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Des éditos et des compte-rendus libres et indépendants sur les spectacles taurins du sud-ouest.

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Au bout de l'ennui...(compte-rendu d'Aire-sur-Adour)

 

Six toros d’ESPIOJA (Salamanque)

 

Pour :

 

 

Daniel LUQUE (Salut au tiers et Oreille)

 

Joselito ADAME (Salut au tiers et Silence)

 

EL SANTO (Salut et Oreille)

 

________________

 

 

 

Subi du rang 1 des gradas soleil, 35 €. Temps très agréable atténuant l’atonie du spectacle dont on attribuera l’essentiel de la responsabilité à ce lot de toros, médiocre de présentation, hormis le sixième, désolant par le défaut total de race qui devrait conduire le ganadero, s’il est un tant soit peu lucide, à faire des convois pour l’abattoir des mères et sementales responsables de ce désastre ganadero qui ne mérite même pas d’être détaillé tant il s’apparente à un délit de tromperie sur la marchandise.

 

Daniel LUQUE s’est montré fort élégant tant à la cape qu’à la muleta, avec cette attitude d’une préciosité nonchalante  qui permet de superbes images. Ce qui ne doit pas faire oublier une propension à toréer la muleta très orientée sur l’œil contraire et un engagement disons…limité à l’épée. Et puis surtout un allongement inutile des faenas en citant et faisant des desplantes la hanche à dix centimètres du mufle pour des passes d’un mètre. Certains apprécient. Moi, cela me lasse même si ses efforts pour animer témoignent d’une véritable volonté de plaire.

 

 

Joselito ADAME dut se coltiner deux adversaires imbuvables. Je n’ai pas compris pourquoi il a brindé le troisième manso décasté et violent devant lequel il resta impavide, qu’il tua très efficacement d’une entière desprendida. Je ne l’ai pas vu débordé mais plutôt résigné devant le cinquième, un véritable bœuf qu’il avait réduit par doblones sérieux en début de faena, auquel il donna une série à droite à l’issue de laquelle le morucho partit vers les planches du toril comme s’il avait vu le diable ! Après, chacun est libre de considérer le mexicain dépassé…

 

 

Le SANTO n’a pas vécu une alternative dont on se souviendra. Elle laisse au public l’impression de recours très limité, de perte de confiance, d’absence de progression, d’abandon par presque tous de ce garçon qui a laissé ses illusions en réalisant toutefois son rêve de devenir matador de toros, ce qui reste très respectable. Etait-ce pour autant une bonne chose de lui accorder une oreille alors que cinquante mouchoirs s’agitaient ?

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