perdu beaucoup de puissance dans le très sévère premier tiers, et sa mobilité dans les deux premières séries à droite s’avère réduite. On passe sur l’autre bord et là, ça coince franchement, l’animal se montre plus que rétif. Il se montre « agotado » sur la reprise à droite, devenant arrêté ce qui clôt la faena, à défaut du débat. Pétition de vuelta de la part des tendidos, bronca au palco.

 

Voici « Baraquero », de novembre 2003 représentant le fer de VICTORINO MARTIN. De la branche cardeño veleto, comme la maison en présente souvent. Il apparait léger, on lui voit les côtes. Coups de cornes rageurs  des deux cotés pour tenter de déchirer le capote. Premier contact avec le cheval violent et pique très vite relevée. Deuxième contact bref, poussée correcte. Il s’élance de loin freine un instant avant le contact puis s’engage franchement pour pousser avec style mais sans force au troisième contact. Pique de tienta pour une quatrième rencontre bien débutée pour finir par recharger par à coups. En revanche, il n’est pas à son avantage au tercio de palos, ne démarrant pas aux cites. A la muleta, il présente une charge noble mais sans naïveté des deux cotés. Applaudi.

 

Le CEBADA GAGO, « Asistente » né en novembre 2004 possède un très large berceau de cornes.  Il envoie un hachazo à gauche dans la cape et des coups de cornes dans la toile de l’autre. Il cherche le haut du cheval dans la première pique prise avec violence. Il pousse avec rage et se montre difficile à sortir du cheval à la seconde rencontre. Enfin, il chargera de loin, donnant force coups de tête dans le troisième assaut. Aux palos, il se plaint du châtiment et se montre distrait. Lors de la faena, il se montrera d’une noblesse à aspérité à droite, très avisé à gauche, querencioso aux planches à la fin.

 

Au tour de « Palomito », d’octobre 2004, toro long et ensellé de débouler, coupant vivement le terrain des deux cotés et cornéant à droite dans le capote. Sans pourtant s’être franchement employé lors de la première pique, il fléchit à la sortie. Poussée encore modérée à la deuxième rencontre, par à coups et sans style à la troisième. Inabordable à gauche, il se montre bien peu amène à droite, collant et bousculant le torero qui se blessera sur la chute.

 

Restait « Agitador », nettement moins armé et « acochinado »qui occupait depuis octobre 2004 le domaine de chez FUENTE YMBRO. Charge sans vice apparent à la cape. Première pique prise à la sauvette en s’échappant de la lidia. Beaucoup de coups de tête. Seconde rencontre aussi impromptue que la précédente, charge par à coups. Dernière fort médiocre : poussée parallèle au cheval,  coups de tête et sortie à la première sollicitation. Aux palos, si collaborateur que le tiers sera écourté. Le début de faena est trompeur avec une charge longue, humiliant beaucoup mais la bonne impression ne va pas durer. A gauche, il montre du genio. Puis il commencera à rechercher l’abri des planches et se décomposera complètement  se montrant très difficile à fixer pour l’estocade. Applaudi.

 

Vous connaissez la fin de l’histoire : partage du prix entre le PALHA et le VICTORINO, décision mi-chèvre mi-chou qui mécontente deux franges de l’aficion. A mon humble avis, le PALHA excellent durant les deux premiers tiers, ne présentait pas suffisamment de qualité à la muleta pour l’emporter, même s’il convient de préciser qu’il aurait sûrement permis une faena de qualité à droite s’il n’était pas sorti exsangue de son combat au cheval. Le VICTORINO, très juste de force et à la bravoure bien moins spectaculaire, se montra très correct à la pique et a affiché une noblesse très présentable à la muleta. Très médiocre cependant aux banderilles. La conclusion la plus logique eut été : desierto.

 

 

Les faire-valoir de ce genre de spectacle un peu frustrant pour eux étaient  ROBLEÑO, pas vraiment gâté par l’ordre de sortie des concurrents. Il fait face avec sang-froid au MIURA qu’il tue d’une épée très laide mais il s’agissait de légitime défense. On entrevoit un espoir de faena devant le CEBADA mais ce dernier se délite et la mise en place interminable se termine par un nouveau bajonazo pour se défaire du pénible.



