Et voilà. On n’y avait pas encore pensé, mais la lucidité de certains (Voir S-O du 19-9-07 « La remise en question ») a permis de trouver le principal responsable des échecs de la Madeleine 2007.
Citons les propos en question : « …C’est vrai qu’il faut du bétail impeccable poursuit Jean-Claude Dupouy, mais ce n’est pas avec des gros toros qu’on est sûr du résultat. Voir ce qu’ont donné les VELLOSINO qui étaient d’un poids excessif ». On explique plus loin que « …l’arène montoise n’est pas réputée, tras los montes, pour son accueil. Le public est froid, ses réactions sont épidermiques, les toreros s’en plaignent et ne s’y sentent pas bien."
Ce triste public doit donc effectuer une prise de conscience : « Il faut que le public comprenne," explique André Uson, de la peña El Quite, "qu’une vedette a ses habitudes… »
Quelle merveilleuse idée d’associer les peñas dans une commission taurine ! Les voilà aussitôt transformées en défenseurs de ce qu’ils dénonçaient auparavant. Avec des perles admirables : parler du poids excessif des VELLOSINO, c’est bien. Mais ne fallait-il pas s’interroger auparavant, au moment des choix, sur l’absence de caste bien connue, de ces mêmes VELLOSINO ? Ou parler de caste constitue-t-il désormais une faute de goût susceptible de choquer ces pauvres vedettes déjà traumatisées par les manières si désagréables d’un public qui devrait s’estimer privilégié de payer pour voir le sable de son arène foulé par des figuras ?
Cela me fait penser à la formule célèbre du dictateur : le peuple a mal voté, changeons le peuple ! La solution viendra peut-être toute seule au Moun. A force de si belles corridas si mal comprises, il ne restera sur les tendidos (ombre…) que les invités et les organisateurs qui, on le devine, constitueront un public très bien élevé…