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Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.

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"La reine des batailles"

 
 
 
 
Les commentaires sur la reseña dominicale à Dax m’incitent à revenir sur ce sujet qui, comme chaque aficionado le sait bien, permet des débats héroïques dans les tertulias que je ne fréquente plus depuis très longtemps et des discussions entres amis modérées aux cañas, animées au tinto, apaisées au chinchon quand, au bout de la nuit, on a l’aficion œcuménique… jusqu’au lendemain matin
 
Qui détient la vérité ? Pour le savoir, posons-nous quelques questions. Commençons par parler de nos meilleurs ennemis, les « antis ». Sont-ils plus servis dans leur opposition par un spectacle typé (que les plazas concernées me pardonnent, j’aurais pu en citer d’autres) dacquois ou cérétan? La civilité ou la brutalité ? La Fiesta se défendra-t-elle mieux par une image « ligth » ou par l’exposition de la sauvagerie ?
 
Je propose une réponse : les tenants de l’animal-roi ne font guère dans la subtilité et occulteront la différence entre les aimables toritos et le toraco prêt à tout défoncer. Mais il s’avérera plus aisé de montrer l’agressivité pure que la docilité naïve pour justifier de l’équité du combat entre l’homme et la bête.
 
Sur l’avenir de la Fiesta ensuite. Le délicat spectacle offert par PONCE a ses limites. D’abord car les toreros susceptibles d’exploiter parfaitement un matériau aussi noble mais si fragile ne courent pas les rues. Et, comme l’émotion ne vient nullement de l’adversaire, il faudra sans cesse hausser la barre pour contenter un public forcément blasé à force de gâteries. Donc, sauf à toréer avec un mouchoir brodé en guise de muleta ou s’asseoir sur le dos du toro, la lassitude paraît inévitable.
 
En revanche, l’émotion que procure la caste vraie se passe de tout artifice. Et j’ai assisté à de nombreuses novilladas ou corridas sans aucun trophée d’où le public sortait enchanté. La bravoure, la race saisissent aux tripes tous les spectateurs, du profane au vieil aficionado qui se prétend revenu de tout.
 
Voilà pourquoi, sans jeter d’anathème sur les tenants des deux chapelles, il convient de dire aux uns qu’une demi-véronique de soie ou une trinchera de cartel peuvent légitimement émouvoir même face à un animal sélectionné pour « servir » mais que sans le sel de l’authentique caractère du toro bravo, sans ce sentiment de véritable danger dans l’arène, notre passion commune ne saurait perdurer et que la corrida torerista ne tient que par la caution de la corrida torista.




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B
 de accuerdo je vote pas blanc ,mais bon dieu(?) qu'attendent ils de la corrida
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G
Cher Monsieur,Que la corrida torerista ne tient que par la caution de la corrida torista... Tout est dit, et merci de l'avoir si bien écrit - tant il est vrai qu'on peut frapper une formule aussi juste qu'on frappe une monnaie !... Mon épouse et moi-même,de longtemps fidèles vicois puis cérétans en chaque temporada, souscrivons à la totalité de votre commentaire... Sachez d'ailleurs que nous vous lisons très régulièrement et avec plaisir depuis plusieurs mois. Bref, selon nous, la fiesta brava ne mourra pas des actions plus ou moins malveillantes des antis, mais de la perte du filon génétique de la bravoure et de la caste (lorsque les toros ne feront plus peur, il n'y aura plus de corrida...). En attendant, il nous va très bien de jouer les cautions - d'essayer modestement d'être des mainteneurs comme on dit dans ma Provence natale... Poursuivez donc dans vos écrits. Bien à vous, avec nos sentiments aficionados   
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B
Merci de ces propos. Le texte que j'ai trouvé , traduit et que je mettrai en ligne ce soir vous confortera dans vos convictions. Hélas, si la "guerre" n'est pas perdue, il faut admettre que beaucoup de combats le sont actuellement et que l'optimisme n'est pas de mise.... J'y reviendrai.
L
cher basta,je crois que les toreros qui peuvent toréer comme ponce cherchent à courir les rues. c'est d'ailleurs bien ennuyeux et monotone.on n'a jamais aussi bien toréé qu'aujourd'hui, phrase mille fois entendue. oui, entendue à toutes les époques. on a toujours mieux toréé qu'avant ? mais,on a toujours bien toréé à toutes les époques.mais on s'en fout un peu du "mieux disant taurin".les échelles en tauromachie ne devraient pas être graduelles mais rhizomiques. "En revanche, l’émotion que procure la caste vraie se passe de tout artifice" alors là , oui ! vraie pour les taureaux et vraie pour les hommes à pied et à dos de percherons.fernando cruz à mt de marsan, face à un A.Rodriguez ! des naturelles et des derechazos portant en eux toute une essence, une histoire et un avenir. l'envie d'être soi-même le taureau . cette sensation qu'on éprouve en toréant de salon quand on attrape la paire de cornes équarries. alors pourquoi ceux qui disaient le soutenir, le valoriser n'ont-ils pas mis le feu aux arènes avec leur aficion ? je te renvoie à mon commentaire précédent. ils furent pingres et chichiteux. psycho-rigides et indécents. oui, fernando n ' a pas été un monstre lidiador, oui, il a commis des erreurs, oui, il n' a pas soigné son premier tiers comme il aurait dû. et alors ? alors, s'ils ont nié en avoir pris plein les rétines pendant quelques instants, c'est qu'ils sont "ciegos" depuis longtemps. et sans avoir bu une goutte de quoi que ce soit. "ciegos y secos". pauvres d'eux.quant au "public blasé à force de gâteries ", il me désempare tellement...je me suis même retrouvé à dax une année (pas hier...)à m'agiter sur les gradins pour réagir à la sortie d'un taureau blessé au côté (la blessure s'ouvrant aufil du "combat") et quand même sorti en piste (les morlacos s'étaient battus au déchargement, mais ils étaient si bien notés...mais nous avions payé pour un spectacle limpio !) alors que le coletudo de service était morante que je vénère par-dessus tout. un comble. :se faire tancer par un quarteron de poseurs doctes m'intimant de fermer ma gueule car je n'étais venu que pour perturber le spectacle et que je serais de toutes les façons insensible au "duende" qui pouvait surgir à tout moment si on faisait silence pour le convoquer !vaya tela ! quand ils se se sont lassés des gâteries, ils ont certainement pris les génialités del de la puebla à la hussarde, sans ménagement ,et en le vouant à des insultes qu'on adresse le plus souvent au dame qu'on croit de vertu débridée. bref, aussi tristes sires que les aigris perpétuels en déshérence cités plus hauts.un beau gâchis.heureusement que la blogosphère permet à certains de certifier que nous existons encore, les "saisis aux tripes".bien à toiludo
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B
Manifester contre les toros dans les arénes de Dax ?!  Aussi indiqué que pour une fille défiler en bikini à Téhéran...