VALVERDE compose avec le reste de forces du PALHA à droite et fait dans l’effort minima à gauche. Toujours rien à gauche devant le toxique ESCOLAR GIL qui le bouscule lors d’un redondo –manège finissant en éjection et réception très approximative avec coude luxé, c’est ROBLEÑO qui en terminera.

 

Restait Luis BOLIVAR dont le toreo technique et distingué me plait. Il connait la camada de VICTORINO comme sa poche. Faena ajustée et pertinente. Petite pétition mais oreille méritée. Devant le FUENTE YMBRO, deux ou trois bonnes séries avant de bâcher, (d’une épée très basse) au vu de la décomposition avancée de l’adversaire.



A Suivre...

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 22:52

Samedi 30 mai. Première étape du marathon assez épuisant que constituent ces cinq spectacles en 72 heures.

Surtout quand les deux heures et quart de spectacle se déroulent sous un soleil de plomb. C’est le cas pour cette novillada de « FLOR DE JARA » qui n’a attiré qu’une copieuse demi-arène. Voici mes impressions depuis la file 1 du tendido sol (31€).

Ce lot de novillo, superbe de trapio et impressionnant d’armures, a maintenu un intérêt permanent et le faible succès en terme de résultat (une oreille) ne traduit pas l’impression générale de satisfaction des aficionados. Ajoutons qu’il est aussi dû à cette évolution du public qui occupe cette arène. En effet, une partie non négligeable (la plus démonstrative bien sûr) des tendidos prend fait et cause pour le toro contre le torero d’où des attitudes agaçantes et parfois injustes.

Pour détailler un peu, les novillos se comportèrent ainsi :

1er : Freine et donne des coups de tête et de pattes dans la cape se refusant à passer. Une pique poussant avec les reins, avec fixité. Seconde moins poussée, donnant des coups de tête et contournant le cheval. Peu collaborateur aux banderilles, répondant mal aux cites. Dans la muleta, il montrera des défauts, serrant à gauche, relevant la tête en fin de passe à droite. Applaudi à l’arrastre.

2ème : Charge vive à la cape. Première pique spectaculaire désarçonnant à moitié le piquero par un coup de corne sous l’étrier. Seconde assez violente également. Avisé aux tercio de banderilles, démarrant tard et menaçant les banderilleros en les poursuivant. Très bonne et longue charge sur le coté gauche, humiliant beaucoup. Applaudi.

3ème : Bien à la cape. Première pique bien poussée avec les reins. Départ de loin pour la seconde où il charge par à-coups. De l’allant aux banderilles. Charge de qualité à droite, le mufle sur le sable, plus tardo et ne répétant pas à gauche. Très applaudi.

4ème : Très vite réservé à la cape, grattant et réfléchissant ses charges. Excellent style dans la première rencontre, collant le cheval aux planches, arc-bouté fixement contre le peto. Beaucoup moins d’acharnement lors de la seconde dont il sort facilement. Ne démarre que tardivement aux cites des banderilleros. Il démontre une grande qualité à la muleta, noble des deux cotés. Très applaudi avec pétition de vuelta.

5ème : Charge un peu hésitante à la cape, effectue une vuelta de campana. Une première rencontre à l’improviste où il s’endort contre le cheval, seconde poussée mais désordonnée, troisième poussée par à-coups sans vraiment s’employer. Circule dans le ruedo sans se fixer d’où un tercio de palos erratique. Andarin dans la faena avec une relative faiblesse de pattes, il ne permet pas grand-chose au torero. Très applaudi néanmoins.

 

6ème : Jette les pattes et ne met pas la tête dans la cape. Premier contact éclair à l’improviste contre le cheval. Il en sort à toute vitesse. Deuxième rencontre poussée et violente. Troisième poussée sans les reins, avec coups de tête. A la sortie du quite, il revient pour un nouveau contact  vers le cheval qui se trouvait près de sortir. A la muleta, il se montrera noble mais sans transmettre beaucoup du fait d’une propension  à ne pas humilier. Pétition de vuelta que le Président finit par accorder.

