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Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.

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Plus jamais PADILLA

Voici la traduction d’un autre article de « La voz de la Aficion », signé d’un de ses membres José Carlos Fernandez Villaverde et qui revient sur le comportement de JJ Padilla lors de sa dernière prestation dans les arènes de Madrid.

 

 

 

 

 

A JAMAIS, PADILLA !

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis le premier à admettre qu’il existe pour la Fiesta Brava des problèmes plus graves que ce qui s’est passé dans les arènes de Las Ventas à l’occasion de la dernière San Isidro avec Juan José Padilla, mais je pense que si nous le passons sous silence, la même chose pourrait se répéter avec d’autres.

 

 

 

 

 

En voyant le « Bouffon de Jerez » apparaître à la porte des cuadrillas, essayant de se déguiser en « Paquiro » (quoique les oreilles fassent plutôt penser à Mickey Mouse), on supposait que tout allait rentrer dans l’ordre et qu’il allait arranger sa tenue. Pas du tout, il ne lia pas sa cape de paseo.

 

 

 

 

 

Je n’imagine pas un instant qu’à aucune autre époque, un torero comme Belmonte, Domingo Ortega, Camino ou le Viti aurait fait le paseo avec une tenue pour toréer qui paraissait sortir d’une malle des souvenirs ou d’une plaisanterie du carnaval de Cadix. Il me sembla qu’il était impossible qu’une telle incongruité ne fut pas délibérée.

 

 

 

 

 

Son attitude fut à tout point de vue inacceptable. Il ordonna de donner deux picotazos au toro invalide d’Adolfo qui était protesté par la majorité de la plaza (pas seulement par le « 7 »), il demanda le changement de tiers, transformant le tercio de piques en simulacre, avec, on suppose, la complicité du Président. Ensuite vint le petit numéro des banderilles sous la réprobation du public, bien que les derniers rangs applaudirent, sûrement pour s’opposer aux autres.

 

 

 

 

 

Arriva la faena. Début à genoux contre les tablas, et par le bas pour que le toro s’affale. Passe sans valeur par ci et passe sans valeur par là alors même que l’Adolfo mettait la tête dans la muleta. Et comme il tua bien, cela se termina, comme on disait dans les vieilles chroniques, avec une division d’opinions, mais une majorité de sifflets.

 

 

 

 

 

Tout autre torero avec un minimum d’intelligence n' aurait pas réagi puisque, dans le salaire est compris l’acceptation de la réaction du public souverain (c’est lui qui paye.) Pourtant, celui qui est connu comme le « Bouffon de Jerez » eut le culot de s’adresser au public avec des gestes insolents, clairement provocateur, envoyant des baisers, ce qui fut sur le point de provoquer une rixe. En d’autres temps, comme me le racontèrent de vieux aficionados, la bronca et le scandale auraient été énormes. Et l’on suppose que le Président lui aurait infligé une amende. Et bien, rien de tout cela n’arriva.

 

 

 

 

 

Un individu qui manque de respect à l’aficion de Madrid ne doit pas revenir fouler le sol de ces arènes et c’est ce que réclame l’Association El Toro, associée aux autres peñas d’aficionados. Son affrontement verbal, ses gestes et son mépris envers les tendidos, que ce soit le « 7 », le « 8 » ou n’importe quel autre, démontre un manque de respect, celui qu’il faut gagner en piste en toréant.

Nous ne voulons faire aucun commentaire sur ses carences artistiques car il s’agit là d’un autre sujet qui reste toujours subjectif et du domaine des aficionados qui veulent en débattre.

 

 

 

 

 

Pour terminer, il eut le cynisme de faire, dans un média d’information taurine, le commentaire suivant : « Madrid me casse les c…. » Rien que cela suffit pour qu’il ne revienne pas dans notre plaza de Las Ventas. Il ne s’agit pas d’une attitude de torero. A Madrid, ou dans n’importe quelle arène les aficionados sont exigeants parce qu’ils payent, et ils ont le droit de se manifester. De surcroît, nous essayons de maintenir la dignité de cette plaza, malgré de telles attitudes, spécialement dans ce cas. Mais ne vous inquiétez pas, il est sûr que certains chroniqueurs obligeants et affectueux le défendront. Il existera toujours dans cette profession des 

Et s’il vient à cette empresa (ou la future) l’heureuse idée de le refaire venir, qu’elle n’espère pas qu’il sera reçu avec des fleurs. Nous saurons nous souvenir de ses clowneries.

 

 

 

 

 

A JAMAIS, MICKEY MOUSE !

A JAMAIS, PADILLA !
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