Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Vaste et intéressant débat que celui sur le public des arènes. Je partage le fait qu'il est plus agréable de vivre une corrida (comme tout spectacle d'ailleurs) entouré d'amis pour échanger ses impressions pendant et après en faisant abstraction du reste du public si la qualité de ce dernier laisse à désirer. L'idéal étant cependant de se sentir en osmose avec toute l'arène .
Malgré tout, je ne trouve pas agréable, lorque cela arrive, de me retrouver entouré de spectateurs ayant, dans leur majorité, des réactions en total décalage avec les miennes. Il y a fort longtemps , j'entamais des débats avec mes voisins, j'y ai renoncé assez vite, tenter de faire valoir des arguments étant le plus souvent parfaitement inutile et les discussions finissant parfois de manière peu amène...
L'autre aspect du problème vient, et nous en sommes tous responsables, de la résignation, du fatalisme et de la discrétion des aficionados par rapport aux manifestations de tous ceux dont la compétence est inversement proportionelle au volume de leur expression. De ce fait, ces fâcheux sont sur-représentés par rapport à (peut-être pas la majorité ) la partie silencieuse.
Par rapport au deuxième commentaire :
Je me range également dans la catégorie des avares d'applaudissements (en plus, en prenant des notes, c'est peu évident...). Il s'agit là d'un travers assez commun de l'aficion ici. Il n'y a rien de plus froid qu'un public composé très majoritairement d'aficionados ! Ce qui fait rêver, ce sont les olés viscéraux qui font rugir les tendidos de la Maestranza pour une passe ou même un détail alors que l'instant d'avant, l'arène semblait indifférente .