Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Le succés que vient d'obtenir Juan BAUTISTA à Vitoria nous rappelle ce que nous avons tendance à oublier, à savoir qu'il convient de se méfier des jugements prématurés sur les toreros.
Le parcours de ce garçon traduit d'ailleurs une personnalité affirmée. Brillant novillero, puis fort décevant et visiblement dans le doute aprés son alternative, il stoppe brutalement sa temporada avant de revenir l'an dernier. Des rumeurs le disaient changé, en voici la concrétisation. Cette recherche, cette évolution, cette maturation dans le toreo procède à l'évidence d'une démarche intellectuelle qui fait songer, mutatis mutandis, au parcours d'un José Tomas ou d'un Morante. Et renforce l'idée qu'il y a chez certains toreros ( Padilla semble à l'abri de ces introspections...) une quête d'un Graal mystique et non un simple plan de carrière.
Dans ce monde si superficiel et vénal, c'est plutôt une bonne nouvelle.