Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Lu aujourd’hui (S-O du 18 août ) le bilan du nouvel ordonnateur de la Feria dacquoise. Bien sûr, il honore la prestation de Ponce, sans toutefois tomber dans le délire verbal dithyrambique de certains, qui frise, au-delà du ridicule, la parodie, hélas involontaire.
C’est au sujet des élevages que les propos de Christian Laborde ont un petit air de nouveauté, quasi-iconoclaste en ces lieux. Songez, écrire : « …il y aura débat sur les Samuel Flores. Ces toros ne trouveraient pas leur place en bien des endroits. A Dax, on les tolère dans leur comportement manso, pour leur noblesse. »
Ne préjugeons pas de l’issue d'un débat auquel on aimerait assister. Mais on peut s’étonner d’une certaine contradiction. On voue à Dax un culte quasi-sectaire pour E.Ponce, pour des faenas dont on se pâme (c'est beau comme l'antique ! ) pour leurs lenteurs irréelles, leurs douceurs délicieuses, l’évanescence de ce toreo (à tel point qu’on se demande si ce ne serait pas aussi bien de le faire toréer de salon dans le hall du Splendid, tant le toro semble étranger à cette hystérie collective…). Donc, il convient de lui donner des collaborateurs, (ne parlons pas d’adversaires, c’est d’un vulgaire !) à qui il puisse « …inspirer tant de confiance que les toros ne tremblent plus.. ». En lisant cela dans un compte-rendu, on se frotte les yeux en pensant qu’on est censé traiter de la Fiesta Brava.
Finissons par la touche amusante de Christian Laborde. Parlant du si charmant public dacquois : « …Et je pense que l’on n’a pas le droit de décevoir le public comme celui que j’ai observé ici. Car je l’ai beaucoup observé attentivement, et je ressors avec l’idée forte que l’on a un vrai public à Dax. L’ovation à Ponce me semble en être une preuve. » Je ne saurais trop conseiller de suivre les liens que Ludo a mis vers le très subtil carnet taurin d’Olivier Deck. Vous en apprendrez beaucoup sur une certaine idée de la vérité du coté de l'Adour…