Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
J’aurais eu du mal à y croire si je n’avais entendu moi-même, ces qualificatifs, adressés à la présidence technique occupant le palco pour la corrida du 14 août de la Feria dacquoise.
Ils n' émanaient pas, comme on put s'y attendre de spectateurs excités, voire avinés, mais d’un personnage tenant un micro pour Radio France Bleue Gascogne (PAB), qui nous inflige ses états d’âme et ses commentaires aussi boursouflés que dithyrambiques. Ce soir là, il n’avait pas de mots assez durs pour fustiger la présidence technique qui n’avait pas accordé la queue du quatrième toro au JULI. Il semble qu’il n’y a jamais eu de crime aussi grand que refuser le triomphe suprême à un torero affrontant un toro si impressionnant (voir les cornes et le gabarit de l’animal face au matador qui n’est pourtant pas bien grand…). Par ailleurs, on connaît la sauvagerie légendaire des pensionnaires de MONTALVO que Zocato qualifiait, c'est assez dire, dans son compte-rendu de ce jour dans S-O du nouveau concept de « toro-ami… »
BASTA ! Qu’on cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et d’aimables collaborateurs pour des adversaires dignes de ce nom ! Restez déguster du champagne dans les salons du Splendid et gargarisez-vous de toréo de salon face à d’aimables faire-valoir ! La Fiesta Brava, ce n’est pas cela, cet esthétisme délétère, ce ballet si délicat, mais un vrai combat face à un adversaire qui s’appelle un taureau brave qui se respecte. Sans véritable sentiment de danger, il n’y a que de la mièvrerie.
Alors cherchons où se situe le véritable courage, entre le refus difficile de la pression du public et la facilité pour ceux qui cultivent la démagogie par micro ou stylo, interposé.