Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Guère tenté par Eauze, ce week-end sera pour moi sans toros. Feuilletant le "Diccionnario de Terminos Taurinos " de Luis Nieto Manjon (Editions Espasa), je suis tombé sur le mot "sorteo" ce qui m'a permis d'apprendre l'évolution de cette tradition tauromachique. Pour ceux, qui comme moi, l'ignoraient ou l'avaient oubliée, je vous la livre :
Sorteo: Action d'assortir les toros en lot. Le sorteo est pratiqué par les banderilleros des matadors qui vont toréer, en présence du délégué de l'autorité, des apoderados, de l'empresa et de l'éleveur ou de son représentant.
Le sorteo s'est imposé à la fin du 19ème siècle avec Mazzantini comme principal instigateur, soutenu par les autres toreros et aficionados qui s'opposait au système en vigueur jusque là qui voyait l'éleveur lidier les toros suivant l'ordre qu'il choisissait lui même et qui favorisait les toreros les plus influents.
En 1899, seuls Guerrita et Emilio Bomba s'opposaient encore au sorteo et, lorsque Guerrita se retira, le nouveau système devint réglementaire. Dans "Toros 6", Fernando Vinyes écrivait : "A San Sebastian, le 15 août 1896, on imposa pour la première fois le sorteo des toros qui tardait depuis plusieurs années à se mettre en place. A cette occasion, Mazzantini, avec le soutien de Reverte, obliga que soit scrupuleusement observé le sorteo des toros d'Aleas, s'opposant ainsi aux critéres en cours jusqu'alors."