Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Passé l’étonnement de découvrir des « antis » devant la placita tarusate, il faut s’interroger sur les risques, à l’avenir, de cette probable multiplication de groupuscules manifestant aux abords des entrées de nos arènes.
Comme à Vic-Fezensac l’année passée, les aficionados ont fait preuve d’une sage indifférence, maîtrisée souvent, devant les remarques aussi idiotes que perfides que leur lancent ces porteurs de pancartes. Cette attitude est la seule à adopter devant ces pseudo-moralistes.
Cependant, si ces provocations se multiplient, je ne doute pas qu’un aficionado excédé ou scandalisé par tant d’hypocrisie et d’intolérance ne réponde plus ou moins violemment. Et là, au moindre incident, à la moindre altercation, ces parangons de vertus sauront crier à la violence et se poser en victimes de ces « assoiffés de sang qui agressent les défenseurs des animaux ». Et comme les médias, toujours avides de sensationnel se feront le relais de tels événements sans les analyser, notre image commune aura tout à perdre.
Souhaitons donc que personne ne cède aux provocations et qu’on laisse ces tristes individus se montrer tels qu’ils sont, des êtres menés par le refus de comprendre et d’accepter une passion légitime et une tradition légale. Une de leur pancarte interrogeait : « Dans quelle société voulons nous vivre ? » On pourrait leur répondre : tout simplement dans une société où chacun respecterait les droits et les inclinations de chacun dans la mesure où cela ne cause aucun préjudice aux autres.