Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Les élections passées ont rendu leurs verdicts et trois villes taurines proches : Mont-de-Marsan, Dax et Orthez ont changé de majorité et donc de maires.
Et, à l’instar de ce qui se passe aux USA pour l’équipe des présidents battus, l’administration des affaires taurines de ces trois cités, a démissionné, suivant l’ex-maire dans la défaite. Personne ne s’en étonnera et pourtant on peut s’interroger sur le bien-fondé du système. Si, au Moun, personne ne pleurera le départ de Pierre Martin et la fin (espérons-le du moins !) d’une période très noire de la Feria Montoise, en revanche, la gestion des arènes dacquoises, paraissait plutôt satisfaisante dans le parti résolument torerista choisi. Orthez avait lui, depuis plusieurs années, redonné envie aux aficionados, de reprendre la route de sa placita.
Pour la prochaine Feria, les nouveaux arrivants ne feront qu’entériner les choix déjà faits par les partants et pourront s’arroger les éventuels succès ou porter au débit du « lourd héritage des gouvernements précédents… » les échecs. 2009 sera la Feria des successeurs, où l’on saura si quelque chose va changer, sinon dans les résultats qu’on sait aléatoires, mais du moins dans la volonté des organisateurs.
P.S En vrac : L’Observatoire des Cultures Taurines est officiellement né à Arles ce week-end. Il est déjà mitraillé dans le dos par ce charmant milieu que constitue le microcosme aficionado. Passons. Thomas Duffau reçoit le douloureux baptême du sang à Aignan face à un eral que l’on rapporte très, trop lourd. Si cela se vérifie, que les organisateurs s’interrogent sur leur notion de responsabilité morale. Enfin, je n’irai pas à Mugron : le froid humide, l’inconfort des arènes et une déviance trop torerista (à mon goût) de ces Pâques taurines en sont les raisons.