 

 

Je n’ai pas aimé la prestation de Javier CORTES. Lidiador puis besogneux face au premier mal tué (2 pinchazos, 1 mete y saca, ¾ d’épée contraire, en avant et verticale et 4 descabellos ). Il réalisa ensuite un grand nombre de passes très oubliables devant le très noble quatrième. Là encore, conclusion assez désastreuse : (2 pinchazos sans engagement, 1 entière contraire et tombée donnée en se jetant dehors, 1 descabello.)

Au contraire, J-C REY m’a plu car il a montré une personnalité dans son toreo, ce qui est très rare dans cette période de toreros clonés. Face à l’encasté deuxième, avançant bien la muleta, il réalise des séries de naturelles de trois-quarts face rythmées et possède des attitudes élégantes pour « quitter » le novillo. A noter aussi des pechos longs et conduits. ¾ d’épée concluant. Il hérite du plus désagréable novillo, le cinquième dont il m’a paru tirer le plus possible. Là aussi, conclusion rapide : une entière un peu tombée. A revoir.

Pour TOMASITO, impression mitigée. Globalement débordé malgré quelques bons moment dans sa faena face au troisième, mal tué (1 pinchazo, 1/3 d’épée, 1 pinchazo, 1 entière). Il n’a pas été très convainquant face au sixième malgré, là aussi, de jolies choses comme cette série à droite comportant une passe superbement relâchée. Mal conclu à nouveau : ½ épée ressortant de suite, 3 pinchazos, ¾ d’épée. Ce garçon a d’indéniables qualités mais la barre a paru ce jour un peu haute pour son niveau actuel.

 

------------- 



Quatre heures et demi après, nous voici de nouveau installés. Même place, mais cette fois pour 51 €. Au programme, un lot d’ESCOLAR GIL sur lequel on éprouve plus d’inquiétudes qu’on ne fonde d’espoirs. A raison à l’issue d’une corrida très décevante du fait essentiellement de six toros tous superbes et très armès dont voici le parcours résumé :

1er : Court et défensif à la cape, envoyant des hachazos inquiétants. Première pique poussée avec rage, seconde encore bien poussée, troisième avec coups de tête et en reculant du cheval. Montre de la codicia en coupant le terrain aux banderilleros. Comportement de manso dangereux à la muleta envoyant de sérieux avertissements à droite et à gauche. Toro applaudi à l’arrastre…

2ème : Freine et ne s’engage pas à la cape. Première pique prise avec acharnement. Seconde rencontre beaucoup moins virulente, sortant aisément, la troisième rencontre sera inopinée après le quite. Très compliqué aux palos, ne démarrant pas aux cites et chargeant au pas. Charge courte et à mi-hauteur dans la muleta. Toro applaudi.

3ème : Charge de qualité à la cape. Première pique bien poussée mais en sortant dès la sollicitation. Seconde prise en restant à distance tout en délivrant des coups de tête. Troisième rencontre (après la sonnerie). Collaboration quasi-nulle aux palos. Lors de la faena, se montre très réservé, ne répétant pas les passes. Applaudi.

4ème : Coups de tête et jets de pattes dans la cape. Première pique poussée en se tenant parallèle au cheval, seconde en donnant des coups de tête, sans réelle poussée. Très bon comportement aux banderilles. De la classe à la  muleta, charge longue, mufle très bas. Applaudi.

5ème : Serre des deux coté à la cape. Désarme le torero à gauche. Très codicioso aux palos, déséquilibrant et blessant légèrement un   banderillero. Demeure compliqué, très réservé lors de la faena.

6ème : Désordonné avec hachazos à la cape. Se jette à la tête du cheval à la première rencontre. Seconde rencontre assez longue sans poussée acharnée. Très compliqué à droite, impossible à gauche.

 

RAFAELILLO s’est montré capable, volontaire et cabotin. Il se défait sans paniquer du mauvais bougre initial puis sait profiter du seul adversaire encasté. Deux séries à droite, trois à gauche pour un ouvrage de bon goût. Un estoconazo pour conclure. Un enthousiasme communicatif me semble aussi participer au succès populaire du garçon.

