Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Voici la traduction d’un article signé de l’ancien matador Luis Reina qui traite des grandeurs et vicissitudes des Ecoles taurines :
« Que ces quelques lignes servent, tel un brindis de torero à torero, à tous les maestros des écoles taurines du monde.
Mon expérience de plusieurs années, en tant que directeur artistique de l’Ecole de tauromachie le l’excellente diputacion provinciale de Badajoz a suscité chez moi des réflexions sur les efforts consentis par les institutions publiques en faveur de la tauromachie, qu’ils s’agissent des communautés autonomes, des diputacions ou des mairies.
L’œuvre sociale et le travail déployé par les écoles taurines indépendantes dépendent de ces organismes, mais ne se voient peut-être pas tout à fait récompensées à leur juste valeur. Les novilleros parviennent à se faire un nom et, souvent rapidement, à se faire une réputation avec la marque de leur école.
Aujourd’hui où les vocations spontanées brillent par leur absence, c’est dans les écoles taurines que se prépare la relève de l’escalafon des toreros. Nous avons tous le devoir de les encourager, surtout dans cette triste période de perte des valeurs qui affectent la Fiesta Brava.
A une époque où les idoles des gamins se nomment Nadal, Alonso, Fernando Torres, il est très méritoire que les noms de Medhi Savalli ou César Jimenez les fassent penser à des toreros et non à des avants-centre ou qu’ils sachent qu’Alcurrucen est le nom d’une ganaderia et non d’un col de montagne emprunté dans une course cycliste.
La situation est alarmante. Non seulement, le nombre d’élèves inscrits dans les écoles taurines n’augmente pas mais le simple fait de maintenir le niveau actuel représente pour certaines de ces écoles, un succès. Succès dû à beaucoup de constance et d’aficion. Il faut aussi beaucoup d’abnégation (qualité essentielle pour un torero) pour venir à bout de tous les obstacles qui existent dans cette profession bénie. Dans les écoles taurines, nous nous efforçons qu’ils soient réduits au minimum, du moins au début. Les plus forts se détacheront ensuite, en ayant enterré l’image du maletilla, et avec le mirage de l’Ecole Taurine de Madrid, pour la quantité de figuras qui en est sortie, et de quelle façon. Voilà notre ligne de conduite. »
A SUIVRE…