Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.
Les quatre exemplaires d'ADELAÏDA RODRIGUEZ présentèrent des comportements assez différents les uns des autres, ce qui ne surprit pas le ganadero qui expliqua après le spectacle, au local de la Peña Jeune Aficion, qu'il s'agissait d'un échantillonage des diverses souches de l'élevage.
Si aucun n'eut la bonté naïve de certains encastes que l'on vit beaucoup cette temporada dans les NSP, le premier exemplaire permettait beaucoup en rehaussant le travail du torero par une charge encastée. Mais Mario DIEGUEZ ne sut pas mettre dans son toréo une personnalité torera, de nature à susciter un véritable intérêt. Une fin laborieuse ôta tout espoir de succès.
Mario GUIRAO me semble marquer un palier dans sa progression. Pas grand chose à la cape, l'adversaire se freinant, deux paires de palos exposées et un violin médiocrement placé. Faena marginale où le semblant d'accord se fit très tard. Mais Mario, comme souvent, tue efficacement. Vingt-cinq mouchoirs, oreille.
L'annonce du service médical, placardée sur la porte des arènes, annonçait le remplacement de SOTILLO par EL CALITA. Pour avoir déjà vu le mexicain, je considérais ce remplacement comme une bonne nouvelle. Et le garçon confirma. Face à un eral fort agité, peu évident qu'il calma, soumit, puis domina complétement pour fournir d'excellentes séries à gauche dans la deuxième partie de faena. Un tiers d'épée en place, efficace pour deux oreilles méritées.
Avec pundonor, TOMASITO se plante pour une porta gayola. Juste le temps de se coucher à droite pour éviter d'être pris. L'eral au physique de novillo se montrera peu maniable jusqu'au bout. Freinant ses charges en fin de passe et se retournant très vivement, il bouscule deux ou trois fois le torero et lui donne un puntazo. A l'épée, un désastre surprenant : se profilant de trop loin et ne cadrant pas, l'arlésien se montre très long et maladroit, comme on ne l'avait pas vu cette année.
Présidence bonhomme de Manolo Gloria. On lui reprochera de nous avoir fait subir un orchestre infernal, paraissant composé d'amateurs bavarois après plusieurs jours et nuits de fête de la bière. Notons aussi la désinvolture des guichets ouverts seulement vingt-cinq minutes avant l'heure du paséo.