 

Pas facile pour moi de dire du mal de David MORA, torero que j’ai beaucoup apprécié comme novillero. Elégant, sérieux, volontaire, ces qualités avaient éclaté lors d’un succès probant dans cette arène il y a deux ans. Or, ici, hormis un brillant toreo de cape face au premier, il n’a guère fait preuve de ces qualités. En revanche, il s’est montré d’une grande désinvolture  en faisant cyniquement prendre une pique supplémentaire à son premier toro après le changement de tiers. Il faillit d’ailleurs récidiver au dernier. Certes ses adversaires étaient fort désagréables mais un peu plus de dignité ne peut nuire. Conclusion à l’épée très longue à son premier, bien laide à son second.

 

Sergio AGUILAR n’a pas eu d’opposition très favorable non plus. Cette nuance exposée, il n’a pas paru très concerné ni décidé. Y compris à l’épée (bajonazo contraire au deuxième, entière contraire en travers au cinquième…) Sauvons deux véroniques et deux naturelles, ce qui est assez peu.

 

A noter que, ici comme ailleurs, les épées basses ne provoquent que des protestations modérées. On verra plus tard qu’elles ne sont pas rédhibitoires pour un succès. Au final, une soirée assez pesante. Un bon taureau sur six, c’est mieux que rien mais quand même maigre.

 

La suite à venir…

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 23:06

Derniére corrida vicoise avec des LA QUINTA qui trompérent leur monde et souvent les toreros.  D'apparence faiblarde pour certains, collaborateurs pour la plupart mais avec une caste avisée affleurant ces dispositions et faisant peser un danger permanent. Le troisiéme fut remplacé par un sobrero dont l'organisation vicoise ne daigna pas nous donner l'identité. Au vu de la devise, du fer, prenons le risque d' attribuer  ce vieux manso  brutal à "EL CORTIJO".

ESPLA conclut dans son registre d'escroc génial. RAFAELILLO se bat et sait se mettre en valeur. AGUILAR se montre le plus torero à défaut d'être le plus lucide.

Résultat technique : 5 toros de LA QUINTA , le troisiéme remplacé pour boiterie pour :

L.F ESPLA  ( Salut du callejon et Salut au centre)
RAFAELILLO ( Salut au tiers et Oreille)
Sergio AGUILAR ( Silence et Salut au tiers)

Temps chaud sans excés. 9/10éme d'aréne.



Détail sur toute cette feria à venir...


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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 23:43

...Où comment passer d'une matinée passionnante à une après-midi à mourir d'ennui.

Samedi 1er juin . 11H. Corrida-concours. Temps agréable , nuageux puis ensolleillé. Arénes pleines d'un public attentif.

Pour les concurrents, le MIURA : un alimaño ; le PALHA, extraordinaire de puissance et de qualité au premier tiers mais gâchant partiellement cette impression lors de la faena ; le VICTORINO, juste de forces mais le plus complet ; le CEBADA GAGO, correct au piques, médiocre ensuite ; l'ESCOLAR GIL, un soudard ; le FUENTE YMBRO, bonnasse sans relief.

Selon les infos en ma possession, le PALHA et le VICTORINO  seraient distingués ex-aequo. Décision de bon sens à mon avis.


Coté toreros : ROBLEÑO pas aidé par le sort, reste digne et torero. VALVERDE "fait le métier" devant le Palha et tente de le faire face à l'Escolar qui l'envoie à l'infirmerie. BOLIVAR se montre sûr et élégant devant ses deux adversaires.


Résultat technique : Prix partagé entre les toros de PALHA et VICTORINO MARTIN.

Fernando ROBLEÑO : Applaudissements et Silence

Javier VALVERDE :  Salut des barrières et blessure

Luis BOLIVAR :  Oreille et Applaudissements

ROBLEÑO dut tuer le cinquième toro en remplacement de VALVERDE, blessé (luxation du coude ?)



Après-midi chaude et pesantissime. Une de ces tardes qui vous font douter de l'aficion tant ce lot de SAN ROMAN (noir....) s'est montré aussi mobile que pénible, ne permettant rien ou presque de construit ( trés compliqués à fixer, tendance aux querencias, charges désordonnées). De plus, ils étaient plus gros que beaux, sans cou, sans véritable allure.

Que dire des piétons : Diego URDIALES promène une figure de phtisique et un toreo aussi réjouissant qu'une visite à la morgue. LESCARRET composa, plus ou moins approximativement avec deux animaux ressemblant plus ou moins à des toros. Quant à Medhi SAVALLI, il parut totalement absent face au troisième et agité comme du temps (récent) de sa jeunesse face au sixième. Superficiel dans les deux cas.


