Troisième volet de la saga montoise (S-O du 20.9.07 « Durcir la feria ») et ce n’est pas le moins intéressant. Il s’agit de l’interview de Pierre Martin, président de la commission taurine.
Il évoque deux corridas de toros qui ont donné de l’émotion. On le suivra sur ce point sans qualifier ces émotions d’intenses. Curieusement, il ne cite pas dans les moments positifs la novillada de SANCHEZ ARJONA. Serait-ce un effet du dangereux syndrome « ferretiste ».. ?
Vient ensuite un sujet fondamental, à savoir l’identité de la Madeleine. On a envie de se pincer en lisant : « …jusqu’ici, nous voulions pour ces trois corridas les plus grandes vedettes, face à des toros de gabarit, de race, auxquels elles ne sont pas forcément habituées… » Diable, il faut que je consulte l’oculiste ! J’étais à Las Ventas sur Midouze depuis longtemps et je ne m’en étais pas aperçu ! Bon, passons sur ce gag et poursuivons. Le «mano à mano» ? Les vedettes étaient en très petite forme, c’est très vrai mais il me semble qu’il avait été claironné qu' on attendrait les enseignements de la San Isidro pour se décider. Or, si ma mémoire ne me trahit pas, la première semaine du cycle isidril n’était pas terminée que les cartels montois étaient déjà parus.
Nous arrivons au futur et là, scoop du président, formule inédite à ma connaissance dans la planète taurine, des abonnements pour toristas et d’autres pour toreristas ! Pour une fois qu’une idée nouvelle sort de l’esprit d’un organisateur taurin montois, il convient de la saluer. Et ne pas imposer un abonnement avec des « pétards » annoncés me paraît une proposition innovante. Pour autant, je ne pense pas que la formule soit promise à un grand succès car, depuis le départ des VICTORINO du Moun, les corridas dites de «toros» n’ont jamais fait le plein. En revanche, et c’est là où l’on vérifie que «l’identité » montoise est aux oubliettes depuis longtemps, on ne remplit qu'avec des cartels de figuras.
Donc, sur la solution d’une politique de futures vedettes devant des toros sans intérêt , on peut douter que les spectateurs occasionnels suivent, eux qui ne connaissent que la crème des cartels.
On termine par une tentative embarassée d’édulcorer les propos du maire concernant le statut de sponsors de la fête populaire pour les aficionados et , enfin, pour défendre encore Chopera : « …il ne doit pas trop mal se débrouiller, sinon les gens ne lui feraient pas autant confiance… » Voilà ce qui est désarmant dans cette ville. Dix ans (au moins ! ) de désastres et pas de véritable remise en question du prestataire…