Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Curieuse idée que celle-ci et thème que je ne me souviens pas avoir vu abordé. Et pourtant, Dieu sait que nous pestons contre des récompenses qui nous paraissent exagérées, injustifiées, voire scandaleuses. Et nombre de spectateurs de protester lors de certaines vueltas, et de siffler le palco ensuite. A l’inverse, que de déceptions lorsque à la conclusion de superbes faenas, des mises à mort laborieuses font perdre les oreilles et échapper le triomphe au torero. On ne peut s’empêcher de ressentir alors un sentiment de frustration.
Ne plus attribuer oreilles, voire queues pour célébrer matériellement les triomphes des toreros supprimerait donc nos colères et nos désillusions. Peut-être mais le sentiment de joie intense, communicative du matador, cette osmose du bonheur avec l’acteur serait-elle aussi forte ? On peut en douter même s’il ne s’agit là que de symbolique.
Et puis, hormis les appendices, il demeurerait , à l'évidence, une gradation des gestes pour mesurer l’adhésion que le public a accordé au travail du torero, comme cela se pratique aujourd’hui : salut du callejon, des barrières, du tiers, au centre, vuelta…N’éliminer que les trophées matériels constituerait une mesure assez bâtarde.
Donc , même si le systéme actuel est imparfait, il me semble présenter plus d’avantages que d’inconvénients.