Résultat technique :


Diego URDIALES : Salut au tiers et  Silence

Julien LESCARRET : Silence et Silence

Medhi SAVALLI : Silence et Salut au tiers.




Retour détaillé sur tout cela à venir...

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 23:17

Samedi 30 mai .

Chaleur abrutissante le matin pour une novillada superbe de présentation pour des novilleros qui pouvaient ou voulaient plus ou moins. Public disparate dans ses réactions, les plus bruyants, comme d'habitude, n'étant pas les plus avertis.

Le plus désolant étant la démagogie (je ne veux pas croire qu'il s'agisse d'une erreur d'appréciation) de la présidence technique qui accorda une vuelta indue au sixième novillo, semble-t-il sous la pression du public.

Pour autant, la matinée fut fort intéressante avec un lot de FLOR DE JARA magnifique de trapio , très armé, qui permettait à des toreros pour autant qu'ils veulent et puissent en venir à bout.

Ce  fut le cas pour J-C REY, heureuse surprise, novillero possédant une réelle personnalité torera. TOMASITO ne m'a pas convaincu, sa volonté n'est pas en cause mais le  chemin semble encore long. Enfin, le remplacant Javier CORTES s'est montré "pegapase", ce qui, par une telle chaleur, est franchement insupportable.

Résultat technique : Très beau temps, chaleur terrible. Grosse demi-arène .

6 novillos de "FLOR DE JARA" ( Vuelta posthume au 6ème).

Javier CORTES (Silence et Salut au tiers)

J-C REY (Oreille et Sifflets)

TOMASITO (Applaudissements et Silence)






Après-midi : Moins chaud heureusement et nuages bienvenus. 9/10 ème d'arène. Public énervé et manquant toujours de discernement.


La corrida d'ESCOLAR GIL a confirmé les craintes des aficionados. Allant du très compliqué à l'imbuvable. Seul le quatrième rappela la qualité du lot sorti ici l'an dernier. Présentation impressionnante. Nouvelle vuelta excessive pour le quatrième toro.

RAFAELILLO a fait preuve de volonté et de technique pour couper une oreille au seul adversaire qui le permettait. Sergio AGUILAR fut quasi-transparent. David MORA (et j'ai du mal à l'écrire ) s'est montré très peu professionnel.


Résultat technique : 6 toros d'ESCOLAR GIL  (Vuelta posthume au pour le 4 ème)

RAFAELILLO : ( Silence et Oreille)

Sergio AGUILAR: (Salut au centre et Silence)

David MORA : (Sifllets aux deux )




Détails sur tout cela (il y a de quoi dire) prochainement ...




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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 19:58

 

 

C’est donc Diego FERNANDEZ qui l’a emporté. Une partie du public (j’y reviendrai) doit le regretter. Pour moi, je n’y vois pas vraiment à redire même si l’autre finaliste n’était pas loin.

Opposition de style entre un garçon qui fait honneur au maestro dont l’école porte le nom. Beaucoup d’abattage, d’autorité dans tout ce qu’il fait,  déjà très technique avec du bon goût dans son toreo.  Les quelques scories piquantes de son deuxième adversaire furent vite effacées par une muleta aussi sûre qu’efficace. Pour cela, il me parait mériter sa victoire. Reste deux bien vilaines « atravesadas » que je n’ai guère appréciées mais à ce stade de l’apprentissage, je suis indulgent avec ces gamins sur ce point.

Il est évident que Mario ALCALDE a plus de « chispa » dans son toreo. Et quand un animal puissant et très noble met en valeur son « aguante » et la qualité de son poignet, le résultat est très flatteur et esthétique. Sa dernière faena comporta quelques passes, surtout à gauche, vraiment superbes. Reste que j’ai trouvé que la fin de la faena avait été un peu moins sereine. Ses estocades furent moins spectaculairement ratées (il entra d’ailleurs fort bien à son deuxième essai face au dernier) mais l’épée ne lui permit pas de faire la différence.

