Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Joli remue-ménage de l'autre coté des pyrénées suite aux déclarations de la ministre espagnole de l'environnement .
Cristina Narbona, à la fin d'un repas, "entre copa y copa", selon la jolie formule castillane, s'est laissée aller à se prononcer pour la suppression de la mise à mort dans les corridas espagnoles. On imagine l'émoi suscité dans la sphère taurine, émoi obligeant la ministre à tenter de réparer sa gaffe en présentant sa proposition comme une "opinion personnelle". Pour un peu, elle aurait admis avoir forçé sur la "copita" !
Il n'empêche que l'on peut s'interroger sur la réalité de cette maladresse et le considérer à l'instar d'un lapsus révélateur. L'ampleur des réactions me paraît d'ailleurs traduire ce doute. A noter qu'il a permis à certains de rendre un hommage à la France comme en témoigne un extrait d'un article dont je vous livre la traduction :
"...la France a décidé voila plusieurs dizaines d'années que les droits de l'homme à la tradition étaient supérieurs à ceux des animaux. Ainsi, il fut fait obstacle à la loi Grammont de défense des animaux, en légalisant sans autre forme de procès les corridas de toros dans ses zones de tradition. Voilà une loi qui mit un point final au débat. On a pris plus au sérieux la légalité de la tauromachie en France que le propre sort du taureau. Question de qualité politique peut-être ..."
Peut-être que le tableau ainsi dressé est un peu optimiste et qu'il convient, ce ce coté-ci des pyrénées, de rester vigilant. Néanmoins, il n'est pas déplaisant de voir ainsi les victoires de l'aficion française reconnues.