Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
J'ai voulu faire part de ce texte qui , sans amener d'idées nouvelles, met l'accent avec simplicité sur ce qui caractérise l' aficion . D'abord , l'adhésion à un spectacle à nul autre pareil qui nous oblige parfois à défendre auprés de contradicteurs sa singularité sauvage .
Et pourtant la corrida est indéfendable sur le plan rationnel . Il faut la ressentir . L'intensité , la beauté , l'émotion que peut créer le combat d'un toro , la profondeur d'une faena ou une magnifique estocade , tout cela ne saurait vraiment être expliqué . Face aux "antis" , le mur de l'incommunicabilité ne pourra jamais être abattu.
Mais l'auteur de ce texte a tout à fait raison de souligner que ce ne sont pas les "antis" qui peuvent tuer notre passion , mais que le plus grand danger , cest la prolifération des spectacles en général , et des spectacles médiocres en particulier .
Sans aller jusqu'à la caricature de la corrida du mercredi de la Madeleine , de ces triomphes de pacotille dont le souvenir s'évanouit à la sortie des arénes , il faut se méfier comme de la peste de ces corridas dites d'art ou des as... pour lesquelles le toro est considéré comme secondaire et où l'on se pâme sans prendre garde à la modestie inoffensive des animaux combattus .
Là réside notre perte si tous les acteurs : aficionados, critiques, organisateurs ne réagissont pas et cautionnons cette dérive .