J’ai écrit hier que José Ignacio RODRIGUEZ avait été en dessous. Précisons quand même que l’animal qui lui échut n’était pas très facile, avec une charge désordonnée et une tendance à jeter les pattes dans la muleta. Cependant, l’impression générale le mit en retrait des deux autres.

On espérait beaucoup du bétail de JOSELITO. On n’a pas été déçu. Ce lot possédait la classe de son maître. Je serais très curieux d’assister à une prochaine corrida de ce fer.

Pour terminer, un mot pour stigmatiser l’attitude d’un groupuscule d’aficionados montois qui prirent fait et cause, soutenant bruyamment Mario ALCALDE. C’est leur droit le plus strict et je n’y vois rien à redire. En revanche, reculer ostensiblement ou tourner le dos pour marquer leur mépris lors de la vuelta de Diego FERNANDEZ, cela me semble relever, au vu de la qualité de sa prestation, d’une franche bêtise. Supporter son favori n’implique pas de ne pas respecter son concurrent. S’ils pensent différemment, leurs places seraient plutôt dans un stade de foot. D’ailleurs,  quand j’y repense, ils s’étaient mis dans un virage…


Entrée générale 17 € ( Barreras à 23 € pour quelques éventuels touristes russes égarés...)

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:12

 3 mai .15 éme Bolsin de Bougue.

Temps trés agréable . 25°. Bonne affluence.

A l'heure où j'écris, j'ignore le nom du vainqueur . Si je devais choisir, je ne choisirais pas tant les deux finalistes : Diego FERNANDEZ ( Ecole taurine "El Juli ") et Mario ALCALDE ( Madrid) se montrérent à leur avantage. Etonnante maîtrise technique non dénuée d'élégance chez le premier ,  grandes qualités artistiques indéniables pour le second. Le troisiéme, José Ignacio SANCHEZ, sans démériter, n'était pas à ce niveau.

Tout cela mis en valeur par des erales de "TOROS DE LA REINA" qui confirment à chaque sortie qu'ils constituent à ce jour un des meilleurs compromis caste-noblesse qui soit.

Résultat technique :

José Ignacio SANCHEZ : Salut .
Diego FERNANDEZ : Oreille et Oreille.
Mario ALCALDE : Vuelta et Oreille.

Vuelta posthume pour les 4éme et 5éme erales. Vuelta finale du mayoral en compagnie du torero.



J'y reviendrai demain...

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 19:42

 

Temps menaçant puis plus agréable. Vent frais permanent. Arènes remplies au 9/10ème. Public à l’image de l’organisation, c'est-à-dire convivial dans ce coin des Pyrénées-atlantiques à l’aficion méritante. Vu du rang six des tendidos sol : 26 €.

Après avoir lu la saison dernière les échos de la prestation remarquée de leurs ainés à Lachepaillet, j’étais impatient de découvrir les novillos « LA REINA-EL TAJO » que le ganadero José Miguel Arroyo avait accompagné.

Et je n’ai pas été déçu. Exceptés le premier, véritable « sœur de charité » et le quatrième à peine un peu moins naïf, les autres se montrèrent aussi très mobiles, avec du piment plus ou moins piquant, une bravoure allant du médiocre au  roublard ou violent face aux chevaux. Pour les hommes, hormis le lot de Tendero, ils se montrèrent parfois exigeants mais en récompensant les efforts consentis, en les valorisant par une charge encastée. Bref, un bétail qui maintient l’intérêt en piste. Si la vuelta posthume accordée au premier (un grand naïf  qui ne prit qu’une légère pique sans aucun style) était usurpée, la sortie en triomphe du mayoral n’avait en revanche rien d’anormal.

 

Miguel TENDERO repart avec un triomphe (3 oreilles) assez trompeur qui ne préjuge pas de son avenir en tant que futur matador. Deux faenas interminables et, sauf de rares moments, superficielles. Une épée habile au premier, basse et biaisée au quatrième, on était en droit d’espérer plus d’un novillero « puntero » qui se promena en faisant des passes les mains en haut du guidon. Une faena longue et techniquement bien réalisée, c’est sûr. Sans profondeur et très oubliable aussi. Reconnaissons-lui  cependant des qualités de chef de lidia attentif.

