Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Un logement à bouteilles dans un charmant restaurant de Logroño, situé Calle Laurel, en dégustant des "pochas à la riojana", notre madeleine de Proust à nous, qui nous fait revenir les souvenirs d'il y a vingt ans, du temps des anciennes arènes en centre-ville, théatre durant la San Mateo , d'émotions magnifiques telle la despedida de Manolo Vasquez : cinq derechazos cités de vingt mètres, enchaînés avec une aguante incroyable, un souvenir pour l'éternité !
Et ces scandales géniaux du si vivant public de la "Vendimia"! Je me souviens d'une tarde " fatal" où les tendidos hurlaient à l'adresse de feu Manolo : "Chopera , cabron !, metete en peon !"
Ce jour là donc, j'ai pris, un rabo de buey, le seul rabo qu'à ce jour j'ai réussi à faire couper. Accompagné, on ne peut faire autrement ici, d'un Rio Vega .
Pour le reste des libations, ce fut : Pomar de Burgos (grande maturité) ; Liberalia Cuatro de Toro (velouté) ; Muga (tout le monde connait) et, heureuse surprise pour moi : un Viña Arnaiz excellent dont je découvris la propriété, perchée à droite de la route menant à Valladolid ...
... Un des plus beaux cloîtres d' Espagne, à savoir (ci-dessous) celui de Santo Domingo de Silos, à une quinzaine de kilomètres à l'est de Lerma. Pour les amateurs, le site vaut le voyage.