 

 Pour Juan DEL ALAMO, les jours se suivent et se ressemblent : trois novilladas et trois triomphes. Pour les deux auxquels j’ai eu la chance d’assister, il n’y a rien à redire. Ce garçon (croisons les doigts pour le futur !) tranche avec  la conformité des novilleros que l’on peut voir. Où se situe la différence ? Par sa capacité à dévier la charge par un poignet magique, par une « aguante », c'est-à-dire cette attitude impavide face à la charge, y compris les « extraños »,  par la soumission imposée coûte que coûte à son adversaire,  par cet engagement total jusqu’à l’estocade, il n’y a pas loin à chercher pour savoir à qui fait songer la toreria de DEL ALAMO.

 Il va se planter pour une « porta gayola » à son premier novillo qui sort au pas et se désintéresse totalement du torero. Celui-ci ne se démontera pas et ira chercher cette passe à genoux près des barrières. Elégant et engagé à la cape avec un notamment un quite superbe, il réalise ensuite une faena qui n’est pas, comme on le subit presque toujours, une succession formatée de séries à droite et à gauche auxquelles on ajoute deux ou trois redondos inversés pour finir par quatre manoletinas. Chez DEL ALAMO, une faena est une histoire qui se construit et que l’on suit sans se lasser. Car la vérité du toreo est toujours présente, l’authenticité du combat permanente. L’éternelle et essentielle différence entre toréer et donner des passes. A ce niveau, sauf quelques rares «mal-comprenant» (pour être poli…) tout le monde est saisi par la beauté évidente du toreo ainsi pratiqué. Et après la loyale, superbe et décisive estocade,  j’ai eu du mal à comprendre la (relative) réticence du président à accorder la queue alors qu’il venait de concéder deux oreilles pour une faena soporifique réalisée face au « carreton » initial.

Le cinquième novillo présentait beaucoup de complications dans sa charge. Après un début heurté, DEL ALAMO, à force d’entrega et de technique, parvint à lier plusieurs séries intéressantes. Un final un peu long limita la récompense à un salut respectueux.

 

On plaignait Mathieu GUILLON de passer après le triomphe de DEL ALAMO. Devant un novillo gaillard armé assez pauvrement, il donne de jolies véroniques mains basses et des chicuelinas très brouillonnes. Bonne mise en suerte pour un tercio où le novillo fera illusion sans être vraiment brave. Très allègre au tercio des banderilles où GUILLON pose trois paires autoritaires. Dans la muleta, la charge est forte et violente et le torero a du mal à la canaliser. La faena comportera quelques derechazos réussis mais ira a menos, Mathieu étant débordé par le nerf du novillo. Il se jette pour une bonne estocade entière et contraire  qui suffit. Pour sa volonté souriante, ses banderilles et quelques jolis gestes, il récupère une oreille.

Le sixième présente beaucoup de points communs avec le troisième : costaud et violent. Il remate fort et s’éclate vilainement l’extrémité de la corne gauche. Charge brutale sur le cheval qui fait basculer « Fritero », peu souple m’a-t-il semblé, vers le coté. Le piquero reste accroché par l’étrier puis se fait cueillir de manière très impressionnante puis expédier et charger, coincé contre la barrière. Lorsque le novillo est enfin écarté, on ramasse le malheureux à moitié déshabillé et visiblement choqué. Le collègue piquero se chargera, comme souvent dans ces circonstances, de ramener à la raison, l’auteur des faits.

Ce novillo va s’avérer le plus intéressant à la muleta. Sans posséder un aussi grand potentiel de passes, il fait montre en revanche d’une charge longue, avec de la classe et de la transmission. Cela permettra une série de naturelles de trois-quarts face superbe de relâchement de la part de GUILLON. Il y aura d’autres agréables passages mais aussi des moments heurtés et des accrochages fréquents de muleta par la corne en plumeau. En tuant de manière juste passable, l’oreille serait tombée et lui aurait autorisé une sortie triomphale avec ses compañeros . Hélas pour lui, avec trois pinchazos sans perdre l’épée, un tiers insuffisant et six descabellos, il ne put que saluer sous une ovation compréhensive.

 

Deux heures et demie de spectacle soutenu et beaucoup de mains à serrer pour Joselito en répondant à toutes les félicitations.

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